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La gestion Actif – Passif (Asset and Liability Management) : Réponse à la problématique de la tarification des crédits bancaires au Maroc

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 185
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 460.92 KB
Extraits et sommaire de ce document
Le développement économique et social d’une nation dépend dans une large partie de la maturité de son secteur bancaire. En effet, un secteur bancaire développé permet de tracter toute l’économie dans les voies du progrès et de la richesse. Cette tâche est d’autant plus facile que les conditions de financement de l’économie sont simplifiées, transparentes et ‘démocratiques’.
Dans ce sens, l’efficacité du secteur bancaire dépend des approches tarifaires adoptées par les banques, plus le système tarifaire est juste et transparent plus les chances de développement du secteur et du pays sont fortes.
Si on se place du côté des clients qu’ils soient entreprises ou particuliers, une mauvaise tarification – due généralement à la sur – facturation – peut causer du côté des entreprises, des problèmes financiers, une baisse de la compétitivité et parfois une menace à la pérennité de celles-ci. Du côté des particuliers, la défaillance du système tarifaire cause un déséquilibre financier pouvant aller parfois jusqu’à l’insolvabilité du client, une détérioration du pouvoir d’achat et enfin des problèmes sociaux consécutifs aux difficultés financières.
Dans de telles situations, les clients ont tendance à baisser leur consommation des produits et services bancaires ou parfois rompre leur relation avec la banque. Pour cette dernière, cela se traduit par une baisse des parts de marchés, une régression du chiffre d’affaires.
Les défaillances de la tarification bancaire peuvent nuire directement aux banques, une mauvaise approche tarifaire a tendance à négliger les risques de crédit ou des options non tarifées, dans certains cas, on définit mal les coûts de production des crédits ( coût de collecte, frais de production, frais de gestion…), ce qui fait que la banque propose aux clients des prix qui ne traduisent pas le coût réel de ses output. Ceci se traduit par une baisse des marges, une aggravation du niveau des risques allant parfois jusqu’à la possibilité de faillite (exemple des caisses d’épargne américaines ou du Banesto espagnol).
Au Maroc, la tarification des crédits adoptée par les banques est à l’origine de la dichotomie qui existe entre le niveau général de l’économie et le secteur bancaire, ce secteur fut qualifié par un économiste marocain « d’îlot de richesse dans un océan de pauvreté ». Ce constat s’explique dans une grande partie par le niveau des prix pratiqués par les banques, qui ne traduisent pas le vrai coût de l’argent, et qui ne prennent pas en compte la charge financière à faire supporter aux clients.
Les clients des banques ( particuliers ou entreprises ) disent que les taux des opérations de crédit sont sur facturés, et se plaignent de l’opacité du système tarifaire actuel. Les banques de leur part, justifient les prix pratiqués par : le niveau élevé des frais généraux par rapport au niveau des activités, la cherté des ressources et le niveau élevé du risque – clients.
Ce mémoire constitue une contribution modeste dans le domaine de la recherche relative à la tarification des crédits bancaires au Maroc. En dépit des difficultés rencontrées, on s’est fixé trois objectifs essentiels :
- En se basant sur les travaux de terrain et sur la recherche documentaire, se prononcer sur l’efficacité de l’approche tarifaire adoptée par les banques marocaines.
- Exposer un cadre théorique pour une tarification performante, pour ce faire, on a fait appel aux outils de l’ALM1, ce choix s’explique par le fait que l’adoption de ces outils constituent un préalable à la mise en place d’un système tarifaire efficace. En s’écartant de cet esprit, tarifer les crédits devient un jeu d’intuition qui peut nuire à la banque et aux consommateurs de crédits.
- Explorer les possibilités de transposition du modèle de tarification basée sur l ‘ ALM au cas marocain - ceci en prenant comme cas d’application les crédits au logement – tout en énumérant les préalables et les limites devant une telle transposition.
Cerner la problématique de la tarification et y apporter des solutions, requiert des outils de travail et une rigueur de démarche que l’ALM offre. Dans ce sens, on a attribué beaucoup d’importance à la présentation du corps de règles de la gestion Actif-Passif, ceci explique la grande partie réservée à cette discipline dans ce mémoire.
Avant d’entamer la première partie du présent mémoire, on présente brièvement le contexte de développement de l’ALM ( un exposé détaillé de cette discipline fera l’objet de la deuxième partie du mémoire ), puis on exposera la méthodologie de recherche adoptée.
[…]
Sur le plan méthodologique, le mémoire sera scindé en trois parties principales. L’analyse du paysage bancaire marocain et des mutations qui l’ont marquées, ainsi que les retombées sur les bilans des banques, et la nécessité de la mise en place d’un outil de gestion capable d’optimiser ces bilans, par une connaissance et une quantification de l’ensembles des risques financiers auxquels les banques marocaines sont exposées, et aussi par la maîtrise de l’impact de ces risques sur leurs marges.
Puis l’exploration des possibilités de mise en place, et les perspectives de développement de cet outil dans le secteur bancaire marocain, dans cette partie, on se penche sur les limites devant une telle démarche, ces limites sont d’ordre technique, humain et organisationnel. A la fin de cette partie, on présente les préalables pour la mise en place de la gestion Actif - Passif au sein des organisations bancaires marocaines, cette mise en place qu’on considère comme une condition sine qua non pour toute tarification performante.
La découverte d’un nouvel outil de management bancaire, en l’occurrence l’ALM, qui offre les outils appropriés pour une meilleure gestion du bilan, des risques financiers, et par conséquent offre les conditions objectives d’un processus tarifaire performant.
Avant l’exploration des outils de l’ALM, on passe en revue le contexte de développement de cette discipline, ainsi que les défaillances qu’ont connues certaines banques européennes et américaines et qui ont accéléré l’adoption de nouvelles règles de gestion du bilan, des risques commerciales et financiers qu’on a regroupé sous le nom de la gestion Actif - passif.
L’exploration des outils offerts par la gestion actif – passif qu’on peut utiliser au Maroc pour la tarification des crédits bancaires, cette partie traitera de la problématique de tarification des crédits bancaires au Maroc, en essayant de relater les imperfections actuelles, puis de proposer une approche de tarification permettant d’améliorer la rentabilité des banques, et d’offrir aux clients des produits tarifés d’une façon juste et transparente.
A cet effet, l’ALM offre une panoplie d’instruments grâce auxquels on peut transposer un modèle de tarification qui s’insère dans une logique de gestion des risques, et qui permet aussi de déterminer avec rigueur le prix des intrants bancaires : coût de collecte des ressources , coûts des risques et des options cachées ( dépôts à vue, remboursements anticipés…), coût des fonds propres. L’objectif d’une telle démarche est de maîtriser les outils d’une tarification performante et de les exploiter pour pallier les insuffisances de l’approche tarifaire actuelle.
Sur le plan méthodologie de recherche, certains éclaircissements devront – être mentionnés :
Au niveau du Maroc, on a remarqué une absence totale des écrits sur le thème du mémoire, que ce soit par des chercheurs ou par des praticiens. Les explications avancées ont trait à la nouveauté que présente le domaine de la gestion du bilan ( même en France), aux sensibilités liées à la problématiques de la tarification des crédits bancaires et enfin aux difficultés cognitives liées au sujet.
Les contacts établis avec les banques marocaines n’ont pas apporté une grande valeur ajoutée au sujet traité, primo, en raison de l’absence chez certaines banques d’une vision multidimensionnelle de leur gestion bilantielle et secundo, même en présence de cette vision chez d’autres banques, elle n’est pas accompagnée des structures et des procédures idoines.
Compte tenu de ces constats, et pour pouvoir mener cette recherche dans de bonnes conditions, la démarche de recherche que j’ai adoptée fut articulée autour de trois points : Une recherche bibliographique diversifiée : ouvrages sur l’ALM et la gestion des risques financiers, sur la tarification des services et produits bancaires, revues spécialisés, articles publiés dans la presse, recueil d’intervention dans le cadre de colloques ou de séminaires… Une recherche documentaire basée sur : les publications financières des banques ; les rapports de Bank Al Maghreb et du Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) ;les notes de service internes des banques…
Une recherche sur le terrain qui consistait dans un premier temps à exploiter les dossiers se rapportant à mon sujet de mémoire et sur lesquels je mène - en tant que contrôleur de gestion - des travaux bien avancés. Puis, j’ai essayé de finaliser certains projets qui présentent un intérêt professionnel et dont les objectifs coïncident avec ceux du mémoire.
Entrer en contact avec les responsables de certaines banques qui s’occupent du contrôle de gestion ou de l’ALM en vue d’enrichir ce mémoire par leurs expériences respectives, et pour avoir une idée sur le degré de développement et d’intégration de ces outils dans ces organisations.
Ce travail de recherche se veut une invitation au lecteur à une réflexion profonde sur le thème de la tarification des crédits en particulier, et de l’ensemble des produits et services bancaires en général. Je ne prétend pas par ce mémoire couvrir tous les aspects de la problématique de la tarification des opérations de crédit, mais je souhaite offrir les éléments que je juge nécessaires pour d’autres travaux qui viendront compléter ce mémoire.
On rappelle que les deux premières parties revêtent une importance méthodologique cruciale, ils permettent de comprendre les mutations de l’environnement bancaire marocain, leurs retombées sur les banques et les risques réels et latents consécutifs à ces mutations et que ces banques devront confronter. D’où la nécessité d’un corps de règles qui permet aux banques de se prémunir contre ses risques et de se préparer en conséquence à une concurrence ou une tarification optimale constituera aussi bien un avantage concurrentiel qu’un atout stratégique.

PARTIE INTRODUCTIVE
1- PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE
2- QU’EST CE QUE LA GESTION ACTIF - PASSIF ?
3-METHODELOGIE DE TRAVAIL
4-ETENDUE ET LIMITES DU SUJET
PREMIERE PARTIE : LES MUTATIONS DU PAYSAGE BANCAIRE MAROCAIN ET LEURS RETOMBEES SUR LES BANQUES.
1-LA REFORME DU SYSTEME FINANCIER ET BANCAIRE
2- LES OBJECTIFS DE LA NOUVELLE LOI BANCAIRE
3- LES CONSEQUENCES SUR LE SECTEUR BANCAIRE
4- PRATIQUES DES BANQUES MAROCAINES EN MATIERE DE GESTION DU BILAN
DEUXIEME PARTIE : DEVELOPPEMENT DU CONCEPT ALM
INTRODUCTION : LES PRINCIPAUX MOTEURS DE DEVELOPPEMENT DE L’ALM
CHAPITRE 1 : DEFINITIONS
CHAPITRE 2 : L’ALM & LA GESTION DES RISQUES
CHAPITRE 3 : LA REGLEMENTATION BANCAIRE ET PRUDENTIELLE
TROISIEME PARTIE : POUR UN SYSTEME TARIFAIRE PERFORMANT
CHAPITRE 1 : POSITION DE LA PROBLEMATIQUE
CHAPITRE 2 : POUR UN SYSTEMETARIFAIRE BASE SUR LES OUTILS ALM
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