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La pratique de l’audit au sein des établissements et entreprises publiques au Maroc
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 88
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 59.61 KB
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Extraits et sommaire de ce document
La pratique d’audit a connu une évolution assez remarquable dans le monde depuis la crise financière asiatique de1987. Crise qui a engendré une perte de plus de trois cent (300) milliards de dollars en espace d’un mois et demi. Ce processus d’évolution a été accéléré avec la publication en 2002 aux États-Unis de la fameuse Sarbannes Oxley Act (loi Sarbannes Oxley) après la faillite frauduleuse et spectaculaire de la société d’Enron en décembre 2001. Dès lors il y a eu une renaissance de la fonction d’audit dépassant le seul cadre comptable jusqu’à lors privilégié pour s’ouvrir sur d’autres champs et en insistant sur l’indépendance de l’auditeur, le gouvernement d’entreprise (corporate governance), l’évaluation du contrôle interne (internal contrôl assessment). L’audit devient alors une discipline transversale au centre des préoccupations des managers. Cette renaissance a été capitale pour la pratique de l’audit du fait même que la certification des comptes (jusqu’alors privilégiée) est nécessaire mais non suffisante parce qu’elle n’empêche pas les grands groupes de s’écrouler. En plus aujourd’hui les entreprises qui ont la confiance du système financier, obtiennent facilement les lignes de crédits et par conséquent d’une certaine manière une baisse du coût. Donc la transparence devient un facteur essentiel pour les entreprises soucieuses d’avoir la confiance du système financier et l’audit y est pour grande chose. La mondialisation et son corollaire la communication ont aussi joué considérablement sur le développement, la diffusion et le transfert des connaissances, méthodes et techniques en matière d’audit à travers le monde. Ainsi il fut créé un institut international des l’Auditeurs connu sous le nom de l’IIA (Institute of Internal Auditors), qui se charge de la diffusion, du respect des normes professionnelles pour la pratique de l’Audit interne et l’octroi du cachet de l’auditeur et qui comprend 122.000 membres à travers le monde. L’IIA est le moteur de la recherche au niveau de la profession, il est également le promoteur du Code d’éthique et des normes pour la pratique de la profession et ce depuis 1941. Ce qui fait que l’Audit est une activité fortement réglementée. Dans de nombreux pays des associations nationales des auditeurs sont créées. Il en existe en France sous l’appellation de l’IFACI (Institut Français de l’Audit Interne et du Contrôles Interne), au Maroc c’est l’Association Marocaine de l’Audit et du Contrôle Interne (AMACI). À côté on a assisté parallèlement à la création des associations transnationales comme par exemple The European Confederation of Institutes of Internal Auditing (ECIIA) qui est la fédération des instituts des pays européens (31 instituts) et joue un rôle important dans la promotion de l’audit interne auprès de la Commission de l’Union Européenne et l’Union Francophone de l’Audit Interne (UFAI) qui développe la pratique professionnelle de l’audit interne dans l’ensemble des pays du monde, partiellement ou totalement, d’expression francophone (actuellement 26 instituts). Actuellement au Maroc l’audit occupe de plus en plus une place de choix dans bon nombre d’organisations. On a assisté ces dernières années à la multiplication des cabinets privés d’audit mais aussi la création des comités d’audit dans certaines grandes structures aussi bien privées que publiques. Par ailleurs depuis un certain temps beaucoup d’établissements de formations proposent une panoplie d’offre de formations en Audit. Ces facteurs ont concouru directement en partie au développement de la pratique d’audit au Maroc. La ruée vers l’audit que l’on connait actuellement s’explique par le développement de la pratique de l’audit en tant que formation de plus en plus demandée sur le marché du travail mais et surtout en tant qu’activité professionnelle exercée au sein des entreprises, administrations et établissements publics. Ainsi beaucoup d’entreprises font de plus en plus recours aux missions d’audit interne ou externe qu’elles soient des entreprises privées ou publiques. Les administrations publiques ont aussi recours à ces missions d’audit surtout interne. Les entreprises dans lesquelles l’audit est pratiqué prennent deux types de missions : Des missions d’audit interne : faites par les comités d’Audit au sein des entreprises ou des administrations dans lesquelles ces missions d’audit sont menées. Pour les administrations publiques actuellement on parle surtout pour la plupart de ces administrations des « directions d’audit et d’inspection ». Pour éviter toute confusion, signalons que l’audit n’a rien avoir avec l’inspection mais étant donné l’état embryonnaire de la pratique d’audit au sein des administrations publiques beaucoup des ces dernières ont jugé nécessaire d’appeler pour l’instant leur direction en charge d’audit « directions d’audit et d’inspection » bien que les missions d’audit différent considérablement des missions d’inspection. Des missions d’audit externe : faites par les cabinets d’audit privés. Ces missions d’audit externe sont commanditées par les actionnaires et ou le top management des entreprises qui ont recours à ces missions d’audit externe. Au Maroc ce développement fulgurant de la pratique d’audit au sein des organisations s’explique donc aussi bien par des considérations d’ordre interne qu’externe. Mais il faut tout de suite souligner que même si les entreprises privées connaissent une certaine avancée en la matière, il n’est pas moins dans les administrations, entreprises et établissements publics bien qu’il n’existe pas au jour d’aujourd’hui un texte (en cours d’élaboration) qui régit la fonction dans le public (administration publique) comme c’est le cas de l’inspection par exemple. Néanmoins les établissements et entreprises publics ont connu une avancée notoire dans la pratique d’audit du moins ces dernières années. La plupart de ces établissements font de plus en plus recours à des techniques de gestion moderne pour améliorer leur système de management. Ces techniques au rang desquels on trouve l’audit, ont fait leurs preuves aussi bien dans le privé que dans le public (surtout établissements et entreprises publics). Naturellement quand on évoque ces établissements et entreprises publics au Maroc, on pense à l’incontournable Groupe Caisse de Dépôts et de Gestion (CDG). La CDG est un grand établissement public c'est-à-dire doté de la personnalité morale distincte de l’État et ayant une autonomie financière et de gestion, qui détient beaucoup de participations dans plusieurs autres entreprises ce qui fait qu’elle est connue sous le pseudonyme « Holding de l’État ». Dès lors on comprend que ses activités ne sont pas exonérées des risques comme les entreprises de son genre d’ailleurs il n’existe pas de « risque zéro » et aussitôt la pratique d’audit trouve sa justification dans ladite organisation. La CDG a aussi très souvent recours à l’audit à travers des missions externes faites par des cabinets privés mais aussi par des missions d’audit interne qui sont réalisées par la Direction d’audit (de la Direction de l’Inspection Générale & Audit) de la CDG elle-même. Ainsi on a préféré choisi ce mastodonte de l’économie marocaine pour illustrer et étoffer ce mémoire de fin d’études. Donc l’objectif central de ce mémoire est de mettre en exergue la pratique d’audit à travers une élucidation des concepts clefs (1ère partie), au sein des établissements et entreprises publics (EEP) au Maroc d’une manière générale (2ième partie) en illustrant par le cas spécifique de la Caisse de Dépôts et de Gestion (3ième partie).
PREMIERE PARTIE : CONCEPTS CLES I. GENERALITE SUR LA NOTION D’AUDIT A. ASPECTS HISTORIQUES DE L’AUDIT B. DÉFINITION DE L’AUDIT ET RÔLE DE L’AUDITEUR C. QUALITÉS PERSONNELLES POUR LA PRATIQUE DE L’AUDIT D. LES NORMES D’AUDIT II. GENERALITES SUR LES ENTREPRISES ET ETABLISSEMENTS PUBLICS (EEP) A. CADRE JURIDIQUE DES ENTREPRISES ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS B. RESTRUCTURATIONS DES ÉTABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS C. LA GOUVERNANCE DES ÉTABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS DEUXIEME PARTIE : LA PRATIQUE D’AUDIT AU SEIN DES EEP, UNE REALITE I. LA PRATIQUE D’AUDIT AU SEIN DES EEP POUR DES RAISONS LEGALES II. LES TEXTES FAVORISANT LA PRATIQUE D’AUDIT DANS LES EEP III. LA PRATIQUE D’AUDIT AU SEIN DES EEP POUR DES RAISONS MANAGERIALES A. LA PRATIQUE D’AUDIT AU SEIN DES EEP POUR LES RESTRUCTURATIONS B. LA PRATIQUE D’AUDIT AU SEIN DES EEP POUR LA GOUVERNANCE C. LA RÉALITÉ DE LA PRATIQUE D’AUDIT DANS LES EEP TROISIÈME PARTIE : CAS DE LA CDG PRESENTATION DU GROUPE CDG I. HISTORIQUE II. LES MISSIONS DE LA CDG III. LES VALEURS DU GROUPE CDG IV. L’ORGANISATION DE LA CDG A. UNE ORGANISATION BIPARTITE AGILE B. ORGANIGRAMME C. LA CDG EN CHIFFRES CLÉS LA PRATIQUE D’AUDIT AU SEIN DE LA CAISSE DE DÉPÔTS ET DE GESTION I. LA PLACE DE L’AUDIT AU SEIN DE LA CDG II. LA PRATIQUE D’AUDIT AU SEIN DE LA CDG A. LA PRATIQUE D’AUDIT INTERNE B. LA PRATIQUE D’AUDIT EXTERNE
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