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Les mécanismes de prévision de défaillance des PME chez les banques marocaines : Cas du Crédit du Maroc
Extraits et sommaire de ce document
D’emblée, la recherche scientifique et les rapports opérationnels considèrent que la résolution de ces difficultés passe immanquablement par l'établissement d'une relation de confiance, durable, entre les dirigeants d'entreprise et les établissements de crédit. La constitution d'un tel capital relationnel conditionné par un repositionnement de l'évaluation du risque au coeur de l'étude bancaire. Malchance pour les emprunteurs ou nécessité pour les créanciers ? Consubstantielle à la distribution de crédit en nombre, cette situation ne peut pas être modifiée par la disposition d'un nouvel outil d'évaluation dont useraient les établissements de crédit pour fonder leur choix. L'utilisation actuelle des grilles de scoring ou des modalités de notation montre que l'établissement de critères quantitatifs homogènes ne permet pas d'apprécier correctement la qualité d'une entreprise. De même, l'analyse financière standard fondée sur la méthode des ratios et des soldes intermédiaires de gestion ne suffit pas à donner une vision dynamique de l'entreprise. Les méthodes alternatives proposées (BDFI, AFDCC, etc.), ne semblent pas avoir, à ce jour, satisfait les établissements de crédit qui demeurent peu nombreux à y recourir. Notre problématique s’inscrit donc au coeur des exigences du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire qui a défini les fondements sur lesquels doit reposer le nouveau dispositif de gestion des fonds propres à savoir : des exigences minimales de fonds propres, un processus de surveillance prudentielle et l'utilisation efficace de la discipline de marché. Il serait judicieux de rappeler que les PME constituent une clientèle de premier niveau pour les établissements de crédit, par conséquent, la recherche de techniques d'appréciation des risques à court terme et à long terme se présente comme un point névralgique, inhérent à la stratégie globale des banques (N. Levratto, T. Apoteker. 2001). Fort de ce constat, cet article traitera des outils et méthodes d’évaluation du risque de crédit à travers l’expertise d’une banque marocaine de premier rang : Le Crédit du Maroc. Nous allons également présenter l’ensemble des mécanismes et des outils de prévision du risque et sa gestion, tout en focalisant l’attention sur les pratiques chez le Crédit du Maroc. […] Les méthodes de score, largement utilisées se perfectionnent sans cesse. Elles sont également appliquées dans d’autres domaines : en assurance automobile pour détecter les conducteurs à risque, en prospection publicitaire pour sélectionner des adresses sur un fichier en vue d’un courrier commercial, pour analyser le risque de perte d’un client etc. Cependant, l’utilisateur doit être prudent quant à l'utilisation de ces outils d'aide à la décision et il doit s'assurer d'un certain nombre de précautions à la construction de tels modèles. Il doit aussi se rendre compte de la sensibilité de ces modèles et être averti que la prévision peut s'écarter sensiblement de la réalité, surtout lors de changements conjoncturels. Les modèles de prévision de défaillance ne peuvent évidemment pas recenser la totalité des facteurs essentiels, touchant directement ou indirectement l'entreprise. Par exemple, les modèles font abstraction complète du degré de spécificité des actifs alors qu'un créancier va en tenir compte. Il est bien clair que les actifs polyvalents se trouveraient sur un marché secondaire alors que des actifs très spécifiques ne pourraient être vendus que très difficilement. Un modèle ne tient pas compte non plus des opportunités de croissance d'une entreprise, ce qui peut être essentiel dans un secteur donné. Par ailleurs, il devient important de signaler que le handicap des PME en matière de financement serait de deux ordres : D’une part, le risque concernant les PME touche moins à leur rentabilité qu’à l’incertitude sur leur pérennité, ce qui pose directement le problème de leur capacité à produire pour leurs partenaires financiers des informations sur la manière dont elles gèrent cette pérennité ; D’autre part, le développement et la libéralisation des marchés financiers ont accru la volatilité des performances. Les banques, et plus largement les établissements de crédit sont confrontés à l’écart de temporalité entre le rythme de ces marchés et celui de l’activité réelle des entreprises. Ils réagissent au coût de ce décalage soit en réduisant leur marge, soit en accroissant la sélectivité de leurs offres de prêts. Cette sélectivité s’opère sur les quantités offertes sur le coût du crédit. Les PME sont alors particulièrement handicapées par rapport aux autres firmes. La problématique des PME est donc plus une problématique de financement de la croissance que de renforcement des fonds propres. Une lecture de la performance qui mettrait l’accent sur la cohérence entre les modalités d’organisation de la production et les relations des entreprises avec leurs environnements permettrait d’améliorer les capacités de prévision en particulier des prêteurs qui pourraient ainsi valider, selon leurs exigences, l’information fournie. Une évaluation faisant référence à cette pluralité permettrait de mieux repérer les tensions, les sources de fragilité spécifiques à un système d’action et d’en étudier les remèdes, et par là même, d’améliorer la gestion du risque de crédit. 1. Eléments de Gestion de Risque Bancaire 2. Les pratiques d’analyse du risque crédit 2.1. L’analyse discriminante et le credit scoring 2.2. la notation au sens des Agences de Notation 2.3. L’estimation du taux marginal de mortalité 2.4. la méthode RAROC et ses dérivés 2.5. La méthode des neurones 3. Analyse du risque crédit : Cas du « Crédit Du Maroc » 3.1. le ratio McDonough ou Bâle II 3.2. Le ratio de division des risques 3.3. Le système de notation de Crédit du Maroc 3.4. Techniques du Contrôle a posteriori des Engagements Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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