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L'actionnariat salarié dans les entreprises familiales : Un outil de création de valeur ?

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 29
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 93.53 KB
Extraits et sommaire de ce document
L’actionnariat salarié1, même s'il concerne aujourd'hui près du tiers des entreprises françaises cotées2, reste pourtant un objet d'étude peu fréquent. Cependant, une enquête réalisée auprès de quelque deux cents analystes financiers européens confirme non seulement le vif intérêt dont ils témoignent pour le sujet, mais également leur volonté d'être mieux informés en la matière.
Récemment l'adoption, en France, d'une nouvelle loi ayant trait à l'épargne salariale (loi Fabius du 20 février 2001), est venue nourrir nombre de débats au sein de la classe politique. Nonobstant, on observe que la question de l’actionnariat salarié n'a jamais été abordée sous l'angle de la structure de propriété des entreprises.
Cet aspect mérite néanmoins une attention toute particulière pour quiconque souhaite mieux comprendre les effets éventuels de l'actionnariat salarié sur la création de valeur actionnariale. A ce sujet, de récentes études, prenant pour référence l'indice SBF250, sont particulièrement incitatives.
Non seulement, elles ont pu mettre en évidence la surperformance boursière des entreprises "familiales"4 (indice des sociétés familiales d'Oddo & Cie, lancé en 1996), mais également, la surperformance boursière des entreprises dotées d'un "actionnariat salarié significatif" (indice de l'actionnariat salarié de la Fédération des Associations d'Actionnaires Salariés, adopté en 1999). Dès lors, comment ne point légitimement s’interroger sur le niveau de surperformance enregistré par les entreprises familiales lorsque de surcroît celles-ci sont dotées d'un actionnariat salarié ?
Les travaux de Desbrières (1997b p. 417), ainsi que ceux d'Arcimoles et Brillet (2000), montrent en effet que les relations entre la présence d’un actionnariat salarié et la performance économique, bien que positives, restent dans l'ensemble encore incertaines. Plus tranchés, les résultats empiriques des recherches académiques menées en France par Charreaux (1991 p. 547) ou Allouche et Amann (1997) à propos du lien existant entre propriété et performance confirment la performance supérieure des entreprises familiales.
Le présent article est essentiellement consacré à l'approfondissement de ces résultats émergents de la recherche en gestion. Il s'agira de tester empiriquement les éventuels apports de l'actionnariat salarié en termes de création de valeur actionnariale, notamment au sein des entreprises familiales.
Dans cette perspective, une revue de la littérature de gestion permettra d’énoncer des hypothèses relatives aux effets présumés de l'actionnariat salarié sur la création de valeur actionnariale au sein des entreprises familiales. Ces hypothèses seront ensuite testées, à partir d'un échantillon d'entreprises françaises appartenant à l'indice SBF250.
[…]
Le but premier de la présente recherche était d'infirmer ou de confirmer l'effet imputable à l'actionnariat salarié quant à la création de valeur au sein des entreprises familiales. A ce titre, l'étude conclut à l'absence de relations significatives, entre l'actionnariat salarié et la performance dans ce type de firmes.
Subsidiairement, il apparaît que les entreprises familiales recourent moins fréquemment à la formule de l'actionnariat salarié tout en affichant pourtant une surperformance. En outre, lorsque l'actionnariat salarié est présent dans les entreprises familiales, il peut être instrumentalisé par les dirigeants à des fins d'enracinement.
Nonobstant l'intérêt de tels résultats, le thème de l'actionnariat salarié peut offrir nombre d'axes de recherches complémentaires. Il pourrait s'agir, par exemple, de l'étude approfondie de la création de valeur partenariale. De plus, l'approfondissement des interactions existantes entre l'actionnariat salarié, la confiance, l'enracinement et la performance financière et sociale constituerait un apport utile et substantiel.

1. Relations entre actionnariat salarié et création de valeur actionnariale, dans le cadre des entreprises familiales françaises
1.1. Les effets positifs, mais incertains, de l'actionnariat salarié sur la création de valeur actionnariale
1.2. La plus grande création de valeur des entreprises familiales
1.3. Le comportement méconnu des dirigeants d’entreprises familiales en matière d'actionnariat salarié
2. Recherche empirique sur les entreprises du SBF250
2.1. Données empiriques et méthodologie
2.2. Résultats de la recherche
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