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Privatisation et marché boursier au Maroc
Extraits et sommaire de ce document
Intérêt et cadre de la recherche : La rénovation de la Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC) vise, notamment, à promouvoir le processus de financement direct. Ce processus permet la mise en relation des agents à déficit de financement avec des agents à excèdent de financement et ce, sans entremise du système bancaire. Dans ce cadre, les besoins de financement des entreprises sont couverts par l’émission de valeurs mobilières. Ces valeurs sont souscrites, entre autres, par les ménages. Par ailleurs, au regard des échéances qui s’imposent au Maroc (les accords de l'Organisation Mondiale de Commerce, les accords avec l'Union Européenne, ….), la compétitivité passe, plus particulièrement, par la mise à niveau financière des entreprises. Cette mise à niveau vise à renforcer les capitaux propres de l'entreprise marocaine et, par voie de conséquence, à assurer sa capitalisation financière. À défaut de cette capitalisation, le surendettement auprès des banques implique deux types d’inconvénients majeurs: au plan macro-économique : le recours systématique à l’endettement augmente les tensions inflationnistes par le renchérissement des coûts des investissements ; au plan micro-économique : un excès d’endettement affaiblit la structure financière de l’entreprise et sa capacité à honorer ses engagements en raison de sa sous-capitalisation. Sur un autre plan, le Maroc à entrepris, sous la houlette du Fonds Monétaire Internationale, la mise en oeuvre du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) en vue de redresser l’économie du pays et ce depuis le début des années 80. En effet, la situation socio-économique était, alors, devenue particulièrement critique. La conjugaison de contraintes externes (augmentation des prix de l’énergie, augmentation des taux d'intérêt internationaux, baisse des prix des phosphates,…) et de contraintes internes (cycle de sécheresse 1981-83, investissements civils et militaires dans les provinces sahariennes, prolifération des entreprises publiques...) a fait que les réserves de change ont connu une chute sans précèdent et permettaient à peine de couvrir quelques jours d’importation. Le Maroc ne pouvait plus honorer ses engagements vis-à-vis de ses créanciers. Il fallait reconsidérer le paramétrage de l’économie pour sortir de cette situation de quasi insolvabilité. Dans ce contexte de crise, des réformes ont été introduites pour assurer le passage d’une économie administrée à une économie de plus en plus libérale. Sur le plan sectoriel, le PAS prévoyait, notamment, le désengagement de l'Etat des entreprises publiques en faveur d’un mode de gestion privée. À ce niveau, la privatisation a été retenue comme l'une des modalités de ce désengagement. Parallèlement à cette réforme d’envergure stratégique, le PAS prévoyait, également, la réforme de la BVC pour qu’elle soit mise à contribution dans l'effort de transfert des entreprises privatisables au secteur privé. À travers l'interaction entre le processus de privatisation et la BVC, la réalisation de la présente recherche nous a permis de découvrir, plus en avant, une nouvelle forme de financement qu'est le financement corporatif. En privatisant d’une manière réussie, l’Etat marocain a vulgarisé ce type de financement. Il revient, maintenant, aux entreprises privées marocaines de suivre l’exemple et de mobiliser, pour leur propre compte, l’épargne nationale et internationale en vue d’assurer leur croissance dans un monde où les frontières douanières ont tendance à disparaître. L’importance de cet enjeu fait que le thème de cette recherche est l’un des sujets débattus à l'heure actuelle. Ayant précisé l’intérêt de cette recherche, voyons quels sont la problématique et les objectifs tels qu’ils ont été arrêtés. Problématique et Objectifs de la recherche : La privatisation est, donc, une occasion précieuse pour stimuler la BVC. La cotation en bourse des entreprises privatisables devrait aboutir à l'amélioration des indicateurs boursiers. En effet, l'un des objectifs assignés à la privatisation consiste à dynamiser les activités de la bourse par la mise d’une partie des titres des entreprises privatisées à la disposition des épargnants à travers l'appel public à l’épargne. D'un autre côté, la bourse, elle-même, est considérée, à son tour, comme un facteur de succès de la privatisation. A cet égard, la bourse offre, incontestablement, des possibilités permettant la diffusion des titres de propriété des entreprises privatisables auprès du grand public. Avant la première privatisation par le marché financier de la CTM/LN en 1993, la bourse était un club réservé à quelques initiés qui fréquentaient les conseils d'administration des sociétés cotées. Ainsi qu’en témoigne l’évolution de la capitalisation boursière par rapport à la Production Intérieure Brute (PIB) pour la période allant de 1988 à 1992 (cf. Tableau n°1 ci-contre), le marché des actions est caractérisé par l’étroitesse. En effet, la contribution de ce marché au financement de l’économie n’a pas dépassé, dans le meilleur des cas, le taux de 7%. Ce taux a atteint, durant la même période, pour certains pays industrialisés comme la Grande Bretagne 89% ou le Japon 136%. Cet écart renseigne sur l’ampleur des efforts à déployer pour que la BVC puisse se hisser au niveau des standards internationaux. L'INTERACTION ENTRE LE PROCESSUS DE PRIVATISATION ET LA BOURSE DES VALEURS DE CASABLANCA, FAVORISE-T-ELLE LE RENOUVEAU DU MARCHE DES ACTIONS?.Telle est la question centrale de la problématique de notre recherche. Quant aux principaux objectifs de la présente recherche, ce sont : 1- diagnostiquer le marché des actions de la BVC pour en déceler les principales forces, faiblesses, opportunités et contraintes en rapport, notamment, avec le processus de privatisation. 2-proposer, en partant de ce diagnostic, une stratégie de développement pour la BVC. Méthodologie de la recherche : La méthodologie de recherche a été construite autour de la question centrale du thème étudié telle qu'elle a été formulée dans la problématique. Celle-ci a servi de fil conducteur pour la conception, l'élaboration et la mise en forme de la thématique et de son corollaire le guide d'entretien. Le déroulement de la méthodologie obéit à un raisonnement itératif en ce sens que chaque phase permet d’affiner la précédente comme elle permet d'éclairer la suivante. De type qualitatif, l’étude sur le terrain a consisté, ensuite, à réaliser un ensemble de 27 entretiens qui ont été sélectionnés sur la base d’un échantillon-type regroupant les opérateurs intervenant sur le marché des actions. Ces entretiens ont permis de recueillir les préoccupations spontanées des opérateurs, lesquelles préoccupations sont au centre de notre recherche. Chaque entretien a été, par la suite, analysé, le même traitement étant réservé à tous les entretiens. Leur pondération les uns par rapport aux autres, à travers des grilles d'analyse, à constitué la base pour proposer une stratégie de développement pour la bourse. Cette collecte de données sur le terrain a été accompagnée de recherches documentaire et bibliographique. Dans ce qui suit, nous allons voir, plus en avant, ces différents points relatifs à la méthodologie qui a été adoptée dans cette recherche. Présentation de la méthodologie : Dans cette deuxième partie, nous allons passer en revue les trois phases de la méthodologie adoptée, à savoir : délimitation de la problématique et recueil de l’information ; analyse des entretiens ; développement de la stratégie. Le présent travail de recherche a été conçu et élaboré selon une méthodologie de type itératif. En effet, chaque phase a permis d’affiner la précédente et d’éclairer la suivante dans le cadre d’une interaction permanente. Cette méthodologie a le mérite d’avoir associé les professionnels du secteur au déroulement du présent travail de recherche depuis le diagnostic jusqu’au développement de la stratégie. Dans le fonds, ces professionnels sont les mieux placés pour mettre en relief les questions cruciales qui déterminent, en partie, l'avenir de la bourse des valeurs. Grâce à des grilles d’analyse et de synthèse, leurs propos ont été traités de manière à retrouver les préoccupations centrales de l’heure et à proposer une stratégie de nature à contribuer à l’adaptation du système boursier à son environnement. C’est dans cette optique que nous avons mené cette recherche dont le plan se décompose en trois parties. Première partie : La bourse des valeurs, support de la privatisation Chapitre 1 : La bourse des valeurs, un marché en chantier 1.1. L’atonie de la bourse des valeurs... 25 1.1.1. La faiblesse des indicateurs boursiers... 26 1.1.2. Les facteurs structurels de l’atonie de la bourse... 32 1.2. Les axes de la réforme boursière... 33 1.2.1. Les nouvelles autorités du marché... 34 1.2.2, La professionnalisation de l’intermédiation boursière... 39 1.2.3. Les OPCVM, des structures dédiées à la collecte de l’épargne..… 42 1.2.4. La rénovation des systèmes de cotation et de détention des titres 47 Chapitre 2 : La fonction de la bourse dans le processus de privatisation. 2.1. La bourse : un mode de cession minoritaire... 55 2.1.1. La cession par offre publique de vente... 56 2.1.2. L'influence des expériences française et anglaise...DS 57 + 2.2. L’apport culturel et économique de la bourse... 60 2.2.1. La bourse, baromètre du processus de privatisation... 60 2.2.2. La bourse, moyen de légitimation du processus de privatisation 61 Deuxième partie : Le processus de privatisation, catalyseur de la bourse des valeurs Chapitre 3 : La régularité du déroulement des privatisations par le marché financier 3.1. Les contraintes liées à l’audit et à l’évaluation 3.1.1. L’audit et la planification des privatisations 3.1.2. L'évaluation du cours d’introduction en bourse... 74 3.2. Les contraintes liées au transfert... 77 3.2.1. La contrainte liée à la procédure de cession... 77 3.2.3. La contrainte liée au secteur d’activité. 78 3.2.3. La contrainte liée à l’entreprise... 80 Chapitre 4 : L'impact du processus de privatisation sur le marché des actions 4.1. La revitalisation des indicateurs boursiers... 85 4.1.1. La capitalisation boursière... 85 4.1.2. Le volume des transactions... 87 4,1.3. Le rendement général... 95 4.2. L’amorce de la désintermédiation financière... 98 4.2.1. L'intégration de la bourse dans les indices de la SFT 4.2.2. L’infusion de la culture boursière... 100 Troisième partie : Privatisation et marché boursier, une dynamique au service de la désintermédiation financière Chapitre 5 : De l’entreprise fermée à une entreprise ouverte 5.1. Des faiblesses financières des entreprises privées... 109 5.1.1. Le surendettement des entreprises privées... 109 5.1.2. Le manque de transparence des entreprises privées... 112 5.2. Des apports de l’ouverture du capital... 113 5.2.1. La mobilité du capital de l’entreprise... 114 5.2.2, Le financement de la croissance... 115 Chapitre 6 : La bourse des valeurs, Quelle stratégie de croissance ? 6.1. Introduire de nouvelles sociétés... 120 6.1.1. Elargir le premier compartiment 6.1.2. Démarrer le deuxième Compartiment... 122 6.2. Mettre en oeuvre un plan d'action... 123 6.2.1. Réglementer les prises de contrôle... 123 6.2.2. Accorder l’amnistie fiscale... 125 6.2.3. Lancer une campagne de communication... 127 6.3.4. Favoriser le rapprochement entre les entreprises de taille moyenne 6.2.5. Solliciter le capital-risque Troisième partie : Privatisation et marché boursier, une dynamique au service de la désintermédiation financière Chapitre 5 : De l’entreprise fermée à une entreprise ouverte 5.1. Des faiblesses financières des entreprises privées... 109 5.2. Des apports de l’ouverture du capital... 113 Chapitre 6 : La bourse des valeurs, Quelle stratégie de croissance ? 6.1. Introduire de nouvelles sociétés... 120 6.2. Mettre en oeuvre un plan d’action Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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