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Banque marocaine et financement des activités de pêche au Maroc : Cas du port de Safi
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Type de document : Thèse de doctorat
Nombre de pages : 374
Format : .Pdf
Taille du fichier : 237.22 KB
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Extraits et sommaire de ce document
Les métiers bancaires qu’il s’agisse des activités d’intermédiation classique ,ou des activités bancaires plus complexes , sont générateurs de risques multiples et variés, considérés aujourd’hui comme des thèmes d’actualité brulante en raison des mutations qui ont marqué l’environnement politico économique des banques à travers le monde entier. Il s’agit en effet de : La mondialisation et la globalisation de l’économie ayant entrainé une ouverture croissante des économies régionales sur l’extérieur ; Les innovations en matière de financement et des technologies ; Une forte volatilité des variables de marché ; La montée du terrorisme ; Le blanchiment de capitaux…
Ces mutations augmentent considérablement les risques encourus par les banques dans le cadre de l’exercice de leur activité quotidienne, les obligeant à relever des défis exceptionnels en vue de se doter d’avantages concurrentiels déterminants, tout en maitrisant les aspects risque y afférents.
Les récentes crises bancaires ont démontré que dans un monde globalisé où les marchés financiers ont connu depuis les deux dernières décennies un formidable essor, les risques bancaires ont dépassé le stade des risques classiques (Crédit, taux, marché), à d’autres risques opérationnels qui couvrent l’ensemble des métiers de la banque, et concernent tous les acteurs, nécessitant ainsi une vigilance dans la gestion et la maitrise de ces risques.
Si le risque est l’essence même du métier du banquier, la multiplication de ses facettes et les difficultés à les localiser, conduisent les établissements à monter des systèmes de gestion de risque toujours plus sophistiqués.
En outre, l’évolution des normes prudentielles qui prévoit l’allocation d’un certain montant des fonds propres en face des risques encourus par la banque (recommandations du comité Bâle II, puis Bâle III), constitue une contrainte qui influencera certes l’activité des banques, mais qui peut être exploitée dans le sens d’une action sur les composantes du produit net bancaire.
D’autre part, si la gestion du risque bancaire a profondément évolué ces derniers temps, c’est parce que les établissements bancaires ont développé des méthodes et des outils sans cesse affinés et adaptés à la mesure de la rentabilité des opérations, à la sélection et à la division des risques ainsi qu’à la prévention. Toutefois, les difficultés ne tiennent pas uniquement à la nature des risques. Ceux-ci ne sont pas en effet d’une nature nouvelle et ont déjà fait objet de recensement, et ont été répertoriés par nature, donc ils sont bien connus dans leur nature.
La nouveauté tient plutôt d’une part , à la diversité des risques auxquels les banques doivent faire face et à l’ampleur particulière de certaines pertes, à leur soudaineté, au fait que les dirigeants sont parfois surpris et dépassés, et d’autre part, à certaines difficultés constatées par les banques dans l’adaptation des accords de Bâle II et Bâle III à la réalité de certains systèmes bancaires nationaux (Cas du Maroc).
La littérature bancaire ne manque pas d’écrits en ce qui concerne les risques bancaires. Les ouvrages, ainsi que les thèses et mémoires relatifs à ce sujet ne sont pas rares, et en la matière presque tout a été dit. Pour cela, ce projet de thèse n’a pas la prétention d’explorer un domaine encore inconnu, mais plutôt de mêler la théorie à la pratique, et essayer de proposer des actions qui puissent faciliter l’adaptation de la gestion et la surveillance des risques telles qu’elles ont été décrétées à la réalité et aux spécificités marocaines ,en prenant le secteur de la pêche comme modèle.
La récente crise mondiale a mis un terme à un cycle de conjoncture économique favorable, démarrant au début de la décennie, et dans lequel la plupart des pays industrialisés et émergents ont réalisé des taux de croissance significatifs et ont contribué au développement des échanges commerciaux internationaux.
Le Maroc, économie émergente, a été exposé naturellement aux méfaits de la crise économique dès 2009, à savoir la contraction des investissements étrangers, l’amenuisement des transferts des marocains du monde, la baisse des échanges commerciaux mais aussi le recul des revenus provenant d’activités érigées en tant que secteurs prioritaires de développement pour le gouvernement, à savoir le tourisme ainsi que l’Offshoring.
En effet, l’économie marocaine a été touchée depuis le premier trimestre 2009 par différents facteurs de transmission de la crise économique internationale, l’évolution favorable de la contre-performance des ondes de contagion, durant cette année a montré que le Maroc est bien protégé par les forteresses nécessaires pour résister aux chocs exogènes et sauvegarder ses équilibres macro-économiques. L’amortissement de ces chocs a été permis grâce à une forte demande intérieure, tant des ménages que des entreprises publiques et privées,
Cependant le principal rôle dans cette situation a été joué par un secteur bancaire disposant d’actifs de qualité, et une solidité financière lui permettant de remplir parfaitement sa mission. C’est autour de cette thématique que la première partie du présent travail sera articulée.
Nous allons étudier d’une part le système bancaire marocain ,son historique, ses structures ainsi que ses forces et faiblesses et la manière dont il s’adapte aux réalités d’une économie présentant encore beaucoup de défaillances, et d’autre part analyser les comportements des banques marocaines face à des situations plus ou moins difficiles de quantification et de gestion du risque plus particulièrement le risque de contrepartie ou risque crédit.
En deux chapitres, cette première partie se propose d’étudier d’abord l’environnement bancaire marocain, où il sera question de l’historique du système bancaire ainsi que l’évolution dans le temps du cadre juridique et réglementaire en faisant ressortir ses points forts et les aspects à améliorer, en analysant les stratégies commerciales et l’organisation des banques marocaines dans le contexte économique actuel.
Ensuite, ce sont les risques encourus par les banques qui vont attirer notre attention, il sera alors procédé à une étude analytique des différents risques bancaires, les politiques de leur évaluation, quantification, et gestion par les banques .A ce niveau une présentation des recommandations Bâle III et les nouveautés par rapport à Bâle II, va nous aider à éclaircir davantage le contexte réglementaire international de la banque marocaine ,ainsi que les enjeux actuels du système bancaire national.
Dans ce même chapitre, nous allons étudier les impacts de la gestion du risque bancaire par les banques marocaines. Une première problématique consisterait alors à s’interroger sur l’impact de la mondialisation sur l’approche risque et comment cette dernière a été modifiée par l’avènement de la première ? Et quelles seraient les incidences de ces nouvelles approches sur les choix économiques de l’Etat, les stratégies commerciales des Banques, et sur l’orientation des politiques économiques ?
La deuxième partie sera réservée à l’adaptation de la financiarisation du risque au développement local en étudiant le cas du secteur de la pêche au Maroc.
Le choix de ce secteur est essentiellement motivé par le fait qu’il s’agit d’abord d’un secteur en pleine mutation , dont le poids et non négligeable dans l’économie marocaine .Employant 65000 marins dans les branches de la pêche côtière et hauturière et 74000 dans la pêche artisanale, outre les emplois crées au niveau des activités en aval ,il contribue à hauteur de 3% en moyenne dans le PIB du pays.
Ensuite, c’est pratiquement le seul secteur où toutes les administrations et établissements interviennent, directement ou indirectement ce qui lui confère une particularité qui ne se trouve nulle part, et de ce fait justifie un traitement particulier par les différents partenaires, particulièrement les banques.
En effet, la gestion du secteur de la pêche au Maroc est assurée par le Ministère de l’Agriculture et des pêches Maritimes, auquel d'autres structures gouvernementales apportent leur contribution. Ainsi, l'Office National des Pêches (ONP) veille au développement et à la modernisation du secteur. L'Institut National de Recherche Halieutique (INRH) assure l'évolution, l'aménagement et la valorisation des ressources halieutiques, tandis que l’Agence Nationale des Ports (ANP) a pour tâche la gestion et la maintenance des ports. Quant à la Marine Royale et la Gendarmerie Royale Maritime, elles contrôlent les navires de pêche, assurent le respect des textes et la surveillance du territoire maritime.
D'autres organismes professionnels participent à la gestion du secteur des pêches, comme les Chambres des Pêches Maritimes et les comités locaux des pêches maritimes. Leur rôle est de fournir des renseignements concernant le secteur ou d'émettre leur avis sur un sujet particulier dans le domaine.
Les coopératives et les organisations traditionnelles sont des structures organisationnelles propres au segment artisanal. Cependant ,le secteur souffre de manque de logistique et d’organisations dans ses circuits commerciaux Cette situation trouve son origine d’une part dans l’absence d’une politique stable et persévérante dans la gestion de la filière, et d’autre part dans les difficultés d’accès par les opérateurs au financement bancaire ,du fait de la frilosité des banques, qui jugent que le secteur est désorganisé et que les professionnels ont une aversion à la transparence qui rend le risque sectoriel plus élevé .
C’est la problématique que se propose d’étudier notre deuxième partie :
Son premier chapitre traitera alors du secteur de la pêche, son poids dans l’économie marocaine, son évolution historique ,son organisation , ses structures, et ses besoins de financement .Il sera aussi question d’explorer à travers une étude empirique ,les problèmes de la filière pêche ,ainsi que les autres activités qui lui sont liées tant en amont qu’en aval, et de là, poser une deuxième problématique de la thèse qui serait un recensement des principaux problèmes du secteur ainsi que les entraves à son développement.
A ce niveau nous analyserons aussi la relation Banque/Opérateurs du secteur de la pêche ,afin de cerner à travers une action sur le terrain les aspects de fragilité de cette relation ,en se focalisant bien entendu ,sur les attentes des opérateurs prises dans le contexte socioculturel du marin marocain , et les besoins du secteur face à un système bancaire très régulé et soumis à des réglementations internationales de plus en plus dures.
Un étayage exhaustif de l’offre actuelle des établissements bancaires à l’adresse de la pêche et ses branches va nous permettre d’en dégager les limites et les dysfonctionnements constatés tant par les professionnels de la filière que par les banquiers eux-mêmes.
Aussi, ce constat va nous permettre de répondre à la principale problématique que ce travail propose de traiter : Comment rendre plus optimal le lien entre la gestion du risque chez les banques et les spécificités du secteur de la pêche ?
Ainsi , il sera proposé un avant-projet de modèle alternatif de gestion du risque dans le secteur en insistant particulièrement sur le concept de domaine d’activité stratégique -DAS- qui n’est autre chose que le croisement de produits bancaires et de segments de clientèle. Ce travail supposerait tout d’abord la segmentation de la clientèle du secteur, et l’analyse du couple rentabilité/risque par produit bancaire proposé à ces segments de clientèle.
Le deuxième chapitre de cette deuxième partie sera consacré à l’étude de la dynamique des acteurs de la filière ainsi que les stratégies de développement mises en place par les différents intervenants dans le secteur notamment l’Etat. Enfin, nous allons proposer une démarche qui consisterait à faire des opérateurs du secteur des partenaires proactifs pour une meilleure relation Banque /client.

PREMIERE PARTIE : LA GESTION DU RISQUE ET COMPORTEMENT DES BANQUES MAROCAINES
CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT BANCAIRE MAROCAIN

SECTION 1: STRUCTURATION ET ORIENTATION DU SYSTEME BANCAIRE MAROCAIN
I.1.1 : Historique et description
I.1.2 Contenu de l’organisation et structure
SECTION 2 : DYNAMIQUE ET STRATEGIES DES BANQUES
I.2.1 Dynamique et résultats des banques
I.2.2. Stratégies de développement des banques marocaines
CHAPITRE II : LA GESTION DES RISQUES PAR LES BANQUES MAROCAINES
SECTION 1 : LES RISQUES BANCAIRES ET FINANCIERS : DESCRIPTION ET METHODES D’EVALUATION
II.1.1. Description des risques bancaires et financiers
II.1.2. Les méthodes d’évaluation et de quantification des risques par les banques
SECTION 2 : LA PERCEPTION DU RISQUE PAR LES BANQUES.
II.2.1. : Sur le plan international.
II.2.2. : Par les banques marocaines
DEUXIEME PARTIE : LA BANQUE MAROCAINE ET LE SECTEUR DE LA PÊCHE
CHAPITRE I. STRUCTURATION DU SECTEUR, SES BESOINS FINANCIERS, SES LIENS AVEC LES BANQUES

SECTION 1 STRUCTURATION DU SECTEUR ET SES BESOINS FINANCIERS
I.1.1. Historique, structuration et organisation
I.1.2. Les besoins financiers du secteur
SECTION 2. LIENS DU SECTEUR DE LA PECHE AVEC LE SYSTEME BANCAIRE
I.2.1. l’offre bancaire actuelle
I.2.2. Enquête de satisfaction auprès d’un échantillon du secteur
CHAPITRE II : DYNAMIQUE DES ACTEURS ET STRATEGIES MISES EN PLACE
SECTION 1. REALISATIONS ET PERFORMANCES DU SECTEUR
II.1.1. Activité des pêcheries
II.1.2. La production et la commercialisation
SECTION 2.STRATEGIES MISES EN PLACE POUR DEVELOPPER LE SECTEUR
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