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Les approches d’évaluation et les indicateurs de mesure de la qualité d’audit
Extraits et sommaire de ce document
Cependant l’appréciation de cette qualité est problématique par manque de visibilité du résultat d’audit. Le processus d’audit est très complexe et inobservable par les tiers, et le rapport d’audit (résultat d’un audit) est tellement standardisé dans son contenu et dans sa formulation qu’il n’offre que peu de possibilité de différenciation. Dans ce sens, un échec d’audit n’est presque connu que dans un contexte de faillites publiées par la presse commerciale. Il est en effet quasiment impossible de connaitre le nombre des audits de mauvaise qualité qui passent inaperçus sans qu’ils soient détectés ou publiés par la presse. Dans ce cadre, la plupart des chercheurs en la matière admettent que l’évaluation de la qualité d’audit repose sur deux concepts de base : la compétence et l’indépendance de l’auditeur. Dans ces études, les chercheurs ont essayé d’appréhender la qualité d’audit à travers la qualité de l’auditeur (De Angelo, 1981a ; Citron et Taffler, 1992, Prat dit Hauret, 2003 ; Tong, 2006). Toutefois, les derniers scandales financiers et la faillite de l’un des géants d’audit, le cabinet Arthur Andersen ont montré l’insuffisance de ces concepts à appréhender à eux seuls la qualité d’audit. Ils ont engendré un bouleversement dans la conception de la qualité, qui reposait jusqu’alors sur des indicateurs exogènes au processus d’audit. Sur le plan professionnel, on assiste à l’émergence de nouvelles Lois édictant de nouvelles règles en matière d’évaluation et de contrôle de la qualité d’audit (Loi « Sarbanes Oxley Act » au USA et la Loi sur les nouvelles régulations économiques ou Loi de sécurité financière en France). La communauté académique affirme aussi la nécessité de repenser les règles d’évaluation actuelles et de proposer de nouvelles approches qui tiennent compte de la complexité des travaux d’audit réalisés (Carcello et al.,1992 ; Pigé, 2003 ; Brown et al, 2005). L’objectif de ce papier est de mener une étude critique des indicateurs de mesure de la qualité d’audit. Tout d’abord, nous présenterons les composantes traditionnelles de la qualité d’audit (indépendance et compétence) tout en montrant leurs limites conceptuelles et empiriques (1). Ensuite, une revue de la littérature des différents indicateurs utilisés sera exposée et discutée dans l’objectif de mettre en évidence les nouvelles pistes de recherche permettant de mieux appréhender la qualité de l’audit (2). 1. LES CONCEPTS D’EVALUATION DE LA QUALITE D’AUDIT 1.1. LA COMPETENCE DE L’AUDITEUR ET LA QUALITE DE LA DETECTION DES ANOMALIES 1.2. L’INDEPENDANCE DE L’AUDITEUR ET LA QUALITE DE REVELATION 1.3. LIMITES CONCEPTUELLES ET EMPIRIQUES DES CONCEPTS CLASSIQUES DE LA QUALITE D’AUDIT 1.3.1. La compétence de l’auditeur et le risque de sélection adverse 1.3.2. L’indépendance de l’auditeur et le risque de complaisance avec les dirigeants 1.3.3. Scandales financiers et insuffisances des concepts classiques de la qualité d’audit 2. LES CRITERES D’EVALUATION DE LA QUALITE D’AUDIT : REVUE DE LA LITTERATURE A. Les indicateurs perçus par le marché B. Les indicateurs liés aux caractéristiques organisationnelles de la firme d’audit C. Les indicateurs liés aux caractéristiques de l’équipe d’audit D. Les attributs multicritères de la qualité d’audit 3. DISCUSSIONS ET CONCLUSIONS - Approche indirecte d’évaluation de la qualité d’audit - Simplification de la qualité d’audit en une seule ou quelques relations causales - Méthodologie inappropriée pour le développement d’échelle de mesure multi-items Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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