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Introductions à la bourse de Casablanca : Quelles performances
Extraits et sommaire de ce document
Les résultats d’un travail antérieur1 montrent que les entreprises nouvellement introduites à la bourse de Casablanca sur la période 2004-2011 réalisent une surperformance initiale lors de l’introduction (sous-évaluation) de 41,30%. Ainsi, ces entreprises présentent un rendement qui bat le marché de 41,30% durant la période de sous-évaluation, soit les 30 premiers jours de cotation. Durant cette période, le cours du premier mois de cotation a crû en moyenne de plus de 47,19 % par rapport au prix de la souscription. Cette surperformance initiale qui dépasse de loin la moyenne africaine (Afrique du Sud2 (32,7%), Tunisie3 (17,44%)) pousse à vérifier sa persistance à court et long termes. Les études empiriques de la performance boursière s’accordent sur la sous-évaluation de l’introduction en bourse et divergent quant à la surperformance boursière du court terme et la sous-performance boursière du long terme. Cette divergence de résultats, revient essentiellement à la sensibilité de la performance boursière à la méthodologie d’évaluation adoptée. Ainsi, les entreprises introduites à la bourse de Casablanca réalisent-elles également des surperformances boursières à court terme et des sous-performances à long terme ? Afin d’évaluer la performance boursière des entreprises introduites à la bourse de Casablanca, il convient de définir dans un premier temps, la méthodologie par le choix de l’horizon de l’étude à court et long termes, les méthodes d’évaluation de la performance boursière (événementielles et calendaires), à côté des benchmarks et la pondération ou non des rendements. Ces choix méthodologiques seront étudiés sur la base d'une analyse critique de la littérature empirique. Les résultats de l'étude seront analysés dans un deuxième temps, à la lumière de celles réalisées sur les autres places boursières internationales. […] Les méthodes événementielles d’évaluation de la performance boursière montrent que les entreprises marocaines introduites sur la période 2005-2011 enregistrent à court terme une surperformance boursière en cas de prise en compte de la sous-évaluation de l'introduction et une sous-performance dans le cas contraire. Celle-ci se confirme davantage à long terme au point de dépasser la moyenne africaine, européenne et asiatique relevée par les études recensées. Les méthodes calendaires relèvent une évolution de la performance boursière similaire aux méthodes événementielles, néanmoins à proportion inférieure. Les méthodes événementielles à côté de la méthode calendaire CTAR s’accordent à court terme que l’indice du marché présente la sous-performance la plus élevée, suivi du benchmark taille/BTM et Taille. Cependant, à partir de 36 mois de cotation, le benchmark taille apporte une évaluation supérieure à celle du benchmark taille/BTM, confortant ainsi l’étude de Gompers et Lerner. Les méthodes événementielles, à côté de la méthode CTAR reconnaissent l’effet positif de la taille et négatif du BTM sur la performance boursière. Le modèle multifactoriel de Fama-French ne permet pas de tirer de conclusions à cet égard en raison des coefficients S et H non significatifs. En somme, il s'avère intéressant à court terme d'investir dans les entreprises nouvellement introduites en bourse, et à long terme dans des entreprises qui leur sont comparables essentiellement en terme de taille, puis de taille/BTM et enfin dans un portefeuille imitant l'indice du marché. 1- Méthodologie d'évaluation de la performance 1.1 Méthodes d'évaluation 1.1.1 Méthode des rendements anormaux cumulés 1.1.2 Méthode des rendements anormaux achat-conservation 1.1.3 Méthode des rendements calendaires moyens cumulés 1.1.4 Modèle de Fama-French 1.2 Benchmarks 1.3 Population étudiée 2. Résultats 2.1 Mesure de la performance boursière à court terme 2.2 Mesure de la performance boursière à long terme Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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