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Le management des projets de résorption de l'habitat insalubre au Maroc
Extraits et sommaire de ce document
Deux objectifs majeurs sont recherchés dans le cadre de ce travail, à savoir : Mettre en exergue les dysfonctionnements en matière de management desdits projets et ce, à travers un diagnostic afin d’en dégager les forces, les faiblesses, ainsi que les opportunités et les menaces ; Identifier des pistes de progrès susceptibles de rendre plus efficace et plus efficient le mode de management de ce type de projets pour atténuer l’ampleur de l’insalubrité de l’habitat. Intérêt du sujet : Un bref aperçu historique permet de constater que les pouvoirs publics ont engagé une série de programmes de lutte contre l’habitat insalubre dont les produits (lots ou logements) sont destinés à une population défavorisée. Toutefois, si ce type d’intervention est considéré comme un enjeu majeur visant à atténuer la gravité du phénomène de l’insalubrité, il n’en demeure pas que celui-ci s’est heurté – et continue encore à l’être - à de multiples contraintes qui ont limité son efficacité face à l’une des manifestations les plus hideuses du déficit social. Ce constat est en fait l’une des principales motivations ayant animé notre orientation vers ce thème de recherche et qui sont explicitées ci-dessous en mettant en relief son intérêt général ainsi que les motivations d’ordre personnel. Intérêt général : L’habitat : un facteur d’équilibre, de stabilité et de sécurité sociale. Certes, l’habitat occupe une place de choix dans la stratégie de développement économique et social du pays. En effet, il joue un rôle important dans l’amélioration du bien être social et représente un facteur de stabilité et d’équilibre, constituant ainsi l’un des secteurs vitaux de l’économie nationale qui attire d’importants investissements. En langage de chiffres, la contribution de ce secteur dans le PIB oscille autour de 4,9% et emploie environ 8,5% de la population active urbaine pour ne citer que ces deux indicateurs révélateurs. Néanmoins, il y a lieu de noter que ce secteur souffre d’un lourd déficit et des besoins additionnels dépassant le rythme actuel de production de logements. Ceci s’explique dans une large mesure par le fait que depuis le début des années 70 les besoins en matière d’habitat ne cessent de s’accroître. Les principales causes directes ayant engendré cette situation sont liées à la croissance démographique et l’exode rural, auxquelles viennent s’ajouter les mutations socio-économiques et culturelles profondes qui ont modifié notablement la carte du tissu urbain marocain. Le résultat étant une prolifération croissante, au fil des années, de l’habitat insalubre sous toutes ses formes. Pour ne citer que l’essentiel, environ 1,4 millions de personnes vivent dans près de 1000 bidonvilles dont le tiers se situe sur l’axe atlantique Kénitra-Casablanca et 2,7 millions de personnes habitent des quartiers d’habitat non réglementaire. Une telle situation exige alors de mettre en oeuvre des solutions adéquates répondant aux exigences de la population cible et à l’amélioration du professionnalisme du secteur en s’appuyant sur des modes de gestion modernes. […] Face à la prolifération de l’habitat insalubre, et comme souligné auparavant, l’Etat a engagé un train de mesures et d’actions visant à alléger le déficit en matière de logements décents concernant une population cible assez large. De ce fait, la lutte contre l’habitat insalubre et la promotion de l’habitat social ont été élevées au rang de priorité nationale comme en témoignent les vastes programmes lancés à travers les différentes provinces et villes du Royaume au cours de ces dernières années. C’est dans cette logique que plusieurs stratégies d’intervention ont été mises en oeuvre. Elles visent la restructuration des quartiers d’habitat non réglementaire, le relogement et/ou le recasement des bidonvillois et ce, à travers le lancement d’importants projets d’habitat destinés à abriter les couches sociales à faible et moyen revenu. Cependant, il va sans dire que le problème de l’habitat insalubre reste de loin non résolu. En témoignent l’insuffisance patente de logements urbains, la dégradation du parc existant, la régénération des bidonvilles et la prolifération de l’habitat non réglementaire. […] Un tel constat est de nature à créer une situation préoccupante, source de frustration sociale et d’insécurité qui appellent des mesures d’urgence. Ceci s’aggrave davantage si on observe que les objectifs tracés dans le cadre de la politique de lutte contre l’habitat insalubre ne sont atteints que partiellement. Si on s’intéresse plus précisément aux projets de résorption de l’habitat insalubre, il est constaté souvent des dérapages en terme d’objectifs et des difficultés dans leur concrétisation. Ceci se traduit souvent par des impacts directs sur plusieurs paramètres, tels que : Les prolongements dans les délais ; Les coûts qui sont révisés à la hausse ; La consistance qui est modifiée en cours de route ; La qualité qui subit des «grattages» de divers types ; Le niveau de l’infrastructure qui se trouve au-dessous des attentes. Comme conséquences directes de cette situation, il y a lieu de souligner les charges supplémentaires et la frustration de la population cible engendrant ainsi des désistements, mais surtout l’accumulation des besoins en logements (aggravation du déficit) encourageant le recours à l’habitat non réglementaire. Toutes ces constatations nous laissent penser à l’existence de dysfonctionnements en matière de management des projets de résorption de l’habitat insalubre, et ce au niveau de leurs différentes phases allant de l’identification, en passant par les études, la planification, jusqu’au processus de réalisation et d’évaluation. Ainsi, il s’agit d’étudier : Comment peut-on rendre plus performant le mode de management des projets de résorption de l’habitat insalubre et ce, pour satisfaire au mieux les attentes de la population cible et réduire le fossé entre l’offre et la demande ? De cette question fondamentale qui constitue en fait le coeur de notre problématique découlent de nombreuses interrogations qui nous interpellent : Quelle articulation doit-il, en fait, exister afin d’assurer une cohérence entre la stratégie, le programme et le projet de résorption ? Autrement dit, est-ce que l’approche adoptée pour l’élaboration des programmes de résorption et le choix des projets correspondants est de nature à favoriser l’atteinte des objectifs stratégiques dans les meilleures conditions ? La conduite des projets en question obéit-elle aux pratiques modernes en matière de management de projets ? Et quels sont les facteurs qui influencent l’efficacité et l’efficience desdits projets ? Quelles sont alors les mesures et actions à entreprendre pour garantir un meilleur management de ce type d’intervention ? Ce sont là autant de questions auxquelles nous allons essayer, dans le cadre du présent travail de recherche, de porter les éclairages nécessaires et les réponses pouvant servir de remède pour améliorer la performance des projets de lutte contre l’habitat insalubre. Celle-ci constitue un levier de taille pour que ce mode d’intervention puisse donner les fruits escomptés et, par conséquent, permettre à la classe sociale à faible et moyen revenu d’accéder à un logement décent en adéquation avec son pouvoir d’achat. 1ère partie - Le phénomène de l’habitat insalubre au Maroc : enjeu et réalité Chapitre n° 1 : Vue macro-économique du secteur de l’habitat au Maroc Section n°1 : Place du secteur du BTP dans l’économie nationale Section n° 2 : L’appareil de production de logements au milieu urbain 1- Caractéristiques de la production 2- Filières de production 3- Flux de production dans le secteur réglementaire Section n°3 : Acteurs clefs 1- Le Ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme 2- Les promoteurs publics 3- Les promoteurs privés 4- Les collectivités locales 5- Les banques et institutions financières 6- Autres acteurs Chapitre n°2 : Le phénomène de l’habitat insalubre au Maroc Section n°1 : Concept et formes de l’habitat insalubre 1- Concept 2- Principales formes d’habitat insalubre Section n°2 : Mécanismes de formation 1- Croissance démographique et urbanisation 2- Exode rural 3- Inadéquation entre l’offre et la demande Section n° 3 : Poids de l’habitat insalubre dans le parc urbain 1- L’habitat non réglementaire 2- Les bidonvilles Chapitre n°3 : Stratégies d’intervention Section n°1 : Les principales interventions depuis les années 50 Jusqu’aux années 80 1- Les trames sanitaires des années 50 2- De nouveaux outils d’intervention ayant marqué les années 70 3- La promotion urbaine à travers les PDU des années 80 Section n°2 : Les nouveaux modes d’intervention de la décennie 90 1- Programme spécial de lutte contre l’habitat insalubre 2- Programme des 200.000 logements Section n° 3 : De nouvelles approches dès l’an 2001 1- Le Programme d’Action et de Résorption de l’Habitat Insalubre 2- Le programme spécial d’habitat à faible coût 3- Le programme "villes sans bidonvilles" 2ème partie : Le management de projets : concepts et méthodes Chapitre n° 1 : Le concept de projet Section n°1 : Fenêtre sur l’origine du terme « projet » et son évolution historique Section n° 2 : Quelques définitions du concept « projet » Section n°3 : Caractéristiques d’un projet Section n°4 : Acteurs du projet Section n°5 : Les phases et le cycle de vie d’un projet Chapitre n° 2 - Le management de projets : fondements et principes Section n°1 : Consistance et intérêt et du management de projet 1- Définition et consistance 2- De la gestion de projets au management de projets Section n° 2 : Les deux dimensions du management de projets 1- Le management stratégique et opérationnel du projet 2- Démarche stratégique et planification stratégique Section n°3 : Les structures du management d’un projet Section n°4 : Le management de l’équipe projet Section n°5 : Les outils de management d’un projet Section n°6 : Les facteurs clefs de succès d’un projet Chapitre n° 3 - Le management des phases d’un projet Section n°1 : Phase identification 1- Positionnement du projet 2- Formulation du projet 3- Démarche de gestion du projet Section n° 2 : Phase études 1- Etude marketing 2- Etude technique 3- Etude de rentabilité 4- Etude de l’environnement 5- Etude des compétences 6- Synthèse et prise de décision Section n°3 : Phase planification 1- Organisation des tâches 2- Planification de l’aspect temps 3- Estimation des coûts 4- Le Plan d’Action et de Management (PAM) 5- Le Plan d’Assurance Qualité (PAQ) Section n°4 : Phase exécution Section n°5 : Clôture et évaluation rétrospective du projet 1- Clôture et rédaction des rapports 2- Evaluation rétrospective 3ème partie : Du diagnostic au développement stratégique du management des projets de résorption Chapitre n° 1 : Positionnement des projets de résorption Section n° 1 : Positionnement de la recherche Section n° 2 : Principales caractéristiques des projets de résorption 1- Produits de résorption 2- Produits de prévention 3- Produits de péréquation Section n°3 : Vue panoramique sur les résultats obtenus 1- Analyse du portefeuille des projets 2- Lecture des résultats du questionnaire 3- Lecture des résultats d’entretiens Chapitre n°2 : Diagnostic des pratiques de management des projets de résorption Section n°1 : Diverses contraintes entravent la bonne conduite des Projets de résorption de l’habitat insalubre 1- Incohérence de l’articulation Stratégie – Programme – Projet de résorption 2- Inadaptation du cadre réglementaire et normatif 3- Dualité du régime foncier et épuisement des réserves publiques 4- Inadéquation du système de financement Section n° 2 : Des opportunités favorisant le développement des projets de résorption de l’habitat insalubre 1- Une volonté politique pour éradiquer le phénomène de l’habitat insalubre 2- De nouvelles approches pour la concrétisation des programmes Section n°3 : diverses faiblesses constatées dans le management PRHI 1- Insuffisance des études 2- Manque de planification opérationnelle 3- Lacunes de management au niveau d’exécution des travaux 4- L’évaluation rétrospective, une culture loin d’être ancrée 5- Une insuffisance dans la maîtrise d’ouvrage sociale Section n°4 : Les points forts du management de PRHI Chapitre n° 3 : Axes stratégiques pour une meilleure performance des projets de résorption Section n°1 : De la synthèse du diagnostic à la matrice de propositions stratégiques Section n° 2 : Pour l’élaboration de programmes de résorption basés sur une démarche stratégique 1- Démarche d’élaboration des programmes 2- Consistance des programmes 3- Suivi de la mise en oeuvre et évaluation Section n°3 : Nécessité de recourir à une démarche basée sur les techniques modernes de management de projets 1- La pertinence de l’identification, un pas vers la réussite du projet 2- L’élaboration d’études complètes, une nécessité absolue avant le lancement d’un projet 3- La concrétisation du projet commence par une bonne planification opérationnelle 4- La performance du projet est tributaire de la qualité du management de son exécution 5- L’évaluation est la mémoire du projet Section n°4 : Mise en place d’un système d’information intégré axé sur le KM 1- Finalités et Intérêts 2- Esquisse sur les composantes phares du SISHI 3- Quelques idées pour la mise en place du SISHI Section n°5 : Investir dans la formation en management de projets, une nécessité absolue 1- Intérêt et objectifs 2- Consistance et portée 3- Itinéraire pédagogique Section n°5 : Création de l’ANMPH pour professionnaliser le management de projet 1- Objectifs, moyens d’action et composition 2- Principes de certification Section n° 6 : Nécessité de mise à niveau de l’environnement institutionnel Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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