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Gestion délocalisée des dossiers comptables : Moyens et procédures pour réussir la mise en oeuvre par les cabinets marocains
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Type de document : Mémoire/PFE
Nombre de pages : 160
Format : .Pdf
Taille du fichier : 1.91 MB
Nombre de consultations : 159
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Extraits et sommaire de ce document
Bien que le processus d’externalisation des activités de services ait pris naissance vers les années 70, c’est avec le développement des nouvelles technologies d’information et de communication et avec la mondialisation et la libéralisation des échanges internationaux, que ce secteur a connu un grand essor. On assiste en effet, ces dernières années, à une croissance considérable des métiers de l’offshoring des services.
On entend par offshoring ou gestion délocalisée de services, le fait qu’une entreprise fasse réaliser certaines tâches dans une localité géographiquement différente de son lieu d’implantation pour des raisons de coût et d’efficacité. Le produit de la sous-traitance est réimporté au niveau du pays d’origine où il est exploité. Ainsi, l’entreprise peut choisir de sous-traiter ces activités à un opérateur indépendant ou de les accomplir elle-même par la création de filiales à l’étranger.
La délocalisation se distingue ainsi de l’externalisation ou de l’outsourcing par l’introduction de la composante géographique. En effet, L’externalisation peut porter sur une sous-traitance d’un service par un intervenant externe à l’entreprise sans pour autant qu’il soit implanté dans un autre pays ou autre localité. L’objectif final de cette externalisation étant souvent la volonté de l’entreprise de se concentrer sur son métier de base et de faire réaliser les activités non stratégiques et consommatrices de temps et de ressources par des intervenants qui en font leur métier.
Dans le cadre de ce travail, nous nous intéressons à la sous-traitance par les cabinets étrangers (français principalement) de la gestion comptable des dossiers de leurs clients à des cabinets marocains. Cette relation de sous-traitance mettant en jeux trois intervenants : Le client final du cabinet étranger, le cabinet d’expertise comptable étranger (appelé dans la suite de ce mémoire, cabinet donneur d’ordre, site d’origine ou cabinet français) et le cabinet Marocain (ou encore sous-traitant ou site délocalisé) . Cependant, nous attirons l’attention du lecteur, que les processus et les démarches décrites dans ce travail peuvent être utiles même dans le cadre d’une sous-traitance ou externalisation locale entre cabinets marocains ou entre les entreprises marocaines et les cabinets.
[…]
La profession comptable au niveau de la France est en perpétuelle mutation :
- Libéralisation de la communication et accroissement de la concurrence : Après de longues années de prohibition de la publicité au niveau de la profession, on assiste aujourd’hui à l’ouverture du champ de la communication individuelle des experts comptables et des commissaires aux comptes sous toutes ses formes. Plusieurs codes de déontologie ont été adoptés depuis 2004 afin de canaliser cette ouverture.
- La concentration et l’ouverture à la concurrence : ce phénomène qui ne concernait que les grands cabinets, touche actuellement même ceux de taille moyenne.
- Les évolutions technologiques rapides dans le domaine de l’information : Ces évolutions ont permis la concentration des cabinets en réseaux ainsi que la réorganisation des activités qui peuvent faire l’objet d’un traitement numérisé et donc transportable et visible partout. Les cabinets d’expertise sont de plus en plus contraints de changer leurs façons de travailler et de s’orienter vers un meilleur service client. Actuellement, la profession tout en restant un métier du chiffre, s’ouvre vers d’autres métiers et la capacité à gérer la relation client prend de plus en plus de l’ampleur. Un accompagnement plus important et innovant nécessiterait l’externalisation de certaine tâches en l’occurrence les tâches comptables.
En effet, d’après une étude réalisée en Juillet 2012 par le cabinet TNS-Sofres sous la direction de l’observatoire du conseil national de l’ordre des experts comptables français : 71% du chiffre d’affaires des cabinets français sont réalisés grâce aux missions traditionnelles : tenue de la comptabilité, surveillance, établissement des comptes annuels et déclarations fiscales.
La part des missions de conseil reste de loin très faible avec un taux aux alentours de 7%. Cette tendance est restée presque identique à celle constatée il y a une dizaine d’année. Les cabinets, bien qu’affichant la volonté de développer les missions de conseil, n’arrivent pas encore à inverser les tendances. Parmi les raisons qui seraient derrière ce phénomène, on cite par exemple : le manque de focus sur l’élaboration d’une stratégie propre au conseil. L’insuffisance de temps et de ressources dédiées à ce genre de missions en étant la principale cause. Les missions de tenue monopolisent, en effet, pratiquement tout le temps et les ressources des cabinets.
Par ailleurs, selon la même étude, les nouvelles technologies (connexion internet, sites web…) prennent une dimension de plus en plus importante dans la vie des cabinets. En effet, les cabinets font plus recours aux nouvelles technologies pour être plus visibles, pour mieux communiquer avec leurs clients et aussi pour faire évoluer le mode de production de certaines tâches.
Les experts évoquent de plus en plus la délocalisation comme moyen d’augmenter la rentabilité de leurs cabinets. Cependant, selon cette étude, en 2012, seule 5% des cabinets y ont recours et 7% pensent s’y mettre dans l’avenir. D’où un effort de communication et d’incitation qui doit être fait dans ce sens par les professionnels marocains afin de pousser les cabinets français dans le sens d’une collaboration dans ce domaine.
Etat des lieux de la délocalisation au Maroc : Afin de dynamiser son économie et de générer la croissance, le Maroc a lancé depuis 2006, le plan « émergence ». Ce plan repose sur sept piliers dont le plus important est le développement des activités de l’offshoring. Le Maroc dispose de plusieurs atouts, à savoir : sa proximité géographique, linguistique et culturelle, ses infrastructures de télécommunication, la disponibilité de ses ressources humaines et leur coût relativement bas. Fort de ces atouts, le Maroc a mis en place une politique incitative qui vise l’encouragement et le développement des activités d’offshoring.
Dans cette perspective, le gouvernement a mis en place tout un dispositif pour encourager les entreprises à opérer dans ce domaine. Ainsi, ont été crées et mises à la disposition des entreprises opérant dans le domaine de l’offshoring, des zones dédiées dotées d’infrastructures de télécommunication de premier ordre. D’autre part, des avantages incitatifs ont été prévus en termes de réduction des impôts sur les sociétés, de l’impôt sur les revenus et aussi en termes de formation.
[…]
Une des raisons qui pourrait expliquer ces résultats, serait le manque de développement de l’activité de l’offshoring comptable au Maroc. En effet, si le Maroc a pu réaliser une bonne performance au niveau des centres d’appels, l’offshoring comptable est aujourd’hui à un stade embryonnaire. Le constat fait sur le terrain révèle que ces activités restent très peu développées. Les intervenants dans ce secteur sont en grande partie des fiduciaires avec un portefeuille très limité de partenaires. Ce créneau reste peu exploité et peu connu au Maroc.
Problématique et intérêt du sujet : Le Maroc, ayant misé sur les métiers de l’off-shoring comme moyen de drainage des investissements et d’amélioration du PIB ainsi que de la création d’emploi. D’un autre côté, le marché de l’off-shoring de la tenue comptable présente des opportunités non négligeables, d’où l’intérêt pour l’expert comptable de s’intéresser à ce genre de missions.
Il est sûr que les cabinets étrangers optent pour ce genre de services dans un souci d’amélioration de leur marge mais cela n’empêche que l’off-shoring comptable présente plus qu’un intérêt pour les cabinets locaux. D’abord, c’est un moyen d’assurer un chiffre d’affaires récurrent avec une marge intéressante, dues surtout aux économies d’échelle. De plus, l’organisation des dossiers et la collaboration avec des cabinets étrangers apporte généralement une valeur ajoutée au cabinet local ainsi que l’ouverture d’autres horizons de collaboration et d’autres opportunités de missions à plus forte valeur ajoutée.
Cependant, ce genre de missions, même s’il est porteur d’opportunités, peut être source de pertes financières considérables et de problèmes aussi bien pour le cabinet local que pour le cabinet étranger s’il n’est pas bien organisé et bien suivi et contrôlé. D’où l’intérêt d’adopter une bonne démarche préalablement à la mise en oeuvre du processus de délocalisation.
Le cabinet souhaitant se lancer dans ce genre de missions doit être averti des risques et des opportunités qui se présentent à lui afin de prendre toutes les mesures nécessaires lui permettant d’éliminer les risques et tirer un maximum de profit des opportunités.
Par ailleurs, s’agissant d’un traitement comptable à distance, il est important d’être informé de toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies d’information. Ceci facilitera le choix de l’outil qui répond de façon optimale aux besoins des deux parties, qui assure un maximum de sécurité de l’information traitée et qui nécessite un minimum d’investissement financier.
Ceci dit, une tâche non négligeable reste à accomplir afin d’assurer la réussite de la mise en oeuvre de tout projet de tenue délocalisée de comptabilité, il s’agit de l’organisation de la transmission des documents, des contrôles à mettre en place pour assurer l’intégrité des données traitées ainsi que le suivi des réalisations et le contrôle des dossiers sans oublier les indicateurs clés de performance. En effet, le cabinet marocain doit mettre en place des outils de suivi et de contrôle lui permettant d’assurer un service de qualité irréprochable.
L’objectif de ce travail est d’éclairer tout professionnel marocain qui désire se lancer dans des projets de délocalisation comptable sur les risques et les opportunités que présente un tel projet. Il vise à l’informer également sur les pré-requis en terme de moyens humains et techniques afin de mener à bien cette mission et en fin, lui fournir les outils qui lui permettraient d’organiser sa mission et de suivre et contrôler son travail.
Ce mémoire est organisé autour de deux problématiques centrales à savoir : 1. Les moyens techniques à mettre en place par le cabinet marocain pour la réalisation du projet de délocalisation. 2. Les procédures d’organisation et de contrôle du traitement des dossiers délocalisés.
Dans un premier temps, nous allons énumérer tous les risques potentiels qui se présentent au cabinet marocain dans un projet de délocalisation comptable afin de pouvoir leur apporter dans la suite de ce travail les réponses qui permettent d’en annuler l’impact.
Nous allons dérouler les moyens de communication offerts par les NTIC, tout en analysant les avantages et les inconvénients de chaque méthode de communication afin de fournir à l’utilisateur de ce travail un véritable outil de prise de décision. Nous mettons également l’accent sur les moyens humains dont il faut disposer pour mener à bien ce projet, comme le tout repose sur la qualité et la compétence des personnes qui gèrent ce genre de dossier.
Dans un second temps, nous déclinons toute la démarche à suivre à partir de la rédaction du contrat et la méthodologie de détermination des honoraires jusqu’au déroulement étape par étape des procédures de transmission des documents, de leur traitement, de la remontée des états de synthèse jusqu’au classement et archivage des dossiers sans oublier le suivi de la rentabilité et les indicateurs de performances.
En résumé, ce mémoire à un double objectif : 1) D’être un guide pratique pour les professionnels marocains qui se lancent dans un projet de délocalisation comptable. 2) De fournir à la profession le moyen de répondre au mieux aux propositions de délocalisation émanant des pays européens et par là même, assurer un meilleur positionnement des cabinets marocain par rapport à la concurrence.

Partie I : Risques et opportunités et moyens techniques et humains à mettre en place par le cabinet marocain pour la mission de tenue de comptabilité délocalisée
Chapitre 1 : Risques et opportunités liés à l’opération de délocalisation comptable

Section 1 : Risques liés à la sous-traitance off-shore de la comptabilité.
1) Risques d’ordre technique
2) Risque lié à la compétence des collaborateurs
3) Risques liés à l’organisation de la mission
4) Risques liés aux différences culturelles
5) Risques de non rentabilité
6) Risque de perte des données
7) Risque de dépendance vis-à-vis du cabinet étranger
8) Risque de revirement des tendances vis-à-vis de l’offshoring
Section 2 : Opportunités liées au projet
1) Assurance d’un revenu récurrent et création d’emploi
2) Ouverture à l’internationale et amélioration de l’image de marque
3) Motivation supplémentaire pour les collaborateurs marocains
4) Diversification du champ d’intervention et ouverture sur d’autres marchés
5) Avantages liés à l’organisation numérique
Chapitre 2 : Moyens techniques et humains à mettre en place par le cabinet marocain pour un traitement sécurisé et fiables des données comptables
Section1 : Moyens techniques de communication des informations et documents entre le cabinet marocain et le cabinet étranger.
1) Communication par les moyens offerts par le net
2) Communication via VPN (virtual private network)
3) Communication via les applications hébergées auprès d’un fournisseur d’applications hébergées (FAH)
4) Communication via les portails web
Section2 : Applications de traitement délocalisé de la comptabilité
1) Applications de gestion électronique des documents (GED)
2) Applications de traitement comptable des données
Section 3 : Organisation interne et moyens humains à mettre en place par le cabinet marocain pour gérer les dossiers comptables délocalisés
1) Organisation à mettre en place
2) Le recrutement des collaborateurs
3) La formation
Partie 2 : Procédures de gestion et d’échange des informations entre le cabinet étranger et le cabinet local
Chapitre 1 : Eléments prérequis pour le démarrage des opérations d’offshoring comptable

Section 1 : Démarche commerciale et prospection
1) Mesures à prendre au niveau de l’ordre des experts comptables
2) Démarche de prospection à entreprendre par le cabinet
Section 2 : Prérequis juridiques et financiers
1) Prérequis juridiques
2) Etude de rentabilité financière du projet de délocalisation
Section 3 : Spécificités comptables, fiscales et sociales à prendre en considération
1) Spécificités comptables
2) Spécificités fiscales
3) Spécificités sociales
Chapitre2 : Organisation des opérations de saisie et suivi du traitement des dossiers comptables.
Section 1 : Procédures de collecte et de traitement des documents entre le cabinet local et le cabinet étranger.
1) Procédures de collecte des documents
2) Traitement des données et production
Section 2 : Contrôle des opérations et suivi du temps de réalisation
1) Risques de contrôle interne au niveau du processus
2) Outils de contrôle et de vérification
3) Outils de contrôle et de suivi du temps et indicateurs de performance
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