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Gestion du risque de crédit et implémentation du référentiel Bâle II à Attijariwafa Bank
Extraits et sommaire de ce document
Problématique : Le Groupe Attijariwafa Bank, premier groupe bancaire et financier Marocain, avec plus de 6 millions de clients et plus de 15000 collaborateurs, est une multinationale panafricaine. Preuve de sa solide assise financière, de son capital de savoir-faire diversifié et d’outils d’expertise modernes, le Groupe a réussi à se hisser en leader national incontesté des crédits à l’économie et des crédits à la consommation, des activités de corporate banking et de banque d’investissement, de la gestion d’actifs et des métiers de la bourse, du leasing et de la bancassurance. Le groupe Attijariwafa Bank est ainsi le premier « financeur » de l’économie au Maroc. Avant même la naissance de la structure actuelle du groupe AWB (fusion entre la BCM et WAFABANK), l’ex BCM accordait une attention particulière à la gestion du risque crédit. Depuis 2004, Bank Al Maghrib a commencé à envoyer des lettres circulaires aux différentes banques de la place contenant un ensemble de prérogatives, dérivées de l’Accord de Bâle II et constituant un référentiel de saines pratiques pour une gestion prudentielle du risque de crédit. Ces différentes recommandations ont incité AWB à mettre en oeuvre un système de notation interne qui permet d’évaluer le risque de crédit, d’attribuer des notations internes à toutes les contreparties et de quantifier les estimations de défaut et de perte. Parallèlement, et ceci dans la perspective du passage à l’approche avancée la banque est entrain de déployer une nouvelle base défaut en remplacement de l’ancienne et qui constitue le coeur du métier du service de suivi du risque crédit : Audit Des Engagements (ADE). Mais le projet d’implémentation de Bâle II à AWB n’est pas sans difficultés. Premièrement, le système de notation interne enclenché depuis lors, tarde à aboutir et à couvrir toutes les relations. Ensuite, il existe une dichotomie entre la réglementation bancaire (Bâle II) et les pratique internes actuelles en matière de passage en défaut (constitution de la base défaut). Enfin nous avons constaté durant notre stage une concentration (surexposition) des engagements de la banque entre autres, envers des relations non notées et des relations en défaut. Le crédit en lui-même porte un risque ; la concentration des engagements amplifie ce risque. De plus cette concentration est aussi ressentie envers des relations non notées et des relations en défaut. Comment la banque peut-elle palier à cela ? Nous chercherons ainsi dans notre travail à répondre aux questions suivantes : Comment AWB note-t-il ses relations ? Comment un client passe-t-il en défaut ? Comment se constitue la base de défaut ? Quelles sont les difficultés et les contraintes rencontrées par la banque en matière de notation interne et de constitution de la base défaut ? Comment sont répartis les engagements de la banque ? Et enfin sur chaque difficulté rencontrée que peut faire la banque pour y remédier ? Conclusion : En conclusion, le risque de crédit est très important pour les banques, les émetteurs d'obligations et les investisseurs. Il est soumis à la fois aux cycles économiques, à la conjoncture du secteur d'activité, au risque-pays et aux événements propres à la vie de l'entreprise. La maîtrise du risque, sa gestion, la spécialisation dans les activités et l'anticipation sont des mots clés sur lesquels les banques doivent agir pour ne pas se heurter à la cessation des activités. Elles doivent disposer des ressources mais aussi stimuler les clients, tout en surveillant leurs solvabilités. Les recommandations du comité de Bâle constituent la référence au niveau international en matière de gestion des risques. L’implémentation du référentiel Bâle II -certes non sans difficultés- à Attijariwafa Bank devrait permettre à la banque de mieux maitriser ses risques en général et le risque de crédit en particulier. Le Groupe est déjà le modèle au plan national avec le meilleur ratio de solvabilité en matière d’exigences en fonds propres. Son ratio de solvabilité– Mc Donough- s’est en effet élevé à près de 12% fin 2012. Ceci étant largement au-dessus du ratio fixée par BAM (10%) et de la moyenne du secteur. La banque a même anticipé les nouvelles exigences du régulateur (relèvement du ratio à 12%) en procédant à une émission d’obligations subordonnées et à une augmentation de capital par conversion optionnelle des dividendes afin de renforcer ses fonds propres complémentaires et partant ratio de solvabilité. Néanmoins, elle devrait accélérer son projet de notation des contreparties, en cherchant surtout à couvrir en priorité les activités qui concentrent un pourcentage élevé d’engagements tels le secteur de l’activité financière et celui de la promotion immobilière. La banque devrait aussi accorder plus d’attention à la concentration de ces risques et oeuvrer à leur diversification par région (être moins dépendante de la région du Grand Casablanca), par secteur (aligner sa politique de crédit par rapport à la contribution au PIB, à la création de valeur), et par marché (baisser la concentration au niveau des GE). Mais une question se pose. Bâle II mérite-t-il vraiment cette stature ? A l’heure où les Etats-Unis, 1ere puissance économique mondiale (même si très fortement talonnées par la Chine), n’ont pas encore formellement implantés le référentiel Bâle II, et que les lacunes de ce référentiel ont été révélées avec la crise financière de 2008, est-il encore aussi pertinent pour la banque d’implémenter ce référentiel ? Chapitre Préliminaire Section I : Problématique Section 2 : Méthodologie de recherche Partie 1: Cadre Conceptuel du risque de crédit Chapitre I: Notion de crédits bancaires Section I : Définition 1-La confiance 2-Le facteur temps 3-Le facteur risque Section II : Typologie de crédits 1-Les crédits à court terme ou crédit de fonctionnement 2-Les crédits moyen long terme dits crédits d’investissement Section III : Statistique de l’évolution des crédits bancaires au Maroc Chapitre 2 : Théorie du risque et risque de crédit Section I : Définition Section II : Typologie de risques liés à l’activité bancaire 1-Le risque de crédit 2-Le risque de marché 3-Le risque opérationnel 4-Le risque pays 5-Les autres risques - Section III : le risque de crédit 1-Evolution du risque de crédit - 2-Les facteurs déterminants du risque de crédit 3-Catégorisation des risques de crédit Chapitre 3 : Le comité de Bâle : le référentiel Bâle II Section I : Le Comité de Bâle Section II : L’accord de Bâle I 1-Le Ratio Cooke : 2-Mise en oeuvre de l’accord 3-Introduction du risque de marché 4-Critiques de Bâle I : Section III : L’accord de Bâle II 1-Pilier I : exigences de fonds propres 2-Pilier II : procédure de surveillance de la gestion des fonds propres 3-Pilier 3 : discipline de marché 4-Calendrier 5-Critiques du nouveau dispositif Section III : La réforme Bâle 3 1-Renforcer des fonds propres 2-Améliorer la liquidité des banques 3-Introduire un « coussin contra-cyclique » 4-Modifier le ratio d’effet de levier 5-La réduction du risque systémique Chapitre 4 : Implémentation de Bâle II au Maroc Section I : Mise en place du premier pilier 1-Fonds propres des établissements de crédit : la 24/G/2006 2-Coefficient minimum de solvabilité : la 25/G/2006 3-Exigences en fonds propres portant sur les risques de crédit, marché et opérationnels : 26/G/2006 Section II : Mise en place du deuxième pilier SECTION III Mise en place du troisième pilier Partie 2 : Projet d’implémentation du référentiel Bâle II à Attijariwafa Bank Chapitre I : Présentation d’Attijariwafa Bank Section I : Le groupe Attijariwafa Bank 1-Fiche technique 2-Actionnariat 3-Organigramme 4-Réseau de filiales à l’étranger Section II : Le pôle Gestion des risques à Attijariwafa Bank 1-La Gestion Globale des Risques (GGR) 2-Rôle des principales entités 3-Politique de gestion du risque de crédit à Attijariwafa Bank Chapitre2 : Projet d’implémentation de Bâle II à AWB Section I : pilier I, Mise en place d’un système de notation interne et constitution d’une base défaut 1-Le système de notation interne d’AWB Section II : Constitution d’une base défaut Définition du défaut Enjeux et objectifs de la base défaut Périmètre et principe du défaut Section II : Pilier II, La surveillance prudentielle Section III : Implémentation du Pilier III, La discipline de marché à Attijariwafa Bank Chapitre 3 : Travaux Pratiques Section I : Simulation de notation De Meditel 1-Calcul du Score Financier 2-Calcul du Score Qualitatif 3-Calcul du Score Comportementale 4-Calcul du score Système 5-Synthèse sur le calcul de la note 6-Remarques et recommandations sur le système de notation Section II : Difficultés sur les pratiques actuelles concernant la base défaut 1-Pratiques actuelles et recommandations relatives au Critère n°1 2-Pratiques actuelles et recommandations relatives au Critère n°2 Section III : Etude sur la Concentration des risques d’AWB 1-Concentration par type de marché 2-Concentration par région 3-Concentration par secteur 4-Répartition par rating BILAN DE STAGE Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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