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La digitalisation de la relation client, un nouveau dispositif pour le management des risques chez les banques marocaines
Extraits et sommaire de ce document
De par son importance et la sensibilité des données qu’il gère, le système bancaire est le premier à être concerné par ces évolutions. La digitalisation constitue, en effet, un enjeu important non seulement pour la gestion de la relation client mais aussi pour la maîtrise des risques liés aux opérations client-banque. Elle permet également d’attirer de nouveaux clients, de fidéliser les clients existants et d’éviter les clients douteux ou litigieux. Egalement, en systématisant de nombreux services et en les simplifiant, la banque offre une bonne qualité de service et crée une relation continue avec ses clients, principal intervenant dans la réalisation des objectifs de l’entreprise (Théorie des parties prenantes, Freeman, 1984). A travers cet article, nous allons tenter de répondre à la problématique suivante : Dans quelle mesure la digitalisation permet-elle de maîtriser les risques liés à la gestion de la relation client dans le secteur bancaire, afin de les réduire, voire les éliminer ? Pour répondre à cette problématique dans le présent travail, nous allons tout d’abord présenter une revue de littérature concernant la Gestion de la Relation Client d’une manière générale et dans le secteur bancaire en particulier. Cet article essaiera de montrer en deuxième lieu le rôle de la digitalisation en entreprise, avec un focus sur le digital dans le secteur bancaire. Et en troisième lieu, nous allons nous pencher sur la notion du risque et du management des risques, ainsi que du dispositif de la maîtrise des risques, pour tenter dans une dernière partie de s’assurer, à travers une étude qualitative et une cartographie des risques réalisées auprès de deux établissements bancaires marocains, de l’importance de la digitalisation dans la maîtrise des risques relatifs aux différentes opérations de la GRC. L’intérêt de la recherche consiste donc à vérifier, à travers l’étude des travaux réalisés par les chercheurs dans ces domaines, (i) l’impact de la digitalisation sur la gestion de la relation client et (ii) l’importance de la gestion des risques pour les entreprises/institutions en tant que dispositif de maîtrise de tout évènement impactant l’atteinte des objectifs d’une part, et en tant qu’input primordial dans la mise en place des plans d’actions et des stratégies d’autre part. Par ailleurs, et dans le but de confirmer/infirmer les éléments théoriques étudiés, une étude de cas portant sur deux banques a été réalisée. Elle porte sur un outil CRM et une application mobile bancaire nous permettant ainsi d’étudier à travers une démarche méthodologique, les conséquences de la transformation numérique en faisant une cotation et une évaluation des risques avant et après la digitalisation. Il est à noter que le cadre de notre travail scientifique se fonde sur une littérature pluridisciplinaire (management, marketing, gestion). […] L’activité bancaire a toujours été intrinsèquement porteuse d’une panoplie de risques, auparavant les organismes bancaires acceptaient d’accorder des prêts en contrepartie des intérêts, ce qui constituait déjà en soi une prise de risque, celui de l’insolvabilité du client. Face à ce constat et pour être performantes, les banques étaient contraintes de chercher une alternative qui va leur permettre de gérer la relation avec le client, tout en essayant de restreindre au maximum les risques subis par une telle relation. L’impact de la mise en application de cette alternative a constitué notre problématique centrale. Le secteur bancaire est complexe, technique et difficilement accessible pour le grand public, cette situation implique le personnel des banques qui doit être exemplaire dans ses interactions avec les clients, d’où l’importance de l’introduction des outils CRM. Pour optimiser la gestion des risques bancaires, le risque doit être pris en compte à tous les niveaux et des limites doivent être instaurées pour assurer la sécurité de l'activité bancaire. Pour ce faire, notre revue de littérature a porté sur les trois axes et concepts-clés qui composent notre problématique, celui de la digitalisation, de la gestion de la relation client, et puis la gestion des risques. Nous avons jugé nécessaire d’aborder notre thématique de différents angles de façon à ce qu’elle puisse bien être assimilée. L’objectif étant de montrer les répercussions de la révolution digitale sur la réduction, la limitation, voire la maîtrise des risques bancaires, tout en mettant en perspective, que les banques optant pour des applications CRM relèvent un grand défi, celui de mieux comprendre et mieux contacter chaque client, pour mieux le fidéliser. L’étude empirique menée dans le cadre de cette recherche, portant sur deux banques, CFG et Attijariwafa bank, qui constituent notre échantillon du secteur, dégage que chaque établissement pratique les outils digitaux qui lui permettent de réinventer sa relation client, et d’offrir un service bancaire premium à une clientèle devenue de plus en plus exigeante. Nous nous sommes interrogés tout d’abord sur les activités réalisées dans le cadre de la gestion de la relation client à la banque, les risques bancaires associés à chacune de ces activités, et puis l’évaluation des risques identifiés avant et après l’introduction des outils CRM et applications mobile à l’aide d’une grille d’évaluation comportant deux variables que sont la probabilité d’occurrence et l’impact en cas de survenance des risques. Une étude à échantillon étendu aurait été certainement plus significative et plus représentative en prenant en compte la taille du secteur, mais vu les difficultés rencontrées et qui se résument dans le refus de certains responsables de répondre aux questions relatives à leurs fonctions, nous nous sommes donc contentés des représentants des deux banques qui ont accepté d’intervenir dans notre étude, et qui ont éventuellement mis en évidence l’impact des stratégies digitales instaurées dans leurs établissements respectifs sur la gestion des risques liés à la satisfaction de leurs clients. A cet effet, nous avons proposé un dispositif en matière de gestion des risques spécifique à mettre en oeuvre, en l’occurrence la matrice de la cartographie des risques, et à l’aide de cet instrument, nous avons pu ressortir que les risques nécessitant un traitement prioritaire avant la digitalisation, sont devenus trop faibles, voire maîtrisables et gérables à l’ère du digital. Une étude auprès des clients en vue de connaitre leur perception par rapport à ces mutations numériques et leur degré de satisfaction aurait été enrichissante et complémentaire à la présente recherche, mais par crainte de s’éloigner de l’objectif principal de cet article à travers les réponses qui seront récoltées, nous avons donc éliminé cette étape. Mettre en place un système du management des risques dans le secteur bancaire, consistant en l’adoption des moyens digitaux et l’appropriation des dispositifs spécifiques, permet de s’inscrire durablement dans une culture digitale vigilante qu’il faudrait prendre en compte régulièrement, tout cela dans le but d’engendrer des gains, aussi bien en termes de temps qu’en termes de la qualité de service. 1. REVUE DE LITTERATURE 1.1. GESTION ET DIGITALISATION DE LA RELATION CLIENT 1.1.1. GESTION DE LA RELATION CLIENT 1.1.2. LA DIGITALISATION DE LA RELATION CLIENT 2. LA NOTION DU RISQUE ET LE DISPOSITIF DU MANAGEMENT DES RISQUES 2.1. NOTION DU RISQUE 2.2. CONCEPT DU MANAGEMENT DES RISQUES 2.3. DEMARCHE D’IDENTIFICATION ET D’ÉVALUATION DES RISQUES 2.4. CARTOGRAPHIE DES RISQUES 3. ETUDE DE CAS (CARTOGRAPHIE DES RISQUES) 3.1. CHOIX DE L’ECHANTILLON 3.2. LE CHOIX DES PERSONNES INTERROGEES 3.3. OUTILS DIGITAUX DE NOTRE ECHANTILLON 3.3.1. BORJ CRM – GROUPE ATTIJARIWAFA BANK 3.3.2. APPLICATION MOBILE – CFG BANK 3.4. IDENTIFICATION ET MESURE DES RISQUES 3.5. CARTOGRAPHIE DES RISQUES Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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