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La crise de pandémie Covid 19 : Quels effets sur les entreprises en difficultés au Maroc

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 9
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 320.31 KB
Extraits et sommaire de ce document
Au cours de la pandémie du covid-19, beaucoup d’entreprises se sont retrouvées face à des difficultés, aussi bien au niveau financier qu’au niveau social, surtout celles dont la production dépend du capital humain, elles sont ainsi les plus affectées par l’effet de la crise, l’intérêt du sujet abordé, à savoir l’impact de la pandémie sur ces entreprises, se manifeste dans la mesure où on pourra identifier les arrangements qu’a mis en place le législateur marocain, et celui français pour pouvoir soulager ces entreprises débitrices, afin de ne pas aggraver leurs situations qui tendent vers la cessation de paiement, voir la liquidation de ces dernières, et donc un énorme coup de frein pour l’économie, par conséquent le chômage affectant le bienêtre des citoyens.
Dans ce cadre, comment notre pays pourra faire face à cette pandémie au niveau économique ? Quel est le sort des entreprises en difficultés ? Et comment devront réagir les firmes post-covid pour un rebond appuyant leur performance ?
Dans un premier temps, on va énumérer certaines mesures prises par l’Etat marocain et français comparativement en vue d’améliorer la santé financière des entreprises en difficulté, ensuite, on va analyser la convenance de ces mesures aux difficultés des entreprises et leur pratique sur le plan réel, et finalement, on va procéder à des propositions d’actes de gestion aux entreprises à tenir en compte après la crise pour rendre permanent l’impact positif gagné par les mesures de prévention ou celles du législateur marocain en termes de procédures collectives.
[…]
L’ouverture d’une procédure collective nécessite l’existence de la cessation des paiements qui peut être évitée par les moyens de prévention de l’entreprise, le fait de prévenir les difficultés en amont peut-être d’un intérêt majeur, puisque la prévision de ces dernières peut sauver l’entreprise avant qu’elle ne se retrouve dans une situation où le recours aux procédures collectives deviendra inévitable, en anticipant la possibilité de se diriger vers les difficultés dès que des indicateurs émanant d’une analyse financière le prouvent, ou à travers la procédure de conciliation, deux moyens jugés pertinents en termes de prévention.
De ce fait, l’analyse financière préalablement réalisée s’impose, et permettra fort probablement de conclure des accords transactionnels par écrit avec les partenaires sans recours à la loi, même si ce n’est pas toujours aisé en absence d’un cadre juridique, ce qui rend le recours aux procédures de prévention obligatoire dans une certaine phase de la gestion des difficultés, notamment la conciliation qui ne fait pas l’objet de publication, et dont la confidentialité par conséquent, n’aura pas d’effets lourds sur les relations commerciales de l’entreprise en question.
Cependant la conciliation, étant une procédure amiable entre l’entreprise débitrice et ses partenaires, n’est pas accessible à toutes les entreprises, celles-ci doivent justifier de difficultés suffisantes financièrement parlant, sans être en situation de cessation de paiement. De ce fait la durée de la procédure de conciliation ne dépasse pas quatre mois renouvelable pour un mois à la demande du conciliateur, ce qui est en faveur de l’entreprise durant l’état d’urgence vu que les créanciers ne pourront plus demander le redressement ou la liquidation dès le déclenchement de ladite procédure.
Donc le conciliateur est chargé de conclure un accord amiable entre le débiteur et ses principaux créanciers, et peut même aller jusqu’à pouvoir présenter des propositions en vue de la sauvegarde de l’entreprise, du maintien de l’activité et de l’emploi.
Pour conclure, même si des mesures ont été mises en place par le gouvernement au soutien des entreprises dans l’état de crise sanitaire, celles-ci ne doivent pas, au cas de besoin, hésiter à employer les procédures préventives prévues par la législation qui leur permettront d’avoir plus de chances de rebondir après cette crise.
Les entreprises, à la fin de la pandémie devront également être plus responsabilisées au niveau social et fiscal, et devront opérer avec une certaine flexibilité pour ne pas subir des impacts significatifs causés par les dynamiques sociales et économiques, surtout que les citoyens, notamment clients des entreprises vont changer durablement à cause de la crise sanitaire.
Ce changement est remarquable au niveau international vu que certaines entreprises soucieuses de leur pérennité avaient commencé à s’interroger sur leur raison d’être, qui dépasse actuellement l’accumulation du capital et la répartition de bénéfices entre actionnaires, et vise l’atteinte d’une finalité sociale pour une performance durable.

1. L’effet de la pandémie sur les entreprises et les mesures mises place par l’Etat marocain
2. Les mesures mises en place sont-elles suffisantes ?
3. Que devront faire les entreprises après la crise pour rebondir ?
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