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• Type de document : Livre/Manuel
• Nombre de pages : 449
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 243.62 KB
Extraits et sommaire de ce document
Lorsque j’ai écrit l’introduction à la première édition de cet ouvrage, début 1999, la stratégie originale d’investissement de Yale avait produit d’excellents résultats, aussi bien en termes relatifs qu’absolus, mais n’avait pas encore subi l’épreuve de conditions de marché adverses. Le rendement annualisé du fonds de réserve pendant la dizaine d’années se terminant le 30 juin 1998 s’élevait à 15,5 % par an, soit plus de trois points de moins que l’indice S&P 500, dont le rendement avait été de 18,6 % sur la même période. Cette sous-performance par rapport aux actions américaines qui culminaient alors au sommet de leur performance historique, fournissait aux détracteurs l’occasion de remettre en question la sagesse consistant à entreprendre la tâche ardue de créer un portefeuille largement diversifié.
Les années qui ont suivi la publication de la première édition de cet ouvrage ont prouvé la valeur de l’allocation d’actifs innovante de Yale. La poursuite du marché haussier en 1999 et au début de l’an 2000 a généré des résultats formidables pour Yale, atteignant 41 % de rendement pour l’année se terminant le 30 juin 2000, un résultat qui tranchait sur le rendement moyen de 13 % du fonds de réserve. Mais le vrai test pour l’approche de Yale eut lieu en 2001 et 2002, quand la bulle spéculative des valeurs internet et des actifs cotés éclata. Yale a annoncé des rendements positifs de 9,2 % en 2001 et de 0,7 % en 2002, alors que la moyenne des fonds de réserve américains affichait des pertes de respectivement 3,6 % et 6 %. Pour résumer, l’orientation sur les actions a continué à produire des résultats solides pour Yale, et la diversification des actifs a joué son rôle de préservation des capitaux de l’Université.
Du point de vue du marché, notre situation en ce début de l’année 2008 diffère considérablement de celle du début de l’année 1999. Pour les dix ans se terminant le 30 juin 2007, le rendement de 17,8 % l’an obtenu par Yale dépasse de très loin les 7,1 % du S&P 500. Les résultats sur vingt ans vont également dans ce sens, les 15,6 % par an obtenus par Yale dominant les 10,8 % du S&P 500. En fait, la réussite manifeste de Yale a attiré l’attention de nombreux investisseurs, faisant passer la stratégie de l’Université pour moins radicale et plus sensée, moins innovante et plus banale qu’elle ne l’était en réalité.
En dépit de multiples imitations de sa philosophie de gestion de portefeuille, l’Université de Yale a publié des rendements étonnants par rapport à ceux de ses consoeurs. Pour l’année se terminant le 30 juin 2007, Yale a publié un rendement de 28 % qui a dépassé celui de toutes les institutions d’enseignement ayant participé à l’Annual Analysis of College and University Pool Returns réalisée par Cambridge Associates. Plus significatif encore, les résultats de Yale ont devancé le peloton des autres sur cinq, dix et vingt ans. La gestion de portefeuille innovante de Yale fonctionne donc en théorie et en pratique.
La mesure la plus importante du succès de la gestion du fonds de réserve de Yale réside dans sa capacité à soutenir la mission pédagogique de l’Université. Lorsque je suis arrivé à Yale en 1985, le fonds de réserve contribuait pour 45 millions de dollars au budget de l’Université, soit 10 % des revenus de celle-ci, ce qui était la contribution la plus basse du siècle. Pour l’année fiscale 2009, en grande partie grâce à des rendements d’investissement extraordinaires, le fonds de réserve va contribuer au budget de l’Université à hauteur d’environ 1 150 millions de dollars, soit près de 45 % de ses revenus. Une gestion de qualité fait toute la différence !

1. Introduction
Les institutions par rapport aux particuliers
Le monde de la gestion des fonds de réserve
Un cadre d’investissement rigoureux
Le problème des intermédiaires
Les difficultés de la gestion active
2. Les objectifs d’un fonds de réserve
Rester indépendant
Apporter de la stabilité
Créer une réserve pour l’excellence
3. L’investissement et les objectifs budgétaires
Les objectifs d’investissement
La politique de prélèvement
L’évaluation du pouvoir d’achat
L’évaluation de l’adéquation à long terme du taux de prélèvement
Les prélèvements de Yale sur le fonds de réserve
Les objectifs d’investissement d’une fondation
Le point de vue sceptique
4. La philosophie d’investissement
L’allocation d’actifs
Le market timing
La sélection des actifs
5. L’allocation d’actifs
Les analyses quantitatives et qualitatives
Les hypothèses concernant les marchés financiers
Tester les allocations d’actifs
6. La gestion de l’allocation d’actifs
Le rééquilibrage
La gestion active
Les fonds complémentaires et les portefeuilles normaux
L’effet de levier
7. Les classes d’actifs traditionnelles
Les actions domestiques
Les obligations du Trésor américain
Les marchés actions des pays développés
Les actions des pays émergents
8. Les classes d’actifs alternatives
Les fonds ayant un objectif de performance absolue
Les actifs réels
Les participations non cotées
9. La gestion des classes d’actifs
Le jeu de la gestion active
Les caractéristiques personnelles
Les caractéristiques organisationnelles
La structure de rémunération
10. Le processus d’investissement
Gestion passive ou gestion active ?
L’environnement opérationnel
La structure organisationnelle
L’utilisation d’intermédiaires
Le processus de prise de décision
Les défis de la prise de décision
L’évaluation de la performance
La structure de contrôle
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