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Enjeux de l'intégration maghrébine : Le coût du non Maghreb
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Type de document : Rapport
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Extraits et sommaire de ce document
L’exploration par la Direction de la Politique Economique Générale (DPEG) des potentialités existantes entre le Maroc et ses partenaires maghrébins s’inscrit dans l’objectif global de diversification des marchés à l’export et de la réduction de la dépendance commerciale vis-à-vis de l’Union Européenne.
En effet, compte tenu des défis occasionnés par les échéances charnières auxquelles les économies maghrébines devraient faire face (démantèlement tarifaire, élargissement de l’Union Européenne à l’Est, libéralisation du secteur textile à l’échelle mondiale, forte vulnérabilité aux chocs de demande externe), le coût du non-Maghreb peut s’avérer insoutenable pour les économies de la région. Ainsi, de par son rôle de moteur de croissance et d’intensification des échanges commerciaux entre pays de la région, l’intégration maghrébine pourrait constituer un facteur d’appui pour une insertion plus efficiente de la région à l’économie mondiale.
La présente étude a révélé que :
• Les échanges intra-maghrébins ne sont pas suffisamment développés et demeurent encore marginaux.
• Les échanges commerciaux entre les pays maghrébins sont essentiellement unilatéraux. Cette situation laisse penser que les économies maghrébines pourraient multiplier leurs échanges directs qui sont, en partie, complémentaires. En particulier, l’Algérie représente un marché pour l’agriculture et les filières agro-alimentaire et manufacturière du Maroc et de la Tunisie
• Le potentiel des échanges intra-maghrébins semble être partiellement freiné par le niveau insuffisant de développement de la zone et par le caractère similaire de certains pays maghrébins, en l’occurrence le Maroc et la Tunisie. Cette situation est le résultat de l’orientation privilégiée des échanges du Maroc et de la Tunisie vers l’Union Européenne qui a généré une similitude des structures productives dans ces deux pays.
Mais, d’autres obstacles, en plus de la faible adéquation des structures exportatrices à la demande intra-régionale et de la priorité accordée à la stratégie Nord-Sud, freinent le processus d’intégration régionale. Il s’agit en particulier du manque de convergence des politiques économiques, de l’inadéquation des infrastructures de transport aux impératifs de l’intégration maghrébine et du caractère incomplet du cadre institutionnel.
Cette étude a montré également que l’approfondissement de l’intégration maghrébine, serait de nature à dynamiser la croissance économique, à susciter une nouvelle dynamique des échanges et à accroître l’attractivité de la région pour les investissements directs étrangers, moyennant la levée des obstacles précédemment énumérés :
• La progression soutenue des échanges intra-maghrébins à partir de 1998 semble indiquer qu’un potentiel de développement du commerce régional existe, comme en témoigne la référence à l’indicateur d’intensité bilatérale. Son relèvement à un niveau comparable à celui observé dans certains regroupements des pays du Sud, notamment le MERCOSUR et l’APEC, fait ressortir un gain d’échanges estimé, toute chose égale par ailleurs, à presque 800 millions de dollars par an, hors hydrocarbures, et à 1,6 milliard de dollars si on prend en compte les importations de produits énergétiques en provenance de l’Algérie.
• Si les pays maghrébins pouvaient améliorer leur attractivité pour recevoir autant d’IDE que les pays émergents en pourcentage de la FBCF, le potentiel d’augmentation des flux d’investissements étrangers à destination du Maghreb serait, toute chose égale par ailleurs, de 3 milliards de dollars par an.
[…]
De plus, l’approfondissement de l’intégration maghrébine favoriserait l’apparition de nouvelles formes de spécialisation intra-régionale susceptibles d’induire une allocation optimale des facteurs de production et de conforter l’insertion du Maghreb dans le commerce mondial d’une manière qui lui permet de tirer pleinement profit des bienfaits de la mondialisation, tout en favorisant la différenciation des échanges intra-régionaux et la mise en oeuvre de processus à rendements croissants et à économie d’échelle.
Toutefois, la concrétisation de ce projet d’envergure nécessite de la part des pays membres de l’UMA une volonté de coopération plus prononcée et un engagement ferme dans la voie de la modernisation et la libéralisation économique et financière.
Pour ce faire, certaines conditions préalables devraient être satisfaites. Il s’agit en particulier de :
• Parachever l’assainissement macro-économique et mettre en place un cadre juridique et des procédures favorables au développement des affaires.
• Favoriser le développement des infrastructures de transport et l’orienter vers les besoins de l’intégration maghrébine.
• Mettre en cohérence les législations, les règles et les disciplines (concurrence, investissement, règles d’origine, principes comptables, propriété intellectuelle, régimes douaniers). Le renforcement de la coopération économique dans ces domaines offrirait des opportunités nouvelles à l’investissement domestique dans les secteurs des biens échangeables et des services.
• Convenir de nouvelles régulations sociales, en particulier au niveau du marché du travail, et accroître la mobilité des professions spécialisées.
• Coordonner leurs dynamiques de réformes structurelles et harmoniser la réglementation des services, comme les télécommunications, afin de limiter la fragmentation du marché.
• S’adapter à la société de l’information et de la communication à travers la maximisation des flux de savoir entre les acteurs économiques, le renforcement de la transparence des marchés et l’amélioration du niveau de formation et d’éducation dans un sens visant à développer les compétences dans toutes les couches de la population.
Les perspectives de commerce intra-maghrébin pourraient être améliorées dès lors que : serait menée une action en faveur de la baisse des coûts de transactions qui limitent le développement des échanges (développement des réseaux de transports et des services liés au commerce international, harmonisation et transparence des contrôles qualité,…) ; seraient mises en place des mesures d’accompagnement au profit des PME/PMI en vue de renforcer leurs capacités commerciales ; seraient mises en oeuvre des instruments de financement et de couverture des risques de paiement spécifiques aux marchés concernés.
[…]
Dans cette perspective, et compte tenu des interdépendances existants entre le partenariat euro-méditerranéen et le système de coopération Sud-Sud, l’Union Européenne pourrait contribuer à l’émergence de solidarités maghrébines concrètes en soutenant le dialogue institutionnel et en mettant en place des mécanismes financiers susceptibles de soutenir le développement des échanges entre les pays maghrébins (soutien spécifiques des mécanismes de promotion des exportations intra-zone). De plus, la création de banques régionales spécialisées en matière de financement des projets d’investissement constituerait à cet effet un pilier essentiel de l’intégration économique maghrébine.
Enfin, il convient aussi que les projets associant l’Europe et le Maroc, l’Algérie et la Tunisie aient un contenu régional prononcé, notamment dans l’aide à la constitution d’un espace maghrébin intégré.

1. Impératifs de l’intégration des économies maghrébines
1.1. La crédibilisation du partenariat avec l’Union Européenne
1.2. Le renforcement de l’attractivité régionale
1.3. L’atténuation des effets de l’élargissement de l’Union Européenne
2. Le cadre réglementaire de la coopération économique et commerciale maghrébine
2.1. La création de l’Union du Maghreb Arabe
2.2. Les accords commerciaux et tarifaires
3. Situation économique d’ensemble des pays maghrébins
3.1. Un cadre macro-économique relativement assaini
3.2. Un problème de croissance potentielle
3.3. Une attractivité encore insuffisante pour les IDE
3.3.1 Evolution des IDE vers les pays du Maghreb
3.3.2 Facteurs limitant l’attractivité des pays du Maghreb pour les IDE
4. Les échanges intra-maghrébins
4.1. Un état des lieux
4.2. Evolution de la demande étrangère et performance à l’exportation
5. Les raisons de la faiblesse du commerce intra-régional
5.1. le caractère similaire des économies maghrébines
5.2. Une faible complémentarité structurelle
6. Les obstacles à la réalisation de l’intégration maghrébine
6.1. Le défaut de convergence des politiques économiques
6.2. Les politiques commerciales
6.3. La faiblesse des infrastructures de transport
6.4. Un cadre institutionnel incomplet
6.5. Le manque d’information sur le régime préférentiel
7. Le Coût du non-Maghreb
7.1. Potentiel d’échange
7.2. Potentiel d’IDE
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Jumia