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L’impact des mécanismes de gouvernance sur la performance des banques marocaines
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Type de document : Article académique
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Extraits et sommaire de ce document
La gouvernance d'entreprise peut être considérée comme un renouveau du contre-pouvoir actionnarial, un mode de gestion qui veille à la valeur actionnariale et qui est modelé par un ensemble d'instruments réglementaires, jurisprudentiels et contractuels qui définissent la politique de gestion d’une entreprise. Elle a pour but d'instaurer un équilibre et une transparence dans la répartition du pouvoir et le contrôle du pouvoir.
Ainsi, à la suite des pertes importantes enregistrées par les grandes entreprises telles que Enron et Worldcom dans le début des années 2000, la notion de gouvernance d'entreprise a fait l'objet d'un regain d'intérêt étant donné l'impact que pourraient avoir ses mécanismes sur la valeur de l'entreprise. Selon Charreaux (1997), le concept recouvre l'ensemble des mécanismes organisationnels qui ont pour effet de délimiter les pouvoirs et d'influencer les décisions des dirigeants, autrement dit, qui « gouvernent » leur conduite et définissent leur espace discrétionnaire.
La littérature théorique et empirique sur la gouvernance d’entreprise est abondante mais la gouvernance des banques reste limitée jusqu’à la crise financière récente des subprimes où la gestion de la banque a été mise en cause. Au-delà des défaillances de la régulation des fonds propres par l’insuffisance des fonds propres des banques, c’est le mode de gouvernance bancaire qui est en cause. La course démesurée à la rentabilité financière, initiée par les des banques, conduit à une prise excessive de risque. L’intérêt récent pour ce sujet est centré sur la bonne gouvernance, pour laquelle un groupe d’actionnaires essaie d’identifier un système de contrôle économique adéquat bénéfique pour tous les associés.
Un système de contrôle est favorable s’il permet de limiter les couts d’agence. Bien que le thème de gouvernance des entreprises soit en permanence l’objet d’intérêt de plusieurs chercheurs, l’impact de la structure de la gouvernance sur la performance bancaire a été discuté récemment.
Cette problématique est importante pour deux raisons. Premièrement, King et Levine (1993) et Levine (1997) montrent que les banques jouent un rôle dominant dans les systèmes financiers en tant que moteurs de la croissance économique et deuxièmement, les banques dans la plupart des pays sont une source essentielle de financement des entreprises.
Notre recherche analyse l'impact de deux mécanismes internes de gouvernance, représentés par la composition du conseil d'administration et la structure de propriété, sur la performance économique et financière des banques marocaines mesurée par deux indicateurs comptables : la rentabilité des actifs (ROA) et la rentabilité des capitaux propres (ROE).
Dans cette illustration, plusieurs travaux ont été examinés dans divers contextes du monde et précisément dans des pays développés et ont significativement contribué à l'explication de la relation entre la gouvernance bancaire et la performance. Or, on constate que de telles recherches sont rares dans les pays émergents. En se focalisant sur le contexte marocain qui se caractérise par l'ouverture des banques aux capitaux étrangers et la part des banques détenues par des capitaux publics dans le total des activités bancaires est en déclin dans le total des activités bancaires, nous remarquons, et d'après nos connaissances, que la seule étude qui examine la relation entre les mécanismes de gouvernance et la performance des banques marocaines.
Le reste de l'article s'organise ainsi. La première partie propose une revue de la littérature concernant les effets de la gouvernance bancaire sur la performance. Dans une deuxième section, nous exposons la méthodologie retenue. La troisième section est consacrée à la présentation et à la discussion des résultats, et en fin la conclusion.
[…]
Cette recherche a pour objectif d'examiner la relation entre les mécanismes de gouvernance et la performance des banques marocaines. Plus précisément, nous avons examiné l'effet des caractéristiques du conseil d'administration (taille du conseil, la présence d'administrateurs étrangers, la présence des femmes, le cumul des fonctions, la présence du comité d'audit et la présence du comité de rémunération et de nomination), la structure de propriété (la concentration de propriété, la présence d'actionnariat salarié et la propriété des investisseurs institutionnels) sur la performance économique et financière, mesurée par la rentabilité des actifs (ROA) et par la rentabilité des capitaux propres (ROE) sur six banques cotées sur la bourse des valeurs de Casablanca durant la période 2009-2015.
Conformément aux résultats, les banques marocaines sont majoritairement dotées d’un conseil d’administration. Les conseils d’administration de ces banques se caractérisent par une taille assez élevée. Les administrateurs étrangers occupent une part importante dans le conseil. Par contre, ils incluent relativement peu d’administrateurs femmes.
De plus, la plupart de ces banques adoptent le cumul des fonctions du directeur général et du président du conseil. Le premier actionnaire détient plus de la moitie du capital de ces banques. La présence des investisseurs institutionnels dans la structure de propriété caractérise les banques marocaines qui sont détenues en moyenne plus de 67 % du capital de ces banques. Par ailleurs, la validation empirique fait ressortir conformément aux attentes que la taille du conseil et le cumul des fonctions ont des effets négatifs sur la performance des banques. En revanche, l’impact de la présence des femmes et la présence des administrateurs étrangers sur celle-ci est négatif.
Nos résultats montrent également que la présence d’un comité de nominations et de rémunération et le niveau d’endettement ont un impact positif sur la performance des banques. Enfin, le ratio du capital et la présence des investisseurs institutionnels n’ont pas d’impacts significatifs sur la performance de ces banques.
Notre étude souffre de quelques limites. La taille de notre échantillon est relativement fiable. D'autres caractéristiques relatives au conseil d'administration telles que l'indépendance des membres d'administrations et les systèmes de rémunération de ses membres et la composition des comités seront à intégrer dans une recherche ultérieure. De plus, il serait souhaitable que les études futures se penchent sur la relation entre le système de gouvernance et la performance des banques de la région MENA.

1. Revue de littérature
1.1.1 La taille du conseil d’administration
1.1.2 Le cumul des fonctions de directeur général et présidence du conseil d'administration
1.1.3 La présence d’administrateurs étrangers
1.1.4 La présence des femmes dans le conseil d'administration
1.2.1 La concentration de la propriété
1.2.2. La présence d'actionnariat salarié
1.2.3. La propriété des investisseurs institutionnels
2. Méthodologie de recherche
2.1. Echantillon
2.2. Définitions et mesures des variables
2.2.1 La variable dépendante : Mesures de la performance bancaire
2.2.2. Les variables indépendantes
2.2.3. Les variables de contrôle
3. Analyses statistiques et résultats
3.1. Analyse descriptives
3.2. Les tests multivariés
3.2.1. Vérification de l'absence de multicolinéarité entre les variables indépendantes
3.2.2. Aspects méthodologiques liés au test multivarié
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Jumia