• Bienvenue sur Mawarid.ma
  • Accueil
  • Inscription
  • |
  • Centre de documentation
  • |
  • Publier un document
  • |
  • Forums
  • |
  • Qui sommes-nous ?
  • |
  • Contact
  • Bonjour cher(e) visiteur, veuillez vous Identifier pour accéder au service de téléchargement !

    Espace Membres

    Identifiant :

    Mot de passe :

    Mot de passe oublié ?
    Le contrôle budgétaire : Eléments théoriques
     
    acceder au document
    Auteur : ENCG Agadir
    Date de publication : 18-Mar-2017
    Nombre de Pages : 112
    Taille du fichier : 3.07 MB
    Format : .Pdf
    Nombre de téléchargements : 46
    Note :  note (0 votes)

    Description et extraits du document

    1- Définition du contrôle budgétaire
    Le contrôle budgétaire est une confrontation périodique entre des données préétablies et les réalisations pour mettre en évidence des écarts qui doivent appeler à des actions correctives.
    Pour un contrôle budgétaire efficace, le contrôle de gestion se doit de :
    ­ Définir les centres de responsabilités en évitant les chevauchements d’autorité ou les incohérences de rattachement hiérarchique.
    ­ Décider du degré d’autonomie déléguée aux centres et de faire respecter les orientations de politique générale de la firme.
    ­ Mettre en place des unités de mesure des performances connues et acceptées par les responsables.
    Sous ces conditions, le contrôle budgétaire pourra pleinement être perçu par les responsables opérationnels comme un service qui les aide à maitriser et à améliorer leur gestion. Il incitera au dialogue et à la communication.
    L’auteur M. Gervais définit le contrôle budgétaire comme la « comparaison permanente des résultats réels et des prévisions chiffrées figurant aux budgets afin :
    • De rechercher la (ou) les causes d’écarts ;
    • D’informer les différents niveaux hiérarchiques ;
    • De prendre les mesures correctives éventuellement nécessaires ;
    • D’apprécier l’activité des responsables budgétaires.
    Après l’exécution des budgets et la détermination des résultats réels vient donc, la phase du contrôle budgétaire. Cette étape est très importante dans la mesure où elle permet de rapprocher les prévisions aux réalisations pour faire apparaitre des écarts préalablement définis.
    a. Elaboration des prévisions : Cette étape consiste à préparer les prévisions budgétaires pour l’année suivante, sur la base des études et la mise en place de scénarios négociés et arrêtés.
    b. Calcul et mesure des réalisations : Les réalisations sont dégagées sur la base des données et chiffres enregistrés par la comptabilité générale et analytique. La pertinence et la clarté des méthodes utilisées dans le calcul des réalisations, sont très importantes du fait qu’elles permettent de connaitre l’origine de toute anomalie détectée plus tard pendant l’étape d’identification des écarts.
    c. Identification des écarts : Les écarts budgétaires sont identifiés par le rapprochement entre les prévisions et les réalisations. La confrontation entre ces deux derniers engendre deux types d’écarts : Ecart global qu’il faut tirer de la gestion par exception, qui s’occupe du suivi des facteurs des stratégies ; Ecart partiel dont il faut identifier et mesurer les causes.
    d. Actions correctives : Cette phase du contrôle budgétaire est très importante, parce qu’elle détermine les actions et les mesures à entreprendre après la détection des causes réelles des écarts constatés. En effet, toute action ou modification peut engendrer un changement des règles de jeu dans toute l’entreprise. C’est ainsi qu’il faut prendre les mesures avec prudence et entretenir un dialogue avec tous les niveaux. Par ailleurs, les mesures à prendre auront un impact sur les deux volets essentiels de ce processus, à savoir : les prévisions et les réalisations.
    ­ Les actions correctives se répercutent sur les réalisations dans le cas où les causes sont internes.
    ­ L’ajustement des prévisions, se fait quand les causes derrière les écarts budgétaires sont externes, ainsi, il faut revoir les critères de base de déterminations de ces écarts.
    2- Importance des centres de responsabilités dans le contrôle budgétaire
    Le découpage de l’entreprise en centres de responsabilité, qui doit nécessairement correspondre à l’organigramme de la structure, est un élément du contrôle de gestion pour suivre l’activité des responsables. En effet, un centre de responsabilité est un groupe d’acteurs de l’organisation regroupés autour d’un responsable, auquel des moyens sont octroyés pour réaliser l’objectif qui lui a été assigné. Un CRB présente un certain nombre de caractéristiques :
    ­ C’est une entité permanente au sein de l’entreprise, qui est sous l’autorité d’un responsable opérationnel.
    ­ Il accomplit une mission concrétisée par un certain nombre d’objectifs et dispose de moyens pour le faire.
    ­ Il dispose d’une certaine autonomie vis à vis du haut de la hiérarchie notamment dans la fixation de son budget.
    Il est habituel de distinguer cinq types de centres de responsabilité, en fonction des missions qui lui sont assignées.
    - Centre de coûts : L’unité concernée doit réaliser le produit qu’elle fabrique au moindre coût, avec la meilleure qualité possible. Plusieurs indicateurs peuvent être élaborés par le contrôle de gestion pour mesurer les performances de ces centres : Coût: coût de production, taille du lot économique, niveau des stocks ; Qualité: taux de rebut, taux de panne, critère de qualité ; Délai: délai de réponse à la demande.
    - Centre de dépenses discrétionnaires : Ce centre a pour mission d’aider les services fonctionnels dans leur activité opérationnelle et dispose d’un budget de gestion. Même s’il est possible de déterminer l’efficacité de ces centres, il est difficile d’évaluer leur efficience. Par conséquent, le contrôle du centre se fait alors sur la capacité à respecter une dotation budgétaire.
    - Centre de recettes : Un centre de recette se caractérise par la maximisation du volume du chiffre d’affaires avec un budget de dépenses donné et des prix fixés (exemple du service commercial). Il peut également retenir un autre indicateur d’activité comme le volume de la marge brute réalisée. Le centre de recette agit sur la répartition du volume des ventes sur les différentes catégories de produits.
    - Centre de profit : Un centre de profit est une unité autonome au sein d'une entreprise, dont la performance est mesurée par le résultat d’exploitation. Pour respecter ses engagements, le centre de profit doit coordonner l’activité de trois pôles à savoir : le commercial, le productif et le fonctionnel. Son budget est sous la forme du compte de produits et de charges prévisionnel avec distinction fonctionnelle de la nature des différentes charges.
    - Centre d’investissement : Le rôle de ce centre est de dégager la meilleure rentabilité des investissements et des capitaux investis. Il se situe dans le haut de la pyramide hiérarchique pour la prise de décisions stratégiques à long terme. Les critères de performances pour ce centre portent sur les rendements des actifs, le taux de rentabilité, la valeur actuelle nette des flux, les ratios de rentabilité, le ratio d’endettement, et l’effet de levier financier.
    3- Les principes d’élaboration des écarts
    Les principes d’élaboration des écarts sont énumérés comme suit :
    - Principe 1 : Un écart est la différence entre la valeur constatée de la donnée étudiée et la valeur de référence de cette même donnée. La valeur constatée est en général la valeur réelle telle qu’elle apparaît dans la comptabilité analytique. La valeur de référence peut être une valeur budgétée, standard ou prévisionnelle. Dans le cas d’une comparaison de données entre deux exercices successifs, la valeur de référence est celle de l’exercice le plus précoce.
    - Principe 2 : Un écart se définit par un signe (+ ou -), une valeur et un sens (favorable ou défavorable). En effet, dans l’analyse des écarts, un écart de même valeur algébrique n’a pas le même sens selon qu’il s’agit d’une charge ou d’un produit.
    - Principes 3 : La décomposition d’un écart cherche toujours à isoler l’influence d’une et d’une seule composante par sous écart calculé : une donnée constituée de n composantes oblige à la mise en évidence de n sous écarts.
    - Principes 4 : En harmonisation avec la position d’un plan comptable général dans la méthode des coûts préétablis, toute donnée constituée par le produit d’un élément monétaire par un élément qui exprime un volume doit se décomposer en deux écarts définis comme suit.
    4- Le calcul des écarts
    Le calcul des écarts est construit sur un algorithme de calcul. Pour notre cas on va opter pour la méthode du contrôle budgétaire qui conduit à calculer d’autant d’écarts que nécessaire pour comprendre les déviations par rapport au budget. L’idée de référence consiste à se tenir au budget prédéfinit, ainsi les écarts dégager doivent être expliqués et analysée pour déterminer les points de défaillances dans le système. La méthode choisie s’intitule VRP (Volume, Rendement, Prix). Celle- ci peut être appliquée pour chacun des postes, chacune des composantes du compte de résultat, ainsi elle permet de détecter la nature et le montant de la déviation par rapport au budget. Un écart par rapport au budget correspond à une déviation par rapport à la trajectoire que l’entreprise s’était initialement fixée. Chaque type d’écart matérialise un type de déviation qui est engendré par un phénomène perturbateur. Ainsi on peut recenser trois types de perturbations.

    Autres documents pouvant vous intéresser


    Auteur Commentaire
    Business Plan

    Appel à contribution

    Suite à la proposition formulée par de nombreux membres de notre communauté, nous vous invitons vivement à consacrer un peu de votre temps pour commenter et noter les documents que vous téléchargez sur mawarid.
    Cette action aura le grand intérêt de renseigner les autres membres, à priori, sur la qualité des documents présents sur la plateforme et orienter leurs choix.
    Comptons énormément sur votre habituelle collaboration.