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La cartographie des risques opérationnels : Un nouvel outil stratégique pour les banques
 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 148
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 787.24 KB
Extraits et sommaire de ce document
La cartographie des risques opérationnels consiste en une démarche participative (entretiens avec les différents directeurs, responsables de services ou collaborateurs de la banque), et progressive (description des processus, cotation, fréquence/impact et hiérarchisation des risques opérationnels). Cette démarche a pour finalité d’appréhender le niveau d’exposition aux risques d’une entité dans l’ensemble de ses activités. En effet, la cartographie des risques opérationnels résulte d’une démarche analytique fondée sur le jugement, l’expérience et le professionnalisme des collaborateurs de la banque. Les collaborateurs sont considérés comme des « acteurs » des risques au quotidien, et c’est la raison pour laquelle ils sont placés au centre de la démarche de la cartographie des risques opérationnels. Outre la fonction de miroir que peut avoir une cartographie des risques opérationnels, celle – ci permet l’identification, l’évaluation ainsi que la hiérarchisation des risques opérationnels recensés. Elle constitue une première base de connaissance globale des risques opérationnels à l’échelle de l’entreprise et de leur niveau de maîtrise perçus, de manière à mobiliser tous les collaborateurs de la banque afin de répondre à l’exigence de « saine gestion des risques opérationnels » préconisée par Bâle II. Cette nouvelle exigence de Bâle de « saine gestion des risques opérationnels » amène à se demander de quelle façon la cartographie des risques opérationnels peut satisfaire à une telle exigence ? Dans le même ordre d’idées en quoi l’intégration des risques opérationnels dans le calcul des fonds propres, à côté des risques de crédit et de marché, pourra-t- elle répondre à la problématique de solvabilité des banques ? Enfin, est – ce – que ces deux innovations vont permettre de réduire réellement les risques de faillites des banques, telles celles survenues ces dernières années ? L’objectif de ce mémoire est de tenter de répondre à ces questions en s’articulant sur deux axes. Il convient tout d’abord dans une première partie, de s’interroger sur la place qui est accordée aux risques opérationnels au sein des établissements bancaires aujourd’hui. Il convient ensuite dans une deuxième partie de préciser le rôle de la cartographie des risques opérationnels au sein des établissements bancaires, et d’examiner particulièrement de quelle façon la cartographie des risques opérationnels permet-elle de renforcer le contrôle interne des banques.
[…]
La maîtrise des risques opérationnels constitue une innovation non négligeable pour la profession bancaire. Les pertes et les faillites bancaires afférents aux risques opérationnels, ne sont pas passés inaperçus et sont restés dans les esprits, notamment dans ceux des régulateurs. L’identification et la maîtrise des risques opérationnels, est devenue l’une des préoccupations des établissements bancaires. Ces derniers, doivent intégrer ces risques dans le calcul de leur fonds propres conformément au nouveau ratio de solvabilité MC Donough imposé par Bâle II. L’objectif de ce nouveau ratio pour le calcul des fonds propres des banques, est d’assurer la solidité et la stabilité financière des établissements bancaires. Toutefois, les divergences quant à la définition de ces risques opérationnels, les difficultés rencontrées par les banques pour mettre en place un dispositif de « saine gestion des risques opérationnels » ont conduit à une réflexion, dont l’objectif de ce mémoire a été d’essayer de situer ces risques opérationnels et la cartographie des risques qui en découle, vis – à – vis des établissements bancaires. Il ressort des réflexions de ce mémoire, que les risques opérationnels et la cartographie des risques apportent tous deux, une réponse aux instabilités financières survenues ou qui pourraient encore survenir dans le monde bancaire. En effet, après avoir dressé une typologie du risque opérationnel, on retient une dimension du risque opérationnel qui gravite essentiellement autour deux axes. On a pu constater que les risques opérationnels sont dus soit, à des défaillances internes, soit à des évènements externes non maîtrisables. Le but pour assurer une « saine gestion des risques opérationnels », en vue notamment d’élaborer la cartographie des risques opérationnels, et de qualifier les risques en les appréhendant, soit par l’adoption des approches propres aux banques soit par l’application des méthodes proposées par Bâle II. L’idée de base est de provisionner la quantité des fonds propres nécessaires à la couverture des risques : en d’autre terme allouer des fonds propres en face de chaque risque. L’autre idée consiste à mettre en place un système de contrôle interne efficace, s’appuyant sur la cartographie des risques opérationnels, qui dans cette matière, a une vocation stratégique. Comme il a été exposé précédemment, la cartographie des risques opérationnels constitue un outil essentiellement stratégique pour les banques, en terme de « saine pratiques de gestion des risques opérationnels ». Cependant il convient ici de se demander quel sera réellement l’impact du nouveau ratio de solvabilité, intégrant les risques opérationnels dans le calcul des fonds propres. A la lecture de diverses opinions de professionnels de la banque, on constate que certains pensent que la réforme Bâle II est source « d’instabilité financière ». Pourquoi une telle opinion ? En effet, selon certains professionnels la réforme « néglige l’endogénéité des risques bancaires, ce qui a deux effets contre – productif : l’un sur la liquidité des marchés et l’autre, sur la procyclicité des modes de gestion bancaire ». Autrement dit, en traitant les risques comme un élément fixe et exogène aux activités propres à la banque, ceci a pour conséquence d’abolir les frontières entre les différents modèles de gestion des risques effectués par les établissements bancaires. Cela a pour conséquence de les amener à suivre les mêmes stratégies politiques de gestion des risques conduisant à un « mouvement d’ensemble où les décisions individuelles ne se compensent plus ».

1ère partie : Les risques opérationnels et les banques aujourd’hui
Chapitre 1 : La place des risques opérationnels vis à vis de la réglementation

I – Une évolution récente de la réglementation
A – La maîtrise des risques opérationnels, une nouvelle exigence pour le régulateur
B – Le vrai apport de Bâle II
II - Evolution récente qui se concrétise au niveau des fonds propres
A – Intégration des risques opérationnels dans les fonds propres
B – La quantification du risque opérationnel pour le calcul des fonds propres
1) Les différentes méthodes proposées par Bâle II
a) La méthode Indicateur de Base (BIA)
b) La méthode Standard (TSA)
c) La méthode Avancée (AMA)
2) Les différentes approches adoptées par les banques pour évaluer les risques opérationnels
a) L’approche Top – Down
b) L’approche Bottom – Up
Chapitre 2 : L’évolution organisationnelle des banques selon les risques Opérationnels
I – Une organisation pyramidale
A – Le rôle de la Direction Générale dans la maîtrise des risques opérationnels
B – La Direction des risques opérationnels
1) En matière de risques opérationnels
a) Prévention, politique de gestion et surveillance des risques opérationnels
b) Base Pertes et Base Incidents
c) Cartographie des risques
d) Plan de continuité d’activités
e) Diffusion de normes et de règles en matière de contrôle des risques opérationnels
2) En matière de coordination des contrôles permanents (risques opérationnels et conformité)
a) Animation et coordination du dispositif de contrôle permanent
b) Centralisation et diffusion des travaux réalisés par les contrôleurs permanents
c) Reportage et rédaction des rapports réglementaires
3) Plans d’actions
II – La difficile prise en compte du risque opérationnel à tous les niveaux de la banque
A – Les lignes métiers et les opérationnels
B – Les métiers transversaux face aux risques opérationnels
Chapitre 3 : L’ontologie des risques opérationnels
I – Les composantes du risque opérationnel
A - Des risques traditionnels
Risque de défaillance opérationnelle
Risque juridique
Risque fiscal
Risques humains et fraudes
B – Deux risques à part entière : le risque de non – conforté et le risque de blanchiment de capitaux
Définition du risque de non – conformité et du risque de blanchiment de capitaux
a)Le risque de non – conformité
b)Le risque de blanchiment de capitaux
Risque opérationnel, risque de non – conformité et risque de blanchiment : entre convergence et divergence ?
II – L’absence de maîtrise du risque opérationnel : cause de nombreuses sanctions
A – L’exemple de l’affaire du Sentier II
B – D’autres exemples significatifs
L’exemple de la Barings
L’exemple Sumimoto
2ème partie : La cartographie des risques opérationnels permet de renforcer le contrôle interne des banques
Chapitre 1 : Comment la cartographie des risques opérationnels permet de se doter d’un cadre commun de maîtrise des risques

I – La démarche de la cartographie des risques opérationnels
A – Recenser les activités et les risques associés
B – Identifier et évaluer les risques opérationnels
C – Envisager les actions
II – « Articulation et application symbiotique » de la cartographie des risques opérationnels par le Contrôle Permanent et par le Contrôle Périodique
A – Gestion des risques opérationnels et de la cartographie des risques par le Contrôle Permanent
B – Le suivi et la gestion du risque opérationnel et de la cartographie des risques par le Contrôle Périodique
Chapitre 2 : La cartographie des risques opérationnels, un nouvel outil stratégique des banques, à quelles fins ?
I – Saine gestion des risques opérationnels
A - Vis à vis des Autorités de tutelle
B - Permet une adaptation des contrôles
C – Gestion des incidents et des pertes associées
II – La cartographie des risques opérationnels, un outil opérationnel
A – Outil d’aide à la décision
B – Outil commercial
C – Outil de vigilance
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