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Le contrôleur de gestion : Une profession à dimension relationnelle
Extraits et sommaire de ce document
La littérature conceptuelle s’interroge cependant sur ces dernières par le biais de nombreuses réflexions sur la rénovation des systèmes de contrôle de gestion et sur la transformation de la fonction du contrôleur de gestion (DE MONGOLFIER C. , 1996, BESSON P., BOUQUIN H., 1991, DUPUY Y., 1990, DANZIGER R., 1995). Le profil relationnel de ce dernier peut être légitimé pour au moins quatre raisons : - L’adaptation de l’organisation à un environnement turbulent passe par ses systèmes d’information. Le contrôle de gestion peut ainsi préparer les individus aux changements au travers de scénarios, ce qui nécessite des qualités de communication (ARDOIN, 1994, p. 43). - Pour mieux cerner le fonctionnement complexe des organisations, les systèmes de contrôle de gestion doivent être adaptés aux besoins des utilisateurs (DE LONGEAUX D., 1994, p. 20). Pour ce faire, le contrôleur de gestion doit quitter son bureau et comprendre les besoins des hommes de terrain (LEBAS M, 1995). - Les aspects relationnels du contrôleur de gestion sont importants dans sa mission intégratrice qui consiste à garantir la convergence des buts des différents membres de l’organisation (HALGAND N., 1996, P LEMAITRE P., 1993, LEBAS M., 1995, DANZIGER R., 1995). - Dans les systèmes de contrôle de gestion décentralisés, la communication est nécessaire pour susciter les attitudes et les prises de décision adéquates (VAN DER GHINST, 1995, p. 9). Les travaux empiriques inhérents aux interactions entre le contrôleur de gestion et les autres acteurs du système se focalisent surtout sur cette dernière assertion. Ils portent sur l’étude des différents degrés d’intervention des contrôleurs de gestion dans la prise de décision. Dans la première partie de cette contribution, nous montrons que l’approche contractualiste du contrôle qui néglige l’aide à la décision, occulte par conséquent le profil relationnel du contrôleur de gestion qui est cependant central dans les approches conventionnalistes. Les travaux émanant de ce deuxième courant considèrent notamment que la taille de l’organisation influe sur le degré d’intervention du contrôleur de gestion dans la prise de décision et implicitement sur la nécessité de mettre en œuvre ses aptitudes relationnelles. Dans une deuxième partie, nous présentons les résultats d’une étude des annonces d’offres d’emplois. Celle-ci a pour objet de montrer l’impact de la taille et de l’internationalisation des organisations sur le profil relationnel des contrôleurs de gestion. I. DU CONTRÔLE DE LA COOPERATION A LA COOPERATION DANS LE CONTRÔLE 1.1. Une dimension relationnelle superflue 1.2. La coopération dans l’aide à la décision 1.3. La taille de l’organisation : un déterminant de la dimension relationnelle ? II. UNE ANALYSE DE LA DIMENSION RELATIONNELLE AU TRAVERS DES OFFRES D’EMPLOIS 2.1. Méthodologie 2.2. Activités des contrôleurs de gestion et positionnement des postes 2.3. Vers une logique de déterminant structurel 2.3.1. L’importance du profil relationnel dans les PME nationales 2.3.2. L’augmentation de la taille des organisations : des évolutions contrastées 2.3.3. L’internationalisation des organisations : l’influence des systèmes de reporting Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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