Logo
Memoires et Projets de fin d'Etudes

Espace Membres

Identifiant :

Mot de passe :

Mot de passe oublié ?

Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale : Enjeux et orientations publiques
accéder au document
Nombre de pages : 69
Format : .Pdf
Taille du fichier : 1.97 MB
Nombre de consultations : 483
Note : note (1 vote)
Extraits et sommaire de ce document
La crise mondiale actuelle a surpris les gouvernements de la planète par son ampleur et sa brutalité. Malgré les plans de relance économique mis en place et l’injection massive de capitaux pour renflouer les systèmes financiers, la perte de confiance des acteurs économiques persiste et un climat d’incertitude domine la conjoncture mondiale. L’horizon de sortie de crise reste ainsi incertain. Cette crise se distingue aussi par son lot de grandes interrogations sur la configuration qu’aura le monde post-crise. Elle a donné lieu à une action concertée au niveau international (G20 essentiellement) pour tenter de réviser la régulation des systèmes financiers. Pour autant, cette concertation n’a pas empêché les Etats de se lancer dans de nouvelles stratégies de négociation et de repositionnement dans la mondialisation, porteuses de grandes implications aussi bien au plan de la carte économique et industrielle mondiale qu’au plan des relations internationales. Les enjeux liés à cette crise appellent à mener une réflexion stratégique sur la trajectoire socio-économique du Maroc, réflexion qui procède d’une double préoccupation. Il s’agit, d’une part, de permettre au Royaume de poursuivre sereinement son train de réformes tout en faisant résolument face à la crise et, d’autre part, de saisir les opportunités et d’intégrer les inflexions majeures qui se dessinent pour le monde de l’après-crise et qui ne seront pas sans conséquences stratégiques sur notre pays. Pour y apporter sa contribution, l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) a initié depuis novembre 2008 un processus de réflexion et de veille sur la crise mondiale et ses impacts sur le Maroc, dont les premiers éléments d’analyse sont restitués ci-après. Le Maroc, après avoir été épargné dans un premier temps par la crise financière, grâce à la solidité de son système bancaire et à sa faible exposition aux marchés financiers internationaux, subit depuis le deuxième semestre 2008 les répercussions de la crise économique mondiale par le biais des secteurs exportateurs, de l’activité touristique, des transferts des Marocains Résidant à l’Etranger (MRE) et des flux des investissements extérieurs. Au-delà des répercussions directes sur certains secteurs, la crise actuelle a mis en exergue des déficiences structurelles antérieures à la crise qui affectent peu ou prou l’économie marocaine. Parmi elles figurent la soutenabilité budgétaire limitée, la faible compétitivité de l’économie, l’aggravation du déficit commercial, l’étroitesse du marché intérieur ou encore, les dysfonctionnements intermittents, mais majeurs, en termes de gestion des dossiers stratégiques et de gouvernance. Le Gouvernement a mis en place un comité de veille stratégique public-privé, chargé d’anticiper les effets potentiels de la crise et d’élaborer des plans de contingence, prêts à être déployés en fonction des développements constatés. Les premières mesures anti-crise sociales, financières et commerciales ont ciblé les secteurs affectés (textile, cuir, sous-traitance automobile, tourisme et, récemment, électronique). En 2009, les effets de la crise seront atténués par les résultats de la campagne agricole et la bonne tenue de la demande intérieure. Néanmoins, le taux de la croissance non agricole baissera de manière significative (estimé à 3% au lieu de 5% en moyenne pour la période 2004-2008) et la balance des paiements courants sera fragilisée. Les perspectives pessimistes chez nos principaux partenaires économiques devraient induire des développements plus importants qui risqueraient de réduire les marges de manœuvre du pays et de compromettre les acquis économiques et sociaux de ces dernières années. Dans ce contexte, le Maroc devrait résoudre les problématiques structurelles dont le caractère critique a été exacerbé par la crise actuelle et préparer avec détermination l’après-crise. Il en découle quatre orientations majeures, pouvant constituer la base d’une feuille de route nationale : Premièrement, consolider le lien social à travers une refonte des politiques sociales Le premier impératif au plan social sera de maintenir la confiance et d’entretenir un climat social serein, en approfondissant les programmes de développement humain (INDH, éducation, santé), en renforçant le dialogue social et en activant les espaces de médiation sociale, en particulier le Conseil Economique et Social (CES) qu’il serait opportun de mettre en place rapidement. Parallèlement, une profonde refonte des politiques sociales devrait être opérée. Il s’agira, en particulier, de réorganiser profondément le paysage national des acteurs du développement social pour plus de responsabilisation, de convergence et d’efficacité, en capitalisant sur les acquis de l’INDH, de mettre en exécution la réforme progressive du système de compensation pour plus d’équité sociale et d’efficacité économique et d’étudier l’opportunité de mise en place d’un dispositif de protection de l’emploi et des salariés, en évaluant son coût et son impact économique et social. Deuxièmement, améliorer la gouvernance des politiques publiques dans le sens de plus de cohérence, d’efficacité et de pro-activité A cet effet, au plan institutionnel, il est proposé de mettre en place un cadre approprié de coordination des politiques publiques (comité interministériel, instance dédiée, institutionnalisation du «comité de veille stratégique»). Ce cadre aurait notamment pour première mission de piloter d’une part, une revue croisée des objectifs et de la cohérence des grandes stratégies sectorielles (Maroc Vert, Eau, Plan Azur, Emergence, Education-Formation…) afin d’en harmoniser l’horizon temporel et d’en accélérer le rythme de réalisation et, d’autre part, un audit des accords commerciaux bilatéraux et multilatéraux du Maroc, à la lumière de la nouvelle donne mondiale et des intérêts nationaux. L’effort de coordination ne saurait toutefois s’arrêter à la sphère stratégique. Il sera impératif de mettre en place les processus nécessaires à sa déclinaison au plan opérationnel, dans les démembrements de l’Etat les plus déconcentrés, afin d’assurer l’intégration et la bonne exécution des politiques publiques et sectorielles au niveau local. L’amélioration de la gouvernance des politiques publiques nécessitera également de se donner des moyens efficients de suivi et de mesure de l’efficacité de l’action publique, à travers une reconfiguration des instruments nationaux de planification stratégique et une mise à niveau du système national d’information. En outre, l’exécution des politiques publiques et la performance des administrations qui en ont la charge devraient être systématiquement soumises à des évaluations régulières. Troisièmement, au plan économique, relever le défi de la compétitivité et porter une vigilance accrue sur la préservation de certains équilibres macroéconomiques Le chantier le plus urgent au plan économique consiste à remédier définitivement à l’érosion de la compétitivité de l’économie nationale, en oeuvrant notamment à rehausser la productivité des entreprises et la qualité du capital humain. Parallèlement à cela, le Maroc gagnerait à prendre rapidement le train de l’innovation et des mutations technologiques, à travers la dynamisation de l’enseignement supérieur et de la recherche et l’élaboration d’une feuille de route nationale pour la croissance verte. Par ailleurs, la crise actuelle met clairement en évidence la nécessité de développer un marché intérieur dynamique, entraîné par une classe moyenne élargie et un tissu d’entreprises nationales compétitives. Pour pouvoir bénéficier de la dynamique de l’après-crise, une vigilance accrue devra par ailleurs être portée sur la préservation de certains équilibres macroéconomiques. D’une part, le Maroc devrait déployer tous les moyens possibles afin que ses réserves en devises soient maintenues au-dessus du plancher stratégique de 6-7 mois d’importations. En particulier, les grands projets d’infrastructures ou d’équipement gagneraient à être réexaminés à la lumière de leurs impacts sur la balance des paiements. De même, il est recommandé de renforcer la politique de proximité et d’incitation en direction des Marocains Résidant à l’Etranger. D’autre part, la gestion des finances publiques doit demeurer prudente, à travers une surveillance étroite des recettes fiscales et une attention accrue sur les rubriques les plus rigides de la dépense publique, notamment la masse salariale de l’Etat, les autres dépenses de fonctionnement et les charges de compensation. Il va de soi que la soutenabilité des finances de l’Etat constitue à la fois un sujet de vigilance, en ce temps de crise et un domaine de réforme continue. Quatrièmement, approfondir l’ancrage régional du Royaume : La crise actuelle rappelle le caractère décisif de l’ancrage à des ensembles régionaux solides et intégrés et invite ainsi le Maroc à concrétiser rapidement le projet du statut avancé avec l’Union Européenne, à intensifier ses rapports de partenariat avec le voisinage africain et à saisir systématiquement les opportunités de renforcement des relations avec tout pays du Maghreb qui le souhaite. En promouvant ainsi des approches novatrices de coopération régionale, le Maroc contribuera à l’émergence d’un espace pertinent d’amortissement en périodes de crise et de construction de réponses communes. Il sera par ailleurs nécessaire de renforcer la surveillance sur le plan sécuritaire et migratoire à l’échelle régionale, alors que l’aggravation de la vulnérabilité de certains pays d’Afrique subsaharienne pourrait occasionner une intensification des trafics (armes, drogues, contrebande de marchandises...) et une recrudescence des flux de migration clandestine. Au delà de la gestion de la crise actuelle, le Maroc devra veiller avec vigilance à se prémunir contre les menaces aujourd’hui permanentes et de long terme sur le plan climatique et sanitaire, en intégrant la donne environnementale dans ses politiques publiques et en se munissant de dispositifs adaptés de prévention et de réaction aux catastrophes naturelles et aux risques de pandémies. Il devra également se préparer à affronter la raréfaction de l’eau et de l’énergie qui ne peut que s’aggraver en l’absence de profondes modifications des modes de production et de consommation au plan mondial et provoquer des crises énergétiques et alimentaires systémiques à répétition. Il sera enfin de la plus haute importance pour notre pays d’adopter avec constance une démarche active de communication, à même d’entretenir la confiance de ses citoyens et de ses partenaires étrangers.
Introduction : 1. Précédée, sans y prendre véritablement ses origines, par une période de forte tension sur les marchés des matières premières fossiles et agricoles fin 2007, la crise mondiale actuelle s’est vite révélée être la plus grave depuis la Grande Dépression des années 1930. 2. Partant de perturbations localisées dans un premier temps dans l’industrie financière nord-américaine, elle a donné un coup de frein brutal à l’économie mondiale et au commerce international. Son onde de choc se propage aujourd’hui encore à l’ensemble des économies, que la mondialisation a rendues plus interdépendantes que jamais. Les dégâts sociaux sont déjà perceptibles et ne feront que s’aggraver au fur et à mesure que les effets de la crise gagnent les marchés de l’emploi et pèsent sur les conditions de vie des citoyens. 3. Cette crise se distingue aussi par son lot d’incertitudes et d’interrogations. En effet, malgré l’envergure des plans de relance et la mise sous perfusion du système financier mondial, personne -les institutions internationales compétentes en tête- ne peut prédire l’horizon plausible d’une durable sortie de crise et, encore moins, saisir la configuration du monde de l’après-crise. 4. Tout dépendra des dynamiques complexes d’enlisement ou de sortie de crise aujourd’hui à l’oeuvre. Les regards restent actuellement focalisés sur l’impact des plans de relance en Amérique du Nord, en Europe et en Chine ainsi que sur la vitesse avec laquelle s’opèrera la restructuration des banques et des marchés financiers. L’attention reste également portée sur le niveau de coordination de ces initiatives, à l’échelle mondiale, pour éviter que la crise ne débouche sur une impasse des échanges internationaux, voire du système monétaire international.5. C’est dans ce paysage mouvementé que le Maroc a commencé à sentir les premiers effets de la crise mondiale, principalement par la voie des échanges. Le comité de veille stratégique, institué par le Gouvernement, est chargé de suivre ces effets et de proposer de nouvelles mesures en faveur de la population, des entreprises et des secteurs touchés. 6. Mais, une réflexion stratégique sur l’après-crise s’impose d’ores et déjà et le débat public devrait se l’approprier dès maintenant. L’objectif d’une telle réflexion consiste à identifier les espaces de vigilance et d’action à même de permettre au Maroc d’être en position favorable à la sortie de crise. Notre pays doit, en effet, déployer ses facteurs de résilience intérieure et capitaliser sur l’élan réformateur de ces dernières années afin de poursuivre sereinement son projet de développement et mener à terme les processus transitionnels dans lesquels il est aujourd’hui largement engagé. 7. Le présent document, est le produit d’un processus de réflexion et de veille au sein de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques(IRES), qui a commencé en novembre 2008 et auquel ont participé les membres du Comité d’Orientation de l’Institut. Il propose d’apporter un éclairage sur les développements majeurs de la crise mondiale à court et à moyen terme et de contribuer ainsi au débat public. 8. Tout en explicitant les conséquences de la crise économique mondiale sur le Maroc, cette réflexion vise à explorer les développements possibles de la crise au plan national, à mettre en lumière les nouvelles donnes de l’environnement international de l’après-crise, avant de suggérer une feuille de route pour gérer la crise et préparer la sortie de crise. 9. Sans revenir en détail sur les origines de la crise mondiale actuelle et sur les mécanismes de sa propagation, suffisamment abordés par la littérature, le présent document est ainsi structuré autour de quatre parties, appréhendant successivement : les canaux de transmission de la crise mondiale au Maroc ; les développements potentiels futurs de la crise au Maroc et les risques à surveiller ; la configuration potentielle du monde post-crise et les grandes interrogations de la nouvelle période qui s’ouvre à l’échelle internationale ; les axes possibles d’une feuille de route nationale, pour permettre au Royaume de poursuivre sereinement son train de reformes, tout en faisant résolument face à la crise, et de se préparer à la sortie de crise.
Annexe 1 : Résoudre les problématiques structurelles et préparer l’après crise : 25 recommandations pour une feuille de route nationale.
• Consolider le lien social à travers une refonte des politiques sociales : Les différentes politiques menées au cours des dernières années ont permis une relative consolidation de la stabilité et de la paix sociale que les impacts de la crise économique mondiale pourraient fragiliser. Par ailleurs, le contexte de crise ainsi que le répit des tensions sur les prix de l’énergie et des produits alimentaires constituent un moment opportun pour mener à bien une refondation des politiques sociales. 1. Adopter une démarche active de communication à même d’entretenir la confiance des acteurs -citoyens, opérateurs et partenaires étrangers- en explicitant les grands arbitrages entre objectifs de développement économique et besoins en protection sociale ; entre exigence d’efficacité et souci d’équité. 2. Mettre en place rapidement le Conseil Economique et Social. 3. Elargir les espaces de médiation et de régulation sociales, en prêtant une attention particulière aux zones les plus fragiles et vulnérables. 4. Réformer le système de compensation pour plus d’équité sociale et d’efficacité économique. Le principe de maintenir le système de compensation des prix de base, l’aide directe ciblée et conditionnée aux ménages pauvres ainsi que la modernisation des filières subventionnées, constituent la trame de fond de la réforme attendue du système de compensation. 5. Etudier l’option de mise en place d’un dispositif de protection de l’emploi et des salariés. Couplé à la formation et à la reconversion professionnelle, un tel dispositif, même embryonnaire, constituerait aussi bien une réforme sociale qu’une réforme au service de l’efficacité économique. Il s’agira dans un premier temps d’en étudier l’efficacité, partant d’une analyse critique des expériences internationales en la matière et d’en évaluer le coût, la viabilité et la faisabilité opérationnelle. 6. Réorganiser profondément le paysage national des acteurs du développement social pour plus de responsabilisation, de convergence et d’efficacité, en capitalisant sur les acquis de l’INDH.
• Améliorer la cohérence et la gouvernance des politiques publiques Le succès de l’agenda national des réformes est tributaire de la capacité de notre pays à améliorer son système de gouvernance économique et sociale, dans le sens de davantage de cohérence, d’efficacité et d’anticipation. 7. Mettre en place un cadre approprié de coordination des politiques économiques et sociales (comité interministériel, instance dédiée, institutionnalisation du «comité de veille stratégique»…). La cohérence et l’efficacité des stratégies sectorielles dépendent du pilotage de la politique économique nationale. Ce pilotage doit permettre de traduire la politique économique dans sa vision d’ensemble et de dépasser le cloisonnement sectoriel, notamment durant les phases d’implémentation et de mise en oeuvre, permettant ainsi la gestion des problématiques transversales et la valorisation des synergies intersectorielles. 8. Réaliser une revue stratégique des objectifs et de la cohérence des grandes stratégies sectorielles. Le cadre de coordination susmentionné pourrait avoir pour première mission d’effectuer un examen croisé des stratégies sectorielles. Cet examen permettrait de vérifier la cohérence d’ensemble, de redéfinir éventuellement les priorités et les objectifs, à la lumière des mutations actuelles et à venir de l’environnement international et d’identifier les contreperformances et les pertes d’opportunités en phase d’exécution.9. Réaliser une évaluation des retombées des accords commerciaux signés parle Royaume. Sans remettre en cause sa politique d’ouverture, le Maroc devrait envisager une évaluation de ses accords commerciaux afin d’en évaluer la cohérence d’ensemble et de comparer les retombées, aujourd’hui avérées, avec les impacts initialement escomptés. 10. Reconfigurer les instruments nationaux de planification stratégique et mettre à niveau le système national d’information afin de doter le pays d’outils adéquats pour l’anticipation, l’orientation et le suivi de l’action publique. 11. Systématiser l’évaluation de l’efficience de l’action publique, de l’utilisation des fonds et des entités qui en ont la responsabilité. L’évaluation devrait progressivement s’inscrire au coeur de l’action publique pour une plus grande responsabilisation des acteurs, une meilleure gestion des fonds publics et une information de qualité aux citoyens.
• Relever le défi de la compétitivité En dépit de la conclusion de plusieurs accords de libre échange, le commerce extérieur marocain n’a pas connu une modification profonde en termes de diversification des produits et des débouchés extérieurs et de relèvement de la qualité de l’offre. Ce constat exige une action forte pour redresser la compétitivité de l’offre exportable. Ce faisant, le Maroc gagnerait à prendre rapidement le train de l’innovation et des mutations technologiques. En outre, la crise actuelle met clairement en évidence la pertinence des stratégies de croissance fondées de manière équilibrée aussi bien sur la conquête de marchés extérieurs que sur un marché intérieur dynamique, entrainé par une classe moyenne élargie et un tissu d’entreprises nationales compétitives. Pour pouvoir profiter pleinement de la dynamique de l’après-crise, une vigilance accrue devra être portée sur le court terme aux réserves en devises pour ne pas descendre en-dessous du plancher de6-7 mois d’importations, à la gestion des finances publiques et au rythme des réformes structurantes. 12. Observer une vigilance extrême sur l’évolution des dépenses publiques structurelles, principalement la masse salariale, les autres dépenses de fonctionnement et les charges de compensation. 13. Remédier d’urgence à l’érosion de la compétitivité, en rehaussant notamment la productivité des entreprises marocaines et la qualité du capital humain national. 14. Développer les exportations de services. 15. Encourager l’import-substitution par la production locale des produits importés fortement demandés. 16. Rechercher des formules de«compensation technologique» par la fabrication locale de composants dans le cadre des projets de développement d’infrastructures ou d’équipement. 17. Développer l’innovation, en stimulant l’enseignement supérieur et la recherche. 18. Elaborer une première feuille de route nationale pour la «croissance verte». 19. Reconsidérer les investissements publics à la lumière de leurs impacts sur la balance des paiements. 20. Renforcer l’approche de proximité avec les MRE. 21. Activer les réformes structurantes, en priorité celles de la justice et de l’éducation.
• Approfondir l’ancrage régional du Royaume La crise actuelle rappelle le caractère décisif de l’ancrage à des ensembles régionaux solides et intégrés. Si elle conforte notre pays dans ses choix stratégiques d’intégration régionale, elle invite néanmoins aujourd’hui le Maroc à intensifier ses rapports de partenariat avec le voisinage maghrébin et africain. 22. Renforcer la surveillance des impacts de la crise économique actuelle sur la migration régionale et la sécurité. 23. Réactiver la politique africaine du Maroc, à travers la revue des projets de développement et de la coopération, notamment avec l’Afrique subsaharienne. 24. Mettre en oeuvre une intégration plus poussée avec les pays du Maghreb qui le souhaitent. 25. Concrétiser l’ambition de devenir une plateforme financière d’envergure au niveau régional, en mettant en place les pré-requis internes nécessaires (fiscalité, formation…).

Bibliographie :
- Aglietta Michel. Novembre 2008. La crise: Comment en est-on arrivé là ? Comment en sortir ?, Edition Michalon
- Albrow Martin & Bradford Colin. Avril 2009. Le G20 et l’invention d’une responsabilité publique mondiale, La vie des idées
- Artus, Patrick. Avril 2009. Le modèle d’avant crise est-il réversible ?, Recherche Economique, Natixis, Flash Economie, N° 199, 24
- Artus, Patrick. Avril 2009. Se limiter à réglementer la finance ne résoudra rien, Natixis, Recherche Economique, Flash Economie, N° 156
- Bank Al Maghrib. Février 2009. Statistiques monétaires
- Bank Al Maghrib. Mars 2009. Enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie
- Bank Al Maghrib. 24 mars 2009. Rapport sur la politique monétaire, n° 10/2009
- Bank Al Maghrib. Avril 2009. Revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière
- Banque de France. Février 2009. La crise financière. Documents et débats n° 2
- Banque Mondiale. Mars 2009. Perspectives économiques mondiales
- Centre d’analyse stratégique. Octobre 2008. Quel impact de la crise sur la croissance à moyen terme ?, Note de veille n° 113
- Centre d’analyse stratégique. Janvier 2009. Après la crise, quelles pistes de changement dans la régulation du capitalisme ?, Note de veille n° 120
- Centre d’analyse stratégique. Janvier 2009. Nouveau monde, nouveau capitalisme ? Éléments de débat
- Centre Marocain de Conjoncture. Février 2009. Evaluation de l’impact de la crise
- Commission des Communautés Européennes. November 2008. Un plan européen pour la relance économique, Communication de la Commission au Conseil Européen, COM(2008) 800 final
- Conseil d’Analyse Economique. Septembre 2008. La crise des subprimes, n° 6/2008, ISSN: 1287-4558
- Cord Louise, Verhoeven Marijn, Blomquist Camilla, Rijkers Bob, Suri Vivek. 2009. The Global
- Economic Crisis: Assessing Vulnerability with a Poverty Lens, Poverty Reduction and Economic Management, Policy note
- Crédit Agricole. 8 décembre 2008. France: Quels effets attendre du plan de relance ?, Eco News, publication, n° 120
- Dervis Kemal. 2009. La crise économique mondiale: enjeux et réformes. Politique Etrangère. N°1-2009
- European Commission. Spring 2009. Economic Forecast, Directorate-General for Economic and Financial Affairs.
- Fonds Monétaire International. Septembre 2008. Maroc Rapport des services du FMI pour les consultations de 2008 au titre de l’article IV, Rapport du FMI n° 08/304.
- Fonds Monétaire International. Décembre 2008. L’économie mondiale sous tension, Finances & Développement, Vol 45, n°4
- Griffith-Jones Stephany & Ocampo José Antonio. January 2009. The Financial Crisis and its Impact on Developing Countries, United Nations Development Programme, Poverty Reduction Discussion, Paper PG/2009/001
- Groupe intergouvernemental des Vingt-Quatre. 30 mars 2009. Déclaration spéciale sur les questions monétaires internationales et le développement dans la perspective du sommet de Londres des dirigeants du G-20
- Haut-Commissariat au Plan. Janvier 2009, Note de Conjoncture n°13, Institut National d’Analyse de la Conjoncture
- Husson Michel. Janvier 2009. Un capitalisme vert est-il possible ?, Contretemps n°1
HM Treasury. December 2008. Managing the global economy through turbulent times, Cabinet Office
- Fonds Monétaire International. Juin 2008. Une crise de confiance… et beaucoup plus, Finances & Développement, Vol 45, n°2
- Institute of International Finance. January 27, 2009. Capital flows to Emerging Market Economies International Economic Bulletin. April 2009. Developments in the Global Economy
- International Institute For Labour Studies, Policy Brief
- International Labour Organization. 2009. The Financial and Economic Crisis: A Decent Work Response. International Institute for Labour Studies
International Labour Organization. January 2009. Global Employment Trends, International Labour Office
- International Labour Organization. February 2009. The fallout in Asia: Assessing labour market impacts and national policy responses to the global financial crisis , ILO Regional Office for Asia and the Pacific
- International Labour Organization. March 2009. Unemployment, Bureau of Statistics
International Monetary Fund. July 2008. Morocco - Financial System Stability Assessment - Update, SM/08/232
- International Monetary Fund. March 2009. Crisis Stalls Globalization Reshaping the World
Economy. Finance & Development, Vol. 46, n°1
- International Monetary Fund. March 2009. Global Economic Policies and Prospects, Meeting of the Ministers and Central Bank Governors
- International Monetary Fund. April 2009. Crisis and Recovery, World Economic Outlook
- IRIS. Hiver 2008/2009. Vers un nouveau partage du monde?, Revue internationale et stratégique, n°72
- Jamet Jean-François & Lirzin Franck. Mars 2009. L’Europe à l’épreuve de la récession, Fondation Robert Schuman, Question d’Europe n°130
- Jouahri Abdellatif. 7 novembre 2008. La récente crise financière et son impact sur le Maroc ; Eléments de réflexion, Bank Al Maghrib
- Lin Justin Yifu. October 31, 2008. The Impact of the Financial Crisis on Developing Countries
- Lin Justin Yifu. March 13, 2009. Beyond Keynesian Economics: A Stimulus for development
- Ministère de l’Economie et des Finances. Février 2009. Point Mensuel de Conjoncture, Direction du Trésor et des Finances Extérieures
- Ministère de l’Economie et des Finances. Mars 2009. Point Mensuel de Conjoncture, Direction du Trésor et des Finances Extérieures
- Ministère de l’Economie et des Finances. Mars 2009. Note de conjoncture, Direction des Etudes et des Prévisions Financières, Bulletin mensuel n°149
- Ministère de l’Economie et des Finances. Mars 2009. Production et performance du FOGARIM, Direction du Trésor et des Finances Extérieures
- Ministère des Finances et de la Privatisations. Mars 2009. Datation du cycle d’affaires de l’économie marocaine, Direction des Etudes et des Prévisions Financières
- Noyer Christian. 17 Novembre 2008. Réflexions sur la crise, Banque de France
- Noyer Christian. 11 Décembre 2008. Une nouvelle régulation pour une nouvelle finance, Banque de France
OFCE. Avril 2009. Revue mensuelle
- Pisani-Ferry Jean, Sapir André & von Weizsäcker Jakob. 2008. A European recovery Programme, Bruegel, Policy Brief, Issue 2008/09
- Pisani-Ferry Jean & Santos Indhira. March 2009. Reshaping The Global Economy, Bruegel, Policy Contribution, Issue 2009/04
- Pisani-Ferry Jean & van Pottelsberghe Bruno. April 2009. Handle with care! Postcrisis growth in the EU, Bruegel, Policy Brief, Issue 2009/02
- Ravallion Martin. October 2008. Bailing out the World’s Poorest. Policy research working paper n°4763
- Roubini Nouriel. April 15, 2009. End of economic gloom?
- Saif Ibrahim & Farah Choucai. April 2009. Arab Country Responses to the Global Economic Crisis, International Economic Bulletin
- Sen Amartya. 2009. Capitalism Beyond the Crisis, the New York review of books, Volume 56, Number 5, March 26, 2009
- Wibaut Serge. Décembre 2008. Quelle leçon tirer de la crise financière ? In Regards Economiques, n°64
- World Bank. November 2008. Lessons from World Bank Research on Financial Crises, Development research Group, Policy Research Working Paper n°4779
- World Bank. November 2008. Weathering the Storm: Economic Policy Responses to the Financial Crisis, Poverty Reduction and Economic Management Network
- World Bank. 2009. Averting a Human Crisis During the Global Downturn, World Bank’s Human Development Network, Policy Options
- World Bank. March 2009. Global Monitoring Report 2009 A Development Emergency, Development Committee Meeting
- World Economic Forum. 2009. The Global Agenda 2009
- World Trade Organisation. March 24, 2009. World Trade 2008, Prospects for 2009, Press
Ces documents peuvent également vous intéresser !

Correction
Jumia