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    Cadre conceptuel du financement des PME-PMI : Besoins et contraintes financières
     
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    Auteur : ENCG Agadir
    Date de publication : 20-Feb-2017
    Nombre de Pages : 103
    Taille du fichier : 1.31 MB
    Format : .Pdf
    Nombre de téléchargements : 65
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    Description et extraits du document

    Section 1 : Définition et caractéristiques de la PME
    1. Définition de la PME : Plusieurs définitions étaient proposées, mais toute tentative d’une définition universelle était abandonnée au profit de définitions élaborées en fonction des données propres à chaque pays. Partant de la définition retenue par la commission Européenne, « La PME est une entité économique dotée d’un capital détenu en totalité ou en majorité par l’entrepreneur…cette définition met l’accent sur l’entrepreneur et la place qu’il occupe dans l’entreprise. Il en est le gestionnaire effectif et supporte l’entière responsabilité des résultats. Il s’engage personnellement en investissant et en apportant les garanties demandées ou en les mobilisant dans son entourage ».
    La PME est une entité de production et de prestations de services, qui respecte un nombre de normes et de mesures dont l’effectif ne dépasse pas un certain niveau et réalise un CA plafonné. Trois critères sont pris en considération dans la définition officielle de la PME définie dans la Charte PME : Le premier : la gérance ou l’administration de l’entreprise doit être assurée directement par des personnes physiques (propriétaires, ou actionnaires) ; Le second : la propriété du capital (ou droit de vote) ne peut être détenu à plus de 25% par une entreprise ou un ensemble d’entreprises qui ne correspondent pas à la définition de PME. -Le troisième : la taille avec une distinction entre les entreprises existantes (plus de deux années d’ancienneté) et celles qui sont nouvellement créées.
    Pour être qualifiées de PME, les sociétés existantes doivent obligatoirement avoir : un effectif inférieur à 200 employés permanents ; un chiffre d’affaires annuel hors taxe qui ne dépasse pas 75 millions Dhs ; et/ou un total bilan limité à 50 millions Dhs. Pour les nouvelles PME, la loi stipule qu’elles doivent avoir un programme d’investissement initial inférieur ou égal à 25 millions Dhs et respecter un ratio d’investissement par emploi inférieur à 250 000 Dhs.
    Aussi, cette définition demeure complexe et ne permet pas d’avoir une estimation correcte de la proportion d’entreprises qui peuvent être qualifiées de PME. De plus, elle écarte plusieurs entreprises car le seuil est relativement bas et conduit à l’exclusion des entreprises qui ont des activités intensives en capital. Il convient de noter que la nouvelle définition de la PME élaborée par l’ANPME tient compte uniquement du critère du chiffre d’affaires et fait abstraction de l’effectif de l’entreprise. Selon cette définition, trois types d’entreprises sont distingués :
    • La très petite entreprise : moins de 3 millions de Dhs.
    • La petite entreprise : entre 3 et 10 millions de Dhs.
    • La moyenne entreprise : entre 10 et 175 millions de Dhs.
    - Profil de la PME marocain : Selon les données Inforisk, SA18, en se basant sur la définition de la charte des PME, le nombre des entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 75 millions de dirhams en 2008 et 2009 est aux alentours de 57754 sociétés. Selon la même source, 96% de ces sociétés ont un chiffre d’affaires au cours des deux derniers exercices inférieur à 3 millions de dirhams. Ceci montre clairement que le tissu économique marocain est, en effet, constitué de petites à très petites entreprises, voire micro entreprises.
    Les PME marocaines (CA entre 3 et 75 millions Dhs) sont présentes dans presque tous les secteurs économiques. Ces mêmes entreprises, qu’elles soient des micros, très petites entreprises ou PME, se caractérisent généralement par une faiblesse des actifs immobilisés, avec une dominance de l’actif circulant ce qui explique clairement la fragilité de leur structure de l’actif. Cette nature pourrait être une conséquence des difficultés de financements auxquels font face les PME, car cette contrainte pourrait les pousser vers des activités peu capitalistiques.
    Une seconde caractéristique des PME au Maroc, est la faiblesse des actifs incorporels. Dans les pays développés, la source de la compétitivité entre les entreprises réside dans les formes immatérielles de l’investissement, telles que le R&D, les brevets et licences. De plus, les PME marocaines ont souvent un niveau excessif de stocks, ce qui immobilise des liquidités, crée des besoins de fonds de roulement ce qui augmente les besoins de financements. Ces niveaux élevés de stocks pourraient être à l’origine d’une mauvaise gestion de la part de l’entreprise ou bien la concurrence sur le marché qui pourrait pousser la PME à commander des quantités plus importantes par rapport à leurs besoins afin de bénéficier de certaines remises. La qualité et le coût de la logistique concernant les PME qui importent pourraient également expliquer les stocks excessifs. Les PME évitent les incertitudes et les retards de la chaine logistique et n’ont pas de choix sauf accumuler les stocks.
    2. Caractéristique de la PME : La PME se caractérise par les éléments suivants : La détention du pouvoir : Dans une PME, le pouvoir est détenu par le dirigeant-créateur de l’entreprise et c’est le type de relation que celui-ci entretiendra avec sa firme qui donnera à cette dernière sa configuration originale ; Les techniques de gestion et de production : la gestion des PME est très souvent orientée vers l’objectif d’indépendance financière, ce qui traduit l’utilisation de techniques de gestion et de production assez peu sophistiquées ; L’identité de l’entreprise qui se manifeste par la spécialisation de la PME (elle est très souvent rattachée à un métier ou à une technique donnée), et par un souci de croissance et de développement ; Une fragilité incontestée, marqué par une forte dépendance vis-à-vis du marché et un taux de mortalité élevé (généralement la PME disparait avec le décès de son directeur fondateur) ; La faible pertinence de leurs états d’inventaires.
    3. Les difficultés rencontrées par les PME : Malgré leur dominance en nombre dans le tissu économique marocain, la contribution des
    PME marocaines à la croissance réelle du pays demeure en deçà des pays industrialisés. Le dispositif statistique actuel n’est pas en mesure de permettre une bonne visibilité sur le comportement des PME mais nous pourrions néanmoins dénombrer les grandes lignes directrices qui permettent de détecter les faiblesses de ces entreprises qui constituent le noyau de notre économie.
    En effet, beaucoup de contraintes se dressent devant l’évolution des PME marocaines. Ces contraintes pourraient être classées en deux catégories : des facteurs intrinsèques à l’entreprise elle-même et des facteurs externes.
    - Facteurs Intrinsèques : Dans la première famille on pourrait lister plusieurs facteurs qui n’encouragent pas le développent des PME locales. Il s’agit en premier lieux de la fragilité de leurs structures et d’une sous-capitalisation presque généralisée. De plus, les PME manquent de moyens techniques et financiers et elles ont souvent un capital humain en manque d’encadrement, de formation et de compétences. Ceci se traduit le plus souvent par une sous-performance des PME marocaines, un manque de compétitivité et un taux d’échec élevé.
    - Facteurs externes : S’agissant de la deuxième catégorie, les sources de faiblesse des PME pourraient également être dues aux lourdeurs administratives et à la fiscalité désavantageuse dont souffrent ces entreprises. Les problématiques liées aux financements sont également très importantes et souvent citées parmi les premiers challenges face aux développements des PME au Maroc.
    Ces défis rendent le développement de la PME et son évolution très difficiles, et la poussent à se focaliser sur la survie à la place de l’innovation contrairement aux pays développés.
    Le problème de financement constitue la contrainte la plus visible des PME marocaines, et un important élément de blocage de leur croissance. Les difficultés que rencontrent les PME par rapport à l’offre de financement, sont dues à plusieurs facteurs.
    Le premier est lié à la prudence des banques à financer les PME dans un contexte de manque de liquidité et de concurrence élevés pour les crédits surtout s’il s’agit de financer les PME lors de la phase de création ou d’expansion. Le second est en rapport avec la méconnaissance des entrepreneurs et dirigeants de PME de la palette des produits financiers disponible dans notre pays.
    Un troisième facteur pourrait être le manque d’adaptation de ces produits financiers aux besoins d’une grande population de PME, d’autant plus que la grande majorité des PME marocaines sont en effet des TPE (très petites entreprises). Un autre facteur qui contribuerait négativement aux financements des PME serait lié à l’existence d’une forte asymétrie d’information entre l’investisseur et la PME et le manque de transparence souvent lié à la fragilité de la structure de cette dernière. Si ces entreprises rencontrent des problèmes de financement c’est par ce que leurs besoins ne sont couverts. A cet effet, nous nous proposons d’étudier les principaux besoins de PME.
    Section 2 : Les besoins de financement de la PME
    Les besoins financiers de la PME sont divers. Ils varient en fonction de ses activités, de ses ambitions et de son cycle de vie. Mais ils peuvent être regroupés en deux parties : Les besoins en capitaux d’investissement et ceux liés au financement du fond de roulement. Le premier type de besoin nécessite des ressources de moyen ou long terme tandis que le dernier type fait souvent recours à des ressources de court terme.
    1. Les besoins en capitaux d’investissement : Un investissement est « Une dépense ayant pour but de modifier durablement le cycle d’exploitation de l’entreprise ». L’investissement est donc un processus fondamentale dans la vie de l’entreprise qui engage durablement celle-ci.
    Si dans un premier temps, il grève fréquemment les états financiers de l’entreprise, lui seul lui permet d’assurer sa croissance à long terme c’est pourquoi on stipule qu’une entreprise ne peut atteindre sa croissance à long et moyen terme que dans la mesure où elle investit permanemment.
    Plusieurs catégories d’investissement sont à distinguer. Ce sont essentiellement :
    - Les investissements immatériels qui recouvrent toutes les dépenses à long terme (Autres que les achats d’actifs fixes) ils sont constitués de dépenses de logiciels, mais aussi de recherches-développement, de publicité-marketing et de la formation du personnel ;
    - Les investissements matériels qui sont ceux qui augmentent le stock de capital technique. On y distingue les investissements mobiliers regroupant l’ensemble des actifs physiques tels que les machines, le matériel du bureau, l’outillage et les investissements financiers (épargne) qui se présente sous la forme de prêt et de dépôt à long terme ou par l’achat de titres de participation ;
    Les besoins d’investissements peuvent aussi être regroupés en trois catégories. Il s’agit de :
    « L’investissement de capacité avec pour objectif d’augmenter les quantités produites ;
    - L’investissement de productivité avec pour objectif d’augmenter la productivité, c’est-à-dire de produire en économisant du travail et/ou du capital et/ou des matières premières.
    - L’investissement de remplacement avec pour objectif de remplacer une machine usée ou obsolète ».
    L’entreprise est donc amenée à entreprendre des projets indispensables à sa croissance et à sa survie. Toutefois, ces investissements quand bien même leur nécessité, ne suffisent pas à atteindre les objectifs fixés. En effet l’entreprise a aussi besoin de fonctionner.
    2. Les besoins en fond de roulement : Selon le lexique de finance, le besoin en fond de roulement correspond aux besoins d’exploitation liés directement au cycle d’exploitation de l’entreprise (Production, échanges commerciaux).
    Pour BARRO (2004 :23), ce type de besoin regroupe essentiellement : Le besoin de financer le fond de roulement ordinaire : souvent les entrées de trésorerie ne correspondent pas avec le cycle des décaissements pour le fonctionnement normal de l’entreprise et conduit à des besoins ponctuels de trésorerie ; Le besoins de financer les marchés spécifiques : la réalisation des commandes implique que l’entreprise doit disposer de ressources financières au préalable. Il arrive que les clients apportent des avances, mais aussi dans la plupart des cas, l’entreprise doit trouver des ressources permettant de produire et d’effectuer les livraisons avant d’obtenir le règlement ; Les besoin de financer d’autres services financiers comme la caution sur marché et la caution d’avance de démarrage.
    Les besoins en fonds de roulement ont un caractère permanent aussi ne sont-ils pas traités de la même façon que les besoins de financement issus du cycle d’investissement. En général, une fois par an, l’entreprise et son banquier se réunissent pour faire le point sur le besoin de financement de l’exercice à venir : Montant, durée, origine, caractère plus ou moins saisonnier…etc. Le besoin de financement est évalué : soit en projetant les besoins en fonds de roulement pour la période à venir ; soit dans le cadre d’un plan de trésorerie, particulièrement lorsque l’entreprise a une activité saisonnière.
    Le banquier propose alors un montage financier, c’est à dire une combinaison de crédits à court terme permettant l’apurement de ce besoin de financement. Cette combinaison dépend de la nature de l’activité de l’entreprise (ventes sur le marché intérieur ou à l’exportation, activité régulière ou saisonnière, marchés publics…) ainsi que de sa politique commerciale (délais ou facilités de paiements accordés ou obtenus). Ce montage est valable pour un an et le banquier indique les plafonds d’utilisation des différents crédits.
    Deux grandes catégories de besoins se présentent donc aux PME : Le besoin d’investissement et le besoin de fonctionnement communément appelé Besoin en Fond de Roulement. Ceux-ci se traduisent par une demande de capitaux de long et de court terme. Pour satisfaire ses besoins en ressources, la PME fait appel à divers instruments d’origine endogène ou exogène qu’elle mobilise à travers le crédit commercial, le crédit bancaire ou l’appui financier des approches. Avec les banques, la PME fait recours à divers types de services et instruments financiers parmi lesquels nous avons les autorisations de découvert ou facilité de caisse, l’affacturage, l’escompte d’effets commerciaux et le crédit bail.
    Section 3 : Les sources et structure de financement
    L’entreprise qui cherche des ressources pour le financement de ses investissements a généralement recours à deux principales sources de financements :
    - Financement par fonds propres : Qui signifie le recours aux sources propres de l’entreprise. Ces ressources sont déjà disponibles dans l’entreprise ou doivent être apportées par les actionnaires. Il s’agit notamment de l’autofinancement, des comptes courants associés et de l’augmentation du capital en numéraire.
    - Le financement par emprunt ou les ressources extérieur : c’est un moyen de mobilisation des ressources financière externes en ayant recours à un emprunt (le crédit). Le crédit dépend essentiellement de son coût de revient ainsi que son impact sur la structure du bilan et sur le cycle d’exploitation .Il s’agit d’une possibilité offerte aux entreprises qui ne peuvent mobiliser leurs propres ressources pour se financer.
    Il comprend le crédit bancaire, le crédit-bail, le capital risque et les subventions.
    Chaque projet, lorsque qu’un financement bancaire est nécessaire bien sûr, donne lieu à la constitution d’un dossier de demande de crédit qui peut être caractérisé ainsi :
    - Le dossier est établi par l’entreprise elle-même si sa fonction financière est suffisamment développée. Sinon la petite entreprise se fera aider d’un spécialiste (expert comptable ou bureau d’étude spécialisé par exemple) ou plus simplement indique à son banquier les caractéristiques techniques de l’investissement qu’elle projette de réaliser et lui confie l’aspect financier du dossier ;
    - L’analyse du besoin de financement se fait dans le cadre d’un plan de financement prévisionnel qui récapitule les besoins et les ressources de l’entreprise pour les prochaines années. La démarche adoptée généralement est la suivante :
    - Un plan brut, hors financement bancaire, est établi et il fait apparaître le besoin de financement global ;
    - Le besoin de financement est apuré grâce à des crédits de montants et durées adaptés aux caractéristiques du besoin de financement et à la structure financière de l’entreprise. Le banquier choisi le crédit adéquat devant, à la fois, répondre aux besoins de financement de l’entreprise cliente et satisfaire à ses contraintes de bonne gestion, nécessite de sa part tout un art que seule une longue expérience permet d’affiner ;
    - Le plan de financement définitif est alors établi, incluant les concours bancaires nouveaux ainsi que les remboursements qui en découlent.
    Il faut savoir que les crédits bancaires ne financement jamais 100% du programme d’investissement. L’entreprise doit y contribuer par des ressources comme la capacité d’autofinancement ou l’apport de ses actionnaires ou associés.

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