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L'impact de l'ouverture commerciale sur la croissance économique : Le cas du Maroc
Extraits et sommaire de ce document
Adam SMITH avec sa théorie d’avantage absolu, suivi par David RICARDO avec sa théorie d’avantage comparatif à l'instar d’autres économistes s'adhèrent au libéralisme et à l’ouverture des frontières, confirment que l’ouverture est synonyme de l’opulence de la croissance. Tandis que d’autres, défendent la doctrine protectionniste, et expliquent que la protection de l’économie est une source du bien-être, en adoptant les politiques protectionnistes. Cependant, à part les recherches et les études empiriques, aucun économiste, n’a pu démontrer la corrélation entre l’ouverture commerciale ou le libre-échange et la croissance économique, chose qui permet par conséquent d’améliorer le bien-être humain. Selon les institutions internationales comme la Banque Mondiale, les pays les plus ouverts sont les pays qui enregistrent des taux de croissance élevés, même si le monde a connu quelques turbulences et quelques crises économiques, notamment la dernière des Subprimes, la croissance du commerce mondial et la croissance économique internationale ne se dégradent pas, elles peuvent baisser, mais elles reprennent. Après la Seconde Guerre Mondiale, le commerce international s’est accru, grâce au démantèlement progressif des barrières tarifaires et le développement des moyens de transport et de télécommunication, à cette époque les pays industrialisés (pays du Nord) dominaient le commerce mondial, jusqu’au 1960, où le monde a assisté à l’apparition des Nouveaux Pays Industrialisés (NPI), plus précisément les quatre dragons asiatiques : Corée du Sud; Hong Kong; Singapour et Taïwan. Cette montée en puissance des NPI s’est accompagnée d’un développement de la croissance économique au niveau mondial, et plus particulièrement au niveau de ces NPI qui ont été des pays fermés (considérés auparavant comme des pays sous-développés exportant des produits primaires). Cependant, le Maroc qui était (après son indépendance) au même niveau de développement par rapport à ces pays (la Corée par exemple) n’a pas connu un tel développement ni une telle croissance, face à ce problème, il a adopté des réformes afin de développer la structure de l’économie marocaine pour participer au commerce international et essayer d’atteindre le même niveau de développement des NPI. Pour ce faire, il a vu dans l’ouverture une source de développement et de croissance, dans ce sens, il a rejoint le GATT et puis l’OMC, adopté des stratégies d’industrialisation et de promotion des exportations et par la suite signé des accords de libre-échange avec plusieurs pays. […] L’ouverture de l’économie marocaine à partir des années 1980 ainsi que la conclusion de plusieurs ALE en vue de diversifier les partenaires commerciaux, de promouvoir les exportations et d’attirer des IDE afin de stimuler la croissance économique. Le Maroc a-t-il vraiment atteint cet objectif ? La réponse tient de l’orientation économique marocaine caractérisée par l’ouverture vers l’extérieur et notamment (dans notre cas) vers l’Europe qui était et qui est toujours le premier partenaire commercial du Maroc. Le démantèlement des barrières douanières et la balance commerciale déficitaire ainsi que la faible progression du taux de croissance annuel, s’explique par des anomalies et/ou par des faiblesses de la structure de l’économie marocaine, mais il y’a des réalisations. En effet, cette problématique n’a fait l’objet d’aucune étude pratique même si les études empiriques ont été réalisées et la presse a consacré un grand nombre d’articles sur ce sujet, on se base toujours sur la balance commerciale déficitaire pour juger cette politique sans analyser au-delà de cette dernière, et cela reste insuffisant. Dans ce cas, notre étude portera sur les concepts théoriques à travers les théories explicatives du libre-échange et des IDE, et une analyse pratique. Notre recherche porte sur le Maroc, où pratiquement aucune étude concernant les effets de l’ouverture sur les IDE et la croissance n’a été réalisée. Notre recherche porte sur l’ouverture et ALE, notamment avec l’UE. Nous avons choisi ce terrain d’étude par le fait que premièrement l’UE est le premier partenaire commercial du Maroc, notamment l’Espagne et la France respectivement. Deuxièmement, les échanges commerciaux et les investissements européens sont de plus en plus nombreux au Maroc. Enfin, les entreprises européennes sont présentes dans tous les secteurs de l’activité économique au Maroc. Notre objectif dans le cadre de cette étude est de montrer que la logique de commerce international a changé, dans la mesure où il n’est plus basé sur des produits à faible valeur ajoutée (tels que les produits agricoles) mais sur des produits manufactures, et que si un pays désire s’ouvrir il faut qu’il suive cette logique. En analysant l’ALE avec l’UE et les IDE que le Maroc a attiré, et leurs impacts sur la structure des échanges commerciaux marocains nous permettra d’abord de savoir si le Maroc a suivi la nouvelle tendance, puis analyser l’impact de cette ouverture sur la croissance économique marocaine. Notre question de recherche se pose de la manière suivante : L’ouverture commerciale de l’économie marocaine est-elle un facteur de croissance économique ? De cette question de recherche il ressort trois sous questions à savoir : Pourquoi le Maroc a opté pour l’ouverture ? À partir des ALE, comment peut-on mesurer l’impact de la libéralisation sur les IDE et sur l’emploi ? La structure des échanges commerciaux et de l’économie marocaine ont-ils changé après l’ouverture ? Face au silence de la littérature sur notre sujet de recherche, nous avons opté pour la méthode « déductive » dans la mesure où nous avons parti du général vers le plus particulier pour conclure si le Maroc profite vraiment de cette ouverture. Notre démarche a nécessité l’examen de la littérature concernant le débat polarisé entre théories de libre-échange et celles du protectionnisme comme source de croissance économique, et les stratégies FMN et leurs motifs d’investissement à l’étranger. Nous avons analysé également le changement du commerce mondial et la domination des produits manufacturés et des pays développés des échanges internationaux malgré l’appariation des NPI et émergents. Cela nous a servi pour bien analyser la politique suivie par le Maroc après son indépendance et notamment après la signature du PAS et la conclusion de différents ALE, et ses effets sur la croissance économique marocaine. La structure globale de notre mémoire reflète bien deux démarches : la démarche théorique et la démarche pratique, auxquelles on a consacré deux parties. La première partie est constituée de deux chapitres. Le premier chapitre vise à faire une revue de la littérature sur les concepts théoriques de notre recherche. Dans un premier temps, nous présenterons les théories relatives au protectionnisme et au libre-échange. Dans un deuxième temps, nous analyserons les stratégies des FMN et leurs motifs d’investissement à l’étranger. Le deuxième chapitre est consacré au changement de la structure du commerce international, de la domination des pays industrialisés et les produits manufacturés dans l’ensemble des échanges commerciaux au niveau mondial, ainsi que l’organisation des échanges commerciaux entre les pays par l’OMC. La seconde partie est constituée également de deux chapitres. Le premier chapitre analyse la structure de l’économie marocaine avant et après l’ouverture. Le deuxième chapitre est un cas pratique qui analyse le secteur automobile marocain qui s’est développé grâce aux IDE que le Maroc a pu attirer de son ouverture, et son impact sur l’économie nationale. Première partie : le libre-échange et le commerce international, vue d’ensemble Chapitre I : Les aspects théoriques de l'ouverture extérieure Section 1 : Libre-échange et protectionnisme I. Les théories relatives au protectionnisme 1. Les pratiques protectionnistes a. Les barrières tarifaires b. Les barrières non tarifaires 2. Le protectionnisme éducateur 3. Protectionnisme de zone II. Les théories relatives au libre-échange 1. Les fondements classiques a. La théorie des avantages absolus b. La théorie des avantages comparatifs c. Les termes de l’échange : La loi de l’offre et de la demande 2. Les fondements néoclassiques a. Les différences en dotations factorielles b. Les différences d’innovations technologiques ou de produits 3. Les échanges intra branches 4. Les nouvelles théories du libre-échange a. Rendements d’échelles croissants et commerce international b. Les rendements d’échelles croissants et le commerce intra-branche c. Les rendements d’échelles croissants et la dynamique de la spécialisation d. La concurrence imparfaite et le commerce international d.1. La concurrence oligopolistique d.2. La concurrence monopolistique Section 2 : Les firmes multinationales (FMN) I. L’investissement direct à l’étranger est ses motifs 1. L’accès aux produits primaires 2. Les entraves à l’échange international a. Les barrières protectionnistes b. Le coût de transport c. Les variations des parités monétaires 2. La concurrence internationale 3. L’écart des coûts salariaux 4. Les imperfections des marches 5. Le paradigme d’OLI 6. La réputation ou l’impact de la marque 7. La technologie II. Les stratégies des FMN 1. Stratégies d’accès aux marches a. Stratégie d’approvisionnement b. L’évolution vers les stratégies globales b.1. Stratégie de marché b.2. Stratégie de la DIPP b.3. Stratégie de rationalisation de la production b.4. Stratégie techno-financière 2. Stratégies : globale et multinationale a. La stratégie multinationale b. La stratégie globale III. L’impact des FMN 1. Impact sur le commerce international 2. FMN et emploi 3. Transfert de technologie 4. Transfert de capitaux, de talents et des méthodes de gestion 5. Effets sur la concurrence interne 6. Effets sur la balance de paiements Chapitre II : le développement du commerce international Le commerce mondial tel qu’il est aujourd’hui, a changé du fait de l’apparition des organisations mondiales qui l’organisent, et le changement de la structure des échanges commerciaux. Section 1 : du GATT à L’OMC I. Le GATT II. L’OMC 1. Les accords Multifibres Section 2 : le développement de la structure des échanges commerciaux I. La structure des échanges 1. Qu’échangeons-nous ? 2. L’organisation de la production au niveau mondial Deuxième partie : Le démantèlement progressif des barrières tarifaires au Maroc : facteur de croissance ? Chapitre I : L’évolution du commerce extérieur du Maroc depuis 1960 Section 1 : Les plans de développement et la croissance économique I. Les plans des années 1960 et la croissance économique 1. Le plan quinquennal des années 1970 2. Croissance économique entre 1972 et 1982 3. Le Programme d’Ajustement Structurel 4. Du GATT à l’OMC Section 2 : Les accords de libre-échange conclus par le Maroc I. Un aperçu général des accords de libre-échange signés par le Maroc 1. Accord de libre-échange Maroc – États-Unis 2. Accord de libre-échange Maroc -Turquie 3. Accord d’Agadir (Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie) 4. Accord avec l’Union Européenne Chapitre II : Cas pratique, le secteur automobile au Maroc Section 1 : L’industrie automobile au Maroc I. Histoire du secteur automobile marocain II. Analyse du secteur automobile au Maroc 1. Attractivité des fournisseurs 2. Le développement rapide en compétences des salariés de l’automobile 3. Le développement de l’exportation des pièces détachées 4. Positionnement du Maroc par rapport à la production mondiale 5. L’industrie automobile et l’environnement Section 2 : l’impact des IDE dans le secteur automobile sur l’économie marocaine I. L’impact sur l’emploi II. Impact sur la structure des exportations marocaines III. Impact sur la croissance économique Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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