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Le choix de la méthode en comptabilité analytique
Extraits et sommaire de ce document
1. La méthode des coûts complets : Elle est facile à mettre en oeuvre et permet de déterminer le CUMP (coût unitaire moyen pondéré) nécessaire à la valorisation des stocks. Toutefois la méthode employée de répartition des charges indirectes peut aboutir à des effets de subventionnement masquant des différences de profitabilité entre produits. Elle consiste à répartir les charges indirectes (la répartition des charges directes ne présentant pas de difficultés) dans des centres de répartition selon des clefs de répartition. Ces clefs, qui sont en fait des rapports, sont fixées plus ou moins arbitrairement par le contrôleur de gestion. Il n'existe, en effet, pas de clefs pouvant être utilisées dans tous les cas. Une clef fréquemment utilisée pour répartir les charges indirectes des ateliers de production est l'heure de main-d'oeuvre directe (HMOD). La fixation de ces clefs est le principal reproche fait à la méthode. En effet, elle suppose que les charges indirectes sont réparties de manière linéaire selon les produits ce qui n'est pas le cas lorsque les produits sont hétérogènes. […] 2. Le direct costing (méthode du coût variable) : La méthode permet de calculer des rentabilités prévisionnelles, notamment en fonction des prévisions de vente. Sa mise en place ne présente pas de difficultés majeures et évite certains problèmes posés par la méthode des coûts complets. Elle consiste à imputer à chaque produit les charges variables correspondantes. On peut ainsi déterminer une marge sur coût variable par produit (chiffre d'affaires moins les charges variables correspondantes). Cette marge sur coût variable reflète la participation de chaque produit à la couverture des charges fixes, évitant ainsi les effets de subventionnement observés lors de la mise en place de la méthode des coûts complets. Cette méthode est surtout utile pour évaluer la contribution de chaque produit ou groupe de produits à la prise en charge des frais indirects (qui sont souvent appelés "frais de structure"). D'autre part, le coût de revient "direct costing" correspond au prix de vente en dessous duquel l'entreprise ne doit jamais descendre même en période de faible activité.La méthode du direct costing évolué (coûts spécifiques) est une variante du direct costing rattachant à chaque produit des charges fixes spécifiques… 3. La méthode ABC (Activity-based costing) : La méthode ABC adopte une vision différente des deux précédentes méthodes. Elle consiste à dire que ce sont les activités qui consomment des ressources et non les centres d'activité. On dit souvent que cette méthode adopte une vision transversale de l'entreprise et non plus hiérarchique. Elle se base sur un organigramme opérationnel. Le principe de la méthode est donc le suivant : les objets de coûts (produits, clients…) consomment des activités qui elles-mêmes consomment des ressources. L'ABC présente l'avantage d'affecter de manière plus précise les coûts aux produits sans procéder à une répartition des coûts indirects à l'aide d'une unité d'oeuvre souvent arbitraire (par exemple les heures machines). Le besoin d'une information plus précise est apparu avec l'évolution des industries modernes : du modèle « fordien » aux modèles actuels, plus complexes et transversaux, la proportion coûts directs/coûts indirects dans le coût d'un produit s'est trouvée inversée. Si au début du XXe siècle les coûts directs représentaient plus de 70% du coût total d'un produit, aujourd'hui, ce sont les coûts indirects qui représentent la majeure partie du coût. En pratique, la première étape pour la mise en place d'une démarche ABC consistera à modéliser les processus de l'entreprise pour en appréhender les circuits. Ces activités peuvent être par exemple: le traitement d'une commande, la gestion des références, ou encore la réception des marchandises. Pour chaque activité, un inducteur (le driver) sera retenu et suivi (par exemple, le nombre de commandes, les quantités de référence). Cet inducteur sera l'unité qui permettra de répartir le coût total de l'activité. […] 4. La méthode UVA (unité de valeur ajoutée) : L'approche de la gestion par la méthode UVA. La méthode UVA va se poser comme objectif premier de calculer le résultat (bénéfice ou perte) de chaque transaction commerciale entre l'entreprise et ses clients. La transaction est considérée comme le processus transversal élémentaire dans l'entreprise parce qu'elle regroupe tout le travail fait par toutes les fonctions depuis l'enregistrement de la commande, en passant par la production des produits, jusqu'à leur livraison et l'encaissement de la facture. […] 5. Adoption de la méthode des sections homogènes : Il existe plusieurs méthodes de comptabilité analytique (dont chacune présente des avantages et des inconvénients) qui peuvent être regroupées en deux grandes familles : - Les méthodes de coût complet : dans lesquelles l'ensemble des charges d'exploitation sont affectées sur les unités d'oeuvre qui caractérisent les produits définitifs de l'activité étudiée (la méthode des sections homogènes, la méthode ABC, la méthode de l'imputation rationnelle des charges fixes) ; - Les méthodes de coût partiel : ces méthodes reposent sur l'affectation d'une partie des charges sur des activités intermédiaires ou définitives. Elles traitent les charges par variabilité faisant la distinction entre charges variables et charges fixes (la méthode de Direct costing et la méthode de Direct costing évolué). Parmi toutes ces méthodes, il faut choisir celle qui répond mieux au besoin de la société en terme d'information utile pour la prise de décision. En ce qui nous concerne et à partir des objectifs arrêtés pour la future comptabilité analytique, il se trouve que nous avons besoin d'une méthode d'analyse des charges qui nous permettra de calculer le coût de revient complet de nos produits ainsi que les différents coûts qui le composent afin de suivre leurs évolutions dans le temps. Aussi la méthode à mettre en place doit être compatible le plus possible avec notre organisation actuelle pour éviter tout bouleversement de structure et par conséquent les coûts afférents à la restructuration. Pour toutes ces raisons, nous avons opté pour la méthode des sections homogènes qui est la plus adaptée à notre sens. En plus, via l'adoption de cette méthode, nous franchirons un pas vers l'instauration d'un système de contrôle de gestion en découpant l’Institut en centres d'analyses. [...] Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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