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Réforme de l'architecture financière internationale

 
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• Type de document : Rapport
• Nombre de pages : 81
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 467.64 KB
Extraits et sommaire de ce document
La fréquence et la virulence croissantes des crises financières et monétaires internationales, qui touchent même des pays bien gouvernés et appliquant une politique macroéconomique rigoureuse, donnent à penser que l’instabilité est globale et systémique. Il est certes possible d’améliorer les politiques et les institutions nationales, mais cela ne suffira pas à régler le problème, en particulier dans les pays en développement très exposés à la volatilité des flux de capitaux. Il est essentiel de renforcer les institutions et mécanismes internationaux pour réduire la probabilité de telles crises et mieux les gérer lorsqu’elles se produisent. Bien que la plupart des observateurs considèrent aujourd’hui que l’instabilité financière est de caractère global et systémique, la communauté internationale n’a pas encore réussi à mettre en place des mécanismes mondiaux efficaces pour répondre aux préoccupations des pays en développement. Après la crise asiatique, les gouvernements, les organisations internationales, les milieux universitaires et les agents économiques ont fait un certain nombre de propositions de réforme de l’architecture financière internationale. Ces propositions visent quatre grands domaines : les règles et institutions mondiales régissant les flux internationaux de capitaux, le régime de taux de change, la restructuration de la dette extérieure, et la réforme du FMI, particulièrement s’agissant de la surveillance, de la conditionnalité, de la fourniture de liquidités internationales et du rôle du Fonds en tant qu’éventuel prêteur de dernier recours. La réalisation de ces propositions impliquerait la création de nouvelles institutions et de nouveaux mécanismes internationaux et une réforme de ceux qui existent déjà.
Certaines de ces propositions ont été examinées au sein du FMI lui-même et d’autres institutions financières internationales, telles que la BRI et le Forum de stabilité financière (FSF), récemment créé, ainsi que par les gouvernements des pays membres du G-7. Des initiatives ont été prises, mais le processus de réforme, au lieu d’être axé sur des mesures internationales visant à remédier à l’instabilité et aux risques systémiques, a privilégié les interventions à l’échelon des institutions et mécanismes nationaux. En outre, dans ce processus les débiteurs ne sont pas à la même enseigne que les créanciers. On a surtout cherché à imposer une discipline aux débiteurs, en définissant pour les politiques nationales des lignes directrices et des normes assorties d’incitations et de sanctions. On a exhorté les pays débiteurs à adopter des normes et règlements financiers rigoureux, à conserver des réserves internationales suffisantes, à ouvrir des lignes de crédit de secours et à conclure des arrangements contractuels avec les créanciers privés pour les faire participer au règlement des crises. Le système financier international reste fondé sur le principe du laisser-faire et l’on conseille aux pays en développement de libérer le compte de capital et d'assurer la convertibilité de leur monnaie, et de ne contrôler les flux de capitaux qu’à titre exceptionnel et temporaire. Tout cela a accru l’influence des marchés financiers sans renforcement correspondant des institutions internationales. Ce manque de progrès est en grande partie dû à des raisons politiques. Les propositions évoquées plus haut sont souvent contraires aux intérêts des créanciers, mais les gouvernements de certains pays débiteurs s’opposent aussi à des réformes qui auraient pour effet de réduire les flux de capitaux ou d’accroître le coût du financement, même lorsqu'elles pourraient limiter l’instabilité et réduire la fréquence des crises dans les pays émergents. De nombreux observateurs ont affirmé que ces propositions étaient irréalistes non seulement sur le plan politique mais aussi sur le plan technique.
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