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Analyse des rendements des banques au Maroc
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Type de document : Article académique
Nombre de pages : 22
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Extraits et sommaire de ce document
Après une croissance soutenue, les pays industrialisés ont été entrés, à de 2008, dans une crise financière profonde ayant comme grands titres la grande vague de faillites de certaines banques. S’agissant du cas marocain, l’activité bancaire ne s’exerce pas dans un vase clos, mais dans un environnement en perpétuelle mutation. En effet, à l’heure actuelle, le domaine bancaire connait une transformation qui se manifeste dans les mutations juridiques et réglementaires, essentiellement, celles consécutives à la crise économique et financière internationale, la rapidité des évolutions économiques et technologiques dans le monde, ainsi que la concurrence élargie et multiforme entre les acteurs du secteur qu’ils soient directs ou indirects. Ces changements ont, vraisemblablement, insufflé au secteur bancaire un certain dynamisme au niveau de ses structures et au niveau des comportements des acteurs (les banques) qui au final a impacté leurs performances.
Au Maroc, comme ailleurs, le paysage bancaire a suscité une série de mesures de libéralisation et de déréglementation visant à doter l’économie nationale d’un système bancaire moderne et efficace en mesure de rationaliser le fonctionnement des marchés financiers et réels et, par voie de conséquence, contribuer à la réalisation d’une croissance économique forte et durable.
En effet, à partir de 1990, le secteur bancaire marocain a fait l’objet de nombreuses réformes qui ont eu des impacts structurants sur son activité, au moins, à trois niveaux : Le premier niveau est relatif à la déréglementation et la libéralisation de l’activité bancaire, à travers notamment la suppression des emplois obligatoires (financement du trésor), la levée de l’encadrement du crédit et la libéralisation des taux d’intérêt ; Le second niveau se rapporte à la déspécialisation et le décloisonnement des activités bancaires avec le développement du modèle de la «banque universelle» qui a permis de mettre fin à une longue période de banques spécialisées ; Le troisième niveau concerne, pour préserver la solidité du système bancaire marocain, le renforcement des pouvoirs dévolus à la Banque Centrale en matière de supervision et de contrôle de l’activité bancaire en veillant au respect d’un ensemble de règles prudentielles.
Ce processus de libéralisation et de déréglementation a certainement crée un certain dynamisme dans le secteur bancaire marocain vers beaucoup plus de concurrence, il a sensiblement renforcé la marge de manoeuvre des institutions financières en matière de leurs choix stratégiques et, par voie de conséquence, il a impacté leurs performances et celles du secteur dans son ensemble surtout en matières de rendement ou de productivité de leur facteurs de production.
La question est alors de savoir comment la réaction des banques à de tels changements a affecté leurs rendements , sachant qu’elles doivent faire face à une double contrainte: répondre aux exigences de renforcement de leur position compétitive et s’impliquer davantage dans le financement de l’économie..
Pour répondre à cette question centrale nous essayerons, dans un premier temps, de passer en revue les apports théoriques de la productivité bancaire et d’analyser le rendement du secteur bancaire marocain dans son ensemble à partir des données sociales afin de se constituer une vision globale sur ses réalisations (section 1) ;
Dans un deuxième temps d’analyser les performances des huit premières banques en termes de productivité et de participation au financement des besoins de l’économie nationale pour comprendre leur degré de résilience aux mutations tant structurelles que de comportement que connait l’activité bancaire récemment (section 2).
[…]
De cette analyse de la productivité des banques au Maroc, retenons que : les rendements ainsi que les coûts de leurs facteurs de production agences et agents sont disparates ; le rendement des facteurs de production de la plupart des banques de la place s’est dégradé; en parallèle le coût de la plupart d’entre elles s’est apprécié en raison de la hausse des charges d’exploitation.
Au total et sans prétendre raisonner cas par cas, la BMCE et la SG semblent être les banques les plus productives par contre le CIH, la BMCI et le CM sont les banques qui affichent les scores les moins bons. Cela laisse à penser que certaines banques connaissent une surcapacité des facteurs de production. Une surcapacité susceptible de conduire à une fragilisation du système bancaire et à un accroissement des risques dans la banque.
En conséquence, l’accroissement de la concurrence entre les banques va ainsi placer la compétitivité au coeur des enjeux. Cette évolution impose de :
- renforcer les compétences et d’aligner les pratiques sur les standards internationaux en investissant sur tous les aspects du métier bancaire :
- savoir s’entourer des ressources humaines adéquates, attirer les talents et les retenir en repensant les besoins et l’organisation des Ressources Humaines.
- améliorer la productivité et la qualité d’exécution des processus bancaires pour faire de son organisation un avantage concurrentiel
- dans une perspective de développement du réseau d’agence, la réduction du temps d’atteinte du ROI de la création d’une agence et la gestion de la performance de ce réseau, sont des problématiques clés qu’il s’agit d’anticiper au plus tôt.
- piloter les réseaux dans une vision groupe : méthodes de consolidation, établissement des budgets, contrôle des risques, audit interne, gestion RH et marketing sont autant d’aspects à intégrer dans l’activité quotidienne d’un réseau qui s’internationalise.
-optimiser la distribution : segmentation de la clientèle, marketing produit, gestion de la qualité de service sont autant de techniques permettant de déployer efficacement les ressources de la banque garantes de la productivité, elle-même garante de la performance du secteur bancaire et de la stabilité de l’économie marocaine dans son ensemble. Parallèlement au volet de financement, les banques ont poursuivi leur politique de bancarisation en jouant notamment sur la proximité avec la clientèle. Ainsi, sur la période 2002-2014, 2 413 nouvelles agences bancaires ont vu le jour, soit une moyenne de 268 agences par an, pour porter à 5 113 le nombre de points de vente du secteur à fin 2014.
Et, dans le cadre de l’amélioration des services à la clientèle, le nombre de GAB du secteur est passé de 1 168 à 5 024 unités et le nombre de cartes bancaires en circulation a atteint 8,02 millions d’unités à fin juin 2014 contre 1,5 million de cartes en 2002. Grâce à tous ces efforts, le taux de bancarisation de la population est passé de 24 % en 2002 à 64 % en 2014.
Par ailleurs, et grâce à la dynamique de croissance du secteur, les ressources humaines des banques au niveau du Maroc se sont renforcées d’environ 10 000 nouveaux collaborateurs entre 2002 et 2014 et plus de 9 000 à l’étranger grâce au développement rapide à l’international des banques marocaines. Toutefois, si les Crédits bancaires font de l'ombre aux autres moyens de financement 38% environ c’est parce que les autres compartiments du marché financier ne jouent pas pleinement leur rôle en la matière, le tissu productif n’est pas tellement structuré et le pouvoir d’achat de la majorité des citoyens marocains est encore faible.
Dans un tel contexte et malgré son importance, le concours bancaire au profit de l’économie est en deçà des ambitions. En effet, Plus l'économie d'un pays se développe, plus ses besoins en financement augmentent, plus la capacité de financement des banques est saturée. Ainsi, pour régler ce problème, d'autres alternatives de financements apparaissent, notamment la Bourse, la dette privée et la titrisation Par conséquent, l’économie marocaine se trouve dans une phase qui nécessite une réflexion sur les compartiments et les actions à mettre en place pour développer le marché des capitaux.
Pour ce faire, il faut voir comment se comporte le Maroc dans sa structure de financement, en comparaison avec les autres pays : 38% du financement proviennent des crédits bancaires, alors qu'aux Etats Unis seulement 10% de l'économie sont financés par les banques et pour l'Europe environ 28%. Par contre, la part des crédits titrisés est très importante aux Etats-Unis et un peu moins en Europe. Donc, cette diversification des outils de financement reflète le niveau de développement des marchés financiers.
Au début, l'économie est financée par les crédits, mais très vite on atteint les limites et c'est là que l'innovation intervient à travers les autres instruments tels que le financement par la Bourse, les émissions obligataires, la titrisation et tous les autres véhicules dédiés au financement des structures en croissance ou les projets d'infrastructure.
L'économie marocaine est en processus dynamique de développement ces dernières années, pour asseoir cette dynamique, ce processus doit être accompagné par le développement du marché des capitaux, à travers une réflexion par compartiments et une série d'actions à entreprendre, tout en tirant des leçons de ce qui s'est passé dans les autres économies développées, Par ailleurs, il est indispensable d’inclure des mesures qui donnent de la visibilité aux entrepreneurs, notamment en accélérant les réformes structurelles visant à assainir la bonne gouvernance et de l’économie et des entreprises et à faciliter leur accès aux autres sources de financement et d’améliorer le pouvoir d’achat des marocains.
Donc, pour un traitement de fond du problème de financement de l’économie marocaine, il est impératif de : poursuivre la stratégie nationale d'inclusion financière de coordonner entre les principales parties prenantes de cette stratégie qui nécessite, en outre, des ressources financières et humaines adéquates, une bonne gouvernance, une surveillance robuste, ainsi qu'un cadre d'évaluation pour suivre les améliorations enregistrées ; assouplir davantage les procédures de demande de crédits ; résoudre le problème du déficit budgétaire et commercial qui fait que dans la situation actuelle l’Etat, pour financer son déficit budgétaire, émet des bons de trésor avec des conditions très avantageuses, ce qui engendre par effet d’éviction, d’une part, la limitation du niveau de financement restant aux ménages et aux entreprises , et d’autre part le renchérissement du crédit en accentuant la demande sur le marché.
Tout cela est susceptible de réduire l’aversion au risque des banques, de mobiliser et canalisation de l’épargne vers les meilleurs investissements productifs et d’inciter les banques à financer davantage l’économie marocaine notamment les besoins de financement des entreprises, principales créatrices de la richesse de l’emploi.

Section 1 : Analyse de la productivité bancaire : Approche théorique et données globales sur le secteur bancaire marocain
I-Revue théorique sur la productivité bancaire
II-Données globales sur le secteur bancaire marocain
Section 2 : Analyse de la productivité des banques au Maroc
I-Analyse des rendements et des coûts des facteurs de production
2- Rendement par PNB
3- Rendement par dépôts collectés
4- Rendement par crédits distribués
5- Rendement par résultat net
B- Coût des facteurs
II-Analyse de rendement bancaire en matière de financement de l’économie
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