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Gestion du risque de crédit et implémentation du référentiel Bâle II à Attijariwafa Bank

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 106
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 58.8 KB
Extraits et sommaire de ce document
Le risque est depuis nombres d’années, l'un des déterminants majeurs de la versatilité des résultats des établissements financiers. Comme tout établissement financier, la banque est exposée à une multitude de risques pouvant être à l’origine de sa défaillance, voire de sa faillite. L’activité fondamentale de la banque est la distribution de crédits. En octroyant ces crédits, la banque anticipe des recettes futures et par conséquent incertaines. Cette notion d’incertitude fait directement appel à la notion de risque. Le crédit et le risque s’avèrent de ce fait indissociables. En effet, tout crédit comporte le risque que ces recettes ne se produisent pas et que son remboursement total ou partiel ne s’effectue pas à l'échéance. De plus, le crédit (le capital) en tant que facteur de production, et moteur de développement économique, constitue une donnée importante pour l’économie d’une nation. Le maintien de l'activité bancaire revêt donc une importance toute particulière, car cela conditionne en grande partie la vie économique d'un pays. Dès lors, une attention particulière est accordée à la maîtrise du risque en général et du risque de crédit en particulier afin de protéger les banques et partant, le système financier. Dans les pays avancés, les autorités ont développé à cet effet, en collaboration avec leurs banques des législations pour organiser en interne des pratiques et des normes en matière de gestion du risque. Plus tard, avec l’avènement de la multinationalisation, un problème d’harmonisation s’est posé. Ces pays ont donc créé dans ce cadre un comité appelé Comité de Bâle chargé d’harmoniser, au plan international, les saines pratiques en matière de gestion du risque. L’objet de cet comité est d’émettre, sous forme d’accord, à l’attention des différents établissements financiers, un référentiel international en matière de gestion des risques ; à charge à chaque pays de la transposer en législation nationale. Ce comité a émis à ce jour trois accords, tournant autour du ratio de solvabilité : Bâle I en 1988 ; Bâle II en 2004 ; et Bâle III en 2010. Le Maroc, preuve de sa maturité financière et de son rôle économique prépondérant dans la sous-région, a entrepris l’implémentation des directives de Bâle sous la houlette de son autorité de régulation, Bank Al Maghrib (BAM). Ceci afin de protéger ce secteur vital. Après l’implémentation réussie du premier accord en 2001, le Maroc est passé, depuis 2006, à l’implémentation de la norme Bâle II ; notamment dans ses approches standard et internes en matière de mesure des risques et de leur couverture par les fonds propres. Le contexte depuis 2010, dans les grandes banques marocaines, est à l’intégration des approches interne en matière de notation avec la circulaire n°8 de BAM. AWB, premier établissement bancaire et financier marocain, a entrepris dans ce cadre, l’implémentation des reformes du comité de Bâle ; en l’occurrence Bâle II. Cette initiative se traduit par différents projets dont les plus significatifs, en matière de gestion du risque de crédit sont l’intégration d’un système de notation interne de ses clients et la constitution d’une base de défaut (base de données recensant les différentes relations en défaut). Stagiaire au sein du pôle Gestion Globale des Risques (GGR) de cette renommée entreprise, il nous a paru judicieux de nous associer à ce projet. Notre travail consiste essentiellement à porter un œil critique sur ce projet. A cet effet, nous allons dans une première partie théorique, chercher à démystifier la notion de risque de crédit et à la remettre dans son cadre règlementaire (international avec les Accords de Bâle et national avec les circulaires et directives de BAM).La deuxième partie est consacrée au cas concret du projet d’implémentation du référentiel Bâle II à Attijariwafabank. En premier lieu, concernant l’intégration d’un système de notation, nous effectuons des simulations de notation interne et faisons ressortir les insuffisances qui y sont liés. Ensuite quant à la constitution de la base défaut, nous soulignons les difficultés liées à la dichotomie entre les normes et les pratiques au sein de la banque. Enfin une étude sera faite sur la répartition des engagements de la banque pour démontrer leur concentration notamment envers les relations non notées et en défaut. Sur chaque point nous apportons nos recommandations à même d’accompagner la banque dans la réalisation de ce projet.
Problématique : Le Groupe Attijariwafa Bank, premier groupe bancaire et financier Marocain, avec plus de 6 millions de clients et plus de 15000 collaborateurs, est une multinationale panafricaine. Preuve de sa solide assise financière, de son capital de savoir-faire diversifié et d’outils d’expertise modernes, le Groupe a réussi à se hisser en leader national incontesté des crédits à l’économie et des crédits à la consommation, des activités de corporate banking et de banque d’investissement, de la gestion d’actifs et des métiers de la bourse, du leasing et de la bancassurance. Le groupe Attijariwafa Bank est ainsi le premier « financeur » de l’économie au Maroc. Avant même la naissance de la structure actuelle du groupe AWB (fusion entre la BCM et WAFABANK), l’ex BCM accordait une attention particulière à la gestion du risque crédit. Depuis 2004, Bank Al Maghrib a commencé à envoyer des lettres circulaires aux différentes banques de la place contenant un ensemble de prérogatives, dérivées de l’Accord de Bâle II et constituant un référentiel de saines pratiques pour une gestion prudentielle du risque de crédit. Ces différentes recommandations ont incité AWB à mettre en oeuvre un système de notation interne qui permet d’évaluer le risque de crédit, d’attribuer des notations internes à toutes les contreparties et de quantifier les estimations de défaut et de perte. Parallèlement, et ceci dans la perspective du passage à l’approche avancée la banque est entrain de déployer une nouvelle base défaut en remplacement de l’ancienne et qui constitue le coeur du métier du service de suivi du risque crédit : Audit Des Engagements (ADE). Mais le projet d’implémentation de Bâle II à AWB n’est pas sans difficultés. Premièrement, le système de notation interne enclenché depuis lors, tarde à aboutir et à couvrir toutes les relations. Ensuite, il existe une dichotomie entre la réglementation bancaire (Bâle II) et les pratique internes actuelles en matière de passage en défaut (constitution de la base défaut). Enfin nous avons constaté durant notre stage une concentration (surexposition) des engagements de la banque entre autres, envers des relations non notées et des relations en défaut. Le crédit en lui-même porte un risque ; la concentration des engagements amplifie ce risque. De plus cette concentration est aussi ressentie envers des relations non notées et des relations en défaut. Comment la banque peut-elle palier à cela ? Nous chercherons ainsi dans notre travail à répondre aux questions suivantes : Comment AWB note-t-il ses relations ? Comment un client passe-t-il en défaut ? Comment se constitue la base de défaut ? Quelles sont les difficultés et les contraintes rencontrées par la banque en matière de notation interne et de constitution de la base défaut ? Comment sont répartis les engagements de la banque ? Et enfin sur chaque difficulté rencontrée que peut faire la banque pour y remédier ?
Conclusion : En conclusion, le risque de crédit est très important pour les banques, les émetteurs d'obligations et les investisseurs. Il est soumis à la fois aux cycles économiques, à la conjoncture du secteur d'activité, au risque-pays et aux événements propres à la vie de l'entreprise. La maîtrise du risque, sa gestion, la spécialisation dans les activités et l'anticipation sont des mots clés sur lesquels les banques doivent agir pour ne pas se heurter à la cessation des activités. Elles doivent disposer des ressources mais aussi stimuler les clients, tout en surveillant leurs solvabilités. Les recommandations du comité de Bâle constituent la référence au niveau international en matière de gestion des risques. L’implémentation du référentiel Bâle II -certes non sans difficultés- à Attijariwafa Bank devrait permettre à la banque de mieux maitriser ses risques en général et le risque de crédit en particulier. Le Groupe est déjà le modèle au plan national avec le meilleur ratio de solvabilité en matière d’exigences en fonds propres. Son ratio de solvabilité– Mc Donough- s’est en effet élevé à près de 12% fin 2012. Ceci étant largement au-dessus du ratio fixée par BAM (10%) et de la moyenne du secteur. La banque a même anticipé les nouvelles exigences du régulateur (relèvement du ratio à 12%) en procédant à une émission d’obligations subordonnées et à une augmentation de capital par conversion optionnelle des dividendes afin de renforcer ses fonds propres complémentaires et partant ratio de solvabilité. Néanmoins, elle devrait accélérer son projet de notation des contreparties, en cherchant surtout à couvrir en priorité les activités qui concentrent un pourcentage élevé d’engagements tels le secteur de l’activité financière et celui de la promotion immobilière. La banque devrait aussi accorder plus d’attention à la concentration de ces risques et oeuvrer à leur diversification par région (être moins dépendante de la région du Grand Casablanca), par secteur (aligner sa politique de crédit par rapport à la contribution au PIB, à la création de valeur), et par marché (baisser la concentration au niveau des GE). Mais une question se pose. Bâle II mérite-t-il vraiment cette stature ? A l’heure où les Etats-Unis, 1ere puissance économique mondiale (même si très fortement talonnées par la Chine), n’ont pas encore formellement implantés le référentiel Bâle II, et que les lacunes de ce référentiel ont été révélées avec la crise financière de 2008, est-il encore aussi pertinent pour la banque d’implémenter ce référentiel ?

Chapitre Préliminaire
Section I : Problématique
Section 2 : Méthodologie de recherche
Partie 1: Cadre Conceptuel du risque de crédit
Chapitre I: Notion de crédits bancaires

Section I : Définition
1-La confiance
2-Le facteur temps
3-Le facteur risque
Section II : Typologie de crédits
1-Les crédits à court terme ou crédit de fonctionnement
2-Les crédits moyen long terme dits crédits d’investissement
Section III : Statistique de l’évolution des crédits bancaires au Maroc
Chapitre 2 : Théorie du risque et risque de crédit
Section I : Définition
Section II : Typologie de risques liés à l’activité bancaire
1-Le risque de crédit
2-Le risque de marché
3-Le risque opérationnel
4-Le risque pays
5-Les autres risques -
Section III : le risque de crédit
1-Evolution du risque de crédit -
2-Les facteurs déterminants du risque de crédit
3-Catégorisation des risques de crédit
Chapitre 3 : Le comité de Bâle : le référentiel Bâle II
Section I : Le Comité de Bâle
Section II : L’accord de Bâle I
1-Le Ratio Cooke :
2-Mise en oeuvre de l’accord
3-Introduction du risque de marché
4-Critiques de Bâle I :
Section III : L’accord de Bâle II
1-Pilier I : exigences de fonds propres
2-Pilier II : procédure de surveillance de la gestion des fonds propres
3-Pilier 3 : discipline de marché
4-Calendrier
5-Critiques du nouveau dispositif
Section III : La réforme Bâle 3
1-Renforcer des fonds propres
2-Améliorer la liquidité des banques
3-Introduire un « coussin contra-cyclique »
4-Modifier le ratio d’effet de levier
5-La réduction du risque systémique
Chapitre 4 : Implémentation de Bâle II au Maroc
Section I : Mise en place du premier pilier
1-Fonds propres des établissements de crédit : la 24/G/2006
2-Coefficient minimum de solvabilité : la 25/G/2006
3-Exigences en fonds propres portant sur les risques de crédit, marché et opérationnels : 26/G/2006
Section II : Mise en place du deuxième pilier
SECTION III Mise en place du troisième pilier
Partie 2 : Projet d’implémentation du référentiel Bâle II à Attijariwafa Bank
Chapitre I : Présentation d’Attijariwafa Bank

Section I : Le groupe Attijariwafa Bank
1-Fiche technique
2-Actionnariat
3-Organigramme
4-Réseau de filiales à l’étranger
Section II : Le pôle Gestion des risques à Attijariwafa Bank
1-La Gestion Globale des Risques (GGR)
2-Rôle des principales entités
3-Politique de gestion du risque de crédit à Attijariwafa Bank
Chapitre2 : Projet d’implémentation de Bâle II à AWB
Section I : pilier I, Mise en place d’un système de notation interne et constitution d’une base défaut
1-Le système de notation interne d’AWB
Section II : Constitution d’une base défaut
Définition du défaut
Enjeux et objectifs de la base défaut
Périmètre et principe du défaut
Section II : Pilier II, La surveillance prudentielle
Section III : Implémentation du Pilier III, La discipline de marché à Attijariwafa Bank
Chapitre 3 : Travaux Pratiques
Section I : Simulation de notation De Meditel
1-Calcul du Score Financier
2-Calcul du Score Qualitatif
3-Calcul du Score Comportementale
4-Calcul du score Système
5-Synthèse sur le calcul de la note
6-Remarques et recommandations sur le système de notation
Section II : Difficultés sur les pratiques actuelles concernant la base défaut
1-Pratiques actuelles et recommandations relatives au Critère n°1
2-Pratiques actuelles et recommandations relatives au Critère n°2
Section III : Etude sur la Concentration des risques d’AWB
1-Concentration par type de marché
2-Concentration par région
3-Concentration par secteur
4-Répartition par rating
BILAN DE STAGE
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