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La gestion du risque de crédit, un enjeu majeur pour les banques
Extraits et sommaire de ce document
Le risque de crédit est très important pour les banques, les émetteurs d'obligations et leurs investisseurs. Il est soumis à la fois aux cycles économiques, à la conjoncture du secteur d'activité, au risque pays et aux événements propres à la vie de l'entreprise. Il diminue en phase d'expansion économique, car les gains considérables engrangés par les entreprises durant cette période réduisent de fait la probabilité de défaillance ; il augmente en période de récession, car les gains diminuant, les entreprises se retrouvent plus souvent que d'habitude dans des difficultés pour rembourser leurs emprunts bancaires ou obligataires. Le crédit est une anticipation de recettes futures. Tout crédit comporte le risque que ces recettes ne se produisent pas et qu'aucun remboursement ou bien seulement un remboursement « particuliers » à l'échéance. Ce risque appelé risque d'insolvabilité est essentiel dans l'activité de la banque dont une des fonctions est la distribution de crédits. L'appréciation du risque d'insolvabilité est donc une première importance et on peut schématiser ainsi le comportement de la banque conférée à ce risque ; un crédit n'est accordé que si le banquier estime que la probabilité de remboursement excède celle de non remboursement. Comment apprécier la capacité d'un emprunteur à rembourser le crédit ? L'étude des documents financiers produits par l'emprunteur qui s'attache aux critères de liquidité ou de surface financière et envisage les perspectives de développement du demandeur est la méthode la plus utilisée. Cette méthode rencontre vite des limites. Comment apprécier le risque d'insolvabilité lorsque l'emprunteur est un simple particulier et qu'il ne peut fournir aucun bilan ou compte de résultat ? Avec le développement du marché des particuliers, cette question s'est posée de plus en plus fréquemment et l'insuffisance des renseignements concernant ces emprunteurs a conduit les banquiers à rechercher d'autres moyens d'appréciation du risque d'insolvabilité reposant sur des méthodes statistiques. Par la suite, le problème s'est naturellement pris d'étendre ces méthodes aux crédits à destination des entreprises. Enfin, la montée de l'endettement des pays en voie de développement ou de pays de l'Est au cour de la décennie soixante-dix a conduit les banques à étudier le risque-pays et à développer des instruments d'analyse de ce risque d'une nature tout à fait particulière. Ce présent mémoire constitue une recherche sur les méthodes de gestion de risque des crédits accordés par les établissements de crédit aux particuliers, aux entreprises. Dans ce cadre, ce mémoire se propose donc de : - Etudier dans une première partie l'analyse du risque de crédit en se basant d'abord en chapitre 1 les crédits accordés par la banque, puis en chapitre 2 énumérer brièvement le risque de crédit, en donnant la typologie des risques de manière générale et en fin en chapitre 3 nous essayerons de faire l'évaluation de ce risque de crédit selon les différents clients de la banque (particulier, entreprise) - Présenter dans une deuxième partie la gestion du risque de crédit. En chapitre 1 nous parlerons des généralités sur les moyens de se prémunir des risques de crédit, en chapitre 2 de la gestion externe du risque et en chapitre 3 de la gestion interne. […] Le risque existe et existera toujours. Il ne doit pas pour autant figer les banques dans l'attentisme. Il n'ya pas de développement sans entreprises et il n'ya pas d'entreprise sans crédit. Les banques veulent bien prendre des risques mais il appartient aux autorités étatiques de veiller à ce que le sel ne transforme en vinaigre car la catastrophe de l'Etat sera la catastrophe des banques, les sinistres bancaires seront autant de sinistres pour l'Etat (le cas de la crise financière de 2008 où on peut tirer les causes dans l'octroi des crédits de manière laxiste et imprudente). La conséquence est inhérente au crédit ; il ne peut être totalement éliminé. Tout le jeu consiste à prendre de bons risques, des risques normaux. Un risque peut être considéré normal lorsque son appréciation s'effectue à partir de normes généralement admises dans la profession. La conscience du risque doit émerger de toute l'activité de la banque et avant tout, s'intégrer pleinement dans la démarche professionnelle quotidienne de ses collaborateurs. Bien sur de nouveau les questions organisationnelles, la patience des structures décisionnelles sont fondamentales tandis que la formation d'équipes efficaces et la spécialisation de certains agents dans les activités de contrôle des risques apparaissent comme essentielles, comme les systèmes de contrôle et de régulation (la faillite de ces systèmes de contrôle et régulation est aussi l'une des causes de la crise financière de 2008). Mais il faut que la culture du risque acquière une portée plus générale, en touchant l'ensemble du personnel. Il doit y avoir, à tout niveau et en permanence un reflexe sur ce plan, une très forte capacité de réaction face à l'incertitude et ses conséquences défavorables. On l'a dit, il n'y a pas de modèle unique ; chaque établissement bancaire doit rechercher lui- même une très marge gamme de possibilité, les solutions les mieux adaptées à son activité, ses structures, ses ressources, sa culture. Il faut faire adapter les risques tant bien les procédures efficaces qui permettent de maitriser les risques tant en amont qu'en aval. Il faut également savoir partager les risques avec d'autres établissements et nouer des partenaires notamment pour offrir certains à sa clientèle mais sans assurer tous les risques afférents. L'avenir est sans doute à la formation d'alliance multiple et à la constitution des réseaux plus ou moins larges et diversement structurés. La meilleure vertu ne serait elle pas alors à l'imagination ? Ainsi, on peut estimer que les établissements qui recherchent l'excellence dans cette voie, qui donc acceptera les contraintes de discipline et de rigueur qui résultent de la montée des risques, seront capables d'affronter avec moins d'angoisse un monde devenu bien plus dangereux pour l'activité bancaire. Mais sans se presser attendons les conclusions qui sortiront lors de la réunion des 20 pays les plus industrialisés appelés G 20 qui se tiendra à Washington en mi novembre où une redéfinition du système financier international n'est pas à écarter. PREMIERE PARTIE : L'ANALYSE DU RISQUE DE CREDIT CHAPITRE 1 : LES CREDITS ACCORDES PAR LA BANQUE SECTION 1 : Définition du crédit SECTION 2: Les différents types de crédits bancaires CHAPITRE 2 : LE RISQUE DE CREDIT SECTION 1 : Définition du risque de crédit SECTION 2 : Typologie des risques de crédit CHAPITRE 3 : L'EVALUATION DU RISQUE DE CREDIT SECTION 1 : L'EVALUATION SELON L'EMPRUNTEUR DEUXIEME PARTIE : LA GESTION DU RISQUE DE CREDIT CHAPITRE 1 GENERALITES SUR LES MOYENS DE SE PREMUNIR DU RISQUE DE CREDIT SECTION 1 LES SUPPORTS (documents) SECTION 2 LES GARANTIES SECTION 3 : LES CLIGNOTANTS CHAPITRE 2 LA GESTION EXTERNE DU RISQUE DE CREDIT SECTION 1 : LES INSTITUTIONS ET LES ACCORDS INTERNATIONAUX ET SOUS REGIONAUX SECTION 2 LES FICHIERS CHAPITRE 3 : LA GESTION INTERNE SECTION 1 : L'ANALYSE TRADITIONNELLE SECTION 2 :L'ANALYSE PORTEFEUILLE ET LES TECHNIQUES MODERNES Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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