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L’externalisation des systèmes d’information par les entreprises : La perspective de la théorie des coûts de transactions
Extraits et sommaire de ce document
Ainsi l'entreprise quelque soit sa taille, n'est plus en mesure de tout faire en interne et elle va ainsi se concentrer sur ses métiers de base, et faire appel de plus en plus a des partenaires externes pour les autres activités considérées non stratégiques. En conséquence, les frontières de l'entreprise sont remises en question et on est actuellement obligé d’omettre le contexte de l’entreprise écartée ou isolée et parler de l’entreprise en réseau ou l’entreprise de multiples relations externes. Ce nouveau contexte a engendré l’émergence dans l’autre coté un type d’entreprises sous l’appellation : ‘l’entreprise prestataire ou fournisseur’ qui se spécialise principalement dans des activités dont le but primordial est la prise en charge d’une activité confiée par une autre entreprise quelque soit le secteur d’activité ou le type de ces entreprises. L’objectif ici est la collaboration entre les entreprises avec des intérêts préalablement déterminés par les deux parties de la relation. A ce niveau, l’entreprise a la possibilité de laisser la charge de quelques activités qui ne représentent pas son coeur de métier à une tierce partie qui les prend en charge. On distingue ici ce que la théorie des couts de transaction appelle la forme hybride ou intermédiaire qui ne relève ni du marché ni de l’entreprise. En termes de cette théorie, la décision de recourir à ces nouvelles formes de relations interentreprises peut être pensée comme le passage d'une structure d'intégration verticale à une autre structure de gouvernance visant la réduction des couts. C’est donc le bilan coûts internes / coûts externes qui joue un rôle fondamental dans cette décision. Ces nouvelles formes de gouvernance représentent la forme la plus déployée actuellement, citant par exemple : la franchise, le partenariat, les alliances, la sous-traitance et l’externalisation…, etc. Mais reste à souligner que même si ces phénomènes peuvent paraître novateurs, mais le principe qui est a leur base à été formulé par Adam Smith à la fin du XVIIIe siècle: la division du travail. En se focalisant sur les relations d’externalisation, l’entreprise dite externalisatrice ou cliente par rapport à son prestataire, externalise une ou plus de ces activités pour des raisons qui différent d’une entreprise à une autre. On met l’accent dans ce travail sur la recherche de réduire l’ensemble des couts de productions et de transactions d’une activité à externaliser comme la principale raison qui pousse l’entreprise à choisir d’externaliser une activité. A noter que cet objectif ne peut jamais être atteint sauf si l’entreprise prend en considération les principes de la théorie des couts de transactions. Les systèmes d’information de leur part et qui ne représentent pas l’activité principale pour certaines entreprises bien sure et non pas pour toutes, participent uniquement à supporter les activités de base qui créent de la valeur. Cela veut dire que cette fonction peut être externalisée à un prestataire qui prend l’appellation du ‘prestataire d’infogérance’. L’exemple le plus cité et qui représente le vrai déclenchement de l’externalisation des systèmes d’information dans les recherches académiques est celui du slogan publicitaire de la société de prestation informatique américaine Martin Marietta Information Systems Group qu’avait fait passer l’annonce suivante dans la revue américaine Computerworld en 1991: « Vous ne possédez pas de centrale électrique pour répondre à vos besoin en matière d’électricité. Pourquoi posséder des équipements informatiques pour répondre à vos besoins en matière informatique » (cité par Quélin, 1997)1. Une entreprise ne recoure en effet aux systèmes d’information pour en retirer un avantage stratégique par rapport à ses concurrents tout comme elle ne peut le faire avec l’électricité, le téléphone ou autres infrastructures. Les entreprises doivent donc être plus sélectives et diminuer leurs dépenses relatives aux systèmes d’information, réduire les risques en se préparant aux pannes informatiques et aux problèmes de sécurité et éviter de déployer inutilement de nouvelles technologies du seul fait de leur caractère nouveau. L’externalisation en matière des systèmes d’information informatisé ou externalisation informatique ou même l’externalisation des technologies d’information et de communication représente, aujourd’hui, une large part des services externalisés qui représente aujourd’hui un phénomène qui semble devoir continuer à se développer au cours des prochaines années. En ce qui concerne le cadre théorique le plus utilisé dans le management des systèmes d’information pour analyser la question : externaliser ou ne pas externaliser et celui au quel les chercheurs se réfèrent le plus souvent, revient principalement à la théorie des couts de transaction. L’argument de la réduction des couts est toujours le premier évoqué tant pour les prestataires que par les entreprises clientes pour expliquer la décision d’externalisation (des économies de 10 à 50% sur les budgets de systèmes d’information sont souvent cités en exemple). Lorsque l'on cherche à utiliser la théorie des coûts de transaction, il ne faut jamais oublier deux choses. La première est que son objet concerne les transactions. C'est donc l'unité d'analyse à laquelle il faut toujours se référer. La deuxième est que l'on recherche le mode de gouvernance qui permet de réduire les coûts de transaction pour une fonction donnée. Les trois modes de gouvernance sont : le marché, le contrat ou forme hybride, et la hiérarchie (synonyme de la firme ou de l'entreprise). Williamson (1993) a introduit un quatrième mode de gouvernance qui est: le ‘bureau privé’ ou ‘public’ chargé d'une tâche de réglementation. Pour simplifier, nous ne traiterons que les trois premiers modes de gouvernance. Le principe de cette théorie est qu’elle traite le recours à l’externalisation des systèmes d’information en cherchant en premier lieu la réduction des couts, cela veut dire que l’activité externalisée coute en principe selon cette théorie moins cher que cette même activité mais internalisée bien sure uniquement dans certains cas que nous viendrons de les étudier ultérieurement. Reste à comprendre que si une entreprise qui n’externalise pas, est ce qu’on peut dire que l’activité externalisée coute plus cher que la solution interne. Autrement dit pourquoi une même activité d’un système d’information est externalisée par certaines entreprises et n’est pas externalisée par les autres si l’externalisation contribue à une réduction des couts, est ce que toutes les entreprises cherche par l’externalisation des SI à réduire les couts de cette fonction, pourquoi la décision d’externaliser ou de ne pas externaliser une même activité n’est pas prise par toutes les entreprises en vue d’atteindre une réduction des couts. Toutes ces interrogations nous amènent à poser la problématique suivante : Est-ce que la théorie des couts de transactions représente toujours un cadre explicatif de l’externalisation des systèmes d’information? Autrement dit, est ce que la TCT peut justifier le cas d’une entreprise qui externalise les SI ainsi que celle qui n’externalise pas, est ce que le choix entre externaliser ou ne pas externaliser est toujours basé sur les principes de la TCT. Pour répondre à cette grande question, on va mettre deux principales hypothèses, ces hypothèses que nous les traiterons dans ce travail permettent chacune d’elles de proposer une réponse à cette problématique en acceptant une par le refus de l’autre à la fin de ce travail à savoir : H1 : La théorie des couts de transactions représente toujours un cadre explicatif de l’externalisation des systèmes d’information? H2 : La théorie des couts de transactions ne représente pas toujours un cadre explicatif de l’externalisation des systèmes d’information? Ces hypothèses seront profondément expliquées ultérieurement dans ce travail. Néanmoins la validation de ces hypothèses ne peut être faite sans trouver des réponses à chacune de ces questions : Que signifie l’externalisation ? Que signifie le système d’information ? Que signifie par conséquent l’externalisation des systèmes d’information ? Et en fin comment la théorie des couts de transaction traite elle la décision d’externalisation des systèmes d’information ? Structuration de la recherche : Pour répondre à ces questions, on va décomposer ce présent travail en trois chapitres successifs pour traiter les concepts précédemment cités. Ces chapitres seront suivis par une étude pratique à la fin pour trouver une réponse à la problématique posée. Tout d’abord, le premier chapitre qui représente le point de départ de ce travail proposera une caractérisation du concept de l’externalisation dans la première section, ainsi la deuxième section comportera les principaux sujets relatifs aux systèmes d’information de l’entreprise, ce chapitre introductif permettra de passer avec ces connaissances de bases au deuxième chapitre. Le deuxième chapitre d’une part comprendra tous ce qui est en relation avec l’externalisation des systèmes d’information pour arriver enfin à éclairer théoriquement cette décision. A ce niveau, on va rappeler quelques principales théories utilisées pour traiter la problématique d’externaliser/internaliser une fonction, cela nous permettra de choisir la théorie des couts de transaction parmi les autres qu’elle sera traitée dans le chapitre qui suit. Cependant, le troisième chapitre sera consacré à la théorie des couts de transactions dans la première section en passant à la deuxième qui exposera comment cette théorie traite l’externalisation des systèmes d’information et quand est ce que par l’externalisation des SI l’entreprise réduit les couts d’une fonction de système d’information donnée selon toujours cette théorie. En ce qui concerne la validation des hypothèses, le cas pratique dans le quatrième et le dernier chapitre qui prend quelques entreprises qui se situent dans la Willaya de Tlemcen comme un exemple de recherche, en adoptant une enquête par un questionnaire cela nous permettra de tester ces hypothèses pour valider une et refuser l’autre pour trouver en suite une réponse précise à notre problématique. D’une autre part, ce questionnaire qui devra être rempli par un directeur général ou par un responsable de la fonction systèmes d’information nous permettra d’évaluer nos entreprises et même de les proposer des nouvelles idées pouvant être utilisées dans leurs pratiques quotidiennes. La conclusion générale reprendra les principaux résultats obtenus au cours de ces quatre chapitres et tentera de dégager les apports de la recherche, avant de considérer ses limites ainsi que ses prolongements ultérieurs possibles. Il est à noter que durant ce travail, on va utiliser parfois quelques abréviations pour ne pas répéter quelques sens fréquemment introduits comme : SI pour designer le(s) système(s) d’information ; TCT qui remplace la théorie des couts de transactions Parallèlement, on va utiliser le sens de prestataire au lieu de fournisseur puisque le premier est celui qui est souvent utilisé dans les recherches traitant externalisation. En outre l’expression de l’entreprise externalisatrice et entreprise cliente sont utilisées en incluant le même sens pour indiquer l’entreprise qui externalise une fonction. Chapitre 1 : Externalisation et systèmes d’information, deux concepts qui interférent Section1 : Concepts clés de l’externalisation 1. L’externalisation : essai de définition 2. Externalisation et sous-traitance : des termes à considérer séparément 3. Les nouvelles tendances de l’externalisation 3.1. L’externalisation Offshore 3.2. L’externalisation Nearshore 3.3. L’externalisation Onshore 4. Quels sont les activités pouvant être externalisées 5. L’élargissement du cadre des activités externalisées 6. L’activité la plus touchée par l’externalisation Section2: Concepts clés de systèmes d’information 7. Définition d’un système d’information 8. Les composantes d’un système d’information 9. Le rôle du système d’information dans l’entreprise 10. L’évolution des systèmes d’information 11. Les différents types de systèmes d’information 11.1. Perspective hiérarchique 11.1.1. Au niveau opérationnel 11.1.2. Au niveau de la gestion 11.1.3. Au niveau stratégique 11.2. Perspective fonctionnelle 12. La direction de systèmes d’information Chapitre 2 : L’externalisation des systèmes d’information 1. Que signifie le terme externalisation d’un système d’information 2. Contexte historique du développement de l’externalisation des SI 3. Les facteurs favorisant le développement de l’externalisation des SI 3.1. Le développement du marché de la prestation d’externalisation 3.2. Le développement de technologies de l’information et de la communication 3.3. La situation financière de l’entreprise 3.4. Le recours au benchmarking 3.5. Le mimétisme managérial 4. L’externalisation totale et partielle des systèmes d’information 4.1. L’externalisation totale 4.2. L’externalisation partielle 4.3. L’internalisation totale 5. Quelles sont les activités de SI à externaliser 5.1. Les progiciels 5.2. La maintenance 5.2. L’hébergement 6. Les facteurs de succès de l’externalisation des SI 7. Les nouvelles tendances de l’externalisation des SI 7.1. Application Service Provider 7.2. Cloud Computing 8. La décision d’externalisation d’un système d’information 9. Les raisons qui poussent l’entreprise à externaliser les SI 10. Les bénéfices et les risques de l’externalisation 11. Le processus de l’externalisation des systèmes d’information 11.1. Phase pré-décisionnelle 11.2. Phase de mise en oeuvre 11.3. Phase de fonctionnement-exploitation 12. Eclairage théorique de l’externalisation des systèmes d’information Chapitre 3 : La TCT et la décision d’externalisation de systèmes d’information Section1 : La théorie des couts de transaction 1. L’émergence de la firme selon Coase 2. De Coase à Williamson et la nouvelle approche néo-institutionnelle 3. Les différentes structures de gouvernance 3.1. Le marché 3.2. L’hiérarchie 3.3. Les formes hybrides 4. Les couts de transactions et l’économie des couts de transaction 4.1. Les hypothèses comportementales 4.1.1. La rationalité limitée 4.1.2. L’opportunisme 4.2. Les caractéristiques de la transaction 4.2.1. La spécificité des actifs 4.2.2. La fréquence 4.2.3. L’incertitude 5. L’interaction entre les hypothèses comportementales, les caractéristiques de la transaction et son impact sur les couts de transaction 6. L’arbitrage entre les différentes structures de gouvernance Section 2 : La décision d’externalisation des systèmes d’information traitée par la TCT 7. L’économie des couts de transactions et l’externalisation des systèmes d’information 8. Les différents couts de systèmes d’information selon la TCT 8.1. Les couts de coordination 8.2. Les couts de production 8.3. Les couts de transaction 9. L’impact de la spécificité des actifs sur la décision d’externalisation des SI 10. L’impact de l’incertitude sur la décision d’externalisation des SI 11. L’impact de la fréquence de transaction sur la décision d’externalisation des SI 12. Le contrat d’externalisation selon la théorie des couts de transaction 12.1. Le contrat classique 12.2. Le contrat néoclassique 12.3. Le contrat relationnel Chapitre 4 : Cas pratique de quelques entreprises de la willaya de Tlemcen 1. La problématique de recherche et les hypothèses proposées 2. Les variables de mesure 3. Les fonctions de systèmes d’information étudiées 4. Le modèle conceptuel de recherche 5. Méthode de collecte des données 6. L’analyse des questions posées 7. Les entreprises interrogées 8. Les outils d’analyse 9. L’analyse descriptive 10. Les couts de transaction engendrés par l’externalisation de fonctions systèmes d’information 11. Le test de fiabilité 12. Test des hypothèses et validation des résultats Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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