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La gestion des risques de change chez la Société Nationale des Tabacs et Allumettes
Extraits et sommaire de ce document
Ainsi, tous les acteurs du commerce international doivent prendre en compte cette donne qui du reste, est capitale pour toute entreprise qui se veut performante. Actuellement, avec la privatisation, l'émergence du secteur privé, l'ouverture du marché algérien aux investisseurs étrangers, les entreprises se trouvent en face d'un risque de change palpable. Cet environnement nouveau conjugué à l'impératif d'une meilleure rentabilité impose une gestion adéquate et un suivi permanent de ce risque. Se pose alors la problématique suivante : En peut mettre en place une couverture contre le risque de change ? Un certain nombre d'interrogations en découle : Quels sont les instruments de couverture contre le risque de change ? Peut rendre les entreprise plus rentable quand en mis en place une couverture contre les risques de change ? Afin de répondre à ces questions, nous avons adopté une méthodologie descriptive et analytique qui s'articulera autour de deux partie. Une partie théorique, composé d’une présentation générale du taux de change et marché de change et leur risque et l’inflation, et deux chapitres, le premier est transmission des variations du taux de change sur l’inflation, le deuxième les instruments de couverture contre le risque de change ; Et une partie pratique, est l’étude de cas d’une entreprise Algérienne, cas de Société Nationale des Tabacs et Allumettes. En conclusion, j’ai tenté de démontré quelque perspectives et des recommandations qui peuvent les entreprises Algérienne après leur mise en place, voir leur changement dans la voie de rentabilité financier. […] Le panier taux de change est l’inflation et la relation entre les deux nous amène après l’étude que j’ai faite dans ce mémoire, et vue la législation Algérienne imposée par les structures financières, de proposé quelque perspectives et recommandations. Afin de permettre une synergie et un dynamisme du marché des changes avec ses deux compartiments, nous proposons les recommandations suivantes : L'actualisation continue de la réglementation tout en prévoyant explicitement tous les cas possibles qui peuvent se présenter ; La mise en place d'un marché monétaire de devises ; La déréglementation progressive qui permettrait d'acquérir l'expérience nécessaire graduellement tout en limitant les dégâts ; La suppression du dossier de bourse biaisant le fonctionnement du marché ; Laisser aux banques la latitude de disposer librement de leurs excédents de devises. La position de change en une devise est égale au solde des avoirs en cette devise résultant des opérations d'achat et/ou vente au comptant et à terme en cette devise contre TND sur le marché des changes. La position de change globale (toutes devises confondues) est égale à la somme des contrevaleurs en TND des positions de change par devise. L'élargissement relatif des spread dans les cotations des devises par la Banque Centrale afin d'inciter les banques à traiter entre elles ; Réorganisation de la fonction trésorerie au niveau des banques et établissements financiers pour la rendre unifiée (trésorerie dinar et trésorerie devises) jusqu'à aboutir à la mise en place de salle de marchés ; La formation spécialisée du personnel des banques intervenant sur le marché ; Généralisation de l'utilisation du Swift en back office et du Reuter dealing en front office ; La mise en place de systèmes d'informations performants susceptibles de véhiculer une masse croissante d'informations en temps réel ; La diversification de l'économie algérienne par la promotion des exportations hors hydrocarbures, chose qui permettrait d'avoir des recettes supplémentaires en devises susceptibles d'alimenter le marché des changes. D'autres suggestions, techniquement difficiles à réaliser du fait de la spécificité algérienne, méritent d'être énumérées : L'alignement des jours fériés avec l'étranger donc pour un week-end samedi/dimanche ; L'allégement voire la suppression du contrôle des changes ; Laisser aux banques la possibilité de disposer d'une part, voire de la totalité des recettes en devises des hydrocarbures. Dans cette section, nous avons mis en évidence la possibilité du change à terme en Algérie compte tenu du cadre réglementaire actuel. De ce fait, il reste aux banques de prendre en main l'initiative pour la concrétisation de ce produit. Sa réussite est toutefois conditionnée par l'harmonisation des procédures. Ce mémoire s'achève par une approche pratique de la réalité du risque de change en Algérie. Un risque qui n'a cessé de se répandre au sein de nos entreprises leur causant ainsi un préjudice non négligeable. Devant cette situation et en l'absence d'instruments de couverture, le change à terme s'avère l'instrument le plus réaliste étant donné la simplicité et la possibilité de sa mise en place. Une entreprise est en risque de change dès qu'elle engage une opération commerciale ou financière en devises. Ce risque menace sérieusement la survie de l'entreprise par l'importance des pertes qu'il peut engendrer. Les fluctuations que connaissent les cours de change sur le marché, ainsi que l'impératif de rentabilité conjuguée à la compétitivité obligent les entreprises à prêter une attention particulière à la gestion de cet enjeu majeur. C'est dans cet esprit que les entreprises s'entendent pour mettre en place une stratégie de couverture du risque de change. Pour mener à bien l'action de couverture, l'entreprise dispose d'un éventail diversifié d'instruments où l'on distingue les instruments traditionnels des nouveaux. Les instruments traditionnels peuvent être répartis en deux catégories, les instruments internes et les instruments externes. Les instruments internes, tels le choix de la monnaie de facturation et l'action sur les délais sont des instruments que l'entreprise met en place sans faire appel à aucun organisme externe. Les instruments externes nécessitent par contre le recours à des organismes externes. On en énumère les avances en devises, les contrats d'assurance et le change à terme. Ces instruments présentent, en dépit de leur rigidité et faible adaptabilité, un intérêt irréfutable aux entreprises, surtout celles n'ayant pas accès aux autres techniques. Les nouveaux instruments de couverture, qu'ils soient des contrats de futures, des swaps ou des options, sont venus huiler le marché dont le mécanisme se trouve coincé par l'insuffisance des instruments disponibles. Dérivés des nouvelles variables et données financières, ces instruments jouissent d'une parfaite flexibilité et une forte adaptabilité, ce qui leur permet d'étayer et d'immuniser effectivement les entreprises contre les péripéties du risque de change. Il ne faut toutefois pas négliger leur inconvénient majeur qui réside en le coût élevé qu'ils engendrent. En effet, les primes des produits dérivés peuvent s'avérer très élevées, ce qui pèse lourdement sur la situation financière de l'entreprise. Néanmoins, il reste strictement irrationnel de coller tel type de couverture à telle situation. Pour chaque situation, le choix de l'instrument idéal est en fait tributaire de la stratégie d'optimisation du couple : souplesse de fonctionnement / coût de mise en place. Pour le cas de l'Algérie, nous avons pu faire un zoom sur l'évolution du régime de change et toutes les mesures qui l'ont accompagnée depuis l'indépendance. Après une longue période d'économie dirigée incarnant un régime de change fixe, l'Algérie a adopté un régime de change flottant où la valeur du Dinar est déterminée au gré du marché. Ainsi, les autorités monétaires ont mis en place un marché interbancaire de change contenant deux compartiments : le marché spot et le marché à terme. […] Cependant, la SNTA ne se trouve pas seule dans cette tourmente ; le sondage que j’ai effectué ma permis de faire le point sur la situation des autres entreprises. Ainsi, la couverture de risque de change se trouve-t-elle au coeur des préoccupations de nos entreprises qui affichent d'ailleurs une réelle volonté de recourir aux différents instruments de couverture et au change à terme en particulier. Ayant été prévu par la réglementation, le change à terme paraît d'ores et déjà l'instrument susceptible d'assurer aux entreprises algériennes une couverture adéquate contre le risque de change. En effet, nous avons démontré son applicabilité et en tenant compte du cadre réglementaire actuel. La gestion du risque de change en Algérie est à ses balbutiements, c'est l'opinion que j’ai forgé au terme de ce travail de recherche. De gros effort dans ce sens restent à fournir pour se mettre au diapason des pays ayant une culture de gestion et de couverture des risques. CHAPITRE 1 : Cadre théorique et conceptuel SECTION 1 : Taux et marché de change et leur risque II- Marché de change III Les risques de change II Les différents types des risques de change SECTION2 : L’inflation 1-Définition II- Les mesure d'inflation III-Les déterminants de l'inflation CHAPITERE 2 : Transmission des variations du taux de change sur l’inflation SECTION 1 : Les étapes de transmission des variations du taux de change sur l’inflation S ECTION 2 : La relation liant le taux de change à l’inflation et ses conséquences Section 3 : La primordialité du contrôle d’inflation Chapitre 3 : Les instruments de couverture contre les risques de change SECTION 1 : Les instruments traditionnels de couverture du risque de change SECTION 2 : Les nouveaux instruments de couverture du risque de change Etude de cas : la Société Nationale des tabacs et allumettes 1-Présentation de la SNTA 2. Présentation du contrat 3. Calcul de la perte de change 4- Le besoin des opérateurs économiques à la couverture contre le risque de change 5- La possibilité du change à terme en Algérie Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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