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Le processus de gouvernance et la performance financière de l’entreprise

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 22
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 488.28 KB
Extraits et sommaire de ce document
Les pratiques de gouvernance d’entreprise sont indissociables du concept même d’entreprise, dès l’instant que ce crée une dissociation entre les parties prenantes, détentrices de droits sur une entreprise, et mandataires sociaux en charge de la gestion de l’entreprise. Une telle dissociation qui a connu son apogée aux Etats-Unis à partir de la moitié du 20éme siècle, mais qui n’a suscité un intérêt qu’à la fin dudit siècle, motivé par les multiples scandales financiers de plusieurs multinationales (Enron, Parmalat,…).
Face à cette situation, les limites des mécanismes de contrôle mis en place pour coordonner les comportements déviants des agents de premier niveau (dirigeants) et de deuxième niveau (les salariés), et qui peuvent produire des dysfonctionnements et une exacerbation des conflits, ont conduit à proposer la performance financière comme un processus de contrôle et de règlement des conflits dans la mesure où il contribue à canaliser les comportements de toutes les parties prenantes grâce à la fixation des règles et des procédures.
Jusqu’ici, l’audit interne a suscité l’intérêt des chercheurs en tant que discipline de recherche ou mécanisme de gouvernance des entreprises. La permanence du débat sur la gouvernance d’entreprise nous conduit à s’intéresser aux enjeux tant pratiques que théoriques de l’audit interne comme instrument au service de la gouvernance d’entreprise et à analyser sa contribution dans le processus non seulement d’élaboration et de traitement de l’information financière, mais aussi dans l’amélioration des performances.
Dans ce cadre, l’approche partenariale, dans la mesure où elle permet de réduire les conflits d’intérêts, est jugée plus créatrice de valeur et des performances financières obtenues grâce à une bonne gouvernance. Ainsi, la fonction d’audit interne améliore la gouvernance de l’entreprise notamment au niveau de la qualité des reporting et au niveau des performances. Plusieurs théories peuvent être mobilisées pour comprendre la relation performance financière /gouvernance d’entreprise : la théorie de l’agence, la théorie des coûts de transaction, et dans une certaine mesure, la théorie de la dépendance envers les ressources.
La gouvernance d'entreprise vise à mettre en place des principes directeurs en matière de fonctionnement efficace de l'entreprise.
Les évolutions des formes organisationnelles, conduiraient à écarter la vision actionnariale de la gouvernance, et de la dépasser vers plusieurs visions toutes visant la bonne gestion voire la performance. Les Réflexions faites sur la performance expliquent que celle-ci doit être bien corrélée avec les changements de valeur actionnariale. Aussi, la performance financière ne doit pas être influencée par d’autres problèmes au sein de la société et au sein du conseil d’administration. Cette mesure de performance a pour objet également de rapprocher les profits au capital investi qui a été nécessaire pour générer ces profits.
Dans cet article, la question qui se pose est la suivante : Dans ce contexte, comment la gouvernance d’entreprise peut être considérée comme un dispositif important pour l’amélioration de la transparence de l’information et de la performance financière de l’entreprise, c'est-à-dire canaliser les comportements des acteurs en vue d’améliorer cette performance ?
Pour répondre à cette question, on abordera chacune des notions de la performance financière, de la gestion financière dans l’entreprise et le rôle de la gouvernance d’entreprise afin d’optimiser cette performance financière.
[…]
L’entreprise est une réalité multiforme, complexe et évolutive. Elle s’adresse nécessairement à des marchés qu’elle doit satisfaire, et auxquels elle doit s’adapter. Elle participe à la dynamique des marchés car elle contribue à leur évolution, voir à leur création. Ainsi, La réalisation des performances conditionne l’existence de l’entreprise. Face à un problème à résoudre, le décideur va devoir faire des choix, ce qui implique que des solutions se présentent à lui. Il pourra se décider pour la solution convenable en fonction des ressources disponibles et qui pourra améliorer la performance de l’entreprise.
Plusieurs théories de ont été mobilisées pour comprendre la relation entre performance et gouvernance d’entreprise. La gouvernance d'entreprise vise à mettre en place des principes directeurs en matière de développement et de fonctionnement efficace de l'entreprise.
Les évolutions des formes organisationnelles, conduiraient à écarter la vision actionnariale de la gouvernance, et de la dépasser vers plusieurs visions toutes visant la bonne gestion voire la performance.
Les Réflexions faites sur une mesure de performance expliquent que celle-ci doit être bien corrélée avec les changements de valeur actionnariale, aussi la performance ne doit pas être influencée par d’autres problèmes au sein de la société et au sein du conseil d’administration. Cette mesure de performance a pour objet également de rapprocher les profits au capital investi qui a été nécessaire pour générer ces profits (montant et taux de rendement attendu de l’investisseur). Enfin, cette mesure de performance est destinée à un contrat de rémunération incitatif des dirigeants et doit permettre d’évaluer comment leur stratégie affecte la valeur actionnariale.
Au coeur de tous ces dysfonctionnements se trouve notamment la concentration excessive des risques, mais aussi leurs dispersions. Une défaillance du système de contrôle au sein des grandes sociétés, le manque de transparence dans l’information transmise aux actionnaires et une mauvaise définition de l’espace discrétionnaire des dirigeants conduisent à une mauvaise gouvernance de l’entreprise.
Le conseil d’administration se présente comme un lieu d’échange de discussion, de suivi et d’approbation que les actionnaires peuvent suggérer. Il s’agit d’un mécanisme chargé de présenter les intérêts des actionnaires et qui dispose d’un pouvoir disciplinaire sur les dirigeants. Il apparait aussi comme un élément indissociable à l’élaboration de la stratégie suivie par l’entreprise.
Cependant, l’efficacité du conseil d’administration dépend de sa composition, du contrôle exercé et de la structure du capital. Au sein de ce conseil cohabite deux types d’administrateurs internes et externes. Les administrateurs internes sont plus importants dans les sociétés managériales que dans les sociétés contrôlées et familiales. Mais les administrateurs externes n’exercent aucune fonction à l’intérieur de l’entreprise et sont en situation d’asymétrie d’information par rapport aux dirigeants et aux administrateurs internes. Ils ne disposent pas d’informations non comptables objectives. Les données comptables en général et le résultat en particulier qui leur sont données ne fournissent pas d’informations fiables sur les performances de l’entreprise. Par conséquent, les administrateurs externes, exclus de la définition de la politique comptable, ne peuvent plus juger les performances des dirigeants dans la mesure où ils ne maîtrisent pas suffisamment la politique comptable de l’entreprise. Du coup, ils se trouvent dépourvus des moyens pour jouer le rôle de censure financière au sein du conseil d’administration. Ainsi, l’information financière constitue un outil indispensable entre les mains du conseil pour une bonne gouvernance de l’entreprise.
L’évaluation et le suivi de la performance des entreprises sont devenus nécessaires étant donné la marge de manoeuvre significativement réduite que possèdent les dirigeants. Le nouvel ordre économique mondial oblige de plus en plus les entreprises à faire «plus» et avec «moins». Pour mesurer leur performance, les dirigeants peuvent faire appel à des outils ou systèmes présentant un degré variable de précisions et de complexité.

I- L’information financière dans le processus de la gouvernance
1- Déterminants de la compétence financière
2- Gouvernement de l’entreprise et qualité de l’information financière
3- Notions de performances financières
3-1. L’approche financière de la performance
3-2. Typologie de la performance
3-3. Les mesures de performance
II- Performance financière et gouvernance des entreprises
1-Théories et stratégies financières
2- L’amélioration de la performance et sa mesure
3- Les indicateurs de la performance financière
3-1. Ratios de la structure du passif
3-2. Ratios d’endettement
3-3. Ratios de la structure de l'actif
4- Relation entre le passif et l'actif
5- Ratios de rentabilité
6- Indicateurs financiers
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