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Les démarches qualité en PME : Méthodologie et résultats d’enquête
Extraits et sommaire de ce document
Ce "problème" d'adaptation et de changement est encore plus saillant dans le champ des petites et moyennes entreprises. D'une part, il est courant de montrer que les PME adoptent des démarches qualité de manière contrainte pour conserver un marché et satisfaire aux exigences d'un donneur d'ordres ce qui constituerait un facteur d'unicité du modèle. D'autre part, ces choix retenus sous contrainte conduisent les PME à adopter des stratégies qualité diverses et donc à des choix de changements eux-mêmes multiples (Guilhon, 1993). En s'insérant dans un paradigme de la spécificité des PME (Torres, 1997), ces petites entreprises sont représentées par certaines caractéristiques offrant une vision au moins dichotomique de leurs stratégies et de leurs comportements, en matière de changements organisationnels : stratégies réactives et pro-actives (Marchesnay, 1993). Sur ces bases, il est donc logique de proposer un modèle de changement organisationnel dans lequel des stratégies qualité reposent sur le degré d'intégration des changements générés -nombre d'individus concernés par le changement-, sur la nature des objectifs et des performances et enfin sur des contextes contingents de création et de mise en oeuvre de la démarche. Un tel modèle a été proposé dans Guilhon et Weill (1996) en vertu des grands canons de la spécificité des PME. Deux stratégies des démarches qualité ont été mises en évidence, à la suite des résultats d'enquêtes auprès de quinze PME. L'une qualifiée de uniciste révélait une première démarche qualité très procédurale visant à obtenir une première certification. Cette démarche paraissait n'engendrer que de faibles changements d'organisation. En revanche, une deuxième stratégie qualifiée de pluraliste stipulait l'existence d'un processus de qualité totale inséré dans les processus stratégiques des entreprises et semblait reposer sur de forts changements d'organisation. Ce type de modèle, normatif, donne les grandes lignes de comportement des PME en terme de mise en oeuvre et de création du besoin "qualité". Toutefois, une analyse en terme de ressources, de compétences, à laquelle font largement référence les principes récents des démarches qualité (Gomez, 1994; Thevenet et Vachette, 1992) semble non pas contredire ce modèle, du moins atténuer les résultats en proposant une analyse fondée sur l'apprentissage, la lente construction du social et de l'organisation. C'est en tous cas vers cette analyse que nous mènent les résultats quantitatifs de notre enquête actuelle. Les PME ne sont pas si spécifiques en matière de qualité: les stratégies ne semblent pas parfaitement claires, en revanche, l'incidence sur les processus internes de fonctionnement dépasse largement les répercussions externes de la démarche qualité, c'est-à-dire les répercussions en terme de positionnement vis-à-vis des partenaires. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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