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L'investissement étranger au Maroc : Mythe ou réalité ?

 
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• Type de document : Compte-rendu
• Nombre de pages : 4
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 133.6 KB
Extraits et sommaire de ce document
Au cours de ces dix dernières années, les investissements directs étrangers au Maroc ont été multipliés par 5, passant de € 5 millions en 1996 à € 2,5 Md. en 2005. Cette hausse s’explique par le lancement de deux chantiers essentiels : l’ouverture de l’économie marocaine et l’amélioration de l’environnement des affaires au Maroc.
Une économie marocaine plus ouverte. L’ouverture de l’économie marocaine est caractérisée par : La signature de plusieurs accords de libre échange, visant à élargir au maximum la coopération avec plusieurs pays et contribuant à la promotion des produits marocains.
Ces accords vont permettre au Maroc de servir un marché total de près d’un milliard de consommateurs (Maroc : 30 M, USA : 300 M, l’Union Européenne 500 M, la Turquie 70M et autres 100M) et de se positionner en tant que plate-forme d’investissement pour les consommateurs nationaux et pour l’exportation ; L’ouverture de plusieurs secteurs stratégiques dans l’optique de réaliser des partenariats intelligents avec des opérateurs étrangers.
L’exemple le plus pertinent demeure celui des phosphates. En effet, l’OCP est devenu un grand groupe international suite aux différents accords internationaux. Un second exemple concerne l’énergie, qui a connu la libéralisation du processus de production et de distribution de manière à pouvoir garantir l’approvisionnement du territoire national et international.
La libéralisation du secteur des télécommunications, quant à elle, a fortement contribué à la hausse des montants d’investissements directs étrangers et ce, suite à l’attribution de la seconde licence GSM au Groupe Méditel, formé d’opérateurs espagnols et portugais.
Un environnement des affaires en amélioration : Pour assurer l’ouverture de l’économie marocaine, il est important d’accompagner l’investisseur dans son quotidien à travers l’amélioration des services de base.
1. La mise en place d’une infrastructure de base
- Programme autoroutier : Les autorités publiques ont initié un projet concernant la réalisation de 1500 km d’autoroute à l’horizon 2010, représentant un coût global de € 1,5 M. La réalisation de ce projet permettrait la baisse des délais de transit d’une semaine à 48 heures.
- Rocade méditerranéenne : La réalisation de la rocade méditerranéenne, reliant Tanger à Saïdia, a coûté la somme de € 5 Md.
- Port Tanger-Med : Le coût global de l’achèvement du port Tanger Med est estimé à € 1 Md. Ce projet va drainer des investissements importants et va concurrencer les ports du pourtour méditerranéen. Il comprend quatre zones franches (industrielle, commerciale, touristique et logistique).
- Création d’un nouveau pôle urbain : Les autorités publiques ont opté pour la création de nouvelles villes telles que Tamesna et Tamensourt et la réalisation de méga projets dans les grandes villes tels l’aménagement de la vallée Bouregreg.
2. La conduite de certains chantiers sectoriels
Plan Azur : Suite à la guerre du Golfe, participant à la crise du tourisme, les autorités publiques ont défini une stratégie permettant l’évolution du secteur. Ainsi, le plan azur a été mis en place visant à accueillir 10 millions de touristes à l’horizon 2010, à créer 80 000 lits et 600 000 emplois et à drainer € 48 Md., avec une croissance annuelle de 8,5%.
Pour répondre à ces objectifs, 3000 hectares ont été réservés pour réaliser plusieurs sites d’accueils. Cependant, le manque au niveau de la formation professionnelle constitue un problème de taille pour mener à bien ce projet.
Plan émergence : Le plan émergence est à caractère exclusivement industriel. Il regroupe les secteurs stratégiques sur lesquels le Maroc peut se positionner.
- Secteur automobile : le Maroc est devenu extrêmement performant au niveau des composants automobiles à travers la création d’une Automotive City au Nord du Maroc, permettant l’installation de plusieurs constructeurs étrangers.
- Aéronautique : Ces dernières années ont vu l’installation de plusieurs groupes étrangers, dans le but de minimiser leurs coûts. Dès lors, l’ensemble de la technopole de Casablanca est dédié à ce secteur, prometteur.
- Electronique de pointe : le Maroc devrait se spécialiser dans les microprocesseurs pour être plus compétitif.
- Agroalimentaire : afin de répondre aux normes phytosanitaires recommandées par les Etats-Unis et aux quotas exigés par l’Union Européenne, le gouvernement marocain a mis à la disposition d’investisseurs locaux et étrangers une première tranche des terres gérées par la SOGETA et la SODEA. La deuxième tranche sera livrée prochainement dans l’optique d’améliorer la qualité de production.
- Les produits de la mer : le Maroc dispose de ressources halieutiques importantes, cependant, la gestion de ces ressources demeure défaillante.
- Textile : le pays devrait se spécialiser dans l’amont du secteur en produisant des petites séries à forte valeur ajoutée.
- Offshoring : ou l’externalisation de certaines activités dans des pays à bas coûts. Le Maroc a connu des avancées remarquables dans ce domaine et notamment avec la mise en place d’un site dédié à l’offshoring, Casashore. Ce centre présente plusieurs avantages.
- Fiscalité : l’application d’un taux de 20% pour l’impôt sur le revenu en faveur des expatriés et des étrangers ;
- Infrastructures d’accueils : l’offre de plateaux et de bureaux à des loyers bas (€ 7/m²) ;
- Services de qualité en matière de communication ;
- Formation : la formation du personnel est financée par la subvention du fonds Hassan II et le fonds de la promotion de l’investissement.
Pour conclure, le montant des investissements directs étrangers a été porté de € 5 millions en 1996 à € 2,5 Md. en 2005 grâce à l’ouverture de l’économie marocaine, à l’amélioration du climat des affaires et à l’investissement dans des secteurs porteurs.
Tout ceci montre que les investissements directs étrangers sont une réalité et non un mythe. Malgré tous ces efforts, certaines inquiétudes s’imposent: (i) l’évolution du taux de chômage, (ii) l’excès de liquidité au niveau des banques, (iii) l’aggravation du déficit de la balance commerciale (iv) l’importance des investissements directs étrangers des grandes firmes au détriment des petites et moyennes entreprises.
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