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Le contrôle interne face à l’émergence de nouvelles formes de risques : Cas de la fraude
Extraits et sommaire de ce document
A l’échelle internationale, le rapport de l’Association of Certified Fraud Examiners (ACFE) en 2018 a estimé le coût de la fraude (sous ses différentes catégories : corruption, falsification des états financiers et détournement des fonds) à plus de 7,1 Milliard de dollars en 2017 contre 6,3 milliard de dollars pour l’année 2015. 45% des cas de fraudes ont eu lieu dans les organisations publiques (entreprises publiques, entités gouvernementales). Ainsi, ce rapport montre la vulnérabilité des organisations au risque de fraude. Ce risque affecte et influence leur pérennité et la continuité de leur activité. Sur le plan académique, la fraude a suscité l’intérêt de plusieurs chercheurs. Depuis le triangle de Cressey (1960, cité par Le Maux, 2013) jusqu’aux dernières études s’intéressant aux facteurs incitant à commettre l’acte de fraude et les moyens permettant sa prévention et détection, la problématique de la fraude ne cesse de couler l’encre de différents chercheurs. Dans ce cadre, comment le processus de contrôle interne pourrait contribuer à la prévention du risque de fraude dans l’organisation ? L’objectif de cet article est de proposer une revue de littérature autour de la fraude et la contribution d’un processus de contrôle interne à sa prévention. Pour atteindre cet objectif, nous allons exposer la montée du risque de fraude dans les organisations (1), en présentant ses théories explicatives et l’état des lieux de ce risque et ce, à travers le rapport de l’ACFE(2018). Ensuite, il y a lieu d’aborder le cadre conceptuel du contrôle interne et ses éléments (2), pour terminer par l’analyse de la contribution de ce processus à la prévention du risque de fraude (3). […] Il s'avère à travers l'analyse de la littérature autour de la problématique de la fraude et ses mécanismes de prévention entre autres, le contrôle interne, que ce débat ne cesse de couler l’encre de plusieurs chercheurs. Différentes études montrent l’importance du contrôle interne en tant qu’un processus antifraude. Cependant d’autres études ont met l’accent sur l’insuffisance d’un tel processus pour empêcher tout comportement opportuniste de la part des dirigeant (Beasley, 1996 ; Agrawal et Chadha, 2005 ; Frber, 2005) En effet, malgré l’importance du contrôle interne en tant qu’un processus permettant la sauvegarde des actifs de l’entreprise et la fiabilisation de ses informations financières, la fraude continue de changer de forme et technique entre l’acte de fraude et sa détection. La cybercriminalité est l’une de nouvelles formes de fraude. Force est de constater les dernières études menées, notamment celles de PWC (2018), qui montrent l’accroissement du risque de cybercriminalité ainsi que son coût pour l’organisation. En effet, il s’avère la complexité de la maîtrise du risque de fraude devant l’émergence de nouvelles formes de ce risque. 1. De la montée du risque de fraude dans les organisations 1.1. Types de fraude 1.2. Les théories explicatives de la fraude 1.3. Etats des lieux de la fraude : rapport de l’ACFE (2018) 2. Le contrôle interne, outil de maîtrise des risques 2.1. Evolution de la conception du contrôle interne 2.2. De l’importance d’un processus de contrôle interne 2.3. Les éléments du contrôle interne: le modèle COSO 2013 3. Contrôle interne et prévention de fraude Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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