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Facteurs d’attractivité des Investissements directs étrangers : Cas du Maroc
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Type de document : Thèse de doctorat
Nombre de pages : 261
Format : .Pdf
Taille du fichier : 3.15 MB
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Extraits et sommaire de ce document
L’une des préoccupations les plus fondamentales d’une nation est celle de se développer dans le but d’accomplir la satisfaction de ses besoins et de répondre aux aspirations de sa population. Il est de ce fait essentiel de voir comment cette nation procède pour résoudre cette dualité, quels sont les créneaux essentiels sur lesquels elle s’est basée pour assoir un développement adéquat. Or, le choix de ces créneaux reste tributaire du résultat d’une analyse en termes, aussi bien, d’avantages comparatifs qu’en termes d’impact socio-économique.
Pourtant, l’impact socioéconomique d’une approche de développement dépend de plusieurs critères en l’occurrence la capacité d’attractivité des territoires et son effet multiplicateur, et l’état de l’environnement dans lequel elle s’opère. Les investissements directs étrangers vus sous l’angle de transferts de flux monétaires, techniques et technologiques constituent une condition essentielle pour le renforcement et la consolidation du développement.
Étant donné l’écart constaté, en matière de développement économique, entre les pays du nord et les pays du sud, les investissements directs étrangers (IDE) ont longtemps été considérés comme un facteur important, sinon, essentiel du développement des pays du sud. Le drainage des IDE via le processus et l’intensité de l’attractivité des pays du sud est alors naturellement perçu comme la panacée par un courant largement dominant de la pensée économique. Ce courant a constitué jusqu’à ces quinze dernières années une des lignes de référence de l’action des organisations financières internationales (Banque mondiale, FMI) qui ont vu dans les processus d’incitation à l’investissement, le fondement de toute politique nationale sérieuse de développement.
Dans un contexte mondial de plus en plus intégré, l’attractivité des investissements directs étrangers IDE est devenue une préoccupation majeure, aussi bien, dans les pays développés que dans les pays en développement. D’une part, les flux financiers en provenance de l’extérieur augmentent les exportations ce qui permet par une simple simulation macro-économique d’effet d’entrainement de réaliser des équilibres extérieurs. D’autre part, les délocalisations favorisant l’accroissement de la richesse dans le pays d’accueil créent de ce fait de nouveaux marchés. Les pays en développement très attentifs à cette thèse ont encouragé l’attractivité et la promotion des IDE.
A l’ère de la globalisation, la notion de compétitivité territoriale acquiert une grande importance notamment en ce qui concerne les politiques de développement. Le rôle du territoire est de fournir aux entreprises des facteurs (capital, travail) compétitifs, aptes à recevoir et maîtriser les nouvelles technologies et les nouvelles organisations managériales.
La disponibilité des facteurs traditionnels comme le travail et le capital a un rôle de plus en plus faible. Désormais, les firmes recherchent une organisation territoriale efficace prête à constituer un contre poids face aux incertitudes montantes de la concurrence globalisée. Il s’agit d’un tissu industriel local performant sur lequel l’usage des nouvelles technologies est maitrisé et les connexions entre les différents agents économiques se réalisent rapidement.
Ainsi, les territoires sur lesquels le tissu productif, la qualité du capital humain et de l’environnement sont défaillants, sont d’une attractivité relativement assez faible si non nulle.
La phase actuelle du développement où les facteurs cruciaux sont les facteurs de connaissance et les facteurs immatériels liés à la créativité et à la capacité d’utilisation innovatrice du stock existant de technologie et de connaissances codifiées, exige de lourds investissements en connaissances tacites. Bref, elle exige des facteurs rares, qui n’existent pas nécessairement partout. Dans ce contexte, les forces institutionnelles et politiques ont intérêt à favoriser la création de ces ressources spécifiques.
Le Maroc, tout comme l’ensemble des pays émergents ou en voie de développement, ayant connu un niveau de développement aussi bien économique qu’humain, accorde une importance capitale au drainage des IDE sur son territoire. Conscient de ces besoins en investissements étrangers, le Maroc a mis en place toute une série de réformes qui visent à faciliter et à favoriser son ouverture sur le marché international afin d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs étrangers.
Dans ce cadre, et pour permettre de réaliser ses objectifs, il s’est engagé dans plusieurs accords de partenariat et de libre échange, avec l’union européenne en 2006, la Tunisie en 2002, l’Egypte et les Etats-Unis en 2004 et dernièrement à Marrakech avec la Jordanie dans le cadre du renforcement du partenariat et d’échange d’expertise. Cet accord est marqué par l’implantation de plusieurs investissements dans les deux parties et qui sont réalisés par la CDG (la caisse de dépôt et de gestion) du Maroc et le groupe MAWARID de Jordanie etc.….Actuellement, de grands accords sont en cours de rédaction avec les pays du Golfe, essentiellement les Emirats Arabe Unis et le Koweït touchant différents domaines d’activité.
Selon le dernier rapport 2010 publié par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), 2009 a été une mauvaise année pour les flux mondiaux des investissements directs étrangers. Ils ont atteint leur point le plus bas depuis 2005. Après leur repli de 16% en 2008, les flux mondiaux d’IDE ont chuté en 2009 de 37% pour se situer à 1.114 milliards de dollars, selon le rapport. Ce dernier affiche un optimisme prudent quant aux perspectives de reprise des IDE. « Le redressement devrait s’accélérer avec des entrées d’IDE qui devraient dépasser 1.200 milliards de dollars en 2010 et atteindre entre 1.300 et 1.500 milliards de dollars en 2011 », selon le rapport. Pour 2012.
Au niveau des pays développés, la chute a été forte. Selon le rapport, les flux d’IDE à destination et en provenance des pays développés ont chuté de plus de 40% en 2009, pour s’établir à 566 milliards de dollars et 821 milliards de dollars respectivement. Pour le continent africain, la situation a été moins inquiétante comme c’est le cas pour plusieurs pays en développement ou émergents. « Après presque une décennie de croissance ininterrompue, les flux d’IDE vers l’Afrique ont diminué en 2009 de 19% avec un volume de 59 milliards de dollars » selon le rapport de la Cnuced.
Le Maroc a fortement régressé en 2009 avec un volume de 1,331 milliards de dollars, soit une baisse de plus de 40% en comparaison avec 2008. Ce qui l’a classé en 12ème position au niveau du continent. En tête du classement, on trouve l’Angola, suivie par l’Egypte. En 2009, l’Egypte a été la première destination des IDE dans le nord de l’Afrique avec 6,712 milliards de dollars. L’Afrique de l’Ouest et de l’Est, principales bénéficiaires de l’envolée des prix des produits de base, ont enregistré une contraction relativement importante des entrées des IDE.
Dans tous les pays en développement dont le Maroc fait partie, les investissements directs étrangers ont connu en 2009 une diminution qui est due, essentiellement, à la crise financière internationale. Mais, les questions fondamentales qui nous interpellent portent sur la position qu’occupe le Maroc en volume de flux des IDE ainsi que la nature de leur attraction d’une part et sur les réformes entreprises en termes administratif, économique et institutionnel qui sont à l’origine de cette attractivité d’autre part.
En d’autres termes, il s’agit d’appréhender la continuité des différents facteurs qui sont à l’origine de cette attractivité, les points caractérisant leur pérennité et quelles sont les causes qui risquent d’entraver leur renforcement et leur consolidation et conclure par des suggestions et des recommandations pour surmonter les problèmes identifiés.
Evidemment, vu l’importance que peuvent jouer les capitaux étrangers dans le développement économique, le Maroc, comme chaque pays, cherche à attirer sur son sol davantage d’investissements directs étrangers. L’accueil de ces derniers, selon les données statistiques, couvre deux périodes. Une période à tendance élevée 1995- 2005 et une période à tendance baissière 2006-2009. La question qui demeure fondamentale est de s’interroger sur les raisons qui sont dernière cette tendance à la baisse, malgré les efforts consentis par l’Etat marocain pour la consolidation et le renforcement de l’attractivité des IDE, et quelles sont les mesures et réformes entreprises pour promouvoir les IDE après 2009. Parmi ces mesures, il est nécessaire de savoir quelles sont celles qui ont un impact positif sur l’attractivité des IDE.
Notre problématique se résume ainsi : Dans quelles mesures le territoire marocain est-il attractif aux IDE ?
A ce niveau il est question de s’interroger sur les chantiers de reformes à engager pour attirer plus de capitaux étrangers, sur les déterminants de cette attractivité et sur les outils d’évaluation ?
Par ailleurs, tenant compte des perspectives et tendances futures de l’investissement international sur les plans géographique et territorial, et partant des modalités d’intégration du Maroc dans l’économie mondiale ainsi que de ses besoins en matière d’accumulation du capital et compte tenu des obstacles qui persistent encore devant les investissements, il est légitime de se poser la question sur l’attractivité du pays en matière d’IDE, la détection des secteurs cibles nationaux qui présentent le plus d’atouts.
En somme on pourra procéder à l’analyse de l’efficience et de la durabilité des facteurs d’attractivité des IDE en se posant les questions suivantes : Quels sont les avantages à mieux valoriser pour renforcer la dynamisation de l’investissement étranger ? Y’a-t-il d’autres chantiers de réformes à engager et qui pourraient permettre d’attirer plus d’investissements ? Quelles sont les structures de promotion de l’investissement à mettre en place pour contribuer plus à son attraction ?
Cette problématique nous permet d’entreprendre la recherche des conditions d’attractivité du pays via les facteurs qui sont introduits dans son arsenal économique, politique, juridique, administratif et institutionnel et quelle est leur influence sur les IDE.
Il s’agit notamment de : déceler les déterminants de cette attractivité et proposer un système de consolidation et de renforcement ; apprécier la performance et l’impact des réformes réalisées (économiques, administratives et institutionnelles) ; évaluer la qualité de la stratégie de drainage des IDE entreprise par le Maroc ; procéder à une analyse empirique permettant de valider et concrétiser les variables objet de l’étude ; proposer une série de conclusions et de recommandations sur lesquelles le Maroc s’appuiera pour élaborer, à l’issue de cet exercice, une stratégie durable au profit du drainage des IDE.
Notre démarche méthodologique est basée sur une recherche documentaire et une consultation de plusieurs ouvrages, revues et textes réglementaires, relatifs à l’investissement, ainsi qu’une analyse de l’évolution des flux des IDE, en utilisant les rapports des différents organismes nationaux et internationaux, ceci pour cerner d’une part, toute l’évolution des IDE, les facteurs et les déterminants de leur attractivité, et d’autre part, l’évolution des IDE et leur attractivité dans le contexte Marocain.
Afin de répondre à cette pertinente problématique, nous avons jugé utile qu’il fallait procéder à une démarche méthodologique qui consiste à subdiviser le travail en deux grandes parties : La première abordera les cadres conceptuel et théorique des IDE; qui nous permettra de cerner le sujet dans son contexte théorique. Quant à la deuxième partie elle sera consacrée à l’analyse des questions composant l’ossature fondamentale de notre problématique, en l’occurrence, la recherche des déterminants de l’attractivité des IDE au Maroc.

Partie 1 : Les investissements directs étrangers : Approches et pratiques
Chapitre I : Approche théorique des investissements directs étrangers.
Section 1 : Cadre conceptuel des Investissements Directs Etrangers
Section 2 : La politique économique et les principales théories explicatives de l’investissement direct étranger
Section 3 : Impact des IDE sur les pays d’accueil
Chapitre II : Politiques d’attractivité des investissements directs étrangers
Section 1 : Composantes de l'attractivité et promotion des investissements étrangers
Section 2 : Les déterminants des investissements directs étrangers
Section 3 : Flux mondiaux des investissements directs étrangers
Partie 2 : Analyse de l’attractivité des investissements directs étrangers au Maroc
Chapitre I : La politique de promotion des investissements directs étrangers au Maroc
Section 1 : Evolution générale des IDE
Section 2 : Principales mesures prises en vue d’améliorer l’attractivité du Maroc
Section 3 : Les facteurs d’attractivité et les opportunités d’investissement au Maroc
Chapitre II : Essai de modélisation
Section 1 : Présentation de la modélisation VAR
Section 2 : Présentation des variables
Section 3 : Résultats empiriques
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