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L’analyse de la gestion du risque pendant l’octroi de crédit chez une banque : Cas de la BCH
Extraits et sommaire de ce document
Pour cette raison, les banques font l’objet d’une surveillance attentive, avec un regard particulier porté sur leur solvabilité, d’où le rôle accru des organes de régulation. En Afrique centrale, l’institution en charge de veiller au respect des normes réglementant l’activité bancaire est la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC). La Banque Congolaise de l’Habitat comme toutes autres banques, reste exposée à ces risques étant donné que toute activité bancaire est une activité à haut risque ; la rentabilité d’une banque, elle-même, est fortement liée à la notion du risque. Les risques bancaires tournent principalement autour du risque opérationnel et du risque de crédit. Le risque de crédit occupe aujourd’hui le devant de l’actualité avec les différentes crises économiques, il est de toute façon lié à une politique de crédit. Le risque de crédit ou de contrepartie est inhérent à l’activité bancaire, l’enjeu n’est donc bien évidemment pas d’éviter le risque mais de l’évaluer de façon optimale grâce à des outils performants pour l’intégrer aux systèmes internes et à la stratégie marketing et commerciale de la banque. Ce problème qui mine le milieu bancaire, a plusieurs causes dont on peut citer : le non-respect des règles établies par les organes de régulation ; l’absence de rigueur dans l’étude, le montage et le suivi du crédit ; la faiblesse du dispositif de contrôle interne ; l’inadéquation entre les propositions de crédit et les besoins de financement ; des insuffisances dans les procédures de recouvrement des crédits. Ces causes citées ci-dessus peuvent engendrer un certain nombre de conséquences à savoir : l’octroi de crédits à des clients insolvables ; les fraudes et détournements ; les pertes importantes d’actifs ; l’accumulation de déficit. Aujourd’hui plus que jamais, les banques ont besoin de convertir la masse d’informations dont elles disposent en vision claire et pertinente de leur risque de crédit. Elles doivent aussi mieux comprendre la performance de leur portefeuille de prêt et l’impact de leur politique de gestion optimale du risque de crédit sur la rentabilité. Elles pourront alors prendre les mesures nécessaires pour garantir l’efficacité et la profitabilité de leur activité de prêt et respecter également les règles édictées par la banque centrale. Comme solution, nous pouvons retenir la gestion optimale du risque de crédit qui est une condition indispensable pour renforcer la confiance de leurs clients et gagner en profitabilité et assurer leur pérennité. La gestion du risque, plus exactement du risque crédit, fait partie intégrante de l’activité d’une banque. En fait, la raison d’être d’une banque est d’accepter une dose contrôlée d’incertitude et de gérer les risques associés en vue de capitaliser sur ces écarts de risque pour gagner de l’argent. Cependant, la question qui se pose est de savoir comment réduire ce risque. Afin de répondre à cette interrogation fondamentale de notre travail nous allons nous atteler sur trois problèmes spécifiques à savoir : 1- quelles sont les procédures et règles appliquées en matière de crédit ? 2- quelles sont les méthodes d’analyse du risque de crédit ? 3- comment ces méthodes sont-elles appliquées à la BCH ? quelles sont les méthodes spécifiques d’analyse du risque de crédit qui sont appliquées à la BCH ? Autour de l’analyse du risque lié au crédit, peuvent être formulés plusieurs thèmes dont : « L’analyse de la gestion du risque dans l’octroi du crédit : cas de la Banque Congolaise de l’Habitat ». L’objectif général de notre étude est de savoir de quelle façon et par quels moyens un banquier peut apprécier et évaluer les risques liés à un crédit afin de prendre une décision adéquate. De cet objectif général découle les objectifs spécifiques à savoir : l’étude et la compréhension des méthodes et outils d’analyse du risque de crédit ; l’analyse du processus d’octroi de crédit à la BCH ; le rapprochement entre l’approche théorique et l’approche pratique afin de dégager des écarts et faire des recommandations. Notre étude se fera conformément à la règlementation internationale régissant les banques avec une spécificité de la zone Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) notamment des règles édictées par la COBAC. Le secteur bancaire congolais compte à ce jour sept (7) banques : la BGFI Congo ; le Crédit du Congo (filiale du groupe Crédit Agricole) ; la Congolaise des Banques (LCB) ; Banque Espirito Santo; Ecobank Congo ; United Bank for Africa (UBA) ; la Banque Commerciale Internationale (BCI), et récemment la Société Générale, renforçant ainsi la concurrence. Notre travail va s’articuler autour de deux parties : une première partie relative à la partie théorique de la gestion du risque crédit, une deuxième partie relative à la partie pratique de la gestion du risque crédit, c’est-à-dire aux méthodes et techniques pratiquées au niveau de la BCH. PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIE Chapitre 1 : Notion de risque bancaire et processus d’octroi de crédit 1.1. Notion de crédit 1.1.1. Définition de crédit 1.1.2. Principaux types de crédit 1.2. Notion de risque de crédit 1.2.1. Définitions du risque de crédit 1.2.2. Les composantes du risque de crédit 1.3. Le processus d’octroi de crédit Chapitre 2 : La gestion du risque lié au crédit 2.1. Analyse du risque de crédit 2.1.1. L’identification du risque de crédit 2.1.2. Évaluation du risque de crédit 2.1.2.1. Les systèmes experts 2.1.2.2. Le système des scores 2.1.2.3. L’analyse financière 2.1.2.4. Le modèle de KMV 2.1.2.5. L’approche basée sur les statistiques 2.1.3. Les nouvelles approches d’évaluation du risque de crédit 2.1.3.1. Les notations externes 2.1.3.2. Les notations internes 2.1.3.3. Rôle d'une Centrale des risques dans l'évaluation du risque de crédit 2.2. Les mesures préventives du risque de crédit 2.2.1. La prévention individuelle du risque de crédit 2.2.1.1. La prise de garanties 2.2.1.2. Le partage des risques 2.2.1.3. Les clauses contractuelles 2.2.1.4. Les dérivés de crédit 2.2.2. La prévention globale du risque de crédit 2.2.2.1. Division et plafonnement du risque de crédit 2.2.2.2. La titrisation et la défaisance Chapitre 3 : La démarche méthodologique 3.1. Le modèle d’analyse 3.2. Les méthodes de collecte des données théoriques et sommaires 3.2.1. L’entretien 3.2.2. L’observation 3.2.3. L’analyse documentaire DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE Chapitre 4 : Présentation de la BCH 4.1. Historique 4.2. Forme juridique, objet social et activité 4.3. Organisation 4.3.1. Organisation structurelle 4.3.2. Organisation fonctionnelle 4.3.3. Capital social Chapitre 5 : Description de la gestion du risque crédit à la BCH 5.1. La gestion du risque dans l’octroi du crédit de préfinancement immobilier. 5.1.1. Le réseau des agences 5.1.2. La Direction des affaires juridiques 5.1.3. Le cabinet d’expertise 5.1.4. La Direction crédit 5.1.5. La phase de décision 5.2. la gestion du risque dans l’octroi du crédit d’investissement 5.2.1. Le chargé clientèle 5.2.2. La Direction des affaires juridiques 5.2.3. Le cabinet d’expertise 5.2.4. La Direction crédit 5.3. La gestion des risques de crédit à la BCH 5.3.1. L’analyse financière 5.3.2. Le système de notation interne 5.3.3. La prise de garantie 5.3.4. Le suivi de l’utilisation du crédit par le client Chapitre 6 : Présentation, analyse des résultats, et recommandations 6.1. Présentation des résultats 6.1.1. Les résultats au niveau des différentes étapes d’octroi de crédit 6.1.2. Analyse des résultats 6.2. Les recommandations 6.3. Recommandations liées à l’organisation interne 6.4. Recommandations liées aux démarches Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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