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L’impact de la communication financière digitale sur la liquidité des titres : Cas des sociétés cotées à la bourse de Casablanca
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Type de document : Article académique
Nombre de pages : 19
Format : .Pdf
Taille du fichier : 488.28 KB
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Extraits et sommaire de ce document
Le digital a révolutionné le monde, tout a changé y compris les comportements humains. D'après Internet World Stats, le nombre d’internautes dans le monde est passé de 3,7 milliards d’internautes en 2016 à 4,05 milliards d'internautes en 2017, ce qui représente approximativement la moitié de la population mondiale. En Afrique, le taux de pénétration est de l’ordre de 29%, contre 88% en Amérique du Nord, 84% en Europe et 33% en Asie du Sud. Ces statistiques montrent l’intérêt grandissant que revêt l’outil internet, et le monde de la finance n’est pas en reste.
L’inclusion d’internet dans la diffusion d’informations financières a été faite au milieu des années 90, et a suivi l’évolution fulgurante des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Plusieurs travaux ont étudié l’émergence de la communication financière dans les sociétés (Cehkkar R. 2007), et les mécanismes de gouvernement d’entreprise et la publication volontaire des résultats (Lakhal F. 2006), l’efficacité des démarches volontaires des entreprises pour diffuser des valeurs nouvelles (Blanc Jérôme 2005), et le rôle de l’audit externe dans la transparence de la communication financière (M. Aouina, et al., 2019).
Don Tapscott (2014), auteur de « The digital Economy » et « Growing Up Digital », a démontré que l’information ne sera plus diffusée mais choisie par l’internaute. Les informations que les bailleurs de fonds tendent de mousser, disparaitront et seront remplacées d’une part par des piges concurrentielles et d’une autre part, par une relation de valeur avec l’individu via l’outil numérique. Nicolas Riou (2016), dans son livre « Le consommateur digital: Les nouvelles approches pour le séduire », insiste sur le relationnel.
Le but de ce travail est de mesurer l'impact de la communication financière sur les cours d’actions dans le marché boursier Marocain, en utilisant la méthode d'étude d’événement et des rendements anormaux. La problématique est la suivante : Existe-t-il une corrélation entre la communication financière et la liquidité des titres boursiers ? Nous allons commencer par dresser une revue de littérature, de procéder à notre étude empirique, puis de discuter les différents résultats et conclusions.
[…]
Notre problématique nous a amené à étudier l’impact de la CFI sur la liquidité des titres des entreprises marocaines cotées en bourse. Notre étude a porté essentiellement sur les valeurs les plus liquides dans le but d’étudier cette corrélation, et s’est basée sur des informations obligatoires auxquelles sont tenues ces entreprises.
Pour se faire, nous nous sommes inspirés du modèle de marché, retenu dans d’autres études similaires en France et en Allemagne, en l’appliquant sur une vingtaine de valeurs marocaines. Nous avons supposé qu’un accroissement du niveau de la CFI améliore la liquidité de ses titres. Cette situation a été vérifiée de manière globale pour l’échantillon en question, mais à des proportions différentes.
Certaines valeurs sont par définition, « illiquide » et ce, malgré la volonté des dirigeants de booster leurs campagnes de communication financière ; le cours de l'action reste quasiment inchangé et l'impact sur le titre n'est pas immédiat.
Dans les secteurs des banques et assurances, les valeurs réagissent positivement avant et après la divulgation des informations financières; la raison c’est que les banques vont au-delà des informations obligatoires (bilan, compte de résultat, flux de trésorerie). Elles donnent des fois des informations stratégiques dont l’impact influence notablement sur les cours boursiers. En fait, la divulgation financière par Internet réduit l’asymétrie d’information entre les investisseurs informés et ceux non informés et permet par conséquent un accroissement de la liquidité.
Pour les secteurs du BTP et de l’immobilier, ces derniers sont corrélés et impactent positivement les cours boursiers des valeurs appartenant à ces secteurs. Autrement dit, quand le secteur immobilier fluctue, le secteur BTP ressent l’impact positif ou négatif du secteur immobilier.
Notre étude montre qu’un accroissement du niveau de la CFI, rétrécit l’asymétrie d’information en augmentant la liquidité des titres. Un autre argument justifie ce constat et réside au niveau des sites à contenu informatif très développés, en raison notamment de l’expérience acquise par leur société-mère en matière de communication d’informations financières et extra-financières.
La liquidité gagnerait en efficacité si les entreprises marocaines communiquent, en plus des informations obligatoires d’autres informations sur la stratégie choisie, son positionnement par rapport à la concurrence… . En effet, les investisseurs recherchent constamment une pleine transparence sur le marché sur lequel ils interviennent et, le degré de transparence d’un marché est le résultat d’un compromis difficile entre les différents acteurs du marché.

1. REVUE DE LA LITTERATURE
2. METHODOLOGIE DE RECHERCHE
3. RESULTATS ET DISCUSSION
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