Logo
Memoires et Projets de fin d'Etudes

Espace Membres

Identifiant :

Mot de passe :

Espace Echanges

Etude Financière et appréciation du risque de non-remboursement chez la Banque Populaire

 
accéder au document
• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 62
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 3.23 MB
Extraits et sommaire de ce document
De nos jours, l’objectif principal pour les autorités de contrôle bancaire est d’encourager les institutions financières à améliorer leur capacité de mesure, de gestion et de couverture de leurs risques afin de consolider la stabilité financière. Depuis longtemps, le risque de crédit est l'un des facteurs majeurs de la volatilité des résultats des entreprises et des institutions financières. Il peut être soumis a plusieurs facteurs, comme par exemple : les cycles économiques, la conjoncture des secteurs d'activités, ou le risque des pays pour les prêts internationaux (incapacité d’obtenir des devises, changement de réglementations, etc…). En phase d'expansion économique, le risque de crédit connait une diminution, car les profits accumules par les entreprises durant cette période réduisent la probabilité de défaut, et il augmente en période de récession, car les bénéfices diminuent et les entreprises se retrouvent dans la difficulté de faire face a leurs obligations financières. Le risque de crédit peut simplement être défini comme l’incapacité d’un emprunteur ou contrepartie de faire face a ses obligations. L’attribution des prêts aux entreprises est d’une importance capitale pour la plupart des institutions financières mais aussi pour le développement de l’économie d’un pays. Les prêts, qui représentent la principale source de revenus des institutions financières, entrainent des risques importants pour l’entreprise prêteuse, d’ou l’importance de la maitrise des risques bancaires qui est le thème central des nouveaux accords de Bâle. Il est d’usage de dire que le métier de banquier est le métier du risque. Les risques sont, inhérents à l’activité bancaire. L’absence ou l’insuffisance de leur maîtrise provoque, inévitablement des pertes qui affectent la rentabilité et les fonds propres. L’identification des risques est sans doute l’étape la plus importante et surtout la plus difficile à apprivoiser dans le processus de management des risques. Les risques eux-mêmes sont multiples par leur nombre et leur probabilité et parfois difficile à cerner aussi bien en terme d’intensité que de fréquence, mais on s’accorde souvent de les répertorier sous des catégories communément admises afin de faciliter la définition de modèles ou scénario unifiés de gestion et des risques. En dépit de la diversité et le degré de complexité des risques auxquels les établissements de crédit peuvent être amenés à faire face, leur solidité et leur bonne santé financière est avant tout une responsabilité qui incombe en premier lieu au management de la banque. Plusieurs types de risques peuvent affecter la survie d’une banque. Parmi ces risques, on trouve notamment le risque de marché, d’option, de crédit, opérationnel, etc. Le risque de crédit, appelé également risque de contrepartie, est le risque le plus répandu. S’il existe plusieurs types de risques de crédit, celui de non remboursement est un risque majeur. La crise financière actuelle trouve son origine principale dans ce type de risque, on peut prendre à titre d’exemple la crise des subprimes liée au problème du non remboursement des crédits immobiliers aux Etats-Unis. Plusieurs travaux de recherche et pratiques bancaires ont été réalisés pour détecter à l’avance les emprunteurs qui seront défaillants de ceux qui ne seront pas. Ces travaux sont basés essentiellement sur l’analyse des comptes annuels des emprunteurs. Ainsi, dans cette optique, et dans la perspective d’apprécier l’efficacité des outils d’évaluation des risques au sein de la banque populaire, notre dossier se propose de présenter d’abord un petit aperçu sur la banque populaire au Maroc, ensuite de mettre en relief les nouvelles normes liées au risque bancaire, un cas réel qui retrace l’application des recommandations bâloises et une dernière partie s’articulera au tour des critiques qui marquent l’expérience ainsi que de modestes recommandations.
Conclusion : Au cours de ce travail, nous avons essayé de décrire et donner une vision générale sur l’importance de gestion du risque de crédit pour les institutions financières qui accordent des prêts aux entreprises et aux particuliers. Ce risque qui résulte de l'incertitude qu'à la possibilité ou la volonté des contreparties ou des clients de remplir leurs obligations. La mise en place d'une gestion efficace du risque de crédit n'est pas une mission aisée, car elle dépasse le cadre purement théorique du domaine de la gestion. En fait, la gestion du risque de crédit est une réflexion perpétuelle sur la maîtrise et l'adaptation à l'environnement direct de la banque. Bâle II représente un projet colossal, tant par le nombre d’acteurs concernés que par les implications structurelles qu’il induit. Son objectif premier est d’éviter toute faillite de banque et de maîtriser leurs risques. Actuellement, pour les banques qui ont déjà mis en place les nouveaux dispositifs de bale II, la politique d’octroi de crédit sera revue dans le cadre d’une meilleure allocation des fonds propres. Elle pouvant affecter à chaque nouvelle demande de crédit une notation individualisée, suivant le montant du prêt et également en fonction des paramètres tels que la probabilité de défaut ou la perte en cas de défaut propre à chaque entreprise. Or, la gestion de risque est encadrée par des directives qui sont concéderais comme des règles de base pour les institutions financières. Puisqu’il fixé trois approches de gestion de risque de crédit (Approche standardisée, Approche IRB de base, Approche IRB avancée), permettant de calculer le niveau d’exposition au risque et par conséquent le niveau des fonds propres nécessaires pour se couvrir contre le risque. Le choix d'une méthode avancée permet à une banque d'être au plus près de la réalité, en identifiant ses risques réels grâce à une analyse et à une gestion plus adaptée. En contrepartie, l'établissement qui fait ce choix, devra investir lourdement dans des moyens de gestion et d'historisation de données. Ces investissements très coûteux ne sont pas à la portée des petits établissements, qui opteront alors pour une méthode standard. Basculer au premier pilier, le système bancaire marocain a opté pour une démarche agressive. La banque centrale a en définitive arrêté avec les banques commerciales un calendrier« confortable » de transposition vers Bâle II. Cela dit, l'adoption des premières normes ne se fait pas dans la facilité. Les banques marocaines demeurent confrontées à des contraintes de taille. La quantification du risque client se heurte au nombre réduit d'entreprises notées par les agences de rating. De plus, le cadre légal en vigueur réduit la possibilité d'utiliser les techniques d'atténuation du risque, prévues par Bâle II. Les banques doivent également revoir leurs systèmes d'information qui ne permettent pas de traiter toutes les données relatives aux nouvelles règles.

CHAPITRE 1 : CADRAGE THEORIQUE DE LA THEMATIQUE
I. Généralités sur le risque de crédit bancaire
1. Le risque de crédit
2. Typologie des crédits bancaires
3. Analyse du risque de crédit bancaire
4. les moyens d’atténuation du risque de crédit
4.1 Les mesures de prévention contre le risque au quotidien
4.2 L’utilisation des garanties pour atténuer le risque de crédit
II. Bale II : apports et piliers
1. pilier1 : Calcul des exigences minimum en fonds propres
• Le risque de crédit
• Le risque opérationnel
2. Pilier 2 : Processus de surveillance prudentielle
3. Pilier 3 : discipline du marché
CHAPITRE 2 : PRISE DE CONNAISSANCE
I. la structure d’accueil
1. la BCP : Banque Centrale Populaire
2. Valeurs du groupe
3. Les BPR : Banques Populaires Régionales
4. Présentation de la banque populaire centre sud
II. Analyse du processus d'octroi de crédit au sein de la BPCS
1. Constitution du dossier
2. Accueil du client
3. Etude du dossier
3.1 Information générales sur l’entreprise
3.2 Description des moyens d’exploitation de l’affaire
3.3 Relations de l’entreprise avec ses partenaires
3.4 Situation financière et commerciale de l’entreprise
3.5 Appréciation des garanties selon le système d’évaluation en vigueur
4. Notification de la décision
5. Suivi des formalités des garanties
6. Contrôle et la validité des garanties
7. Notification et mise en place du crédit
CHAPITRE 3: ILLUSTRATION PRATIQUE D’EVALUATION DU RISQUE AU CREDIT POPULAIRE MAROCAIN
I. Le Diagnostic Financier : Outils d’analyse du risque des crédits bancaires
1. L’utilité de l'analyse financière
2. Diagnostic financier : fondement et principes
2.1 Les points clés de l'analyse et diagnostic financier
2.2 Exemple de démarche :
II. Etude pratique : Cas de la société Alpha
1. Présentation de la société et du dossier d’investissement.
• Présentation générale de la société.
• Présentation du dossier d’investissement
2. L’appréciation de la santé de la société « alpha » sur la base de l'analyse financière.
2.1 Etude du bilan
2.2 L’étude du C.P.C et de l’E.S.G
3 L'analyse par les ratios
III. Rentabilité client
IV. Le calcul du score de l’entreprise
1. Le calcul du score quantitatif
2. le calcul du score qualitatif
CHAPITRE 4 : RECOMMANDATIONS
I. Les critiques
1. Pour ce qui est de l’étude du dossier de crédit
2. Pour ce qui est des créances en souffrances
3. Couverture des crédits par les garanties
II. Propositions
1. L’importance des éléments qualitatifs
2. Le pilotage du risque : les tableaux de bord
Autres documents qui pourraient vous intéresser !
Analyse de la procédure d’appréciation du risque de crédit chez la Banque Populaire
Appréciation des risques chez la Banque Populaire à la suite des recommandations de Bale II
La gestion du risque client chez la Banque Populaire
La gestion du risque bancaire au Maroc : Cas de la Banque Populaire
La gestion du risque opérationnel au sein de la Banque Populaire
La gestion du risque lié aux crédits aux entreprises chez les banques marocaines : Cas de la Société Générale Maroc
La digitalisation de la relation client, un nouveau dispositif pour le management des risques chez les banques marocaines

Audible