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La responsabilité sociale des entreprises : Elément incontournable du développement de l’entreprise
Extraits et sommaire de ce document
Ce concept évolue depuis la prise de conscience à la formalisation d’une nécessité d’un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Si le contexte est large, les champs d’intervention multiples et les représentations luxuriantes, cette notion est encore mal comprise et suscite interrogation. De nombreuses entreprises se sont lancées dans cette démarche, tiraillées entre les pressions de l’opinion publique, les actionnaires et les contraintes liées à de nouvelles réglementations. Pourquoi un tel engagement ? Parlons-nous d’image ou de stratégie réelle et concrète ? Quel rôle les ressources humaines, au coeur du social, jouent-elles ? Mais avant tout cela, la Responsabilité Sociale de l’Entreprise, qu’est-ce que c’est et d’où vient-elle ? Penchons-nous quelques instants sur 3 articles, écrits à des époques et dans des circonstances fort différentes, qui illustrent bien à la fois la montée en puissance de ce concept, son rôle dans les entreprises comme sur les ressources humaines : - le discours prononcé par Antoine Riboud en 1972, lors des assises du CNPF (Conseil National du Patronat Français) dans la mouvance des contestations sociales des années 60, où l’on voit déjà le souhait du groupe de bien comprendre ces revendications et d’essayer d’y répondre dans l’entreprise, par un projet économique et social, - le discours prononcé par Louis Schweitzer en 2003 à l'Université Meiji où il montre comment le développement durable joue sur le développement de l’entreprise, - l’article de Jacques Igalens et Jean-Pascal Gond sur la mesure de la performance sociale de l’entreprise. Extraits du discours prononcé en 1972 par Antoine Riboud, alors PDG de BSN, aux assises du Conseil National du Patronat Français « La croissance ne devra pas être une fin en soi, mais un outil qui, sans jamais nuire à la qualité de la vie, devra au contraire la servir ». « La croissance a souvent sacrifié l‘environnement et les conditions de travail à des critères d’efficacité économique. C’est pourquoi elle est contestée, et mieux parfois rejetée comme finalité de l’ère industrielle ». « Les groupes de citoyens qui parlent au nom de la qualité de la vie, qui sont émetteurs d’idées, de volontés, de besoins, nous devons d’abord les écouter. Nous ne devons pas les contrecarrer ou les museler. Au contraire, nous devons souhaiter leur développement, leur expression, et leur indépendance pour qu’ils deviennent des interlocuteurs valables. Comment ? En leur fournissant une information sincère. » « Le rôle et la responsabilité du chef d’entreprise prend dès lors une nouvelle dimension. Il sera soumis à 2 critères d’appréciation : la réalisation d’objectifs économiques vis à vis de ses actionnaires et de l’environnement ; la réalisation des objectifs humains et sociaux vis-à-vis de son personnel ». « Il faudrait créer un collège d’experts très haut placé qui aurait la responsabilité de signer annuellement un rapport social destiné à tout le personnel ». Extraits du discours de Louis Schweitzer, PDG de Renault, prononcé en octobre 2003 à l'Université Meiji lors de la Cérémonie de remise de son titre de Docteur Honoris Causa « Le temps n’est plus où un constructeur automobile pouvait ne se préoccuper que de ses performances économiques et de ses produits. Une grande entreprise à vocation mondiale ne peut se désintéresser du monde d’aujourd’hui. » « Il n’est pas de développement durable sans développement. Donc, un élément essentiel au développement durable est la gestion, financière et économique, qui permet à l’entreprise d’assurer sa croissance. Elle doit dégager les moyens nécessaires pour rémunérer ses salariés, verser des dividendes à ses actionnaires et financer ses investissements ainsi que sa recherche et développement. » « C’est en prenant en compte un horizon à dix ans ou plus que Renault, entreprise citoyenne au coeur de la compétition, pense l’évolution de ses performances économiques et cherche à maîtriser ses impacts sur le monde extérieur. Pour traiter le développement durable au bon moment, c’est à dire au plus tôt, au bon endroit, c’est à dire partout, nous menons nos actions avec cette préoccupation permanente du long terme... Nous pouvons ainsi trouver le meilleur équilibre entre des obligations qu’il nous faut concilier, vis à vis de nos clients, actionnaires, salariés, partenaires ainsi que du milieu dans lequel nous vivons, et au delà, vis à vis de la société que notre activité ou nos produits peuvent concerner». « Voici, brossées à grands traits, la vision et l’action – pour nous inséparables – qu’a proposées Renault dans ce que nous appelons aujourd’hui le développement durable. Une solidité économique et financière incontestable, une politique sociale inscrite dans le temps, une approche sociétale liée à l’histoire, une action environnementale née de contraintes propres à l’Europe, une conception du management qui allie humanisme et efficacité. » « Que l’on ne s’y trompe pas, quelle que soit la noblesse des intentions de l’un ou de l’autre, la morale ne saurait remplacer la loi. C’est à la loi d’organiser les rapports de force, toujours fluctuants, c’est à la loi de penser le long terme en tant que bien-être collectif à venir, c’est à la loi de fixer les cadres. Chacun a son opinion et les entreprises ont des intérêts. Elles ont une mission qui est leur raison d’être : c’est de dégager des marges, de faire des bénéfices. Elles pensent le long terme en tant qu’entreprises, en termes de développement produit ou de recherche qui doivent assurer la compétitivité dans l’avenir. » 1ERE PARTIE : LE CONCEPT, L’HISTOIRE ET LES ACTEURS DE LA RSE I - Les principales définitions de la RSE I.1 - Les chercheurs ou l’approche théorique I.2 - Les dirigeants ou hommes d’entreprise I.3 - Les tiers I.4 - Notre définition de la RSE II - Les acteurs de la RSE et groupes de pression II.1 - Les acteurs supra nationaux II.1.a) Sur le plan mondial II.1.b) Sur le plan européen II.2 - Les pouvoirs publics II.3 - Les salariés II.4 - Les syndicats II.5 - Le marché financier, les agences de notation II.6 - La presse, les médias II.7 - Les écoles II.8 - Les groupes d’influence II.9 - La société civile II.10 - Les consommateurs III - Des origines au concept actuel de RSE III.1 - Fondements de la théorie économique : une émergence controversée III.1.a) Les arguments invoqués contre la responsabilité sociale corporative III.1.b) L’approche moraliste III.1.c) L’approche contractuelle III.1.d) L’approche utilitaire III.2 - Concepts clefs de la responsabilité sociale de l’entreprise III.2.a) Le cadre analytique développé par Sethi III.2.b) Le concept intégrateur proposé par Wood III.3 - Le point de vue historique des affaires et de la RSE III.4 - Les principes fondateurs de la RSE III.4.a) Quelques siècles auparavant III.4.b) Plus près de nous avec la révolution industrielle III.4.c) Le XXème siècle et l’émergence de la RSE III.5 - Les chartes et codes de bonne conduite I - Pourquoi la RSE s’affiche comme un élément incontournable de certaines entreprises I.1 - Les sources de motivations de l’entreprise à s’engager dans la RSE I.1.a) L’expression des valeurs clés I.1.b) L’expression d’une stratégie I.1.c) Une réponse à contrainte I.2 - Les bénéfices et risques à s’engager ou non dans une démarche de RSE II - La RSE en pratique II.1 - Comment la RSE se matérialise-t-elle dans l’entreprise II.1.a) AXA II.1.b) BNP Paribas II.1.c) Covama II.1.d) Danone II.1.e) Lafarge II.1.f) Monoprix II.1.g) Total II.2 - Quels investissements ? Quel coût ? Quel retour sur investissement II.3 - La RSE et les PME II.3.a) Une démarche de progrès II.3.b) Les outils d’évaluation accessibles aux PME II.3.c) Les SCOP, un exemple à suivre en matière de RSE II.4 - Les rapports de RSE II.5 - La gouvernance d’entreprise II.6 - L’Investissement Socialement Responsable II.6.a) Les critères éthiques II.6.b) Les motivations des investisseurs II.6.c) Les fonds de partage et produits financiers solidaires II.6.d) Le label du comité inter-syndical sur l’épargne salariale (CIES) II.6.e) Les acteurs de l’ISR II.6.f) Le marché de l’ISR II.6.g) Les enjeux de l’ISR et ses perspectives 3EME PARTIE : LA DRH, ACTEUR INCONTOURNABLE DE LA MISE EN OEUVRE DE LA RSE I - Le DRH : acteur incontournable ou acteur porteur de la RSE dans l’entreprise II - Les actions et enjeux pour la DRH 4EME PARTIE : POUR UN DRH, COMMENT METTRE EN OEUVRE LA RSE I - Les questions essentielles à se poser en tant que DRH II - Les conditions de réussite de mise en oeuvre d’une démarche de RSE Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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