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Les institutions de microfinance au Maroc : Mécanismes de gouvernance et mission sociale
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Type de document : Article académique
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Extraits et sommaire de ce document
La gouvernance dans l’économie marchande est considérée comme étant la recherche d’un système de direction et de contrôle qui concilie aux mieux l’efficacité de la gestion et la protection des intérêts des actionnaires, le modèle de gouvernance d’entreprise est réputé défaillant si les efforts de la gestion de l’entreprise ne sont pas tournés prioritairement vers la protection des intérêts des actionnaires.
Certes, cette manière de considérer la gouvernance de l’entreprise au Maroc s’est vue par la suite remise en cause pour intégrer les intérêts d’autres parties prenantes dans les mécanismes de la gouvernance. Mais, la préoccupation centrale demeure sans aucun doute la pérennisation de la rentabilité financière des investissements drainés par les propriétaires des capitaux. Nous sommes donc en présence d’un modèle de gouvernance d’entreprise orienté vers l’actionnaire et dont les mécanismes peuvent prendre plusieurs formes, sans pour autant dévier par rapport à la raison d’existence de l’entreprise qui reste incontestablement une entité de production de valeurs et un acteur de développement économique.
Comparativement à la gouvernance d’entreprise où la notion de valeur actionnariale conduit à une hiérarchisation des pouvoirs au sein de la structure, et accorde une place de premier choix à l’actionnaire, l’association présente le privilège de donner à un maximum d’acteurs et de parties prenantes un espace libre d’expression et d’action. La marge de liberté dans le monde associatif se dessine aussi à travers les possibilités offertes aux parties prenantes de concevoir le modèle de gestion et de gouvernance approprié en fonction de paramètres diverses que chaque structure associative affronte dans le cadre de l’exercice quotidien de sa mission sur le terrain.
« Le système de gouvernance associatif peut rendre possible la prise de parole d’acteurs aussi différents que les membres, salariés, bénéficiaires, bénévoles, activistes ou encore donateurs. Il peut également favoriser l’élaboration d’instruments spécifiques pour organiser la prise de décision, faciliter les liens entre parties prenantes et la collaboration en réseau »1. Nous sommes en présence de multiples positions de références en matière de gouvernance associative riches d’enseignements les unes et les autres, et que nous tenterons de déceler par une analyse plus fine de ses mécanismes de fonctionnement, d’outils d’opérationnalisation, et de ses acteurs en interne et externe spécialement pour le cas des institutions de microfinance dans le contexte marocain.
La gouvernance constitue l'un des risques majeurs auxquels est exposé le secteur de la microfinance (Lelart, 2006). L'histoire du secteur est parsemée des succès, des crises et faillites dont les causes étaient en grande partie dues aux problèmes de gouvernance, le cas le lus frappant est celui de Corposol en Colombie, dont les structures inadéquates avec la mission et la vision de l'institution ont conduit aux crises au niveau institutionnel (Labie, 1999). En effet, une première vague de recherche sur la thématique de la gouvernance a été initiée par le CGAP dans les années 90 en se concentrant sur la relation entre le conseil d'administration et la direction. Cette approche a connu une limite comme étant l'élément pouvant garantir l'atteinte de la mission de la microfinance. D'autre part, une vision plus globalisante, incluant l'ensemble des parties prenantes a été développée.
Cette approche inclut non seulement le conseil d'administration et la direction, mais aussi les salariés, les clients, les bailleurs, les banques, l'État, etc. (Lapenu C., 2002). Cette vision repose sur le fait que chaque acteur devient un élément important sur lequel doit se baser l'institution pour garantir l'efficacité institutionnelle conduisant à l'atteinte de l'objectif social et financier. Cette situation semble difficilement explicable, mais mérite une analyse approfondie, ce qui justifie l'orientation particulière de notre recherche, sur les tenants et les aboutissants de la gouvernance des IMF du 1er rang au Maroc. La question de recherche dont nous sommes censées trouver des éléments de réponse au niveau de ce travail est formulée comme suit : Quelles sont les bonnes pratiques de gouvernance appliquées par les IMF marocaines pouvant servir la coexistence entre la mission sociale et la viabilité financière ?
Ainsi, ce travail de recherche s’intéresse au concept de la gouvernance qui apparaît comme une méthode d’analyse et de compréhension de l’exercice du pouvoir. La gouvernance des IMF a connu une certaine spécificité et une attention particulière chez les chercheurs, vu la position critique des décideurs à assurer le double objectif. Ce travail de recherche sera de référence pour les chercheurs, les dirigeants et les personnes de décision voulant construire une idée plus claire sur les obstacles impactant l’efficacité institutionnelle des IMF étudiées et sur les meilleures pratiques de gouvernance permettant la conciliation entre la mission sociale et la viabilité financière.
Outre l'introduction et la conclusion, notre recherche sera subdivisée en trois axes principaux. Le premier axe fera l’objet d’une revue de littérature relatant les principales approches d’analyse de la gouvernance à savoir l'approche basée sur la théorie néo-institutionnelle et l’approche centrée sur les parties prenantes. Le deuxième axe concerne la méthodologie derecherche, c’est une démarche qualitative qui a pour objectif d’analyser le mode de gouvernance des deux institutions objet de l’étude, en faisant recours à la grille d’analyse CERISE qui se caractérise par une approche partenariale. Le dernier axe porte sur l’analyse critique du socle commun de la gouvernance des deux institutions en comparant les mécanismes appliqués, tout en mettant en évidence les manquements de chaque système de gouvernance qui peuvent entraver l’activité, et donc la poursuite des principaux objectifs de l’institution à savoir les objectifs sociaux et financiers.
[…]
Dans la littérature de la microfinance, le terme de « gouvernance », se définit comme « leprocessus utilisé par le conseil d’administration pour aider une institution à remplir sa missionet protéger son actif au fil des années (Rock et al., 1998). Or le « bon fonctionnement » du conseil d’administration n’est pas, à lui seul, le garant de la mission et des actifs d’une IMF.
Là encore, le travail sur la gouvernance nécessite d’élargir le cadre d’étude en prenant en compte l’ensemble des acteurs en jeu (salariés, dirigeants, clients, bailleurs, banques partenaires, Etat, etc.) et les formes d’organisations destinés à gouverner à travers les systèmes comptables et d’information, le mode de prise de décision et de coordination, la capacité d’exécution, les systèmes de contrôle, etc.
Par ailleurs, la gouvernance met en jeu un ensemble de relations de pouvoir et de modes d’arbitrage qui sont souvent complexes et subtils. Les acteurs peuvent forcément avoir des intérêts contradictoires, l’objectif d’une bonne gouvernance est de les concilier à terme autour de la mission de l’IMF. Les procédures et les acteurs des dirigeants doivent être de nature à responsabiliser chacun des acteurs de l’institution et à instaurer un climat de confiance mutuelle.

1. APPROCHES D’ANALYSE DE LA GOUVERNANCE
1.1. L'approche basée sur la théorie néo-institutionnelle « la théorie d’agence »
1.2. Approche centrée sur les parties prenantes « la théorie des parties prenantes »
2. METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
2.1. Choix de l’approche de recherche
2.2. Démarche adoptée & Institutions ciblées
3. DIAGNOSTIC DE LA GOUVERNANCE SELON L'APPROCHE CENTREE SUR LES PARTIES PRENANTES VIA « LA GRILLE D’ANALYSE CERISE »
3.1. Qui a le pouvoir de décision ?
3.2. Comment s’exerce le pouvoir de décision ?
3.3.Analyse critique du socle commun de la gouvernance
4. SYNTHESE
5. DISCUSSIONS
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