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Le rôle de l'intelligence émotionnelle dans le processus de prise de décision
Extraits et sommaire de ce document
Nous pouvons relier ce courant de recherche à une tendance plus générale en psychologie, sciences de gestion et finance (comportementale) : le besoin de développer des modèles descriptifs et prescriptifs des comportements humains en termes non seulement de propriétés cognitives, mais aussi en termes de leurs interactions avec les émotions. Cette approche intégrative essaie de concilier les modèles intrinsèquement « cognitifs » et les processus émotionnels. Il est largement admis que la compréhension et la prédiction des comportements humains requiert de considérer leur complexités et leurs facettes multiples. De récents développements dans l’évaluation et la gestion des risques sont basés sur ce principe de modélisation cognitive et émotionnelle, telle que l’approche du « risk-as-felings » développée par Loewenstein, Weber, Hsee et Welch (2001). Nous pouvons observer la même tendance au sujet des études sur la prise de décision (p.ex., « l’heuristique d’affect », Finucane, Alhakami, Slovic, et Johnson, 2000, voir aussi Naqvi, Shiv, et Bechara, 2006). Les développements théoriques tels que l’IE, le “risk-as-feelings”, ou encore l’heuristique d’affect suggèrent que les émotions jouent un rôle significatif dans la performance humaine, en termes de prise de décision, de résolution de problème, de mémoire, etc. Toutefois, affirmer que émotions et cognitions sont reliées n’est pas suffisant : il est aussi nécessaire de spécifier quelles sont ces relations et de définir précisément comment elles interagissent. Une manière possible de parvenir à ce résultat est, par exemple, de se focaliser sur les interactions potentielles entre l’IE et les processus de décision. Si les émotions, et l’IE en particulier, contribuent à une augmentation de l’efficience décisionnelle, nous pouvons considérer que de plus hauts niveaux d’IE correspondent à une moindre suggestibilité au biais cognitifs : L’IE contribue à l’optimisation des fonctions cognitives. S’il est possible de montrer qu’un tel lien existe, cela donnera des indications afin de développer des programmes de formations destinés non seulement à l’acquisition des compétences dites « dures », mais aussi orientés vers le développement des compétences « douces ». Certains éléments de la littérature sur l’IE et la prise de décision sont susceptibles de nous fournir des indices afin de soutenir notre intuition et vont servir de point de départ à notre recherche. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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