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Analyse et audit du système du management de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain
Extraits et sommaire de ce document
1. Contexte général : Dans un contexte sociopolitique assez difficile (habitat indigne, chômage des jeunes, prostitution, immigration clandestine, délinquance, montée de l’intégrisme religieux, exploitation de la misère sociale à des fins politiciennes, incertitude, dispositifs de décentralisation et de déconcentration en pleine évolution…), l’Initiative Nationale pour le développement Humain (INDH) veut se démarquer des approches assistantialistes1 et propose une philosophie de développement humain durable portée sur les valeurs de la dignité, la transparence, la participation, la confiance et la pérennité. Elle exprime une volonté politique concrète et rigoureuse de l’Etat Marocain aspirant à rattraper les déficits enregistrés dans le processus de développement local, tant au niveau de la régulation des disparités spatiales qu’au niveau de l’anticipation des risques de relâchement des liens sociaux et la préservation de la cohésion sociale. Et afin que cette initiative publique aboutisse aux résultats escomptés et en terme de réduction de la pauvreté, de l’exclusion sociale que de la précarité2, le gouvernement a adopté une démarche transversale basée sur trois principes : l’assouplissement des mécanismes et procédures de financement, la mise en convergence des programmes sectoriels et l’effet levier. Au-delà de cette démarche globale, les choix méthodologiques et les modalités de mise en oeuvre sont très complexes et très fragiles par rapport à la résistance au changement et aux légitimités déjà existantes sur le terrain : la participation des populations cibles, les associations bénéficiaires, les projets finançables, les règles de financement, la gouvernance, la prise de décision, les mécanismes de mise en convergence des programmes sectoriels, les mécanismes de gestion varient d'un programme à l'autre, reflètent des interprétations et des choix de conception différents. 2. Problématique et objectifs du mémoire : Entre reprise d'un concept universel à la mode, « Le Développement Humain Durable », et les contraintes dues à la fois aux exigences du contexte local et aux options stratégiques, les raisons et les hypothèses des choix méthodologiques ne sont guère explicitées de façon unifiée à cause du caractère innovant de l’initiative et de ses principes d’intervention (la concertation, la territorialisation, la planification stratégique, la contractualisation et la bonne gouvernance). Les documents méthodologiques sur la démarche de la mise en oeuvre des programmes spécifiques de l’INDH (Programme Urbain, Programme Rural, Programme Précarité et Programme Transversal) ne permettent pas, suffisamment, de comprendre. Dès lors, ils ne sont que peu utiles pour réfléchir les stratégies d’action dans le terrain, ils ne permettent guère de structurer la réflexion pour concevoir des dispositifs cohérents et efficaces dans la gestion équitable du consensus local sur l’INDH et assurer un rattrapage productif en terme de réduction de la disparité spatiale et de l’aboutissement des programmes aux résultats concrets au niveau de l’amélioration des conditions de vie des populations cible. Ce rapport s’appuie sur la première année de mise en oeuvre des programmes INDH au niveau du territoire de la Préfecture de Mohammedia, conduit par l’équipe opérationnelle de la Division de l’Action Sociale (DAS) de la Préfecture de Mohammedia, et les instances de la gouvernance de l’INDH mises en place, dans le cadre d’un pilotage mixte composé de trois représentations : Elus, Services Déconcentrés de l’Etat et Société Civile Locale. Il restitue la démarche et les choix qui ont été faits, en fonction du contexte de la préfecture de Mohammedia et des contraintes des projets, en explicite les raisons, et les discute à la lumière des résultats et les réalisations de la phase de démarrage. Notre prétention, à travers ce travail, est de ne pas livrer une démarche d’intervention parfaitement figée et finalisée. Il s’agit au contraire de capitaliser une expérience de terrain et rendre compte d’une histoire concrète, d’un processus, de choix méthodologiques et de connaissances utilisées qui se sont construits progressivement, en fonction des besoins d’organisation des projets et des programmes, de gestion de la perception des acteurs locaux et le respect des délais et des exigences financières et administratives du plan référence de l’INDH défini dans la plate forme gouvernementale du 2 août 2005 et les notes d’orientations du 20 juillet 2005 et du 06 janvier 2006. Ce rapport présente une stratégie de management opérationnel des projets INDH qui exige des compétences polyvalentes que l’on peut regrouper en quatre catégories de connaissances. Premièrement, le manager des projets INDH doit connaître les bases théoriques de développement humain, ses indicateurs, ses indices, les fonctions mathématiques de leur calcul, et les mesures des indicateurs d’avancement. Deuxièmement, le manager des projets INDH doit posséder des compétences en gestion générale du développement local. En effet, pour exercer des fonctions de chef de la DAS, diverses connaissances et compétences sont requises, notamment en sciences politiques, en droit administratif (acteurs et processus de décentralisation et de déconcentration), en aménagement du territoire, en urbanisme, en gestion des conflits, en sociologie et anthropologie du territoire, en gestion de l’action sociale (les centres sociaux, les associations et les organisations des quartiers…), en négociation, en communication et en synergie des acteurs. Troisièmement, le manager des projets INDH est censé maîtriser les aspects généralement reconnus du management de projets, comme les techniques de suivi, de planification et d’analyse des projet, l’analyse des parties prenantes (les acteurs), la gestion des risques... Quatrièmement, le manager chargé des projets INDH doit posséder les compétences en gestion des risques culturels requises, dont la conduite des phases du cycle de vie de projets de développement participatif, l’établissement des compromis entre les membres du pilotage institutionnel (les instances de la gouvernance) et la construction de la confiance des populations cible en la démarche suivie. 3. Plan d’ensemble du mémoire : Comme il a été déjà mentionné, Le présent mémoire a été rédigé dans une optique de capitalisation d’une expérience professionnelle dans la conduite et le suivi des projets INDH durant l’année de démarrage. Ainsi cette introduction donne un aperçu de l’ensemble du document, définit le contexte et le champ de l’expérience professionnelle, et illustre les questionnements d’analyse et de quelle manière va être traités le sujet. Le chapitre I s’attache à cadrer le mémoire par rapport aux principaux concepts utilisés dans l'analyse, à savoir le concept du Développement Humain, le concept de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, le concept du Projet de Développement. Le chapitre II est dédié au management de projets selon une structure ''classique'' afin de montrer comment cette méthode pouvait s'adapter aux différentes phases du cycle de vie du projet INDH en général, et le processus de planification du programme urbain en particulier, en présentant le plan de management de l’INDH comme il a été conçu dans la plate forme gouvernementale, la note d’orientations (janvier 2006) et les manuels des procédures des programmes spécifiques (avril et juin 2006), en répondant d’une manière générale aux principaux questionnement cités ci-dessus (voir l’encadré (1)), et en formalisant l’organisation des structures des activités, des produits et des rôles, les formes de pilotage, et l’analyse des parties prenantes utilisés pour dans la conduite des projets du programme urbain/ INDH en niveau de la DAS/ Préfecture de Mohammedia. La conclusion synthétise le bilan des apports de la démarche de management de projets et des résultats qu'elle nous a permis d'atteindre dans l'analyse des programmes INDH. Enfin trois annexes, la première englobe les différents documents et formulaires développés pour l’organisation du processus de planification du Programme Urbain/INDH. La deuxième contient un glossaire des définitions des principaux termes utilisés dans le mémoire. La troisième énumère les ouvrages de référence utilisés dans le cadre de la rédaction de ce document. CHAPITRE I : CADRAGE DE REFERENCE 1. Développement humain (DH) 1.1 Définition 1.2 Indicateur de Développement Humain (IDH) 1.3 Calcul de l’indicateur de développement humain 2. Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) 2.1 Choix Stratégiques & Programmes Spécifiques de l’INDH 2.2 Gouvernance 2.3 Organisation de la gouvernance de L‘INDH 2.4 Financement des programmes spécifiques de l’INDH 2.4.1 Programme Transversal 2.4.2 Programme Précarité 2.4.3 Programme Urbain 2.4.4 Programme Rural 2.5 Processus de mise en oeuvre de l’INDH 2.6 Critères d'éligibilité des actions 2.7 Financement de l’INDH 2.8 Planning de démarrage 3. Projet de développement 3.1 Logique méthodologique du projet de développement 3.2 Logique contextuelle du projet de développement CHAPITRE II : ANALYSE DU SYSTEME DE MANAGEMENT DE L’ INDH 1. Relation Projet/ Programme/ Portefeuille INDH 2. Organisation des rôles et des responsabilités dans la gouvernance de l’INDH Attributions des instances centrales Attributions des instances territoriales Analyse de la structure de gouvernance du Programme Urbain 3. Analyse des parties prenantes Fragilité de certains compromis Rapport temporel de l’élu vis-à-vis d’un projet ILDH Hétérogénéité de l’action du Citoyen Etude de cas Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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