|
|
|
||||
Espace MembresEspace DocumentsMawarid TV |
Réforme de l'architecture financière internationale
Extraits et sommaire de ce document
Certaines de ces propositions ont été examinées au sein du FMI lui-même et d’autres institutions financières internationales, telles que la BRI et le Forum de stabilité financière (FSF), récemment créé, ainsi que par les gouvernements des pays membres du G-7. Des initiatives ont été prises, mais le processus de réforme, au lieu d’être axé sur des mesures internationales visant à remédier à l’instabilité et aux risques systémiques, a privilégié les interventions à l’échelon des institutions et mécanismes nationaux. En outre, dans ce processus les débiteurs ne sont pas à la même enseigne que les créanciers. On a surtout cherché à imposer une discipline aux débiteurs, en définissant pour les politiques nationales des lignes directrices et des normes assorties d’incitations et de sanctions. On a exhorté les pays débiteurs à adopter des normes et règlements financiers rigoureux, à conserver des réserves internationales suffisantes, à ouvrir des lignes de crédit de secours et à conclure des arrangements contractuels avec les créanciers privés pour les faire participer au règlement des crises. Le système financier international reste fondé sur le principe du laisser-faire et l’on conseille aux pays en développement de libérer le compte de capital et d'assurer la convertibilité de leur monnaie, et de ne contrôler les flux de capitaux qu’à titre exceptionnel et temporaire. Tout cela a accru l’influence des marchés financiers sans renforcement correspondant des institutions internationales. Ce manque de progrès est en grande partie dû à des raisons politiques. Les propositions évoquées plus haut sont souvent contraires aux intérêts des créanciers, mais les gouvernements de certains pays débiteurs s’opposent aussi à des réformes qui auraient pour effet de réduire les flux de capitaux ou d’accroître le coût du financement, même lorsqu'elles pourraient limiter l’instabilité et réduire la fréquence des crises dans les pays émergents. De nombreux observateurs ont affirmé que ces propositions étaient irréalistes non seulement sur le plan politique mais aussi sur le plan technique. […] Autres documents qui pourraient vous intéresser !
|
|||