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L’entrepreneur au cœur de la notion d’entrepreneuriat
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Type de document : Mémoire/PFE
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Extraits et sommaire de ce document
Par suite de l’accélération des innovations technologiques et de la mondialisation de l’économie et du travail, le changement est devenu une constante de la vie économique. Les restructurations ne concernent plus seulement les industries traditionnelles ; elles s’étendent à tous les secteurs, même ceux qui se développent rapidement.
Par conséquent, pour les salariés, la vie professionnelle se fera plus complexe au fur et à mesure que les schémas de travail deviendront de plus en plus nombreux et moins réguliers. Ils devront parvenir à un certain nombre de transitions, telles que la transition entre école et travail, entre les emplois, entre travail et formation, etc.
On ne parle plus, en terme d’emploi, de « carrière linéaire et continue jusqu’à la retraite » mais de « discontinuité des carrières professionnelles ». De plus, avec la réforme du système de retraite lié au phénomène du papy boom et l’augmentation de la population active4, il nous faudra donc travailler plus longtemps.
Face à ces turbulences économiques et sociales, la création et la reprise d’entreprises apparaissent comme une cause d’intérêt général. L’entrepreneur, parce qu’il « crée de la richesse, des emplois […], est un véritable cadeau que la société doit s’empresser de reconnaître, de valoriser et de citer en exemple ».
[…]
Est entrepreneur celui ou celle qui « manifeste son esprit d’entreprise en impulsant et en conduisant des projets de création ou de développement d’entreprise » ; celui « qui juge quand et comment l’idée peut aboutir à une création d’entreprise réussie, celui qui sait transformer les évènements en opportunité ».
Nous considérons, dans notre étude, que tout créateur d’entreprises est entrepreneur mais en considérant qu’à terme, il peut en perdre la caractéristique si il ne se remet pas en cause.
En matière d’entrepreneuriat, les trois principaux blocages soulevés par P. A. Fortin sont les suivants : le manque de compétence, de soutien et de financement. Le manque de compétence constitue, selon l’auteur, le principal frein à l’entrepreneuriat. Il ne s’agit pas uniquement du savoir dans le sens de la connaissance, mais également du savoir-faire, du savoir être et, comme le souligne le professeur Y. Gasse, du savoir vivre.
La compétence semble donc être essentielle à la réussite d’un entrepreneur. Parce qu’il existe une grande diversité de profils chez les entrepreneurs, il semble difficile de construire un dispositif qui permettrait de révéler à quiconque qu’il possède, ou non, les compétences requises pour réussir son projet de création d’entreprise.
Toutefois, le test I.C.E. (Inventaires des Caractéristiques Entrepreneuriales), développé par le professeur Y. Gasse pour la Fondation de l'entrepreneurship, est l'outil de base dont se sert le centre d'entrepreneurship de l'université de Montréal pour évaluer les caractéristiques entrepreneuriales de ses membres. Il n'indique pas les probabilités de réussite d’une entreprise mais permet de comparer certaines caractéristiques d’un individu à celles des entrepreneurs à succès.
Le but de la présente contribution n’est pas de dresser un profil de l’entrepreneur idéal qui préciserait toutes les combinaisons de caractéristiques et de compétences requises (et qui correspondrait à un « mouton à cinq pattes ») ; mais de dresser un inventaire des qualités, compétences et conditions qui, selon les entrepreneurs, semblent nécessaires pour aboutir à une création d’entreprise réussie. En effet, qui est le plus à même de nous en informer si ce n'est les entrepreneurs eux-mêmes ?
Propre aux sciences de l’éducation, notre travail de recherche se veut pluridisciplinaire. Ainsi, certaines incursions dans des champs conceptuels, tels que la sociologie, la psychologie, l’économie, la philosophie, l’anthropologie, nous permettent d’enrichir notre approche de l’entrepreneuriat.
Présenter un état des lieux des principaux positionnements théoriques et contextuels des auteurs ayant décrit les concepts liés à l’entrepreneuriat, à l’entrepreneur et à la notion de compétences fera l’objet de notre premier chapitre.
Compte tenu des considérables études et de la complexité des modèles qui sont proposés pour caractériser le champ de l’entrepreneuriat, nous avons souhaité restituer une représentation suffisamment pertinente de la réalité. Nous estimons que la connaissance des comportements entrepreneuriaux dépend, en effet, du travail de terrain.
C’est la raison pour laquelle nos travaux se basent sur une approche qualitative, par le biais d’entretiens, cherchant à repérer les profils et spécificités des personnes interrogées et à recueillir des informations relatives aux qualités et compétences qu’elles mettent en oeuvre. Par conséquent, nous traiterons, dans un second chapitre, de la méthodologie retenue dans le cadre de notre étude.
L’analyse faisant suite au traitement des informations recueillies, présentée en troisième et dernier chapitre, pourrait être une aide au projet professionnel d’un individu, porteur ou non de projet de création d’entreprise ; comme le mentionne C. Lemoine « plus que jamais, la connaissance de ses compétences apparaît comme un enjeu pour se diriger sur le marché du travail ou orienter une évolution de carrière ».
Notre travail pourrait également permettre, lors de recherches d’informations, ou durant des phases de sensibilisation17 à la création d’entreprise, de prendre conscience qu’il est possible de créer son entreprise en fonction de ses propres qualités et compétences.
L’étude pourrait également aider à démystifier l’image de l’entrepreneur, très forte dans notre région et qui fait l’objet de représentations diverses, notamment chez les étudiants. De plus, on ne peut avoir envie de devenir entrepreneur si l’on n’a pas soi-même une image positive et pertinente de lui.

CHAPITRE 1- POSITIONNEMENTS THEORIQUES ET CONTEXTUELS
I) L’entrepreneur : éléments de définition et présentation des courants de recherches
A- Vers une tentative de définition de l’entrepreneur
1) Le champ de l’entrepreneuriat
2) Une notion présente depuis des siècles
3) La pensée économique comme base historique
a) Le risque du non probabilisable pour R. Cantillon
b) Un coordinateur selon J-B. Baptiste Say
c) Des fonctions économiques selon J. Schumpeter
B- Entre être et agir, deux façons d’approcher l’entrepreneur
1) L’approche par les traits dite « déterministe » : qui est l’entrepreneur
2) Des limites à l’analyse « déterministe »
3) L’approche par les faits dite « comportementale » : que fait l’entrepreneur ?
II) Les situations et potentialités entrepreneuriales
A- Les situations entrepreneuriales
1) Les différents aspects d’une démarche entrepreneuriale
2) La création ex nihilo
B- Les potentialités entrepreneuriales pouvant intervenir dans l’acte d’entreprendre
1) Les facteurs intervenant dans le désir et la crédibilité de l’acte
2) Les facteurs ayant une influence sur la faisabilité et le déclenchement de l’acte
3) Les facteurs pouvant aider au déclenchement de l’acte
III) La notion de compétences
A- Une notion récente pour un engouement massif contextualisé
1) Une problématique ancienne mais théorisée tardivement
2) Une notion devenue incontournable malgré son imprécision
B- Une tentative de définition de la notion de compétences
1) Des caractéristiques qui aident à délimiter le champ de la compétence
2) Des cadres de référence pour clarifier la notion
3) La catégorisation des compétences et les points de vigilance dans la pratique
CHAPITRE 2- La démarche méthodologique
I) Le cadre de la recherche
A- La pertinence de la problématique posée
B- L’élaboration du modèle d’analyse
II) La spécificité de la démarche mise en oeuvre
A- Les objectifs de la démarche entreprise
1) Une inscription dans le cadre du bilan personnel et professionnel
2) Dans un contexte d'instabilité et de crise de l'empoi
3) Qui exige de l'individu de devenir « entrepreneur de soi »
B- L’organisation de la démarche mise en oeuvre
1) La méthode choisie pour le recueil d'informations
2) Le choix et la constitution de l'échantillon
3) La méthode de prospection et la prise de contact
4) Des aides à la dynamique et à l'analyse de l'entretien
CHAPITRE 3- L’analyse des contenus suite au recueil d’informations
I) A propos de l’entrepreneur
A- Les paramètres sociologiques
1) Les données concernant le sexe et l’âge de la population d’enquête
2) La situation familiale des personnes interrogées
3) L’entrepreneur, fruit de son milieu ?
B- Le niveau d’études et le parcours professionnel
1) Le niveau d’études
2) Le parcours professionnel jusqu’à la création
3) Le « capital-expérience professionnelle » et l’acte d’entreprendre
II) L’acte d’entreprendre
A- Les motivations à passer à l’acte d’entreprendre
1) Des mobiles personnels et variés
2) Une logique de réinsertion professionnelle
B- Le risque, l’incertitude et la gestion des difficultés
1) La notion de risque et d’incertitude
2) La gestion des difficultés relevées dans les propos de nos locuteurs
III) Les qualités et compétences entrepreneuriales : un triptyque en émergence
A- Des savoirs pluridisciplinaires imparfaits
B- Des savoir-faire
C- Des savoir être
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