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Les dispositifs du contrôle de gestion en matière de pilotage de la performance globale
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Type de document : Article académique
Nombre de pages : 18
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Extraits et sommaire de ce document
La conscience de la non viabilité du système économique libéral ne cesse d’augmenter chaque jour qui passe. Cette prise de conscience est principalement due aux chiffres alarmants qui dénoncent la situation de déclin des ressources naturelles, dont la pérennité n’a jamais été autant menacée. C’est ainsi, qu’apparut le concept de développement durable (DD), comme étant une réponse à la problématique de la rareté des ressources et aux nombreuses défaillances du système économique purement capitaliste.
Avec la publication du rapport Brundtland en 1987, nous retrouvons une des premières définitions du concept. Selon ce rapport, « le développement durable répond aux attentes des générations présentes à satisfaire leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
Il est avant tout un modèle de croissance économique qui cherche à concilier le progrès économique et social avec la préservation de l'environnement, considérant ce dernier comme un patrimoine à transmettre aux générations futures. Par cette définition, le développement durable est une notion macroéconomique à trois dimensions : sociale, économique et environnementale. Toutefois, aucun résultat ne pourra être concrétiser dans ce sens, sans l’implication des principaux consommateurs de ressources humaines et naturelles que sont : les entreprises.
En effet, les entreprises voient souvent leur responsabilité assignée aux inégalités sociales, à la destruction des écosystèmes ou encore aux différentes formes de pollution et de disparition des ressources naturelles. Afin de se détacher de cette image qui les caractérise et de répondre aux pressions institutionnelles et sociétales, les entreprises adoptent le concept de développement durable et le déclinent au sein de leurs stratégies, à travers l’adoption de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE). Elle est donc une sorte de déclinaison des principes macro du DD à un niveau micro, qui est celui des entreprises.
Ceci étant, les implications des stratégies RSE intègrent de nouvelles dimensions à la notion traditionnelle de la performance, il s’agit de la composante environnementale et sociétale. Le champ de la performance de l’entreprise se voyant élargi prend le nom de performance globale ou durable. Toutefois, pour décliner une stratégie spécifique, il est indispensable de mettre en place un système de contrôle adéquat, avec des mécanismes de contrôle propres.
De ce fait, la RSE pose de nouveaux défis pour le contrôle de gestion en termes de dimensions de la performance à piloter. Comme l’ont souligné (Capron et Quairel-Lanoizelée, 2004) « quel que soit le degré d’intégration des objectifs sociétaux dans les stratégies économiques de l’entreprise, la crédibilité externe et l’efficacité passent par la mise en oeuvre d’un système de pilotage de cette évolution stratégique ».
Ainsi, l’objectif de cet article est de proposer une revue synthétique et critique des principaux dispositifs du contrôle de gestion en matière de pilotage d’une performance globale à trois dimensions.
La problématique autour de laquelle s'articulera notre article est la suivante : Comment le contrôle de gestion verrait-il accroître son domaine d’intervention, au-delà du domaine économique et financier en recouvrant de nouvelles complexités sociale et environnementale ?
Ce qui nous amène à poser les questions suivantes : Quels sont les fondements théoriques de l’élargissement de la performance financière vers une performance globale ? Comment peut-on définir cette dernière ? Existe-il des outils de mesure globale de la performance ? Sinon comment approcher cette mesure ? Quels sont les outils dont dispose le contrôle de gestion pour assumer ce rôle ? Comment sont-ils construits et à quelles exigences répondent-ils ? Et quelles peuvent être les difficultés du contrôle de gestion dans ce travail d’intégration de performance globale ?
Cet article pose donc la question de l’existence d’une mesure de la performance globale. Pour y répondre, nous contournerons, dans un premier temps, les fondements théoriques de l’élargissement de la performance, ensuite nous tenterons de cerner la notion de la performance globale. Enfin, nous analyserons les outils actuels d’évaluation de la performance utilisés par les entreprises dans le domaine de la RSE, en mettant en évidence les obstacles qui empêchent la mesure globale de la performance.
[…]
Rappelons que l’objectif de cet article est de proposer une revue de littérature synthétique et critique des principaux dispositifs du contrôle de gestion en matière de pilotage d’une performance à trois dimensions. Dans son ensemble, cet article traite la question de l’existence d’une mesure de la performance globale.
A partir de la revue de littérature, nous retenons que, depuis quelques années, les entreprises sont passées d’une unique représentation financière de la performance à des approches plus élargies, incluant des dimensions sociale et environnementale. D’où son appellation de performance globale.
L’analyse des différents outils de mesure, utilisés par les entreprises pour appréhender leur performance globale, montre que, pour le moment, les dispositifs disponibles (SBSC, TSBSC, TBL, GRI, ISC, SKANDIA) fournissent une vision segmentée et ne permettent donc pas d’intégrer les trois dimensions du développement durable. Ils mesurent ces dimensions de manière séparée pour ensuite les compiler sans tenir compte des interactions existant entre elles.
Dans le meilleur des cas, certains outils (les indicateurs croisés de la GRI) évaluent les interactions entre deux dimensions : économique/sociale ou économique/environnementale. De ce fait, nous pouvons noter que ces instruments de mesure font face à un obstacle : celui de l’intégration des performances sociale, environnementale et économique.
Nous sommes conscients de la difficulté de théoriser et d’opérationnaliser le concept de performance globale, les intérêts contradictoires des parties prenantes, les logiques éloignées des trois dimensions, ainsi que leurs indicateurs hétérogènes, empêchent l’intégration.
Dès lors, la question de la faisabilité de cette intégration est techniquement posée et est, pour l’instant, non résolue ; comme le soulignent (Capron et Quairel, 2006, p.15) « On rencontre des tentatives surtout dans les interfaces économique/social et économique/environnemental, mais pas d’initiatives capables d’intégrer de manière significative les trois domaines ».
Aussi, Lehman et Uzan (2016) suggèrent de diriger la réflexion vers les nouveaux « modes d’intégration des trois dimensions de la performance globale ». Il s’agit là d’un challenge innovant qui s’ouvre pour les chercheurs en sciences de gestion.

1. De la performance financière à la performance globale : Revue de littérature
1.1.Fondements théoriques de l’élargissement de la performance
1.2. Tentative de définition de la performance globale
2. Les outils et les pratiques des entreprises en matière de pilotage de la performance globale
2.1. Outils concernant une dimension de la performance globale
2.1.1. La comptabilité environnementale
2.1.2. La notion de dépenses environnementales
2.1.3. La norme ISO 14000
2.1.4. La norme EMAS
2.1.5. La comptabilité sociale
2.1.6. La norme SA 8000
2.1.7. La norme AA 1000
2.1.8. Le bilan social
2.2. Outils intégrant les trois dimensions de la performance globale
2.2.1. Le guide SD 21000
2.2.2. La norme ISO 26000
2.2.3. La Triple Bottom Line reporting (TBL)
2.2.4. La Global Reporting Initiative (GRI)
2.2.5. Evolutions du Balanced Scorecard (BSC)
2.2.6. Le Navigateur de Skandia
2.2.7. Le tableau de bord de l’intégrité (the integrity scorecard)
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Jumia