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Promouvoir les exportations marocaines de la tomate de primeurs sur le marche français : Cas de la Société Sodea

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 212
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 312.28 KB
Extraits et sommaire de ce document
Le secteur de maraîchage constitue l’un des leviers essentiels de l’agriculture Marocaine, avec une superficie qui varie de 20 à 22 milliers d’hectares, et une production pouvant atteindre 750 milliers de tonnes dont 200 à 250 milliers de tonnes à l’export selon les campagnes, ce qui le rend un des importants pourvoyeurs de devises estimées à 1.2 à 1.5 milliards de DH . Jusqu’à la libéralisation des échanges en 1986, et pour répondre à l’appel national du projet de redressement de ce secteur lancé en 1977/78 ; la SODEA a participé activement à ce projet en adoptant toutes les techniques de pointe (abri serres, équipement en micro-irrigation ; acclimatation des variétés performantes,…) et ce, afin de servir de véritable support de vulgarisation auprès des agriculteurs pour le développement de cette culture dans les différentes régions primeuristes du Royaume. La superficie à la SODEA en culture de tomate sous abris a atteint les 135 ha, générant une production export d’environ 4.500 tonnes.
A partir des années quatre vingt-dix, cette spéculation a commencé à connaître des difficultés de rentabilité surtout au niveau de la production destinée à l’export en raison des contraintes suivantes : Prédominance des cultures de plein champs à faible rendement ; Un équipement non approprié (tunnels classiques) au lieu de celles répondant aux technologies nouvelles telles que les abris multi –chapelles dont le rendement est beaucoup plus meilleur (de l’ordre de 150 à 200 T ) ; Forte infestation des sols et remontée excessive de la salinité dans les sites de primeurs handicapant ainsi les rendements souhaitables ; Vétusté du matériel agricole et hydro-agricole dont environ 80% dépasse 10 ans ou plus d’âge ; Une politique commerciale non adaptée aux contraintes du marché extérieure . Dans le cadre de sa restructuration entamée en 1992-1993 ; une réflexion toute particulière a été menée par la sodea pour décider de l’avenir de cette culture.
[…]
Avant la restructuration de la SODEA en 1993, l’acte commerciale essentiel à l’export était géré de la manière suivante : les ventes étaient assumées et suivie par la Délégation GEDA « Domaines Royaux » à paris; qui était bien structurée et percevait en contre partie une commission ; le contrôle de la facturation de transit se faisait par l’AFB « Atlas Fruit Board ». La direction commerciale de la SODEA installée à Casablanca s’occupait essentiellement de la programmation des exportations, de la saisie et du traitement des données .
La réorganisation engagée en 1993 basée sur de nouveaux objectifs et orientée vers une valorisation plus rationnelle de sa production a conduit la SODEA à assurer par ses propres moyens l’affectation de la production aux différents commissionnaires et le suivi des recettes y afférents. Ces mesures se sont traduites par un échange rapide des informations avec les partenaires commerciaux, et par conséquent , des réactions immédiates de la programmation et de redressement des anomalies qui ont touché en particulier : l’amélioration de la coordination entre les entités de commercialisation, de production et de conditionnement pour saisir les meilleures opportunités offertes par le marché ; la politique d’une marque unique par commissionnaire et le suivi soutenu de la confection du produit. Néanmoins, malgré les efforts déployés, et les résultats encourageants obtenues , la SODEA reste compte tenu d’une part des potentialités existantes notamment au niveau de la production (sur le plan quantitatif que qualitatif) , et de la demande du marché à l’export d’autre part en deçà des niveaux souhaitables.
3- Le marché Français : une destination privilégiée : En effet, la France en tant que premier partenaire commercial du Maroc, la tomate est le légume le plus consommé de tous. Elle représente environ 20% de la consommation de légumes frais des ménages et 20% des dépenses qu’ils consacrent à ce poste. C’est dire son importance pour les consommateurs mais également pour les diverses catégories d’opérateurs de la filière des fruits et légumes. Malgré une certaine adaptation de la production française à la demande, elle ne couvre que 50% de la consommation nationale. Les importations compensent la différence, d’autant plus que la demande française de tomate s’inscrit dans la tendance générale de l’évolution de la distribution et de la consommation de légumes. Cette tendance s’est exprimée par la diminution de la part des aliments riches en calories, longs à préparer ou du moins à cuire tels que les céréales les pommes de terres et les légumes secs au profit des produits laitiers et des fruits et légumes frais.
Un autre facteur en faveur de la production de tomate marocaine destinée au Marché Français qu’il y a lieu de citer ; il s’agit de la répartition calendaire de l’export qui est concentré entre Octobre et Mars, période où les autres pays concurrents sont moins présents à l’exception de l’Espagne qui approvisionne le marché français de Novembre à Avril .
Toutefois, si on évalue le besoin du marché Français en matière d’importation de la tomate pendant cette période, on apercevra que le tonnage exporté par l’Espagne ne couvre qu’environ 35 %, et de ce fait l’opportunité d’écoulement de la production sur ce marché est à saisir, d‘autant plus que tomate de primeurs à la SODEA dispose d’atouts certains dans la course à la compétitivité, qui méritent d’être mieux exploités. Par ailleurs, les tentatives de diversification que le Maroc a tenté se sont souvent vouées à l’échec; la France est resté son principal acheteur.
La dépendance au marché français pourrait s’expliquer entre autres par : La proximité du marché français, d’où un coût de transport moins cher ; Un produit qui répond plus au goût du consommateur français ; Les liens historiques , et la maîtrise de la langue française par les opérateurs marocains ; Le manque de moyens et d’expérience pour assurer soi même la distribution du produit au niveau des autres pays, alors qu’en France cette opération est réalisée par les commissionnaires.
A la lumière des données relatées ci dessus, et pour réaliser les objectifs cités précédemment, le thème choisi pour cette étude s’articule autour de trois parties : La première partie portera sur la situation actuelle de la filière de la tomate au Maroc et les contraintes que présente le Marché Européen, principale destination de cette culture. La deuxième partie sera consacrée au diagnostic organisationnel de la Société de Développement Agricole « SO.DE.A », en tant que société support pour cette étude, et à l’analyse de la problématique de la culture de la tomate au niveau de cet organisme. La troisième partie , et à travers l’étude du marché cible qui est le marché français nous permettra d’identifier les actions à mettre en place pour une stratégie d’avenir et une meilleure valorisation de ce produit.
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