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Processus de transformation des intentions d’entreprendre en actions entrepreneuriales
Extraits et sommaire de ce document
C’est également un objet d’attention particulière pour les praticiens qui aident à structurer la réflexion sur soi et sur l’environnement dans le but de facilité l’insertion professionnelle. Enfin, la construction d’un projet professionnel intéresse particulièrement les chercheurs qui souhaitent élucider la dynamique personnelle et environnementale qui impliquent la structuration, la maturation et la réalisation d’un projet professionnel. De manière générale, la difficulté du choix d’une activité professionnelle réside dans la recherche de l’adéquation entre les capacités, les motivations, les attentes de l’individu et les alternatives professionnelles disponibles sur le marché de l’emploi. La correspondance entre ces facteurs joue un rôle primordial dans le processus de choix de carrière. Le problème devient plus crucial notamment lorsque l’environnement économique et social présente des limites. En effet, les difficultés économiques actuelles ne facilitent pas la construction des vocations tant l’incertitude face à l’avenir et la perspective du chômage renforcent l’indécision relative au choix de carrière d’un grand nombre de jeunes. Dans ces conditions, l’entrepreneuriat apparait comme une alternative intéressante pour contourner le chômage et offrir aux jeunes la possibilité d’imprimer une marque originale à la réalité compte tenu des limites sociales. Peut-on dire que le choix entrepreneurial est la résultante d’un projet d’insertion pour ces jeunes ? Si on s’appuie sur le savoir du champ de l’orientation scolaire et professionnelle, on s’aperçoit que décider c’est choisir parmi un éventail de possibilités une option en confrontation avec l’environnement, les compétences et aspirations personnelles. La décision apparait comme l’une des étapes indispensable pour s’engager dans la construction de sa carrière professionnelle (Fraccaroli et Vitali, 2001). Cette construction n’est pas linéaire au sens de la progression de compétences et de grade mais plutôt comme une séquence de la trajectoire de vie professionnelle future. Parmi les choix possibles, il peut y avoir une hiérarchisation en termes de priorisation des buts à poursuivre de sorte que, si des difficultés (internes et externes à l’individu) entravent la réalisation du but supérieur, le but suivant peut devenir prioritaire car sa rationalité aura raison de lui. Les réflexions théoriques et recherches empiriques des psychologues scolaires et de l’orientation professionnelle ont mis en évidence que le choix d’une activité professionnelle ou d’une formation scolaire constitue un processus de socialisation dans lequel interviennent plusieurs facteurs (famille, amis,) et agents d’influence divers (famille, amis, institutions). […] D’autres travaux insistent sur la transmission de connaissances opératoires nécessaires et indispensables pour le futur entrepreneur. Battistelli (2001), Lemoine et Nettersheim (2008) par exemple, s’intéressant au rôle de la famille dans le choix de carrière entrepreneuriale des jeunes, ont mis en évidence que les préférences pour le métier d’entrepreneur et le choix de carrière entrepreneuriale est déterminé par le soutien des parents comme agent d’influence et d’orientation vers le choix professionnel. A la lumière de ces résultats nous connaissons désormais les facteurs prédictifs de l’émergence d’un projet entrepreneurial. Un autre type de questions mérite d’être posé : comment ce projet virtuel se transforme-t-il en projet effectif ? Quels sont les mécanismes psychologiques qui entrent en jeu ? […] L’objectif général de notre recherche est de mettre à jour un ensemble de variables cognitifs dont l’intégration serait susceptible de contribuer à la prédiction de l’intention entrepreneuriale puis, à l’explication de la transformation des intentions en actions entrepreneuriales. Dans cette perspective, cette thèse veut jeter un éclairage supplémentaire sur la compréhension du comportement entrepreneurial, en proposant un modèle visant à expliquer le développement de l’intention entrepreneuriale et la transformation de ces dernières en actions. Notre démarche se situe, quoiqu’elle puisse croiser d’une certaine manière la psychologie cognitive, dans le champ de la psychologie de l’entrepreneuriat et de la psychologie de l’orientation. Elle vise donc de démontrer que la création d’entreprise est un but poursuivi par le volonté, celle qui relève des dispositions personnelles, beaucoup plus que des contraintes économiques et environnementales. Dans ce but il convient d’extraire de la volonté des caractéristiques qui se distinguent des opinions communes sur le sujet. Cette ambition générale se décompose en deux objectifs spécifiques : Mettre en évidence les caractéristiques volitives d’un choix de carrière entrepreneuriale ; Préciser le rôle des aptitudes volitives dans l’accomplissement d’une action entrepreneuriale. Pour cela, nous allons utiliser le modèle des équations structurelles afin de vérifier sa validité opératoire quand il s’agit de préciser les contributions de chaque variable considérée dans l’étude et qui concourt à l’explication des phénomènes à l’étude. Nous voulons, à terme, à travers cette étude, montrer la nécessité d’intégrer la volition dans les théories prédictives et explicatives du comportement et notamment le comportement entrepreneurial. Ce texte s’organise en quatre chapitres : Le premier chapitre s’intéresse à la compréhension de l’entrepreneuriat en tant que processus ainsi qu’aux mouvements de recherche qui jalonnent son histoire. Le second présente ensuite l’intérêt de la préparation de l’individu, pour la structuration de son projet entrepreneurial et sa concrétisation. Cette préparation passe par l’environnement (familial, politique, économique et éducatif) qui apporte à l’individu les connaissances et les compétences nécessaires à la création et à la pérennité de son entreprise. L’objectif ici a été de démontrer que l’entrepreneuriat, s’il en était encore besoin, est un domaine multidisciplinaire, s’appuyant sur les réalités socioculturelles et économiques de chaque région ou pays et dont l’impact est bénéfique pour la société. Evidemment sa mise en place demande une préparation et un soutien tant social qu’économique. Le troisième chapitre traite de notre contribution empirique. Il dresse au préalable le panorama de l’enquête, les moyens utilisés pour la réaliser ainsi que les populations qui nous ont permis de valider nos hypothèses. Cette démonstration a consisté à évaluer les diverses variables de l’étude et à examiner les relations qui peuvent exister entre elles. Les résultats obtenus, constituant le dernier chapitre, ne valident pas les propositions de modélisation de la genèse de l’intention et de la transformation de celle-ci en action. En revanche, c’est à travers les interactions les plus significatives qu’il est possible de trouver les compromis qui permettent la satisfaction des résultats de notre étude. En définitive, nos résultats révèlent que le choix professionnel entrepreneurial et la genèse de l’intention entrepreneuriale correspondent aux dispositions personnelles et volitives des individus. Ces résultats vont dans le sens de la perspective de l’autodétermination (Shane et Venkataran, 2003). L’implémentation de l’intention passe par les capacités volitionnelles qui se mobilisent en fonction de la phase où se situe l’individu dans l’action et obéissent à un ordre bien précis. CHAPITRE I CONCEPTIONS THEORIQUES DE L’ENTREPRENEURIAT ET GENESE DE L’INTENTION ENTREPRENEURIALE I QU’EST-CE-QUE L’ENTREPRENEURIAT ? I-1 Les différents mouvements de recherche entrepreneuriale: apports et limites I-1-1 L’approche fonctionnelle ou approche économique I-1-2 L’approche centrée sur les individus I-1-3 L’approche processuelle ou interactionniste. I-2 Description du processus entrepreneurial I-2-1 Les principales phases du processus II CONSTRUCTION DU CHOIX PROFESSIONNEL ENTREPRENEURIAL II-1 La genèse des préférences entrepreneuriales II-1-1 La famille et la socialisation entrepreneuriale II-1-2 Le contexte de formation II-1-3 Les premières expériences professionnelles II.1.5 L’environnement social et l’entrepreneuriat II-2 La structuration du projet CHAPITRE II LE COMPORTEMENT ENTREPRENEURIAL : DE L’INTENTION A L’ACTION I L’INTENTION II L’ACTION III LA PSYCHOLOGIE DE LA VOLITION IV LA PROCRASTINATION OU ECHEC DE L’INTENTION ? CHAPITRE III METHODOLOGIE I OBJECTIF DE LA RECHERCHE ET HYPOTHESES II OPERATIONNALISATION DE L’ETUDE III LE TERRAIN DE RECHERCHE III-1 Comparaison du profil des établissements III-2 La boutique de gestion (BGE) III-3 L’échantillon III-4 Les mesures des variables CHAPITRE IV RESULTATS I TECHNIQUE D’ANALYSE DES DONNEES II RESULTATS DESCRIPTIFS II-1 Les opportunités de contexte régional II-2 Le choix de carrière II-3 Le choix de carrière entrepreneuriale II-4 Le soutien parental II-5 Les opinions II-6 Considération sur l’activité entrepreneuriale II-7 Les préoccupations liées à l’avenir professionnel II-8 Le sentiment de compétences entrepreneuriales II-9 La motivation entrepreneuriale II-10 L’implémentation de l’intention III TESTS DES MODELES STRUCTURAUX ET VALIDATION DES HYPOTHESES III-1 La formation de l’intention entrepreneuriale III-2 Le passage de l’intention à l’action III-3 La mobilisation des aptitudes volitionnelles dans la progression vers l’action. III-3-1 Les aptitudes volitionnelles associées à la formulation des intentions d’avenir III-3-2 Les aptitudes volitionnelles mobilisées au stade de la préparation de l’action. III-3-3 Les aptitudes impliquées dans la réalisation de l’action Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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