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La gestion du risque lié aux crédits aux entreprises chez les banques marocaines : Cas de la Société Générale Maroc

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 81
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 976.56 KB
Extraits et sommaire de ce document
Jusqu’aux années quatre-vingt l’entreprise a souvent recours et presque systématiquement au crédit bancaire pour financer ses projets d’investissement, nul ne peut nier que les établissements de crédits assurent à la fois la stabilité et la croissance économique en soutenant les entreprises. Il est peu commun qu’un acteur économique puisse s’autofinancer en totalité. Les banques interviennent pour soulager le budget des entreprises, en les aidant à financer tout ou partie de leurs investissements.
Mais la situation a totalement changé lorsqu’un mouvement structurel de désintermédiation des crédits et de ce qu’on peut appeler « marchéisation » des conditions de financement bancaire a vu le jour, ce qui a créé en quelque sorte une certaine pression concurrentielle qui a pesé sur la rentabilité bancaire et notamment une marge du produit net bancaire en baisse depuis plusieurs années. C’est dans ce contexte que suite à la croissance économique, les banques ont adopté des politiques d’expansion très ambitieuses dans un climat de relative euphorie.
Cependant, la récession économique qui a eu lieu au début des années 90 a remis en question les stratégies mises en place par les banques car elle a causé des conséquences assez fâcheuses à savoir les déboires rencontrés par de nombreux établissements bancaires qui se sont traduits par des provisionnements massifs et des pertes assez significatives. Ce qui a augmenté le risque auquel les banques sont confrontées, elles ont donc été amenées à constater l’essor des besoins de provisionnement de leurs portefeuilles de crédit, accentuant fortement les contraintes sur leur rentabilité. Ces pertes constatées ont imposé l’adoption de mesures exceptionnelles de restructuration.
La crise financière mondiale de 2007-2009 a permis de réévaluer les instruments disponibles pour limiter l'instabilité financière. Depuis plusieurs pays ont mis en place des réformes réglementaires visant à accroître la résilience du secteur bancaire et à fournir aux décideurs les outils nécessaires pour limiter les déséquilibres financiers. Ce qui a rendu les instruments (macro et micro-) prudentiels sont devenu des atouts de plus en plus populaires à la trousse d'outils de supervision, afin de minimiser la détérioration de la qualité des encours de prêts, renforcer la sécurité et la rentabilité des opérations.
Le crédit bancaire est automatiquement lié à la notion de risque et de profitabilité, ces deux variables restent indissociables à l’activité bancaire, on ne peut donc parler d’une rentabilité bancaire ou un produit net bancaire sans que la notion du risque intervienne.
La recherche d’une marge bénéficiaire assez importante sur les prêts bancaires n’est toujours pas un choix rationnel car il implique de lourdes précautions, dépendamment de la politique de chaque banque de crédit, le choix se porte entre une préférence de qualité ou de quantité de crédits octroyés, ce choix définit la ligne directrice de la banque et sa politique de crédit. Mais ce qui est plus important c’est de pouvoir cerner d’une façon optimale le couple risque rentabilité pour qu’elle puisse réaliser un maximum de profit avec le moindre coût
La réglementation mise en oeuvre par les autorités de régulations est devenue de plus en plus contraignante pour les établissements de crédit afin de sécuriser le marché. Les banques doivent constituer des provisions importantes. Il faut aussi prendre en compte que les banquiers doivent gérer des risques qui deviennent complexes à cerner. Les premières dispositions réglementaires concernant l’activité de gestion du risque bancaire étaient la mise en place d'une réglementation prudentielle des banques connue sous le nom de Bâle qui a pour but d’améliorer la stabilité du système bancaire par la logique d’adéquation des fonds propres par rapport aux engagements de crédit d’un établissement. Ces fonds doivent être suffisants pour couvrir les risques encourus.
Cette règlementation a été adoptée d’une façon universelle dans le secteur bancaire, le Maroc n’a pas fait l’exception, à son tour, la banque centrale Bank Al Maghreb qui est bel et bien la banque des banques, a été réactive quant à l’implémentation des normes préconisées par le comité de Bale. En Juillet 2018, Bank Al Maghreb a présenté à la presse son rapport de supervision de marché bancaire marocain, et son développement au cours de l’année 2017.
L’activité bancaire sur le plan national a connu une bonne résilience d’après le rapport de Bank Al-Maghreb. Ce dernier s’est penché particulièrement sur les risques auxquels les banques sont exposés, compte tenu de la conjoncture économique encore fragile. Le constat reflète une amélioration sans précèdent : le résultat net des banques marocaines a connu une évolution de 17,6 % en comparaison avec le résultat normatif de 2017. Ceci est le résultat de la baisse du coût du risque (6,4 milliards de dirhams seulement en 2017 contre 8,7 milliards de dirhams en 2016) combinée à la hausse du produit net bancaire. Par ailleurs, les créances en souffrance détenues par les banques se sont contractées en 2017, pour passer de 6,8% du total des créances bancaires en 2016 à 2,3% en 2017. L’encours de ces créances se situe à 63 milliards de dirhams.
En 2019, l’économie marocaine a remarqué une accélération du crédit bancaire, d’après les dernières statistiques monétaires de Bank Al Maghreb, les prêts aux entreprises ont augmentés de 2,9 %., en notant que les impayés bancaires ont progressé moins vite que l’encours global des crédits : +3,7%, à 67,7 milliards de dirhams, ce qui représente un taux d’impayés de 7,8%.
Dès lors, la gestion du risque de crédit est en constante évolution, les établissements de crédit ont un intérêt fondamental à maximiser la gestion des risques pour limiter les pertes monétaires et temporelles. C’est le cas d’ailleurs de la banque Société générale Maroc, d’où notre intérêt pour étudier et analyser son processus de gestion du risque de crédit
En prenant en compte l’ensemble des variables et notions précédemment citées et dans le cadre de notre étude, la question qui se pose est la suivante : « Comment les banques gèrent elles efficacement le risque de contrepartie ? » Cette question nous permettra de savoir l’importance de la gestion du risque de crédit et son impact sur le processus d’octroi du crédit, ceci dit sur la décision finale de la banque.
Afin d’apporter une réponse à notre problématique, une première partie sera consacrée à un ancrage théorique afin de cerner l’ensemble des généralités sur la gestion du risque de contrepartie. Ensuite dans une deuxième partie, nous nous évertuerons à étudier la pratique de gestion du risque de crédit au sein de la SGMA et comment ce processus peut être considéré comme un atout majeur.

Chapitre 1 : Les crédits bancaires accordés aux entreprises
Section 1 : Le crédit bancaire : Définition, typologie, rôle et importance dans l’économie
Section 2 : Les risques bancaires : Définition, types et composantes
Chapitre 2 : La gestion des risques financiers
Section 1 : Risque de crédit : réglementation internationale
Section 2 : Les méthodes d’évaluation et les techniques de gestion du risque de crédit
Ancrage pratique : La gestion du risque de crédit au sein de SGMA
Chapitre 1 : Processus d’octroi et de gestion des crédits accordés aux entreprises à la SGMA
Section 1 : Présentation de la SGMA et de la nouvelle organisation de la BU CORPORATE
Section 2 : Description et analyse du nouveau processus d’octroi des crédits CLICOM de la SGMA
Chapitre 2 : Analyse et appréciation de la pratique de gestion du risque de crédit de SGMA
Section 1 : Analyse du dispositif de gestion du risque de crédit de SGMA
Section 2 : Mission du stage de fin d’études
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