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L’apprentissage organisationnel comme facteur de succès des alliances stratégiques : Cas du groupe pharmaceutique Saidal
Extraits et sommaire de ce document
Cet intérêt s’explique par la capacité des relations coopératives à répondre de manière efficace à certains objectifs de partages des coûts, des risques et d’optimisation des chaines de valeur, dans un environnement de plus en plus complexe. Cette importance relative des formes coopératives est accentuée par la vitesse d’évolution de la technologie et les coûts élevés de développement de nouveaux produits (Garette et Dussauge, 1995; Contractor et Lorange, 2002). Les alliances sont aussi une alternative de développement à l’international pour les entreprises qui ont un degré d’internationalisation assez faible (Blanchot,2006). Elles sont devenues ainsi «un mode de gestion stratégique» privilégié des entreprises (Marmuse, 1996) dans la logique de création de valeur (Doz et Hamel, 2000) et de détenir ou de maintenir un avantage concurrentiel durable (Garette et Dussauge,1995). Cependant, les coopérations inter-organisationnelles connaissent un essor à la fois en termes de pratiques des firmes et en matière de recherche académique en management. Certains auteurs n’hésitent pas à qualifier la phase actuelle de l’évolution de l’économie mondiale de « capitalisme d’alliances» (Narula, Dunnig, 1999). Les alliances stratégiques sont souvent définies comme des liens capitalistiques contractuels entre des firmes indépendantes qui décident de combiner ou d’additionner une partie de leurs ressources afin de tirer des avantages organisationnels, stratégiques, ou compétitifs de la coopération. Ces avantages sont de nature différente selon le type, la forme et l’importance de la relation commune entre les partenaires. Ainsi, plusieurs objectifs peuvent motiver la formation des alliances stratégiques : conquête de nouveaux marchés, transfert de savoir faire, atteinte des économies d’échelle, minimisation des risques et de l’incertitude, etc. […] L’alliance stratégique, forme organisationnelle partagée, apparaît comme une manoeuvre pertinente permettant l’acquisition de nouvelles compétences par l’apprentissage (Hamel, 1991). Les différentes conceptions de l’apprentissage organisationnel convergent vers une compréhension cognitive de l’apprentissage comme des changements du niveau du savoir organisationnel. Le transfert de connaissances au sein des alliances ou l’apprentissage inter-organisationnel a été étudié par la littérature académique à de nombreuses reprises. Malgré l’attention particulière portée sur cet apprentissage, il apparaît que ce processus ne possède toujours pas de modèle descriptif et explicatif. Un tel manque provient du fait que les recherches sur ce domaine ont principalement été réalisées sur les difficultés des alliances internationales ou sur le transfert de connaissances technologiques. Dans le cadre de la nouvelle économie, le savoir s’avère une composante stratégique essentielle à la compétitivité des firmes .En effet , le succès des entreprises repose en majeur partie sur la capacité d’innover ,qui implique la création permanente de nouvelles connaissances scientifiques et technologiques. 2 dans cette perspective de recherche, le modèle des connaissances, montre la capacité à intégré des efforts d’acteurs différents et aussi importante que la manière dont les entreprises innove. De plus compte tenu de la vitesse à laquelle s’opèrent les avances technologiques ,aujourd’hui ,il n’est plus possible pour les entreprises de tout développer en interne. Par conséquent, celles-ci créent de véritables réseaux avec les entreprises complémentaires et concurrentes, en « se focalisant sur la recherche des stratégies visant la création et le maintien des avantages compétitifs ,le changement et la préservation,l’exploration et l’exploitation des connaissances innovantes ».(Jansen,Van Den Bosch et Volberda,2005)3. C’est dans cette perspective qu’une prolifération des recherches sur les stratégies relationnelles de management des connaissances a vu le jour en mettant en avant l’importance des relations inter-entreprises dans le partage de connaissances et l’apprentissage organisationnel (Koenig.2004). « la connaissance est considérée comme l’actif stratégique le plus important»(Zack.1999). Justement, en vue d’acquérir et d’intégré rapidement des ressources et des compétences dites stratégiques existantes sur le marché , les entreprises peuvent recourir à des opérations d’alliances stratégiques ,dans la mesure où ces derniers sont considérées comme un moyen rapide pour enrichir leur capital intangible (Wernerfelt,1984).Ceci est d’autant plus vrais dans le secteur pharmaceutique Algérien, un domaine en plein effervescence ,où les alliances stratégiques s’avèrent l’option privilégiée par les laboratoires Algérien et les grandes firmes multinationales oeuvrant dans cet industrie ,afin de mettre à profit des ressources et des compétences complémentaires. Problématique : « Une science ne débute qu'avec une délimitation suffisante des problèmes susceptibles de circonscrire un terrain de recherche sur lequel l'accord des esprits est possible» (Piaget in Martinet, 1997). L’objet de notre recherche est d’étudier et d’analyser la relation entre l’apprentissage organisationnel et le succès des alliances stratégiques du laboratoire Saidal. Partant de ce qui précède, nous mettons en lumière la problématique suivante: y a t il une relation entre l'apprentissage organisationnel (individuel ,organisationnel, culturel)et le succès des alliances stratégiques au sein du laboratoire pharmaceutique saidal ? Hypothèses de Recherche : La revue de la littérature nous a permis de formuler les hypothèses suivantes : H1 :la dimension individuelle a un impact sur l’efficacité et l’atteinte des objectifs des alliances stratégiques internationales. H2 :la dimension organisationnelle a un impact sur l’efficacité et l’atteinte des objectifs des alliances stratégiques internationales. H3 :la dimension culturelle a un impact sur l’efficacité et l’atteinte des objectifs des alliances stratégiques internationales. Questions de recherche : Le but de cette recherche est d’analyser dans quelle mesure l’apprentissage organisationnel conditionne le succès des alliances stratégiques. Les questions de recherches suivantes sont associées à ce but , dans cette optique, nous avons considéré que notre travail devrait répondre aux questions suivantes : Existe t- il une relation entre la dimension individuelle et le succès des alliances stratégiques au sein du laboratoire saidal ? Existe t- il une relation entre la dimension organisationnelle et le succès des alliances stratégiques au sein du laboratoire saidal ? Existe t- il une relation entre la dimension culturelle et le succès des alliances stratégiques au sein du laboratoire saidal ? L'objectif général que vise cette étude est de comprendre en quoi l’apprentissage organisationnel et le transfert de connaissances peuvent contribuer au succès des alliances stratégiques. D’une part, Doz Y.L. (1996) montre que le succès de l’alliance stratégique dépend de l’apprentissage.1 Selon cet auteur les projets d’alliance réussie sont très évolutifs et passent par une succession de cycles d'apprentissage interactifs, la réévaluation et le réajustement tandis que les projets en difficulté, à l'inverse, sont très inertiels, avec peu d'apprentissage ou apprentissage divergent entre la compréhension cognitive et l'adaptation comportementale, ou les attentes frustrées. D’autre part, l’alternance d’activités favorisant l’apprentissage par l’exercice et par le transfert telle que l’alliance stratégique constitue un facteur de l’apprentissage selon Chevalier (2004). Donc il nous semble important d’étudier et d’analyser le rapport entre l’apprentissage et le succès des alliances. Les intérêts de la recherche : En plus d’être un sujet d’actualité, notre thème de recherche couvre plusieurs domaines relatifs à des dimensions économiques et sociales .Il a également une double importance, théorique et empirique. L’intérêt théorique de notre étude porte d’abord sur la conceptualisation du concept d’alliance stratégique, une notion théoriquement ambiguë et empiriquement complexe. Ainsi l’alliance stratégique reste un concept large dont la définition est multiple. Par conséquent, la littérature économique présente une série d’indicateurs d’évaluation de ce concept. Les recherches sur les issues des alliances stratégiques mettent en avant leur fort taux de « mortalité » : sept alliances sur dix n’atteignent pas dix ans de durée de vie, avec deux pics importants de risque, autour de 3 et 7 ans (Meschi, 2004 b). D’autre part, les résultats des études empiriques signalent une forte instabilité de ces relations coopératives. Selon la conception de l’instabilité, la littérature relève des taux qui varient de 13% (Madhok,1995) à 63% (Hennart et al., 1999). Enfin, dans leur recherche de type hypothéticodéductive validée sur un échantillon 2098 alliances, Xia T. et Roper S., 2008 ont mesuré le succès des alliances stratégiques par l’atteinte des objectifs stratégiques des alliances.1 En ce sens, l’apport principal de cette thèse réside à la fois dans une proposition théorique de l’apprentissage organisationnel à travers le transfert de connaissances au sein des alliances stratégiques et dans la mise en oeuvre d’une analyse empirique causale appliquée aux alliances. Justement, sur le plan empirique, l’intérêt de notre étude porte d’une part sur l’analyse des différentes jointes ventures concluent par le leader de l’industrie pharmaceutique Algérienne, que ce soit dans le cadre de la politique du « laisser faire » ,ou dans le cadre du partenariat obligatoire. D’autre part, notre intérêt porte sur l’analyse de la relation entre l’apprentissage organisationnel et l’issue des alliances et dans quelle mesure cet apprentissage conditionne le succès des alliances stratégiques. CHAPITRE I: NECESSITE DU SAVOIR DANS LES ALLIANCES STRATEGIQUES, FONDEMENTS ET MODELES Section1: Transfert de connaissance, ancrage théorique I. La Nécessitée du savoir dans les alliances stratégiques II. Le transfert de connaissances II.1- Les modèles de transfert de connaissance en 3 types de processus II .2- .Les modèles interactionnistes de transfert de connaissance II.3 .le modèle de transfert de connaissance utilisé dans le domaine de la santé Section2 : les modèles de succès des alliances stratégiques, sélection du modèle de recherche I. Les modèles de succès des alliances stratégiques II. Sélection du modèle de recherche Section 3: Fondements théoriques des alliances stratégiques I. La théorie des couts de transaction I.1- Fondement de la théorie I.2-L’approfondissement de Williamson I.3-le concept des coûts de transaction et les concepts influençant II . La théorie des ressources et compétences II.1- Présentation du modèle II.2- Les hypothèses fondamentales CHAPITRE II : VISION STRATEGIQUE ET FORMES D’APPRENTISSAGE ORGANISATIONNEL Section1:vision stratégique comme ressort du changement organisationnel I. Vers une nouvelle approche : apprentissage organisationnel I.1- Évolution de la pensée stratégique I.2- l’apprentissage organisationnel dans les alliances stratégiques II. Définitions II.2- les différentes approches de l’apprentissage II.3- Les niveaux d’apprentissage III.L’organisation apprenante et le processus d’apprentissage organisationnel III.1- l’organisation apprenante III.2- Le processus d’apprentissage Section 2 : Dimension individuelle, organisationnelle et culturelle I. La dimension individuelle I.1- le cadrage théorique de la capacité d’absorption I.2- La notion de la capacité d’absorption II.la dimension organisationnelle III. Les écarts culturels dans les alliances stratégiques : Impact et modalité de management III.1- Déclinaisons de la culture dans un contexte économique Section3 : Alliances stratégiques : Fondement et Issues I .Définitions des alliances stratégiques II . Les facteurs clés de succès des alliances stratégiques II.1- Echec/succès des alliances II.2- Stabilité/instabilité des alliances II.3- La longévité /fin des alliances stratégiques CHAPITRE III: L’ADOPTION DE L’APPRENTISSAGE AU LABORATOIRE SAIDAL, REALITE ET FONDEMENTS Section 1 :Industrie pharmaceutique algérienne :état des lieux I. Industrie pharmaceutique : contexte mondial II. L’industrie pharmaceutique nationale II.1- la libéralisation du secteur pharmaceutique Algérien II.2- Un environnement favorable à la fabrication de médicament en Algérie III. Emergence des accords de partenariats pour groupe SAIDAL III.1- Les joint ventures du groupe Saidal III.2- .Les contrats de licence du laboratoire Saidal Section 2 :La démarche méthodologique de l’enquête(étude quantitative) I. Etapes de l’étude II. Méthodes de collecte des données III. Le questionnaire Section3 : interprétation des résultats I. Interprétation des résultats bi variée :Test des hypothèses II. Interprétation des résultats de l’analyse en composantes principales III. Modèle de régression IV. Discussions des Résultats Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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