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Les besoins des investisseurs institutionnels en informations financières et comptables
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Type de document : Thèse de doctorat
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Extraits et sommaire de ce document
Au cours des années 1970, les normes comptables américaines, critiquées alors par la communauté financière pour cause d’incohérence, sont remaniées grâce à la mobilisation de la profession avec la création du Financial Accounting Standards Boards (FASB) et la publication de son cadre conceptuel entre 1978 et 1985. Ensuite, le cadre conceptuel de l’International Accounting Standards Committee (IASC) est publié en 1989 et repris en 2001 par l’International Accounting Standards Board (IASB) sous la forme d’un seul texte « Framework for the preparation and presentation of financial statements ». Ce cadre avait pour objectif, entre autres, de fixer les principes comptables que doivent remplir les états financiers, ainsi que les objectifs et les caractéristiques qualitatives de l’information comptable et financière.
Dans ce cadre conceptuel du normalisateur international, les principaux destinataires des états financiers sont déclarés être: «les investisseurs actuels et potentiels, les membres du personnel, les prêteurs, les fournisseurs et autres créanciers, les clients, les États et leurs organismes publics, et le public». A travers ce paragraphe, les normalisateurs ne donnent pas de réelles définitions des destinataires de l’information comptable et financière mais ne font que les énumérer (Escaffre et Bernheim 1999).
Le cadre conceptuel propose un peu plus loin (§ 10) de privilégier les besoins en informations financières et comptables des investisseurs, car la satisfaction de leurs besoins reviendrait à la satisfaction des besoins de l’ensemble des utilisateurs des états financiers (Giordano-Spring et Lacroix 2007). On peut déjà noter que le normalisateur international considère les investisseurs comme étant un groupe homogène et n’opère pas de distinction entre investisseurs personnes physiques et investisseurs institutionnels.
Depuis les années 2000, les principaux normalisateurs comptables réfléchissent à l’élaboration d’un nouveau cadre conceptuel commun permettant de mieux répondre aux besoins informationnels des utilisateurs des états financiers. En effet, après l’accord de Norwalk du 18 septembre 2002, l’IASB et le FASB décident de travailler sur un seul cadre, construit à partir des deux cadres existants, qui « définira les concepts qui sous-tendent la préparation et la présentation des états financiers pour les utilisateurs externes » (Obert 2011, Whittington 2008).
[…]
Une problématique émerge d’une tension ou contraste entre deux ou plusieurs phénomènes (Quivy et Campenhoudt 2009). Ainsi, la montée en puissance des investisseurs institutionnels dans le paysage financier mondial contraste avec le nombre d’études académiques qui se sont intéressées à ces acteurs particulièrement en France. D’autant que les normalisateurs comptables en plein travail sur la proposition d’un nouveau cadre conceptuel appellent à la réflexion des chercheurs sur les problématiques des besoins informationnels financiers et comptables.
En effet, définir les concepts clés relatifs à la préparation des états financiers et à la production d’informations financières et comptables pertinentes et surtout utiles aux principaux utilisateurs requiert avant tout de connaitre précisément les caractéristiques propres et les besoins en IFC de ces acteurs.
Le normalisateur comptable international étant dans un modèle de gouvernance actionnariale centré sur la satisfaction des besoins en IFC des investisseurs professionnels comme le soulignent Giordano-Spring et Lacroix (2007) et Colasse (2006), connaitre leurs besoins informationnels devient une nécessité. D’autant plus que les investisseurs institutionnels diffèrent des investisseurs individuels non seulement par le biais de caractéristiques propres à leurs personnes, mais également par les particularités que soulève la relation d’agence, dans laquelle ils se trouvent comme le révèle la théorie d’agence élargie (Schneider 2000).
En effet, l’investisseur individuel investit dans le marché financier pour son compte propre, ainsi la relation d’agence dans laquelle il se trouve est dite « classique ». Alors que l’investisseur institutionnel se trouve dans une relation d’agence complexe car il investit pour le compte d’un bénéficiaire initial et non pas pour son compte propre.
Schneider (2000) et Allen et Santomero (1998) soulignent que l’investisseur institutionnel agit en tant qu’agent pour son bénéficiaire initial, ainsi il doit lui rendre compte afin de réduire l’asymétrie d’information. Cette situation de reddition de compte (que nous noterons ci-après situation de reddition) dans laquelle se trouve l’investisseur institutionnel est une spécificité de cette catégorie d’investisseurs et pourrait expliquer que leurs besoins informationnels financiers et comptables divergent de ceux des investisseurs « classiques » individuels qui n’ont pas à prendre en compte cette dimension lors de leurs prises de décision d’investissement.
Ainsi, nous avons posé le questionnement suivant : Quelles caractéristiques des investisseurs influencent leurs besoins en informations financières et comptables lors de leurs prises de décision d’investissement ?
Cette problématique se déclinera en trois questions de recherches qui respectent les préconisations de Kinney (1986) pour qui une bonne question de recherche est celle : s’intéressant au lien entre deux ou plusieurs concepts ; qui peut être clairement et sans ambiguïté posée comme question ; impliquant la possibilité d’effectuer des tests empiriques ; et qui est importante pour la communauté de chercheurs.
Ainsi, nos questions de recherches se présentent comme suit : quels sont les besoins en IFC des investisseurs institutionnels ? diffèrent-ils des besoins en IFC des investisseurs individuels ? le type de relation d’agence a-t-il un impact sur cette divergence de besoins en IFC ?
Elles permettront de répondre aux différents objectifs suivants : identifier les besoins en IFC des investisseurs institutionnels ; déterminer les divergences entre les besoins en IFC des investisseurs institutionnels et individuels ; mettre en évidence le rôle du type de relation d’agence dans l’émergence de ces différences.
[…]

PREMIERE PARTIE – LES BESOINS EN INFORMATIONS FINANCIERES ET COMPTABLES DES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS : LA CONSTRUCTION D’UN CADRE D’ANALYSE
CHAPITRE 1 – LES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS

SECTION 1 – LES INVESTISSEURS INDIVIDUELS POUR UNE MISE EN PERSPECTIVE
1. Les investisseurs individuels : identification et classifications
1.1. Les caractéristiques descriptives des investisseurs individuels
1.2. Les différentes classifications des investisseurs individuels
2. Le développement des investisseurs individuels
SECTION 2 – QUI SONT LES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS ?
1. Les investisseurs institutionnels : identification et classifications
1.1. Les investisseurs institutionnels ?
1.2. Les principaux organismes institutionnels
1.2.1. Les fonds de pension
1.2.2. Les compagnies d’assurance et les banques
1.2.3. Les organismes de placement collectif (OPC)
1.2.4. Les «hedge funds ».
2. Historique et développement des investisseurs institutionnels
2.1. L’émergence des investisseurs institutionnels
2.2. La montée en puissance des investisseurs institutionnels
2.2.1. Les facteurs de développement des investisseurs institutionnels
2.2.2. L’importance dans les marchés financiers
SECTION 3 – LES SPECIFICITES DES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS
1. Une catégorie très particulière
1.1. Compétences et montant de transactions gérées
1.1.1. Compétences
1.1.2. Montant des transactions gérées
1.2. Les biais comportementaux
1.2.1. Les biais cognitifs
1.2.2. Les biais émotionnels
2. Une catégorie hétérogène
2.1. De l’homogénéité à l’hétérogénéité des investisseurs institutionnels
2.1.1. Homogénéité et hétérogénéité
2.1.2. Evolution de la représentation des investisseurs institutionnels dans la littérature
2.2. Les bases d’analyse de l’hétérogénéité dans la littérature
2.2.1. Le style d’investissement
2.2.2. L’existence de relations commerciales
2.2.3. Le biais domestique
2.2.4. Gouvernance : Actif versus Passif
CHAPITRE 2 – UN CADRE THEORIQUE POUR ETUDIER LES BESOINS INFORMATIONNELS COMPTABLES ET FINANCIERS DES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS
SECTION 1 – UN CADRE THEORIQUE SPECIFIQUE
1. La théorie positive de l’agence
1.1. Les principes fondamentaux de la relation d’agence
1.2. Les limites de la théorie de l’agence
1.2.1. La simplicité du modèle de détention
1.2.2. La difficulté de prise en compte des phénomènes organisationnels
1.2.3. La difficulté d’application à certains acteurs économiques
2. La théorie de l’agence élargie appliquée aux investisseurs institutionnels
2.1. Un cadre d’agence élargi
2.1.1. Les bénéfices potentiels liés à l’introduction de l’investisseur institutionnel à un contrat d’agence
2.1.2. Les désavantages liés à l’introduction de l’investisseur institutionnel à un contrat d’agence
2.2. Utilisation de la théorie d’agence élargie
3. Le contrat d’agence professionnel
4. Intégration de l’agent professionnel au cadre d’agence élargi
SECTION 2 – LES BESOINS EN INFORMATIONS FINANCIERES ET COMPTABLES
1. Les informations financières et comptables : définition et utilité
1.1. Les IFC dans les normes comptables internationales
1.2. La place et l’utilité de l’IFC dans les approches théoriques comptables
2. La revue de littérature sur les besoins en IFC des investisseurs
2.1. La revue des travaux sur les besoins informationnels des investisseurs individuels
2.2. La revue des travaux sur les besoins informationnels des investisseurs professionnels
2.2.1. Les analystes financiers
2.2.1.1. Les caractéristiques générales d’investissement
2.2.1.2. Les informations financières et comptables utilisées
2.2.1.3. Les sources d’informations utilisées
2.2.1.4. Le lien entre analystes financiers et gérants de fonds
2.2.2. Les gérants de fonds comme investisseurs institutionnels
2.2.2.1. Les caractéristiques générales d’investissement
2.2.2.2. Les informations financières et comptables utilisées
2.2.2.3. Les sources d’informations
SECTION 3 – LE MODELE ET LE PROTOCOLE DE RECHERCHE
1. Le modèle de la recherche
1.1. Le coût d’acquisition de l’IFC
1.2. Le coût de traitement de l’IFC
1.3. L’importance accordée aux IFC
2. Le protocole de la recherche
2.1. Cheminement intellectuel de recherche
2.2. La méthodologie de la recherche
CHAPITRE 3 - LA CONTRIBUTION DE L’ETUDE QUALITATIVE
SECTION 1 – LA METHODOLOGIE DE L’ETUDE QUALITATIVE
1. Le choix des entretiens semi-directifs et l’échantillonnage
1.1. Le guide d’entretien
1.2. L’échantillonnage
2. L’analyse des données qualitatives
2.1. L’analyse de contenu
2.2. Les paramètres de l’analyse de contenu
SECTION 2 – LES RESULTATS DE L’ETUDE: DES INVESTISSEURS AUX BESOINS DIFFERENCIES EN IFC
1. Les caractéristiques générales
1.1. Les statistiques descriptives
1.2. Le style d’investissement
1.2.1. L’horizon de placement
1.2.2. La gestion indicielle
1.2.3. L’attitude face au risque
1.2.4. La méthode d’évaluation
1.2.5. Les sources d’ « IFC »
1.2.6. Les types d’actif financier
2. Les informations financières et comptables utilisées par les différentes types d’investisseurs
2.1. Les informations primaires utilisées par type d’investisseurs
2.1.1. Les informations comptables
2.1.2. Les informations stratégiques
2.1.3. Les ratios financiers
2.2. Les informations secondaires utilisées par type d’investisseur
2.2.1. Les informations boursières
SECTION 3 – UN MODELE DE RECHERCHE NOURRI PAR LES RESULTATS DE L’ETUDE QUALITATIVE
1. Les apports de l’étude qualitative
2. Premier enrichissement des hypothèses initiales
3. Le modèle explicatif
SECONDE PARTIE – LES BESOINS INFORMATIONNELS FINANCIERS ET COMPTABLES DES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS : UNE ETUDE EXPERIMENTALE
CHAPITRE 4 - LA REALISATION DE L’ETUDE EXPERIMENTALE

SECTION 1 – LA PRESENTATION DE LA METHODOLOGIE EXPERIMENTALE
1. L’expérimentation en sciences de gestion
2. La méthodologie d’une étude expérimentale
3. Les caractéristiques de la méthodologie expérimentale
SECTION 2 – LE PROTOCOLE EXPERIMENTAL
1. Le plan factoriel complet et les hypothèses supplémentaires
2. Les pré-tests et ajustements
3. Les méthodes d’administration des traitements
SECTION 3 – LES TESTS STATISTIQUES
1. Opérationnalisation des variables du modèle
2. Tests statistiques pour l’expérimentation
3. Les effets indirects testés
CHAPITRE 5 – PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS DE L’ETUDE EXPERIMENTALE
SECTION 1 – LA CONFIRMATION DE BESOINS DIFFERENCIES
1. Les analyses descriptives des variables
2. Les résultats des vérifications de manipulations
SECTION 2 – LE CONTEXTE DES BESOINS DIFFERENCIES : LA SITUATION DE REDDITION DES COMPTES
1. Les résultats de l’étude
2. Les analyses complémentaires
SECTION 3 – VERS UN NOUVEL ENRICHISSEMENT DU CADRE D’ANALYSE
1. Asymétrie d’information, type d’investisseurs et de relation d’agence
1.1. Asymétrie d’information, de pouvoir et aléa moral
1.2. Altruisme et intégration sociale
2. Vers une nouvelle discussion des besoins informationnels financiers et comptables des investisseurs
2.1. La dissonance cognitive
2.2. La pression sociale et l’appartenance à un groupe
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