• Bienvenue sur Mawarid.ma
  • Accueil
  • Inscription
  • |
  • Centre de documentation
  • |
  • Publier un document
  • |
  • Forums
  • |
  • Qui sommes-nous ?
  • |
  • Contact
  • Bonjour cher(e) visiteur, veuillez vous Identifier pour accéder au service de téléchargement !

    Espace Membres

    Identifiant :

    Mot de passe :

    Mot de passe oublié ?
    Business Plan
    Le cadre théorique de l’évaluation financière des entreprises
     
     
    Telecharger ce document
    Auteur :  Rahima Ihia
    Date de publication : 17-May-2014
    Nombre de Pages : 100
    Taille du fichier : 160.47 KB
    Format :  .Pdf
    Nombre de téléchargements : 245
    Note :  note (2 votes)

    Description et contenu du document

    En effet, en raison de la mondialisation et du développement des marchés financiers internationaux, on assiste à une multiplication des opérations: de "cessions", de "fusions-acquisitions" ou de "restructurations". L’évaluation d’entreprise dans ce contexte contemporain est une obligation non pas un choix. La vie de l’entreprise suit un rythme très rapide surtout avec la mondialisation et l’informatisation. L’entreprise doit à chaque fois se situer par rapport à son passé pour savoir définir les trais de son futur et c’est l’évaluation. Les entreprises sont suivies par les mécanismes de transactions accélérés (cession, acquisition, privatisation, cotation sur les marchés financiers).
    Section 1 : La réflexion préalable à l’évaluation financière
    Afin de réussir l’évaluation d’une entreprise, il est indispensable de procédé à une réflexion préalable qui consiste à définir les rouages et les fonctions de l’entité à évaluer. Il faut tout d’abord cadrer la mission d’évaluation, c'est-à-dire déterminer son contexte et sa destination, avant de passer à l’étape de la prise de connaissance de l’entreprise au niveau interne et qu’externe. Après l’évaluateur est amené à élaborer un certain nombre de diagnostics visant à dégager les opportunités et les menaces de l’environnement ainsi qu’un diagnostic interne portant sur les différentes fonctions de l’entreprise, par lequel on dégage leurs forces et leurs faiblesses. Cette étape nous aide à déterminer les perspectives d’évolution et de détecter les possibilités de croissances et de création de valeurs. Avant d’entamer le calcul de la valeur de l’entreprise, il s’avère nécessaire d’effectuer un certain nombre de retraitements et d’analyser les données financières.
    I- La cadre général de l’évaluation financière
    1- Le contexte de l’évaluation : Répondre aux questions : « Quand évalue-t-on ? » et « pour quoi évalue-t-on ? » permet d’avoir une approche différente des méthodes d’évaluation. Le contexte dans la quel se déroule une opération d’évaluation détermine les méthodes utilisées ainsi que la démarche suivie par l’évaluateur. Ce contexte est défini par la qualité du donneur d’ordre, l’état et la nature de l’entité à évaluer, les motivations et le niveau de disponibilité des informations concernant l’entité à évaluer. Une évaluation d’entreprise peut intervenir à l’occasion : Une acquisition : position acheteur ; D’une transmission : position vendeur ; D’une restructuration : réduction des couts et optimisation des synergies ; D’une fusion pour réévaluation d’actifs immobilisés ; D’une introduction en bourse ; D’une augmentation ou réduction du capital.
    2- La destination de l’évaluation : Une évaluation répond aux besoins spécifiques de partenaires de l’entreprise. Aussi, il est important de savoir à qui l’évaluation est destinée. En effet, une opération d’évaluation peut être initiée à la demande de différents acteurs dont : Les dirigeants de l’entreprise ; Les propriétaires (actionnaires, associés) ; Les investisseurs qui recherchent le prix maximal auquel ils sont prêts à participer dans le capital de la société ; Les créanciers pour qui le vendeur de l’entreprise contribue à déterminer le risque couru, constituent une garantie susceptible de couvrir les financements qu’ils lui accordent ; L’Etat : qui en tant que propriétaire peut être intéressé par la cession de tout ou partie de l’entreprise ou, en tant que gestionnaire, par les performances de sa gestion .Une évaluation peut être ordonnée par l’administration fiscale pour le calcul de diverses redevances telles que l’impôt sur la fortune ; Le personnel : qui peut, s’il prévoit la reprise de l’entreprise ordonné son évaluation. Chaque destinataire de l’évaluation aura des désirs différents quant aux techniques d’évaluation de l’entreprise, quant aux résultats escomptés, et quant à l’interprétation de ces résultats.
    3- Les motivations de l’évaluation : L’opération d ‘évaluation ne constitue pas une fin en soi. L’évaluation doit avant tout recherche de quelle manière son appréciation peut aider le donneur d’ordre à satisfaire à ses motivations. Ces dernières peuvent être multiples : La transmission de la société : en tant que bien, l’entreprise aliénée en faveur d’une tierce personne avec ou sans contrepartie, qu’elle soit à titre gratuit ou à titre onéreux, la transmission de propriété d’une entreprise est souvent à la l’origine de son évaluation ; Transmission a titre gratuit : l’objet de l’évaluation dans ce cas n’est pas de déterminer une fourchette pour le prix d’achat ou de vente, mais essentiellement de fixer une base de calcul pour la part de chacun des bénéficiaires de cette transmission, ainsi que le montant de certaines charges et redevances ; Transmission a titre onéreux : il s’agit dans ce cas pour l’évaluateur de détermines une fourchette de prix dans laquelle le donneur d’ordre doit conclure la transaction ; La fusion : lorsque deux ou plusieurs entreprises fusionnent, il est nécessaires de déterminer un rapport entre leur valeurs respectives afin de procéder à une répartition équitable des actions de la nouvelle société issu de la fusion entre les actionnaires respectifs des entreprises ayant être fusionné. La détermination de ce rapport nécessite l’évaluation de chacune de ces sociétés ; Le partenariat : le partenariat est la réunion des efforts de deux ou plusieurs entreprises en vue de défendre des intérêts communs.
    Le fondateur recherche de nouveaux apports en fonds propres et en technologie afin de financier la croissance de son entreprise alors que l’investisseur recherche une bonne rentabilité d ses ressources qu’il engage. Lors de la négociation, la détermination de la part du partenaire dans les résultats futurs que réalisera l’entreprise ainsi que la crédibilité du projet nécessite une opération d’évaluation. La faillite : lorsqu’une entreprise se trouve en cessation de paiement, elle peut être mis en liquidation ou reprise par d’autres personnes morales ou physiques, qui honorent les dettes de l’entreprise défaillant. Sans le cas de reprise, une évaluation est menée pour servir de base à la négociation du prix de la reprise. L’évaluation administrative : l’administration fiscale procède par fois à l’évaluation de certaine entreprise afin de déterminer l’assiette sur laquelle doivent être calculées certaines redevances (tell que l’impôt sur la fortune).
    II- La prise de connaissance de l’entreprise
    La durée de la phase de prise de connaissance varie d’un dossier à l’autre en fonction de la complexité de l’activité et/ou de secteur d’activité, de la taille de l’entreprise, et enfin de la relation entre l’entrepris à évaluer et évaluateur. Si l’évaluateur consulté est l’expert comptable, il a déjà une bonne connaissance de l’entreprise. La prise de connaissance est alors essentiellement axée sur l’externe (marché, concurrence, évolution technologique ;…)et sur les éléments qualitatif non valorisés dans la comptabilité, notamment le volet humain et tout élément statistique et/ou de référence dans le secteur économique. Deux types de prise de connaissance sont à mener de front : l’interne et externe.
    1- Prise de connaissance interne : La première source d’information pour l’évaluateur est évidemment l’entreprise elle-même les trois types de travaux suivants sont à assure habituellement : Procéder à une visite des lieux : l’évaluateur va comprendre certaines situations et détecter certaines risques dés la visite des locaux ; Apprécier les capacités de l’entreprise tant à vendre qu’à produire, à administrer et à sa développer : La capacité à vendre : le cadre des ventes, l’organisation des ventes, le tableau de bord commercial, la performance commercial, la pérennité des vendes… ; La capacité à produire : le cadre de production, l’organisation de la production, le tableau de bord de production, la performance de la production, la pérennité technologique ; La capacité à se développer : l’existence d’une stratégie avec des objectifs réalise et des moyens adaptent, l’organisation et la coordination des ressources, le contrôle et la suivi du développement, la veille stratégique ; La capacité à administrer : le cadre administratif, l’organisation administrative et comptable, la fiabilisation des informations comptables, le tableau de bord de gestion, la pérennité financière ; Constituer un dossier de base, avec un ensemble de documents dits « classiques » et, pour d’autres, adaptés à la situation particulière de l’entreprise.
    2- Prise de connaissance externe : La prise de connaissance externe est plus compliquée. L’information est en effet souvent plus délicate à trouver, car elle n’est pas ressemblée au sein de l’entreprise. Il faut donc analyser le marché, ses évolutions et sa répartition s’intéresser au concurrents, apprécier la part réelle du marché de l’entreprise, rechercher les éventuels produits de substitution qui pourraient faire leur entrée, étudier l’environnement de proximité, régional ou national et enfin international, et les risques liée non seulement à l’activité mais aussi aux normes industrielles et réglementaire. L’objectif de ce diagnostic est de détecter les forces et faiblesses de chaque fonction de l’entreprise, ainsi que de faire ressortir les opportunités et les menaces des secteurs d’activité via la méthode SWOT.
    III- Le diagnostic préalable à l’évaluation financière
    Le diagnostic de l’entreprise est une étape nécessaire préalable à l’évaluation. Il permet de comprendre le présent et le passé de l’entreprise pour mieux appréhender son futur. L’évaluateur opère aux différents diagnostics, avant de passé à l’analyse des données financières.
    1- Les différents diagnostics à opérer : Le diagnostic général résulte : D’analyse de l’entreprise, fonction par fonction, qui mettra en évidence des forces et les faiblesses de chacune d’entre elles ; Et d’analyse de l’entreprise dans son environnement. Elle permettra de faire ressortir les menaces ou opportunités provenant de la situation économique, du secteur d’activité et de ses contraintes liées au métier, du positionnement de l’entreprise et/ou de sa dépendance et, enfin, de l’état de celle-ci par rapport à tous ces facteurs. Ces différents éléments seront susceptibles de majorer ou de minorer la valeur brute de l’entreprise par le biais de retraitements.
    1-1. Le diagnostic commercial : Permet d’analyser :
    - Le marché : L’objectif est de savoir quelle est la position de l’entreprise sur son secteur d’activité, en fait son marché. C’est ainsi qu’une appréciation différente sera portée à un marché segmenté ou non, concentré ou atomisé. Par ailleurs, si l’entreprise dispose d’un nombre restreint de gros clients, elle en est fortement dépendante .Elle présente donc un risque élevé. L’évaluateur doit le noter et l’intégrer dans son évaluation finale en appliquant si besoin une décote forfaitaire.
    - Les produits : si les produits de l’entreprise connaissent un certain succès aujourd’hui, comment la demande va-t-elle évaluer ? C’est une question que doit se poser l’évaluateur .Pour ce faire, il convient d’étudier le portefeuille de produits de l’entreprise et de situer chaque produit dans sa courbe de vie .Si les produits sont en phase de maturité, il faut non seulement en tirer des conclusions sur les résultats futures, mais aussi s’assurer que l’entreprise à prévu le renouvellement de ces produits, si non, le risque élevé de non pérennité imposera d’opérer une forte décote.
    1-2. Le diagnostic industriel : il a pour objectif d’évaluer dans quelle mesure les moyens de productions répandent aux besoins actuels ou futurs de l’entreprise et de son acquéreur potentiel ; La mise en oeuvre du diagnostic nécessite l’utilisation d’un questionnaire concernant ; Les activités en matière de recherche et développement ; L’analyse de processus de fabrication ; L’état des moyens de production.
    1-3. Le diagnostic des ressources humaines : Permet d’appréciation de la structure humaine et de la capacité de gestion de l’équipe dirigeante en employant un questionnaire indiquant : Les structures de la ressource humaine ; Caractéristique de la direction ; Données sociales ; Profit des cadres de l’entreprise ; Impact du dirigeant / vendeur.
    1-4. Le diagnostic comptable et financier : Le diagnostic comptable à pour vocation de s’assurer que les informations dont l’évaluateur dispose sont dignes de confiance. En d’autres termes, il convient d’effectuer un examen critique des comptes annuels de l’entreprise à évaluer, des budgets, d’une situation comptable récente, du ou des prévisionnels. Le diagnostic financier permet de porter une appréciation quant à la santé financière d’une entreprise par l’étude de sa situation patrimoniale et de son équilibre financier, par l’analyse des résultats et de la rentabilité, et enfin par l’analyse de la capacité d’autofinancement. L’évaluateur, à l’issue de ces diagnostics et de leur impact ou non sur les comptes annuels, récapitulera l’ensemble des points significatifs en distinguant les points forts et les points faibles. Ces étapes préalables à l’évaluation de l’entreprise permettent bien entendu à l’évaluateur de forger des idées globales sur les entités concernées, tout en distinguant des points forts et ses points faibles. Ceci, donnera l’avantage à l’évaluateur de penser sur la faisabilité de sa mission. En plus, ces étapes cadrent et précisent les champs d’intervention de l’évaluateur.
    2- Analyse et retraitement des données financière : Si l’on veut être en mesure de porter un quelconque jugement sur la situation d’une entreprise, il est fondamental de passer par le stade de l’analyse financière. L’évaluateur veille donc à tester le réalisme des documents comptables en portant son attention sur des postes généralement sensibles dans les comptes sociaux. Cette analyse doit être axée sur les principaux documents comptables de l’entreprise, à savoir le bilan et les comptes de résultats, états des soldes de gestion, état des amortissements…, ces documents de base sont essentiels à la connaissance de la situation de l’entreprise. Il fait cependant savoir les exploiter. Enfin, il faut établir les agrégats qui paraissent les plus significatifs des réalités de l’entreprise et choisir le ou les taux auxquels on actualisera les calculs.
    2-1. Présentation du bilan fonctionnel : Cette analyse se fait à partir du bilan comptable avant répartition (c’est à dire y compris le résultat de l’exercice dans les capitaux propres), on présente le bilan fonctionnel condensé en grandes masses faisant apparaître…
    2-2 Elaboration du bilan fonctionnel : L’élaboration du bilan fonctionnel se fait à partir des valeurs d’origine brutes du bilan comptable. Les amortissements et provisions pour dépréciation sont donc éliminés de l’actif soustractif et rajoutés aux capitaux propres du passif (ainsi que les provisions pour risques et charges).
    Les concours bancaires courants et soldes créditeurs de banque sont retranchés des dettes financières et considérées comme de la trésorerie de passif.
    2-3 Fonds de roulement, Besoin en fonds de roulement et Trésorerie :
    A) Le fonds de roulement net est la partie excédentaire des ressources stables, après financement des emplois stables, qui concourt au financement de l’actif circulant. Il se mesure à partir de la différence entre les ressources stables (permanentes) et la valeur brute des immobilisations (emplois stables).
    B) Le besoin en fonds de roulement représente un besoin de financement permanent à court terme né du décalage entre le décaissement des achats et l’encaissement des ventes. Il se calcule par la différence entre les stocks, les en-cours, les créances de l’actif circulant et les dettes du passif circulant. Si les besoins de financement de l’actif sont supérieurs aux ressources de financement du passif, il en résulte un besoin net de financement : le BFR. À l’inverse, des ressources de financement excédentaires vont créer une ressource nette de financement. On parle alors de BFR négatif ou d’excédent en fonds de roulement.
    2-4. Présentation du tableau de financement : Le tableau de financement comptable de synthèse qui décrit, pour un exercice comptable, l’ensemble des ressources et leurs emplois.
    A) Objets et intérêts : La description de façon détaillée des ressources stables et leurs emplois.
    L’évaluation de l’évolution globale des ressources et des besoins d’exploitation. L’analyse de l’évolution de la situation financière de la société à travers trois indicateurs : FRF, BFG, TN.
    2-4. Présentation du compte des produits et des charges : Le compte de produits et de charges présente l’ensemble des flux de produits et de charges imputables à la période de temps déterminée par l’exercice comptable. Il est organisé en distinguant les produits et charges d’exploitation, financières et exceptionnels qui mettent en évidence chacun un résultat d’exploitation, un résultat financier et un résultat exceptionnel. À l’intérieur de ces trois rubriques, les charges sont présentées par nature. Le résultat net de l’exercice, bénéfice ou perte, est le solde final du compte de résultat.
    2-6. Présentation de l’état des soldes et de gestion : L'analyse du compte de résultat permet d'y distinguer des marges et des résultats intermédiaires. Le PCG présente un tableau récapitulatif de calcul des soldes de gestion. L'objectif est de montrer les étapes de la formation du résultat. Les soldes intermédiaires de gestion sont utilisés pour évaluer l'activité, la profitabilité et la rentabilité d'une entreprise.
    […]
    2-7. Analyse de l’activité par la méthode des ratios : Les ratios sont des outils de comparaison qui visent à analyser la gestion, la rentabilité et la structure financière de votre entreprise. Les ratios contribuent à déceler rapidement les forces et les faiblesses d’une entreprise en ce qui concerne son autonomie et son indépendance financière, ses performances, sa solvabilité et sa trésorerie. 18 Il existe de multiples possibilités pour établir des ratios. Sont présentés ci-après des ratios de structure financière, des ratios de performance et des ratios de trésorerie.
    A) les ratios de liquidité (solvabilité) : À travers les états financiers, il est possible de voir si l’entreprise a les liquidités nécessaires pour une croissance accrue (nouvelle machinerie, nouvelles matières premières, embauche d’employés) afin de produire plus et, par le fait même, vendre davantage. Il faut aussi s’assurer que l’entreprise possède les liquidités suffisantes afin de remplir ses obligations (prêts, achat d’équipements).
    B) les ratios de structures financières : Il s’agit en fait d’une façon de démontrer si la compagnie est structurée financièrement pour emprunter davantage, augmenter son financement, soit par le biais d’une banque, ou de l’actionnariat, sans toutefois omettre à respecter leurs obligations. Ces ratios sont extrêmement importants puisque les banques vont s’y fier pour octroyer un prêt à l’entreprise.
    C) les ratios de rentabilité : Les ratios de rentabilité servent à déterminer si les profits bruts sont meilleurs que les années précédentes, si les profits nets sont supérieurs aux autres années, et si les frais d’administration fluctuent par rapport aux ventes. Donc, ce ratio détermine la rentabilité de l’entreprise.
    D) les ratios de rotations : Les ratios de rotations servent à déterminer si l’entreprise est bien gérée. Par exemple, il est possible de déterminer grâce à ces ratios si les comptes à recevoir sont perçus dans les délais exigés et si les comptes à payer sont réglés à l’intérieur d’une période raisonnable ou encore, si un retard a été accumulé par rapport aux années précédentes.
    Section 2 : Les méthodes d’évaluation
    Evaluer une entreprise consiste à déterminer un intervalle de valeur à l'intérieur duquel devrait se trouver le prix de vente probable. A ce stade du développement deux notions bien différentes doivent être distinguées : la valeur et le prix. La valeur de l'entreprise provient de la mise en oeuvre de méthodes d'évaluation qui aboutissent à la détermination d'un intervalle de valeur. Le prix quant à lui résulte de la confrontation de l'offre et de la demande, fruit de la négociation entre les parties. Il peut selon le contexte être finalement très éloigné de la valeur initialement déterminée. Le choix de la méthode ou une autre dépend du contexte et de la destination des résultats de l’évaluation ainsi que du domaine d’activité de l’entreprise évaluée.
    I- la méthode de l’évaluation par la valeur patrimoniale
    1- Définition et calcul : L’évaluation par l’actif net constituer l’approche privilégiée de nombreux vendeurs dont l’entreprise, crées de longue date, a accumulé un patrimoine important et dont la rentabilité a tendance à stagner, voire à régresser. Ce patrimoine se mesure par l’actif net. La valeur de substance ou valeur des actifs nets réévalués consiste à réévaluer l’ensemble des actifs et passifs d’une société en mettant en évidence les réserves latentes ou les corrections de valeur à effectuer sur certains postes. Les actifs et passifs de la société sont évalués dans une optique de continuation de l’activité de la société.
    […]
    Avantage et inconvénients de cette méthode :
    - Les avantages : C’est une approche additive, c’est à dire que c’est une valeur mathématique ; Fondée sur des données comptables.
    - Les inconvénients : Cette méthode postule que la valeur d’une entreprise est égale à son actif net corrigé (il ne s’agit pas de la valeur comptable, mais de la valeur économique des éléments du bilan) ; Cette méthode est très réductrice car elle occulte complètement l’avenir de l’entreprise ; Elle ne s’applique qu’aux entreprises en difficulté, qui ne valent plus que par leur actif, ou aux sociétés dont le métier est de détenir des actifs et d’attendre des plus-values.
    II- L’évaluation fondée sur la rentabilité actuelle et les résultats futurs
    Selon la mesure de la rentabilité que l’on retient (flux de trésorerie, capacité d’autofinancement, bénéfice, dividende, etc.) et selon la manière de la prendre en compte (actualisation, multiple boursier, période de remboursement, etc.), on peut définir des dizaines de façon d’évaluer l’entreprise par la rentabilité, ou par les résultats futurs.
    1- La méthode par la valeur de rendement : La valeur de rendement met en évidence la capacité d’une entreprise de générer de façon durable dans la future un bénéfice net. Deux éléments ont essentiels pour le calcul de la valeur de rendement : la détermination d’un bénéfice net après impôts durable : Pour ce faire, on se base en règle générale sur les exercices passés de la société et parfois sur le budget de l’année suivante. On recherche à déterminer le bénéfice économique de l’entreprise, en corrigeant toutes les recettes et dépenses à caractère exceptionnel (par exemple le résultat de la vente de certains actifs, les bénéfices ou pertes de change,…). On apure également les comptes de la société de toutes les dépenses à caractères exploitation ; la détermination du taux d’actualisation, par le quel est capitalisé le bénéfice net durable après impôt. Le taux de capitalisation qui comprend le taux sans risque et une prime de risque.
    […]
    Conclusion : Il est donc plus que jamais nécessaire pour le praticien, avant de s’engager dans une évaluation, d’appréhender les données de l’entreprise dans son secteur et de mesurer le potentiel de développement ainsi que les risques. Dans une perspective d’évaluation, la mesure de la performance ne peut être limitée à la seule mesure des résultats. Il est impératif d’adopter une démarche de diagnostic global qui permette d’identifier les mécanismes de création de la valeur. Le diagnostic global de l’entreprise permet donc de déterminer les forces et les faiblesses d’une entreprise, ainsi que les opportunités et les menaces pour pouvoir à la fin tirer des conclusions qui sont d’ordre qualitatif. Celles –ci selon leurs importances auront des impacts sur les comptes de l’entreprise, sur le choix de la méthode d’évaluation ainsi que la valeur de l’entreprise. Ainsi que le choix des méthodes d’évaluation sont différentes en termes de calcul et de résultats, leur utilisation dépend de contexte où l’évaluation est faite, de l’attention des dirigeants des entreprises…

    Autres documents pouvant vous intéresser


    Auteur Commentaire
    aminsou
    Invité
    Groupe

    Inscrit le :
    27/05/2012
    De : casablanca
    merci

    Posté le : 07/07/2014 10:21  Mis à jour : 10/07/2014 20:26

    Les Etudes Supérieures au Maroc

    Les Etudes Supérieures au Maroc

    Appel à contribution

    Suite à la proposition formulée par de nombreux membres de notre communauté, nous vous invitons vivement à consacrer un peu de votre temps pour commenter et noter les documents que vous téléchargez sur mawarid.
    Cette action aura le grand intérêt de renseigner les autres membres, à priori, sur la qualité des documents présents sur la plateforme et orienter leurs choix.
    Comptons énormément sur votre précieuse et habituelle collaboration.