Logo
Memoires et Projets de fin d'Etudes

Espace Membres

Identifiant :

Mot de passe :

Mot de passe oublié ?

La gouvernance de l'entreprise entre le conflit d'intérêt et l'équilibre des partenaires
accéder au document
Type de document : Article académique
Nombre de pages : 17
Format : .Pdf
Taille du fichier : 488.28 KB
Nombre de consultations : 1
Note : note (0 votes)
Extraits et sommaire de ce document
La gouvernance des entreprises ou le management du management est l'ensemble des dispositifs institutionnels et comportementaux des dirigeants, depuis leurs nominations, jusqu'au contrôle de leurs actions et aux décisions de régulation. Elle se présente comme un moyen de transparence dont les procédures de décision mises en place par les responsables, sont un moyen de sélection et d'interprétation des résultats, et un support d'organisation des interactions des partenaires.
La transparence est habituellement présentée comme la condition d’une meilleure gouvernance des entreprises, dans la mesure où elle est supposée favoriser l’efficience des marchés et moraliser la vie des affaires.
Sur le plan éthique, la prise en compte de la règle de droit conduit à s’interroger sur la performance des différents systèmes de gouvernance. C'est une réflexion qui sous-tend le comportement des individus et un processus de clarification des raisons qui motivent une décision donnée ainsi qu’une mise à jour des valeurs qui animent les comportements des partenaires.
Les scandales financiers ayant perturbé le monde des affaires, et ayant provoqué une crise de confiance de la part de l’ensemble des parties prenantes des entreprises, ont suscité un grand débat théorique, de nature diverses, pour privilégier le mode de fonctionnement des entreprises et stabiliser les structures de gouvernance. Cette dernière désigne un concept pratique qui porte des idées descriptives de la réalité, et repose sur la transparence, sur l'éthique et sur l'efficacité de l'action publique dans l'objectif de création des valeurs.
Son intervention dans le domaine de la circulation juste et crédible des informations financières permet à l'entreprise de trouver sa meilleure culture de travail et de valider par conséquent sa meilleure place dans les marchés au sein de ses concurrents. Cela ne peut être réalisé que par un sentiment de confiance entre toutes les parties prenantes de l'entreprise. D'où la transparence n’est plus un outil de distinction, mais un moyen de reconnecter l’une à l’autre.
Après la crise de 1929, les travaux de (Berle &Means, 1932), ont évoqué que: «le problème de la gouvernance nait du démembrement de la fonction de propriété, en une fonction de contrôle». Celui-ci était l'origine de la naissance des systèmes d'incitation et de surveillance, comme une nouvelle fonction à accomplir par les actionnaires en parallèle avec les fonctions décisionnelles des dirigeants.
Au début des années 1990, des actions de régulation ont vu le jour dans le sens d'améliorer
l'intérêt des partenaires. C'est pourquoi la valeur partenariale est devenue une référence
essentielle et un acte majeur dans le domaine de pilotage des entreprises.
Contrairement à cette approche, les travaux de (Castanias&Helfat, 1991), ne favorisent pas la création de valeur pour l’entreprise et l’ensemble des parties prenantes, mais plutôt pour les dirigeants et les administrateurs. Cette vision tend vers la redistribution des rentes et non vers la création de valeur. D'où la problématique suivante: Entre les conflits d'intérêts et l'équilibre des parties prenantes: quel défi de la gouvernance de l'entreprise?
Afin de répondre à cette problématique, nous comptons en première partie présenter une revue de littérature quant à la gouvernance de l’entreprise en mettant le point sur sa vision actionnariale, sa vision partenariale et son courant cognitif. Quant à la deuxième partie, nous évoquons les enjeux pour un équilibre social en mobilisant certaines théories à savoir la théorie des jeux, l’équilibre de Nash…
[…]
Le défi de la gouvernance d’entreprise est né d’une impasse. La notion de gouvernance se révèle, à l’analyse, inséparable d’un glissement du centre de gravité de l’entreprise vers des compromis sociaux. Les dimensions des systèmes de gouvernance, semblent s’expliquer en intégrant la variable comportementale dans les théories de la gouvernance. Ce rapprochement peut s’opérer dans un cadre d’analyse qui se repose sur la logique de la création de valeur en tenant compte des incidences comportementales. Il suffit de greffer ces incidences tant sur les coûts d’agence traditionnels associés aux conflits d’intérêts, que sur les gains et les coûts de compétences.
La prise en compte de la règle de droit et la comparaison des différents modèles de gouvernance conduit inévitablement à s’interroger sur la performance respective des différents systèmes de gouvernance sur le plan éthique. Cette dernière se manifeste comme un processus de clarification des raisons qui motivent une décision donnée ainsi qu’une mise à jour des valeurs et de leur hiérarchisation qui sous-tendent ces décisions et animent les comportements. On ajoute que la transparence est présentée aussi comme la condition d’une meilleure gouvernance des entreprises, dans la mesure où elle est supposée favoriser l’efficience des marchés et la moralisation de la vie des affaires.
La gouvernance d’entreprise repose donc, de manière générale, sur des objectifs de mise à niveau des structures politiques, économiques et sociales en vue de rassembler les meilleures conditions possibles pour améliorer tant l’administration des affaires publiques que pour favoriser une gestion harmonieuse des entreprises privées.
Le développement du capital social comme stratégie dominante de la part de l’entreprise pourrait alors provoquer des effets tout à fait contre-productifs en réduisant la cohérence stratégique de la firme et en annihilant les possibilités de coopération à la source de gains et d’anticipation des demandes des parties prenantes.

1. LA GOUVERNANCE DE L'ENTREPRISE: REVUE LITTÉRATURE
1.1. GÉNÉRALITÉ
1.2. LA VISION ACTIONNARIALE DE LA GOUVERNANCE D’ENTREPRISE
1.3. LA VISION PARTENARIALE DE LA GOUVERNANCE D’ENTREPRISE
1.4. LE COURANT COGNITIF DE LA GOUVERNANCE D’ENTREPRISE
2. LA GOUVERNANCE D'ENTREPRISE: QUELS ENJEUX POUR UN ÉQUILIBRE SOCIAL ?
2.1. GÉNÉRALITÉ
2.2. LA GOUVERNANCE ET LA PRÉSENCE DES SALARIÉS
2.3. THÉORIE DES JEUX ET L'ÉQUILIBRE COLLABORATIF
2.4. L'ÉQUILIBRE DE NASH
Ces documents peuvent également vous intéresser !
# La gouvernance des entreprises publiques : Etude comparative entre le Maroc et l’Europe
# La contribution du contrôle interne et de l’audit au gouvernement d’entreprise
# Corporate Gouvernance et performance des entreprises émettrices au Maroc
# La gouvernance d’entreprise et le contrôle du dirigeant : Cas de l’entreprise publique algérienne
# L’impact de la composition du conseil d’administration sur la rémunération des dirigeants en Algérie : Cas de la société Sitel
# La gouvernance de la banque islamique
# Gouvernance d'entreprise et pouvoir informationnel des bénéfices comptables en France et aux US
# La gouvernance des entreprises familiales en Algérie
# La gouvernance d'entreprise au Maroc, levier de croissance
# Les déterminants de la bonne gouvernance et la performance des entreprises : Cas de Sonatrach
# Les mécanismes de gouvernance et la performance globale des sociétés marocaines cotées en bourse
# L’impact des mécanismes de gouvernance sur la performance des banques marocaines
# Le processus de gouvernance et la performance financière de l’entreprise
# Vers une approche spécifique de gouvernance de l’entreprise familiale
# Entreprises familiales : Quel modèle de gouvernance pour l’entreprise marocaine ?
# Gouvernance des entreprises familiales : Un essai théorique sur la spécificité
# La contribution de l’audit interne à l’amélioration de la gouvernance des entreprises privées au Maroc
# Les banques islamiques au Maroc : Quel modèle de gouvernance pour ces institutions éthiques
# La gouvernance d’entreprise et la PME marocaine
# Les institutions de microfinance au Maroc : Mécanismes de gouvernance et mission sociale

Correction
Jumia