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Quel positionnement régional pour le Maroc en matière de compétitivité énergétique ?
 
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• Type de document : Etude
• Nombre de pages : 23
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 182.67 KB
Extraits et sommaire de ce document
Le Maroc est affaibli par sa forte dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur, qui représente 96% de sa consommation énergétique en 2012. La volatilité des cours des matières premières, conjuguée aux besoins énergétiques par habitant croissants, exercent de fortes tensions sur la balance commerciale et sur les finances publiques.
La facture énergétique a enregistré un taux de croissance annuel de 18,8% en moyenne depuis 2002, atteignant 107 milliards de dirhams en 2012, tirée par une progression de 5,7% en moyenne par an de la consommation d’énergie portée à 17,8 millions de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep).
Face aux exigences en matière de développement et à l’évolution du contexte énergétique mondial, le Maroc a entamé un processus de diversification du mix-énergétique national en faveur des énergies renouvelables, tout en veillant à disposer d’une énergie compétitive, en termes de coûts, de disponibilité des produits et de leur sécurisation et pérennisation.
Dans ce cadre, le Maroc a lancé en 2009, une stratégie énergétique nationale dont les orientations majeures portent sur la sécurisation de l’approvisionnement énergétique et la généralisation de son accès, la préservation de l’environnement, à travers le recours aux énergies renouvelables et via l’efficacité énergétique, et le renforcement de l’interconnexion et de la coopération régionale.
Cette stratégie a été confortée par le lancement officiel du plan solaire marocain, en novembre 2009 à Ouarzazate, et du programme marocain intégré de l’énergie éolienne en juin 2010 à Tanger, qui devraient permettre de réduire la dépendance énergétique et de préserver l’environnement.
Malgré les avancées apportées par cette nouvelle stratégie, le Maroc devrait consolider davantage ses efforts pour l’amélioration de sa compétitivité énergétique. Le dernier rapport de l’indice de performance de l’architecture énergétique mondiale, établi par le Forum économique Mondial (WEF) en décembre 2013, positionne le Maroc au 79ème rang sur 124 pays, au niveau mondial et en 3ème position dans la région MENA, classé derrière la Turquie (47ème), la Tunisie (60ème) et l’Algérie (66ème), et devant l’Egypte (81ème), la Syrie (108ème) et la Jordanie (115ème).
Le classement du Maroc, selon le Forum économique mondial, interpelle sur la compétitivité et les défis de son système énergétique, nécessitant la prise en compte des préoccupations d’ordre économique, en particulier le coût de l’énergie, en tant que facteur de production, et élément impactant les équilibres macroéconomiques, ainsi que la sécurité d’approvisionnement, compte tenu de sa forte dépendance de l’extérieur.
L’évaluation de cette compétitivité requiert l’analyse de plusieurs aspects notamment le degré d’indépendance en matière énergétique, le mix énergétique, la maîtrise des gaspillages, l’accès de la population à l’électricité, les émissions CO2 par habitant, et surtout l’intensité énergétique et le prix de l’électricité dans l’industrie, éléments clé de la compétitivité du tissu industriel.
Au vu du rôle central exercé par l’énergie dans le développement et la compétitivité économique, cette note se propose de positionner le Maroc parmi un échantillon de pays de la région MENA, présentant des caractéristiques diverses en termes de richesse en ressources naturelles, de taille de l’économie et de diversification énergétique, sur la base de l’analyse de plusieurs indicateurs d’ordre économique et environnemental.
Dans une 1ère partie, l’accent sera mis sur les efforts de diversification en relation avec la dépendance énergétique. Ensuite, ce travail analysera la compétitivité des pays de l’échantillon en matière de tarification et d’efficacité énergétique, pour évaluer, dans une 3ème partie, la performance énergétique sous l’angle de la durabilité environnementale. La 4ème partie présentera les principaux résultats dégagés au niveau mondial tels qu’ils ressortent du dernier rapport du WEF, et examinera la position du Maroc au niveau de certains indicateurs et par rapport à la région MENA. En dernier lieu, ce travail portera sur les apports prévus de la stratégie énergétique nationale ainsi que sur les principales réformes juridiques et institutionnelles mises en place pour l’accompagner.

1- Un bouquet énergétique faiblement diversifié dans la région MENA malgré un coût élevé des importations énergétiques
Le Maroc renforce la contribution des énergies renouvelables, contrairement à plusieurs pays de la région
Un coût élevé des importations énergétiques pour la plupart des pays de la région
2- Des tarifs élevés de l’électricité au Maroc modérés par une consommation énergétique plus efficace
Des tarifs élevés d’électricité, plus avantageux que ceux de l’Espagne et de la Turquie mais peu compétitif en Afrique du Nord
En matière d’intensité énergétique, le Maroc affiche une meilleure performance que les pays de la région et que la moyenne mondiale
Au Maroc, les pertes induites par la distribution de l’électricité représentent 12% de la production totale en 2011, soit la moyenne de l’échantillon
3- Une bonne performance du Maroc pour la durabilité environnementale au sein de la région MENA
Le Maroc est bien classé en durabilité environnementale grâce à son faible niveau de consommation de l’énergie primaire par habitant et par PIB
Mécanismes pour un développement propre (MDP) et accès aux crédits carbone
4- Le Maroc classé 79ème sur 124 pays selon l’indice de performance énergétique mondiale du WEF
La région MENA réalise la moyenne la plus basse en matière de performance énergétique, la sous-région de l’Afrique du Nord étant mieux classée que celle du Moyen-Orient
Le Maroc détient un bon classement dans la région pour le critère de croissance économique, contrairement à son positionnement défavorable dans la sécurité énergétique.
5- Une stratégie énergétique nationale pour réduire la dépendance du Maroc et répondre à une demande croissante
Une énergie rare et chère nécessitant une nouvelle configuration du paysage énergétique
Une stratégie énergétique pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’électricité, reposant sur des scénarios favorisant l’utilisation du charbon propre ou du gaz naturel
Le Maroc a profondément réformé son cadre juridique et institutionnel afin d’assurer la mise en oeuvre de sa nouvelle stratégie
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